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PROJET DE LOI DE FINANCES Seulement 18 000 postes budgétaires en 2019

Actualité - APN - 09 Nov 2018 à 20:30

Il est prévu l’ouverture de 18 000 postes budgétaires uniquement dans la Fonction publique et l’allocation de 52% des crédits de paiement demandés par le secteur de l’habitat.Des membres de la commission des finances et du budget de l’#APN, que nous avons approchés, ont relevé la détermination de l’État à rester sur la voie de la rigueur budgétaire. “Le gouvernement n’a, certes, pas institué de nouvelles taxes pour l’exercice 2019. Il n’a pas, non plus, prévu une amélioration du pouvoir d’achat considérablement érodé”, soulignent nos interlocuteurs. Les difficultés d’accès à l’emploi, particulièrement dans la Fonction publique, sont mises à l’index. Pour toute l’année 2019, le gouvernement a budgétisé l’ouverture de 18 000 postes de travail dans quatre secteurs : l’intérieur et les collectivités locales, la santé, l’éducation nationale et l’enseignement supérieur.Ce qui revient à conclure que 93 recrutements sont autorisés pour chacun des domaines d’activité susmentionnés par wilaya. “Trop peu”, estiment des députés. Il s’avère clairement laborieux de combler les déficits déclarés. La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, a situé, à maintes reprises, les besoins de son secteur aux alentours de 14 000 à 20 000 nouveaux enseignants par an, sur l'ensemble du territoire national. Une multitude d’écoles primaires, de collèges et de lycées fonctionnement sans professeurs pour les matières essentielles. Le système de santé publique souffre d’un manque de 50 000 infirmiers. Environ 100 000 paramédicaux sont en exercice dans les structures sanitaires, soit un infirmier pour 420 habitants. Le déficit est aussi marqué pour les sages-femmes et les médecins spécialistes. Des parlementaires appellent au gel de l’instruction du gouvernement portant sur le non-remplacement des fonctionnaires admis à la retraite. La mesure alimente grandement le chômage dès lors que le secteur économique et les entreprises privées ne peuvent absorber la masse des demandeurs d’emploi, parmi lesquels les nouveaux diplômés universitaires. Dans un autre chapitre, l’Exécutif exprime, dans le projet de loi de finances pour 2019, une volonté de poursuivre la cadence de réalisation de logements aidés, sous différentes formules. Le ministre de l’Habitat l’a assuré, mardi, lors de son audition par les membres de l’instance permanente de l’Assemblée nationale. Il n’en demeure pas moins qu’un député indique que l’État alloue, pour le prochain exercice, uniquement 52% des crédits de paiement demandés par le secteur, prenant le risque de bloquer des chantiers pour défaut de financement.
Projet de loi de finance 2019 : la disposition visant la limitation des dépenses publicitaires annulée
La commission des finances de l’APN, en concertation avec le ministre des relations avec le Parlement, a annulé une disposition du projet de loi de finances 2019, visant la limitation des dépenses publicitaires des entreprises.L’article 169 de ce texte prévoit dans son aliéna 4 que « Les dépenses liées à la promotion des produits (biens ou services) ne sont déductibles au plan fiscal, qu’à concurrence de 2,5% du chiffre d’affaires annuel. Rentre notamment dans la catégorie de dépenses de promotion de produits celles liées à la publicité sous toutes ses formes et les frais de lancement de produits ».L’annulation de cette disposition, qui menace directement les #médias, vient suite à la rencontre ayant réuni, ce matin mardi à l’APN, le président de la commission des finances et du budget, Toufik Torche avec Omar Belhouchet, Zahreddine Smati et Ihsane El Kadi, respectivement directeurs d’El Watan, El Khabar et Maghreb Emergent.«  C’est une mesure de sagesse qui aura un impact positif sur tous les médias, publics et privés », a déclaré Omar Belhouchet.
06 Nov 2018 à 22:02
VOTE DE LA LOI ORGANIQUE RELATIVE À L’ACADÉMIE AMAZIGHE Le RCD et le FFS dénoncent des manœuvres du pouvoir
Le vote, hier, à l’Assemblée nationale, de certains projets de loi, et loi organique, notamment celle relative à l’Académie algérienne de langue amazighe, n’a pas eu l’assentiment des partis de l’opposition démocratique. Ainsi, le Front des forces socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) n’ont pas été favorables, dans leurs réactions, au vote de ces projets de loi, notamment celui portant loi organique relative à l’Académie de langue amazighe. Le FFS comme le RCD, qui se sont abstenus de voter la loi, estiment que le texte présenté est en contradiction avec la Constitution qui a consacré tamazight langue nationale et officielle. “La Constitution prévoit une loi organique pour la concrétisation de l’officialisation et la promotion de la langue amazighe, sauf que les députés ont reçu un texte d’une loi organique relative à une académie de langue amazighe”, ont écrit les députés du FFS. Même réaction des députés du RCD qui ont dénoncé “un véritable recul” de la part de l’Exécutif. “Attendu par des millions d’Algériens, le projet de loi portant sur la loi organique de l’Académie algérienne de langue amazighe s’est avéré, en fin de compte, un véritable recul”, ont-ils dénoncé, ajoutant qu’“au lieu de proposer une loi pour la mise en œuvre de l’article 4 consacrant l’officialité de la langue amazighe, le gouvernement réduit le texte à une #académie qu’il a vidée de son âme en évitant d’aborder les questions des missions et des moyens à mettre en œuvre pour consacrer #tamazight comme une langue des institutions pour lui assurer un meilleur développement”. Tout en plaidant pour le retrait de ce texte, les députés du #RCD ont appelé “les rédacteurs du texte à se conformer aux dispositions de la Constitution pour garantir une meilleure prise en charge de la langue amazighe”. Concernant le projet de loi de finances complémentaire (PLFC), le FFS a fait savoir que ses députés se sont abstenus de voter, malgré “les changements imposés par les députés et l’opinion publique”. Les députés du FFS expliquent que leur opposition à la LFC-2018 est motivée par le principe de la “défense des intérêts des citoyens”, mais également par le fait que ses dispositions sont “un abandon des acquis de l’État social”. Les élus du FFS ont ajouté, à ce propos, que le recours à une LFC “est une preuve que l’Exécutif a échoué”, qu’il y a “manque de vision stratégique et prospective dans la gestion des affaires du pays” et que les solutions apportées “relèvent du rafistolage pour gagner du temps”. À souligner que le groupe parlementaire du #FFS a tenu, dans sa déclaration, à rendre hommage à Matoub Lounès à l’occasion du 20e anniversaire de son assassinat, qui coïncide avec le vote de la loi organique relative à l’Académie amazighe. Le FFS a appelé, à l’occasion, à faire la lumière sur ce lâche assassinat. Pour sa part, le Parti des travailleurs (PT) estime que la loi organique relative à l’Académie amazighe et son vote par l’Assemblée constituent “une autre victoire pour la cause”. “La création de l’Académie est un autre acquis qui vient s’ajouter aux autres conquêtes de la cause amazighe, grâce à l’engagement interminable de militants, mais aussi grâce à la volonté politique qui existe au sommet de l’État”, ont écrit les députés du PT. Même réaction pour la LFC-2018, puisque le PT se félicite de la suppression de la taxe sur les documents biométriques et de la privatisation des terres agricoles, décidée lors du dernier Conseil des ministres, mais aussi de la mobilisation de quelque 500 milliards de dinars pour le dégel des projets bloqués. Sur la loi portant exception de l’inconstitutionnalité des lois, le PT considère que cette loi entre dans le cadre de la lutte pour l’indépendance de la justice et de la séparation des pouvoirs.
27 Juin 2018 à 12:31
DÉBAT À L’APN AUTOUR DU PROJET DE LOI SUR L’ACADÉMIE DE TAMAZIGHT Le combat d’arrière-garde des islamistes
Malgré son officialisation, #tamazight est toujours la cible privilégiée des islamistes. Après avoir échoué à empêcher son introduction dans la #Constitution, certains leaders de ce mouvement tentent désormais de faire avorter l’avènement d’une académie de langue berbère.Lors des débats qui ont suivi, hier, à l’Assemblée populaire nationale, la présentation du projet de loi portant création de l’académie algérienne de langue amazighe, les députés islamistes, notamment ceux du Front de la justice et du développement (FJD) d’Abdallah Djaballah, se sont investis pour pousser la Commission de l’éducation de l’#APN à imposer le caractère arabe dans la transcription de la #langue #amazighe.C’était également l’occasion pour les parlementaires de ce groupe de s’attaquer, en des termes outranciers, aux militants de la cause amazighe. Le député de Constantine, Lakhdar Benkhellaf, est allé plus loin. Il a traité, dans son intervention, les partisans des caractères latins de “nostalgiques de leur mère, la France”. Le parlementaire, très proche d’Abdallah Djaballah, s’en est également pris de manière véhémente au Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), jugé “partial” et “régionaliste”. Cette institution a fait l’objet de tirs groupés de la part des députés de cette formation, dont le chef a affiché publiquement son refus de voir tamazight devenir langue officielle dans le pays. Plusieurs de ces parlementaires ont notamment accusé le HCA d’avoir “favorisé une région”, donc la Kabylie, au détriment des autres. Pis encore, l’institution de Si El-Hachemi Assad aurait péché, selon les intervenants, en adoptant les caractères latins dans la transcription de certains documents. Ces intervenants demandent également à ce que les membres de la future académie soient choisis “de manière équitable” dans toutes les régions berbérophones !Comme alternative, les députés islamistes, rejoints en cela par certains députés du FLN, proposent la transcription de tamazight en caractères arabes pour rester “fidèles à nos ancêtres”. La proposition fait même dans le déni des réalités. Lakhdar Benkhellaf évoque une “étude scientifique” qui démontrerait que “les caractères arabes sont les plus compatibles avec la langue amazighe”.S’ils ne sont pas aussi “idéologiques” que leurs collègues islamistes, certains intervenants, notamment ceux du FLN, ont disserté sur le caractère historique de la décision de créer l’académie de langue amazighe, dont le seul mérite reviendrait à Bouteflika. Quid des militants de la cause ? Seuls les parlementaires de l’opposition ont touché au sujet. À commencer par Djelloul Djoudi, du Parti des travailleurs, qui a rappelé que la création de cette académie est “l’aboutissement de décennies de lutte”. Un avis partagé par Farida Si Nacer, députée ANR de Bouira, qui a, notamment, demandé de laisser “les scientifiques travailler” loin des luttes “idéologiques”. Une position partagée par le député du FFS, Djamel Bahloul, qui a demandé l’éloignement de tamazight des luttes idéologiques.Du côté du RCD, le député de Béjaïa, Athmane Mazouz, a demandé, au nom de son parti, à ce que l’Assemblée adopte “un texte qui va renforcer cette académie par des moyens et des missions bien définies pour faire d’elle une véritable institution scientifique”. Le RCD a, également, demandé le “retrait” du texte “pour son enrichissement”.Le projet de loi portant académie de tamazight, présenté par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a suscité en tout 90 interventions de députés.
22 Juin 2018 à 17:18
APN: les députés demandent le blocage des sites et applications représentant un danger pour les enfants
Les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) ont demandé lundi le blocage des sites et applications qui constituent un danger pour les enfants, appelant le ministère de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique à prendre des mesures urgentes pour mettre un terme à la menace que représente le jeu "La baleine bleue". Lors de l'examen du projet de loi définissant les règles générales relatives à la poste et aux télécommunications, présenté par la ministre du secteur Imène Houda Feraoun, les députés de la chambre basse du Parlement, toutes appartenances politiques confondues, ont souligné unanimement le caractère dangereux du jeu "La baleine bleue" qui préoccupe l'opinion publique en raison de ses nombreuses victimes parmi les enfants. Fatima Karma du Rassemblement national démocratique (RND) a appelé à la prise de mesures pour lutter contre la cybercriminalité qui nuit aux personnes et à assurer la protection des enfants contre toutes formes de cybercriminalité et d'atteinte aux données personnelles. Le député du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), Yahia Benine, a exhorté le ministère à aller au-delà de ces mesures en bloquant tous les sites pornographiques et terroristes. Pour sa part, le député Mohamed Abbi du groupe des Indépendants a plaidé pour des mesures visant à moraliser l'utilisation des technologies de la communication, saluant le texte du projet de loi soumis à l'examen dont "les dispositions contribueront à la réduction du fossé numérique en Algérie". Pour Hichem Rahim du parti du Front de Libération nationale (FLN), le projet de loi dénote de la "volonté de l'Etat à faciliter l'accès de tous les citoyens sur l'ensemble du territoire national aux prestations de la Poste et des télécommunications", qualifiant le texte de loi de "prometteur". Il a ajouté à ce propos que ce dernier "sera renforcé par des textes d'application pour assurer un saut qualitatif dans le secteur". L'intervenant a remis en cause, par ailleurs, la tarification actuelle des prestations Internet qui "n'est plus adaptée au pouvoir d'achat du citoyen". Pour sa part, le député Hakim Berri du RND s'est interrogé du sort du projet d'un million de lignes "promis par la tutelle". Dans le même sillage, la députée de l'Union "Annahda-Adala-Bina" s'est interrogée sur le sort du projet du câble reliant l'Algérie à l'Espagne dont les travaux ont débuté en 2006. Elle a demandé dans ce contexte que soit présenté au Parlement le bilan des dettes accumulées auprès des entreprises publiques relevant du secteur.
12 Dec 2017 à 19:34
PLF 2018: le Bureau de l'APN soumet 36 amendements à la commission des Finances
Le Bureau de l'Assemblée populaire nationale (#APN) a approuvé et soumis ce mardi 14 novembre 36 #amendements du projet de #loi de #Finances 2018, proposés par des députés à la Commission des Finances, a annoncé l'APN dans un communiqué. Selon l'agence de presse officielle (APS), le Bureau, présidé par Saïd Bouhadja, a approuvé 36 amendements au projet de loi de Finances 2018 répondant aux conditions de forme parmi 52 propositions de la part de 25 députés. Parmi les propositions des députés figuraient la révision du système fiscal ou la collecte de l'argent de l'informel. Dans son communiqué, l'APN explique que 16 autres suggestions d'amendements ont été rejetées, "ne remplissant pas les conditions de formes ou violant les lois de la Constitution". Les amendements approuvés concernent quant à eux 16 lois, rajoute-t-on. L'assemblée populaire nationale a également débattu ce mardi le projet de son budget de fonctionnement prévu pour l'exercice 2018 avant de le présenter à la Commission des Finances pour étudier son contenu.
15 Nov 2017 à 11:08
VIDÉO. Quand une députée FLN proteste contre l’utilisation de Tamazight à l’APN
 #VIDÉO. Une députée du #FLN, dont le parti a proposé et voté l’officialisation de #Tamazight lors de la dernière révision constitutionnelle, a protesté contre son collègue du #RCD, qui est intervenu en kabyle, lors des débats sur le plan d’action du gouvernement à l’#APN. Le président de l’APN a eu du mal à maîtriser la situation. En réaction, le député du RCD Atmane Mazouz a déclaré sur Twitter : “Il n’est pas encore né celui qui nous interdira de parler en Tamazight” Ma réaction aux députés du FLN lors de la plénière d'hier:"Il n'est pas encore né celui qui nous interdira de parler en #Tamazight". — Atmane Mazouz (@MazouzAtmane) June 23, 2017
25 Juin 2017 à 13:17
Quand un petit arrangement entre le FLN et le MSP bloque l’installation des commissions de l’APN
À peine installée, la nouvelle Assemblée populaire nationale (#APN) est déjà confrontée au risque de blocage. À l’origine du problème, une compétition entre le MSP, le FLN et les indépendants autour de la répartition des structures de l’Assemblée. Les trois formations se disputent, en effet, la présidence de trois commissions : le logement, le transport et l’agriculture. Un accord tacite entre le FLN et le parti d’Abderrazek Mokri a sérieusement perturbé le déroulement de l’opération de répartition des structures. Le FLN a proposé au MSP un arrangement : la commission de l’agriculture avec l’engagement de permettre au parti islamiste de présider la commission de logement. Or, ladite commission a déjà été confiée aux indépendants. Ces derniers, appuyés par le RND, refusent de céder. Face à cette situation, le président de l’APN, Saïd Bouhadja, a été contraint de reporter l’installation de ces trois commissions en attendant de dégager un accord entre les partis en conflit. Le MSP pourrait être le grand perdant de l’opération, si les indépendants persistent et refusent de céder.
20 Juin 2017 à 21:33
Députés de la nation : Combien ça coûte
Des salaires alléchants, une retraite dorée et des privilèges à vous ouvrir les portes du paradis sont autant de moyens qui auraient pu mettre les députés à l’abri du besoin pour mieux exercer leur droit de légiférer et de contrôler les actes du gouvernement. Cela n’a pas été le cas. Dix années après la première législature pluraliste de 1997, le Parlement tend à perdre de sa verve, de sa crédibilité et surtout de sa légitimité. Utilisée par le pouvoir comme une boîte aux lettres pour faire passer les lois les plus controversées, l’Assemblée populaire nationale (#APN) n’arrive toujours pas, 20 années après sa première législature pluraliste en 1997, à se réapproprier son pouvoir législatif et de contrôle des actes du gouvernement. Le régime a tout fait pour que la composante de cette institution soit majoritairement mise à son service à travers le choix des élus. Si la composante de deux premières #législatures (1997-2002, 2002-2009), notamment la première, a élevé le niveau des débats et des interpellations, la dernière a été marquée par une régression criante et un éloignement de plus en plus important des questions qui touchent directement le citoyen. rois des quatre enquêtes parlementaires menées jusque-là, trois enquêtes sur la fraude électorale, sur les agressions dont ont fait l’objet les députés lors de la marche de protestation contre la fraude de 1997, sur les événements de Kabylie en 2001, ont été faites durant la première législature pluraliste. Il aura fallu attendre 10 ans (2011), pour que l’Assemblée enquête mais sur… l’affaire de l’augmentation du prix du sucre, liée aux émeutes de janvier 2011, que le gouvernement imputait au groupe privé Cevital appartenant à Issad Rebrab. Depuis, ni les scandales de l’autoroute Est-Ouest, de Sonatrach, et encore moins les événements de Ghardaïa, ou plus récemment de Béjaïa n’ont fait l’objet de débat au sein de l’assemblée, et les quelques voix de députés qui ont osé réclamer une enquête parlementaire ont été vite étouffées. Entre les deux premières législatures pluralistes et les deux dernières, beaucoup de choses ont changé. D’abord les moyens. Avant, le niveau des débats au sein de l’Assemblée était assez élevé alors que le revenu des députés ne dépassait pas les 150 000 DA. Après la révision constitutionnelle de 2008 ayant permis la suppression de la limitation des mandats présidentiels, les députés ont vu leur indemnité parlementaire principale passer, par ordonnance présidentielle, de 100 000 DA à 215 000 DA, avec des rappels d’une année. A cette rémunération, il faut ajouter une prime mensuelle d’hébergement de 63 000 DA, versée annuellement, une autre (mensuelle) pour la restauration de l’ordre de 20 000 DA, donnant ainsi un total de 340 000 DA pour un député sans aucune autre fonction au sein de l’hémicycle. Celui-ci bénéficie également de la prise en charge de sa facture de téléphone et du carburant dans le cas où il fait le trajet par route pour ses voyages à l’intérieur du pays. Quant aux présidents et rapporteurs des commissions permanentes, ainsi qu’aux neuf vice-présidents de l’Assemblée, il leur est accordé une rallonge allant de 20 à 30 000 DA en tant que prime de responsabilité et la prise en charge de leurs lignes téléphoniques fixe et mobile, y compris vers le réseau international. Tous les #députés et quelles que soient leurs responsabilités bénéficient d’une prime de départ, en fin de mandat, d’une valeur de 2,4 millions de dinars, réduite de moitié cette année en raison de la crise économique. Tous les députés avec lesquels nous nous sommes entretenus estiment que ces indemnités restent «relatives» en raison de la «cherté de la vie et de l’environnement» dans lequel ils évoluent. «Ceux qui viennent de l’intérieur du pays dépensent plus que ce qu’ils reçoivent. Lorsqu’ils partent dans leur village, ils ont toujours des ordonnances à payer, des participations dans l’organisation d’une fête d’un démuni, de l’achat des affaires scolaires des enfants dont les parents ne travaillent pas, des cotisations pour la prise en charge de certaines activités du village, etc. De plus, il faut penser à la location du bureau pour le siège de la permanence, le recrutement d’au moins un employé. Souvent, à la fin du mois, il ne reste plus rien de mes indemnités. Je fais ce que je peux pour aider ma communauté et je ne pense pas avoir failli envers elle», déclare le membre d’une commission parlementaire. L’entrée par effraction des fortunes suspicieuses et des oligarques Si durant les deux premiers mandats pluralistes, les activités parlementaires et les débats politiques étaient denses, il n’en a pas été ainsi durant la législature qui se termine, marquée par les réformes de 2012 qui ont chamboulé la composante de l’Assemblée. Celle-ci est passée de 389 à 462 députés. Il y a eu également le phénomène de la «transhumance politique», l’entrée par effraction des nouveaux riches et des fortunes suspectes. Avec une majorité absolue, l’alliance présidentielle FLN-RND s’est mise au service de l’Exécutif pour faire valider tous les projets de loi qu’il dépose sur le bureau de l’Assemblée. Elle a défendu avec violence les lois de finances 2015-2016 et 2016-2017 dont les contenus ont mis à mal le pouvoir d’achat des Algériens et consacré de nombreux avantages à une oligarchie qui a pris de la puissance grâce à ses relais parmi les députés et l’Exécutif. Malgré sa position minoritaire, l’opposition a tenté tant bien que mal de faire face à la déferlante majoritaire. Toutes ses initiatives pour amender certains articles controversés ou ouvrir une enquête parlementaire sur des faits graves qui interpellent l’opinion publique ont été vouées à l’échec en raison du veto opposé par l’alliance présidentielle. Tous les députés, aussi bien de la majorité que de la minorité, reconnaissent cet état de fait. Ils ramènent tous ce climat délétère aux élections de 2012. «Le dernier mandat est unique. Il a vu arriver des députés coupés totalement de la réalité politique, des hommes d’affaires qui ont acheté les voix des électeurs et des gens qui n’ont aucune idée de l’économie, ou encore de gros bonnets de l’importation. Les compétences existent. Elles travaillent comme des fourmis, mais leurs voix sont étouffées par les plus médiocres, qui font de la figuration, quand ils ne défendent pas avec acharnement les directives de l’Exécutif. Ce constat, souligne un vice-président de l’Assemblée, ne doit pas occulter le rude combat que mènent beaucoup de parlementaires de l’opposition, mais aussi de la majorité qui subissent une véritable chape de plomb. Il faut leur rendre hommage en espérant que les prochaines législatives puissent drainer vers l’hémicycle des militants comme eux.» Comme tous ses collègues, il insiste sur l’anonymat de peur des représailles en cette veille de validation des candidatures pour les prochaines législatives. Un des vice-présidents de l’Assemblée abonde dans le même sens, mais en relativisant les critiques. Il regrette «l’absence de compétence» et «la difficulté» de faire appel à des experts «pour aborder des questions assez techniques, comme la loi de finances, le budget, la santé, etc.». «Les vrais militants, qui aspirent à aider leur pays à évoluer, travaillent jour et nuit pour apporter un plus. Ils n’ont même pas besoin de faire appel à des assistants universitaires parce qu’ils sont compétents et très engagés. Mais ceux qui sont venus par des moyens occultes ne peuvent être d’aucune utilité. Ils sont incapables de rédiger une intervention. Ils ont toujours des secrétaires ou des assistants pour la leur écrire. De plus, ils donnent une mauvaise image de l’assemblée et du député. Il desservent la cause du citoyen», dit-il. Pour lui, ce n’est pas la question des moyens mis à la disposition des députés qui est à l’origine de cette situation : «Le député ne perçoit pas de salaire. Il a droit à des indemnités parlementaires qui lui permettent de mener à bien sa mission. Cela est valable pour les députés de beaucoup de pays dans le monde. Contrairement à ce qui est répandu, les revenus des députés algériens sont vraiment moins importants que ceux de nombreux pays européens ou voisins», soutient notre interlocuteur. Son avis est partagé par un président de commission qui déclare : «Les indemnités parlementaires sont un droit et doivent être à la hauteur de la mission dévolue au député, mais aussi aux conditions dans lesquelles celle-ci est exercée. Il faut savoir que ces indemnités sont définies par une loi organique. Elles ont connu quelques réévaluations afin d’assurer toutes les charges qui incombent au député lors de l’exercice de sa fonction. Nous sommes loin des indemnités accordées ailleurs à nos confrères.» Si on faisait la conversion en devise, il est vrai que les députés de nombreux pays, notamment voisins, perçoivent des indemnités plus importantes que celles des parlementaires algériens. Cela est dû à la faiblesse du dinar par rapport à la devise. Mais, si la comparaison se fait sur la base du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), nous remarquons que l’écart entre indemnités du député algérien et le salaire minimum dépasse largement celui des pays européens et celui de nos voisins. Là aussi, les parlementaires avancent une explication. «Le problème n’est pas dans les montants versés aux députés, mais au niveau de vie des Algériens, qui reste très bas par rapport à celui des citoyens d’autres pays. Plus le niveau de vie augmente, plus l’écart entre les indemnités parlementaires et le salaire minimum garanti se réduit. En Algérie, la vie reste relativement chère», explique le député. Suffisantes ou pas, ces indemnités sont considérées par le citoyen lambda comme «un privilège», voire même «un gaspillage», parce qu’en retour «les résultats sont maigres». En effet, le citoyen ne voit le député qu’à travers l’image que ce dernier donne de lui lors des débats au sein de l’hémicycle. Tantôt folkloriques, tantôt ronronnants et tantôt boudés par les trois quarts des députés, les débats intéressent rarement les citoyens et leurs retombées ne sont jamais visibles, sauf pour les lois de finances qui, durant ces deux derniers mandats, se sont terminés par la validation des augmentations des taxes fiscales induisant une hausse des prix. Même les membres de l’Exécutif participent à donner cette image malheureuse du Parlement. Beaucoup ne se présentent pas pour répondre aux questions qui leur sont posées et préfèrent, dans le meilleur des cas, déléguer la ministre chargée des relations avec le Parlement. Si l’on se réfère au bilan de cette dernière législature arrêté au 30 janvier dernier, les députés ont posé 8888 questions aux représentants et aux membres du gouvernement, mais ils n’ont reçu que 449 réponses. Peut-on dire qu’ils ont réussi à assumer leur rôle de législateur et de contrôleur de l’Exécutif ? Malheureusement, la réponse est donnée par cette réalité amère constatée sur le terrain. Source : www.elwatan.com
09 Fév 2017 à 10:52





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