Unesco : l'Algérie revendique l'invention du raï et fait enrager le Maroc | actu-algerie.com: Information et Actualité





Unesco : l'Algérie revendique l'invention du raï et fait enrager le Maroc

Actualité - Algérie Maroc

Alger a annoncé, la semaine dernière, avoir déposé devant l’Unesco un dossier afin que le raï, musique populaire, soit inscrit comme "chant populaire algérien" au patrimoine culturel immatériel. Les Marocains ne l’entendent pas de cette oreille.

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Qui du Maroc ou de l’Algérie peut revendiquer la paternité du raï ou du couscous ? Le débat passionne les deux pays. À croire que la musique et la gastronomie sont les nouvelles armes d’un conflit aussi vieux que la guerre des Sables (1963), les symboles d’une méfiance historique entre l’Algérie et le Maroc. La bataille est menée devant l’Unesco, cette instance des Nations unies qui distribue chaque automne le label de patrimoine immatériel.

Le raï devait être défendu l’année dernière par le Maroc devant l’Unesco, mais finalement, Rabat n’a pas donné suite. Et ce sont les instances algériennes, cette fois, qui ont annoncé officiellement leur démarche le 29 août : elles ont déposé en mars 2016 un dossier pour faire reconnaître le raï comme "chant populaire algérien" et ses textes de poésie tels qu’ils avaient existé au début du siècle dernier. Le président du Conseil des arts et des lettres en Algérie, Abdelkader Bendameche, veut défendre une "forme d’expression musicale et poétique féminine". Car à l'origine, le raï, cette poésie chantée, était interprétée par les bédouines.

Mais la bataille ne se livre pas uniquement devant l'Unesco. Au sein de chaque pays, plusieurs villes se disputent ainsi la naissance de cette musique : en Algérie, Oran met en avant ses artistes tels que Khaled, Cheba Zahouania ou encore Cheb Hasni, le "rossignol du raï", assassiné en 1994 dans les rues de la ville. La ville de Saïda, elle, a vu grandir Cheb Mami, et Sidi-Bel-Abbès est le berceau de Cheikha Rimitti, immmense chanteuse de raï traditionne

De l’autre côté de la frontière, au Maroc, il y a Oujda, où se tient chaque année un festival international du raï. Mais comment les départager sans rendre un jugement de Salomon ? "C’est comme distinguer un chanteur du sud de la Belgique d’un autre qui viendrait du nord de la France", compare le critique musical marocain Nidam Abdi.

Ce fin connaisseur de l’histoire du raï résume cet impossible arbitrage par une anecdote : "J’ai suivi la tournée du chanteur algérien Boutaiba Saïdi en 1989. Nous devions passer la frontière franco-italienne. Et il a fallu longuement négocier, au poste de douaniers, pour deux musiciens… marocains, qui venaient de Oujda". "Les sources rythmiques du raï sont appelées Allaoui en Algérie et Raguada au Maroc. C’est la même origine", renchérit Rabah Mezouane, journaliste musical

"Pas plus d'intérêt qu’une 'médaille en chocolat'"

La bagarre semble d’autant plus vaine que ce label, patrimoine immatériel de l’Unesco, est aujourd’hui un simple cachet de notoriété pour développer le tourisme. À l’origine destiné à mettre en valeur un patrimoine menacé par le temps, les conflits et la mondialisation, la démarche de l’Unesco a été noyée par le nombre et la variété des dossiers acceptés. Il n’a aujourd’hui pas plus d'intérêt qu’une "médaille en chocolat", persifle un expert à l’origine du projet de l’Unesco, interrogé sous couvert de l’anonymat par Télérama. C’est en effet une appellation distribuée avec largesse aux pays qui en font la demande, que ce soit pour faire valoir le festival des fruits du marula en Namibie, l’art de l’improvisation poétique au Kazakhstan et Kirghizistan, les joutes oratoires au Niger, l’art de l’équitation à Vienne ou une certaine idée du repas en France. La liste est longue, très longue, et accessible par un moteur de recherche sur le site de l’Unesco. Les propres.

concepteurs de ce label onusien sont les premiers critiques de ses dérives : "Il y a un grand malentendu sur cette liste représentative, regrette Cécile Duvelle, chef de la section du Patrimoine immatériel de l'Unesco, interrogée par Télérama. C'était juste un outil de communication, pas un classement, mais les États se sont précipités pour y apparaître comme s'il s'agissait d'un tableau d'honneur. Aujourd'hui, c'est devenu le concours de Miss Monde".

Le patrimoine est à Barbès

Il existe bien une autre liste, beaucoup plus restreinte celle-là, de "sauvegarde urgente" du patrimoine immatériel de l’Unesco, destinée à dénombrer les genres artistiques et patrimoniaux dont la survie est menacée : on y retrouve la fabrication de sonnailles au Portugal, le rituel pour amadouer les chamelles en Mongolie, ou la tradition orale Koogere des Basongora, Banyabidi et Batoora en Ouganda. Mais la différence entre les deux listes n’est pas connue du grand public.

Et, tant qu’à défendre la culture algérienne ou marocaine, le spécialiste Nidam Abdi aurait largement préféré que des formes artistiques peu médiatisées, comme la musique allaoui, soit mise en valeur. "Prenez le ‘bahr’, cette métrique de poésie improvisée aussi belle que du Baudelaire. Je connais un homme qui le pratique toujours. Il habite Barbès à Paris, il touche le RSA (revenu minimum en France). C’est lui qu’il faut protéger, pas le raï qui est devenu une forme de variété internationale".

Quel raï défendre, celui des origines ou celui transformé – pour ne pas dire défiguré – par l’industrie de la variété ? Et d’ailleurs quel couscous revendiquer… avec quels légumes et quelle cuisson ? "Est-il besoin d’en faire tout un plat ?", ironise le site marocain Le 360.

L’Unesco devra s’armer de bien du courage pour départager les deux voisins jaloux. L’Algérie n’a pas encore annoncé formellement avoir déposé un dossier consacré au couscous, mais elle a d’ores et déjà parlé de la défense d’un "couscous maghrébin", pour ménager son voisin marocain. Concernant le raï, l’instance onusienne ne devrait prendre sa décision qu’en 2018.

www.france24.com

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Abdenour O.


07 Sep 2016 à 14:03

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Dans le dossier Algérie Maroc
L’avenir du capitalisme marocain se joue aussi en Algérie
Nous republions ce texte de Yassine Temlali à titre de contribution au débat que suscite l’offre du Maroc à l’Algérie d’ouvrir un dialogue « direct et franc » entre les deux pays afin de dépasser leurs "différends"*.On exagérera à peine en affirmant que l’ouverture des frontières terrestres algéro-marocaines, réclamée plus d’une fois par le roi Mohamed VI en personne, est devenue une préoccupation majeure, sinon une obsession des autorités marocaines. En suscitant des pressions internationales directes et indirectes sur les autorités algériennes, elles espèrent leur faire accepter le principe d’une normalisation frontalière totale - qui n’a jamais pu réellement s’accomplir depuis l’indépendance de l’#Algérie - et, dans la foulée, les priver d’une de leurs cartes majeures dans le différend opposant les deux Etats sur l’avenir du Sahara occidental.Depuis 1994, ces frontières n’ont été ouvertes qu’une seule fois, le 20 février 2009, pour laisser passer un convoi humanitaire britannique en route pour la bande de Ghaza. Après avoir été ravivé par l’annulation de l’obligation de visa pour circuler entre les deux pays (par le Maroc en 2004 et l’Algérie en 2005), l’espoir de leur réouverture s’est de nouveau éteint. Pour les autorités algériennes, elle n’est toujours pas à l’ordre du jour (Ramtane Lamamra, le 8 octobre 2013).La réouverture des frontières terrestres algéro-marocaines est devenue un leitmotiv du discours européen sur la situation en Afrique du Nord. Et pour cause : si elle venait à se concrétiser, elle dessinerait pour les firmes européennes opérant au royaume chérifien l’horizon d’une conquête peu coûteuse du marché algérien. Le constructeur automobile français Renault, qui possède à Tanger une grande usine entrée en production en février 2012 (plusieurs centaines de milliers de véhicules/an, dont l’écrasante majorité est destinée à l’exportation), est une de ces firmes qui pourraient tirer profit de la normalisation frontalière algéro-marocaine. Il n’est pas peu probable que la libéralisation des échanges transfrontaliers permette à ce major de l’industrie française de satisfaire, depuis le territoire marocain, une demande automobile algérienne considérable. Il n’est pas non plus exclu que ce fût la perspective d’ouverture de ces frontières qui, entre autres raisons, l’a convaincu de se contenter, sur le territoire algérien, d’une minuscule usine de montage. L’économie marocaine : des “contraintes géostratégiques”Les autorités marocaines reconnaissent que les motivations de leur campagne pour la réouverture des frontières avec l’Algérie sont essentiellement économiques. En octobre 2013, le ministre marocain du Tourisme, Lahcen Haddad, a souligné ce que la non-intégration maghrébine coûte aux Etats du Maghreb, près de 2% de leur PIB annuellement. Les responsables marocains espèrent que la libération des mouvements des personnes entre les deux pays (dont bénéficieraient principalement les services) puisse être suivie de la libération des mouvements des marchandises et des capitaux, qui ouvrirait aux entreprises opérant au Maroc des perspectives plus prometteuses que celles du seul marché intérieur.L’économiste marocain Fouad Abdelmoumni a résumé ces espoirs dans une interview au magazine Tel Quel (2 juillet 2013) : “Grâce à la manne pétrolière et gazière cumulée ces dernières années, le Maghreb n’est pas une urgence pour l’Algérie. Ce n’est pas le cas du Maroc. S’il ne sort pas de ses contraintes géostratégiques, s’il ne fructifie pas la coopération économique régionale en cette période de crise mondiale, je ne vois pas comment il pourrait s’en sortir.” Ces “contraintes géostratégiques” sont l’exiguïté du marché domestique et la forte dépendance des exportations marocaines de la situation financière dans l’Union européenne. Elles expliqueraient le désir de certains secteurs capitalistes marocains d’élargir leur champ d’action à un marché tout proche, de quelque 40 millions d’habitants, le marché algérien. Ce marché paraît d’autant plus intéressant que d’après les chiffres de la Banque mondiale, la part de l’Algérien dans le PIB national est bien plus élevée que celle du Marocain dans le PIB de son pays et que l’Algérie vit, depuis le début des années 2000, une progression significative de la consommation intérieure.Il est difficile de parler des retombées positives sur l’économie marocaine de la normalisation frontalière avec l’Algérie sans parler du rêve des sociétés touristiques marocaines (et étrangères opérant au #Maroc) d’attirer une partie des Algériens qui passent leurs vacances en Tunisie. L’ouverture des frontières terrestres entre les deux pays pourrait, en effet, persuader une partie de ces vacanciers de visiter le royaume, ce qui serait du pain bénit pour celui-ci, dans une conjoncture internationale marquée par une extrême fragilisation des économies touristiques.Sur un autre plan - et quand bien même il serait vrai que la fermeture des frontières, comme le martèle une partie de la presse marocaine, n’a plus d’incidence sur le développement des provinces marocaines orientales - on ne peut oublier que beaucoup d’infrastructures dans cette région, qu’elles soient déjà en exploitation - comme le pôle touristique de Saïdia - ou en cours de réalisation - comme le pôle touristique de Nador - tireraient de substantiels bénéfices de la libération du mouvements des personnes entre les deux Etats - tout comme, d’ailleurs, l’autoroute Oujda-Fès (320 km), inaugurée en juillet 2011, si elle est raccordée à l’autoroute algérienne Est-Ouest (1216 km). Un bénéfice économique partagé est possibleLes interrogations portent aujourd’hui moins sur les gains que le capitalisme marocain engrangerait de la réouverture des frontières algéro-marocaines que sur la nature des craintes transparaissant derrière les conditions posées par Alger à cette réouverture et qu’une “source responsable” a ainsi résumées au quotidien algérien El Chourouk, fin avril 2013 : une “coopération totale” des autorités marocaines pour mettre fin au trafic de stupéfiants vers le territoire algérien, “l’arrêt immédiat des campagnes médiatiques hostiles à l’Algérie” et la “reconnaissance de sa position sur la question du Sahara occidental [le droit à l’autodétermination pour les Sahraouis, Ndlr], qui est irréversible”.Certains observateurs algériens (par exemple, l’ancien ministre de l’Economie, Ghazi Hidouci) assurent que les retombées négatives de la normalisation frontalière algéro-marocaine sur l’économie algérienne sont une pure fable : ils en veulent pour preuve le fait que celle-ci ne s’est pas effondrée à cause de la frontière avec la Tunisie jamais fermée depuis 1962. Mais cette comparaison est-elle pertinente ?La réouverture de la frontière entre les deux pays serait pour Rabat le prélude nécessaire à une conquête commerciale du marché algérien et pourquoi pas à un mouvement d’investissements en Algérie (le Maroc est aujourd’hui le deuxième investisseur africain en Afrique après l’Afrique du Sud). L’économie tunisienne, elle, n’est pas en mesure de se lancer dans une telle offensive commerciale ou d’injecter des montants considérables dans d’autres économies.Ce que semble craindre l’Algérie dans la réouverture de ses frontières terrestres avec le Maroc n’est pas uniquement l’aggravation de l’exportation illégale de produits subventionnés vers son voisin occidental ou la perte d’une carte majeure dans le différend les opposant sur l’avenir du Sahara occidental. Elle craint aussi - et peut-être surtout - qu’une telle décision ouvre un bal de pressions conjuguées, marocaines et européennes, pour une libéralisation totale des échanges algéro-marocains, à un moment où son économie n’est pas hautement compétitive à cause de l’aggravation de sa dépendance des revenus pétro-gaziers et de l’incapacité de son secteur privé à combler le vide laissé par la douloureuse contraction du secteur public dès la seconde moitié des années 1990.La question ne s’en pose pas moins : la réouverture des frontières terrestres algéro-marocaines ne peut-elle pas être envisagée dans un autre cadre que le cadre libéral, moins focalisé sur le renforcement des liens de solidarité entre les Algériens et les Marocains que sur l’acquisition de nouvelles parts de marché pour les hommes d’affaires de toutes nationalités ? L’Algérie peut encourager une coopération qui la serve autant qu’elle servirait le Maroc. Cette coopération peut prendre plusieurs formes : une meilleure connexion des réseaux routiers et ferroviaires marocains et algériens, la facilitation, sans préjudice pour l’environnement, de l’investissement touristique marocain sur les côtes algériennes, la promotion de projets touristiques conjoints, une présence plus “légale”, pour ainsi dire, des produits algériens sur le marché marocain et une plus grande participation des sociétés algériennes à l’exploration et l’exploitation pétro-gazières au Maroc, etc.La libération des mouvements transfrontaliers des personnes peut s’accompagner, quant à elle, de mesures transitoires visant à empêcher une introduction massive sur le territoire marocain de produits subventionnés par le Trésor algérien (laquelle ne ferait que renforcer, en Algérie, la propagande chauvine décrivant l’unité maghrébine comme une aventureuse dilapidation des ressources financières nationales). De telles mesures protectionnistes pourraient s’avérer provisoirement nécessaires bien qu’elles aillent, à l’évidence, à l’encontre de l’esprit du Traité de Marrakech (17 février 1989) qui préconise (article 2) d’”œuvrer progressivement à réaliser la libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux” entre les Etats maghrébins.L’Algérie peut, enfin, faire de la réouverture de ses frontières avec le Maroc un défi : celle-ci pourrait lui servir d’excellente motivation pour sortir son économie de sa dépendance des revenus du pétrole et du gaz, relancer son industrialisation et améliorer les performances de son secteur tertiaire. Une telle entreprise nécessite un grand saut qualitatif de la doctrine économique officielle. Ce saut est plus que jamais nécessaire pour éviter les retombées d’un contre-choc pétrolier qui refermerait la parenthèse d’une prospérité bien fragile, ouverte en 1971 par la nationalisation des hydrocarbures. (*) Ce texte a paru en 2014. Il est une version courte d’un article publié dans le numéro 41 de la revue Afkar-Idéeséditée par l’Institut européen de la Méditerranée (IEMed, Barcelone). 
08 Nov 2018 à 22:45
Sahara occidental : l’Algérie répond à Mohamed VI
L’Algérie a exprimé sa « satisfaction » ce jeudi 5 avril suite au rapport de l’ONU sur le Sahara occidental. « L’Algérie prend acte avec satisfaction de la volonté du Secrétaire Général des Nations Unies réitérée dans son rapport au Conseil de Sécurité (…) de relancer le processus de négociation et de faciliter des négociations directes, de bonne foi et sans conditions préalables, entre les parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario », déclare le porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. L’#Algérie répond ainsi à #Mohamed #VI, en rappelant les parties en conflit. Le roi du #Maroc a demandé dans un message adressé mercredi au SG de l’ONU l’implication directe de l’Algérie dans le processus de négociations au Sahara occidental.À LIRE AUSSI : Mohamed VI s’attaque directement à l’AlgérieCes négociations visent à « parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable au conflit du Sahara Occidental, qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental », selon le communiqué.L’Algérie prend également « acte avec préoccupation des graves violations des Droits de l’Homme y compris le recours à la torture perpétrées contre des Sahraouis dans le #Sahara #Occidental occupé, ainsi que de la persistance des restrictions imposées aux visiteurs étrangers y compris les journalistes et les défenseurs des Droits de l’Homme dans l’accès au territoire du Sahara Occidental, dont a fait état le Secrétaire Général des Nations Unies dans le même rapport ».L’Algérie apporte son soutien au SG de l’ONU sur « la surveillance de la situation des Droits de l’Homme de manière indépendante, impartiale, complète  et durable » au Sahara occidental, et qui est « une nécessité afin d’assurer la protection des Sahraouis. »L’Algérie exprime aussi « sa préoccupation » concernant le refus du Maroc, également mentionné dans le rapport du Secrétaire Général,  de permettre à la Mission de l’Union Africaine de retourner à Laayoune et de reprendre sa collaboration avec la Minurso. Ce refus intervient, selon la même source, « alors même que l’Assemblée des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine avait, lors de sa 30ème Session Ordinaire tenue les 28 et 29 janvier 2018 à Addis Abéba, appelé instamment le Maroc à permettre à ladite Mission de retourner à Laayoune ».L'Algerie, poursuit le porte-parole, « regrette également la persistance des restrictions et autres contraintes imposées par le Maroc à la Minurso qui, comme le rapporte le Secrétaire Général des Nations Unies “affectent la perception d’impartialité de la Minurso et sont contraires à l’Accord de principe conclu avec le Gouvernement du Maroc en 2015” ».L’Algérie affirme qu’elle continuera à soutenir « résolument » et à accompagner de « bonne foi » les efforts du SG de l’ONU et son Envoyé Personnel Horst Köhler, visant à parvenir à 3une solution juste et durable du conflit du Sahara Occidental fondée sur l’exercice par le peuple du Sahara Occidental de son droit inaliénable à l’autodétermination, conformément à la doctrine et à la pratique des Nations Unies en matière de décolonisation et à la légalité internationale ».
06 Avril 2018 à 15:32
Mohamed VI s’attaque directement à l’Algérie
Nouvelle escalade dans le conflit au Sahara occidental. Dans un message au Secrétaire général de l’ONU, Mohamed VI s’attaque directement à l’Algérie.Dans ce message remis ce mercredi à Antonio Gueterres par son ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, le roi du #Maroc écrit :« L’#Algérie a une responsabilité flagrante. C’est l’Algérie qui finance, c’est l’Algérie qui abrite, c’est l’Algérie qui arme, c’est l’Algérie qui soutient et qui apporte son soutien diplomatique au #Polisario », a ajouté Bourita.Dans ce message, dont le contenu a été publié par la presse marocaine, Mohamed VI demande l’implication directe de l’Algérie dans le processus de paix au #Sahara #occidental.« Le Maroc demande et a toujours demandé que l’Algérie puisse participer au processus politique, que l’Algérie puisse assumer une responsabilité pleine dans la recherche de la solution et que l’Algérie puisse jouer un rôle à la hauteur de sa responsabilité dans la genèse et l’évolution de ce différend régional », a ajouté le souverain marocain.Le Maroc a alerté dimanche le Conseil de sécurité en affirmant que des combattants du Front Polisario étaient entrés récemment dans la ville de Mahbes, dans le Nord-est du Sahara occidental, en violation d’un accord militaire sur une zone tampon.
05 Avril 2018 à 23:10
ALGERIE MAROC Pressions pour la réouverture des frontières
Alger fait face à une intense campagne visant à lui forcer la main pour l'ouverture de ses frontières avec le Maroc.De l'intérieur du pays comme de l'extérieur, des voix s'élèvent avec insistance pour décrier la position algérienne à l'égard du sensible dossier des frontières. Au plan international, on a ainsi entendu Nicolas Sarkozy s'exprimer sur le sujet lors de la quatrième session du forum de Crans Montana qui s'est déroulé à Dakhla, en territoire sahraoui occupé.L'ancien président français bien connu pour ses sentiments anti-algériens a tenu des propos sans détours pour accuser les responsables algériens de maintenir les frontières fermées. «Je connais les efforts de mes amis marocains pour parvenir à la réouverture des frontières», a-t-il déclaré, «mais nous sommes tous trop petits pour y parvenir seuls».Sarkozy n'est pas dans le faux. Conscients de l'enjeu stratégique que constitue le dossier, les dirigeants algériens se montrent en effet réfractaires à toute idée de réouverture des passages frontaliers ayant particulièrement entraîné la saignée des produits locaux et leur évasion clandestine vers le territoire voisin.Ces frontières, on s'en souvient, avaient été fermées en 1994 suite à une grande chasse aux Algériens, déclenchée par les autorités marocaines peu de temps après l'assassinat de deux touristes étrangers à Marrakech. L'#Algérie, alors en proie au terrorisme est perçue comme exportatrice de terroristes. L'attentat est officiellement mis sur le compte d'une action algérienne.Le consul d'Algérie se fait convoquer et lessiver, des familles entières se trouvant en vacances se font chasser de nuit des hôtels où elles séjournent. Des visas sont instaurés aux Algériens.Entre les deux pays, la tension est à son comble. Réagissant à l'humiliation, Alger décide de fermer ses frontières terrestres avec le #Maroc. Au grand dam des villes marocaines voisines privées soudainement de toute rentrée d'argent en provenance d'Algérie.Le commerce periclite, le carburant se fait rare, les affaires se meurent, des villes entières sombrent dans la misère. Écœurés, les touristes nationaux optent pour la Tunisie durant leurs vacances. Conscients du désastre, les responsables marocains s'activent pour tenter de faire fléchir la position d'Alger. Sans succès.La réouverture des frontières est une opération qui profitera essentiellement au Maroc, font savoir les algériens. Bien au contraire, ils entament la mise en place d'un système de sécurité destiné à freiner les trafics en tous genre. Des tranchées entourées de fil barbelé électrifié sont creusées dans les zones les plus sensibles. Affolée, Rabat multiplie les appels du pied et tente de se faire aider par des personnalités étrangères.Bizarrement, des voix s'élèvent y compris de l'intérieur du pays pour relayer le message.Le RCD qui n'en est pas à son premier appel pour la réouverture des frontières a même révélé l'existence d'une initiative «maghrébine» destinée à faire aboutir le projet. Récemment, Mohcine Belabbas a annoncé la création d'une sorte de coordination entre son parti et des mouvements tunisiens et marocains siégeant au parlement pour faire pression sur les «responsables de cette situation».Le RCD accuse lui aussi directement les dirigeants algériens de cette situation et annonce que des contacts vont être entrepris avec des partis algériens en vue de faire avancer la question.En 2013, le MSP alors conduit par Menasra et le FFS plaidaient dans le même sens. Ils ne sont pas les seuls. Des personnalités comme Halim Benatallah, ancien secrétaire d'État chargé de la communauté nationale à l'étranger, ou Lakhdar Ibrahimi appellent régulièrement à la réouverture des frontières.Il y a moins d'une année, Lakhdar Ibrahimi a même soulevé officiellement le sujet lors d'une rencontre avec le président de la République. Ce dernier n'a pas donné suite à la requête.Alger résiste même lorsque les pressions se font multiples pensant avoir une chance d'aboutir à un moment où le pays traverse des moments délicats.APRÈS SA VISITE À RABATLe MAE serbe dément des propos qui lui avaient été attribués par des médias marocainsLe ministère serbe des Affaires étrangères a démenti, hier sur son site officiel, toutes les fausses déclarations lui ayant été attribuées au sujet du Sahara Occidental.La même source indique que les déclarations faites par le MAE serbe à l'issue de sa récente visite au Maroc ont été rapportées différemment par plusieurs organes de presse marocains et étrangers.La MAP, agence de presse officielle du royaume, a, en effet, attribué à ce dernier des propos en faveur de la marocanité du Sahara Occidental et du plan d'autonomie proposé pour mettre en échec l'idée d'un référendum d'autodétermination.Le MAE serbe a tenu à démentir catégoriquement ce qui a été rapporté par la MAP réitérant son soutien total au plan de paix ONU-UA en cours pour laisser aux Sahraouis le soin de décider eux-mêmes de leur sort.
19 Mar 2018 à 17:03
Réfugiés syriens bloqués à la frontière entre l’Algérie et le Maroc : la situation se complique
La situation des migrants syriens bloqués dans la zone tampon entre l’#Algérie et le #Maroc, à Fuiguig près de Béchar, se complique. Le ministère des Affaires étrangères a déploré, ce mercredi, l’incapacité du HCR à aboutir à une solution. « En dépit de toutes les dispositions prises pour accueillir ce groupe de migrants, le HCR n’a pas été en mesure d’aboutir à une solution », a déclaré le porte-parole du MAE, Abdelaziz Benali Chérif. « Devant cette situation regrettable, l’Algérie se voit contrainte de lever provisoirement le dispositif mis en place pour leur accueil et leur prise en charge et ce, dans le respect des règles et de la pratique internationales en la matière », a-t-il ajouté dans un communiqué diffusé via l’agence officielle. Cette sortie du porte-parole du MAE intervient au lendemain des critiques émises à l’encontre de l’Algérie et du Maroc par plusieurs ONG. Dans un communiqué, la FIDH a déploré le « manque de dialogue entre l’Algérie et le Maroc » et « les traitements inhumains et dégradants infligés par les autorités des deux pays pour des motifs territoriaux, au mépris de leurs obligations légales et morales ». Pour sa part, la LADDH a interpellé le gouvernement marocain, « soit à prendre en charge ces migrants, soit les remettre au gouvernement algérien via le HCR selon les procédés et us conformes au droit international humanitaire ».
10 Juin 2017 à 15:33
Réfugiés syriens : la FIDH fustige les entêtements de l’Algérie et du Maroc
La Fédération internationale des droits de l’Homme (#FIDH) a dénoncé, ce mercredi 7 juin, l’attitude du #Maroc et de l’#Algérie dans l’affaire des réfugiés syriens bloqués à la frontière entre les deux pays. Malgré la volonté d’Alger d’accueillir les #réfugiés #syriens, ceux-ci se trouvent toujours coincés à la frontière entre les deux pays, rappelle l’ONG. « Le 5 juin, une délégation du HCR et du Croissant-Rouge algérien a ainsi attendu plusieurs heures au poste frontière de Béni-Ounif, sans que le transfert n’ait lieu, sur fond de conflit territorial larvé. Et ce, après que les forces marocaines se soient rendues coupables quelques heures plus tôt de refoulement en arrêtant, en pleine ville de Figuig à six heures du matin, une dizaine de réfugiés pour les ramener dans la zone », indique la FIDH. L’ONG ajoute : « Le groupe – joint hier par téléphone – avait accepté d’entrer en Algérie en désespoir de cause plutôt que de survivre dans de telles conditions. Et ce, même si leur souhait demeure de rejoindre leurs familles établies légalement au Maroc ou dans des pays de l’Union européenne ». « Militarisation croissante de la zone » Dans son communiqué, la FIDH explique que « des hommes, des femmes, et des enfants attendent depuis cinq jours que les forces militaires des deux pays daignent leur apporter de l’eau et de la nourriture. Personne ne semble pouvoir accéder aux réfugiées : ni médecin, ni HCR, ni association. Même l’eau que des résidents tentent de faire parvenir depuis hier n’est jamais parvenue aux familles. La rivière toute proche est, selon les réfugiées, à sec. Dans le même temps, les forces militaires ont renforcé la surveillance de la zone ces dernières heures ». Elle déplore le manque de dialogue entre l’Algérie et le Maroc et « les traitements inhumains et dégradants infligés par les autorités des deux pays pour des motifs territoriaux, au mépris de leurs obligations légales et morales ». L’ONG demande aux deux pays de permettre aux réfugiés d’avoir accès au Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) pour entamer les démarches leur permettant de faire valoir leur droit d’asile dans le pays de leur choix.
07 Juin 2017 à 17:49

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