Dossier BENCHICOU | actu-algerie.com: Information et Actualité





dossier BENCHICOU




MOHAMED BENCHICOU Tamalt, l’inutile assassinat

Actualité - BENCHICOU - 13 Dec 2016 à 23:41

À ceux qui ignorent le prix de la liberté de dire, répondez » Tamalt ». À ceux qui chercheront où trouver le droit de pensée, dites qu’il a été mis en terre dans un cimetière du côté de Badjarah. À ceux qui désespéreront de la liberté, rappelez-leur que depuis le premier verbe égorgé, sur les tombes des poètes assassinés, ont toujours poussé mille plumes endiablées. Écris, mon fils, que je n’ai pas pleuré Cette nuit noire où ils m’ont fait prisonnier Car, vois-tu, je ne pouvais ignorer Qu’au même moment naissait un citronnier. Écris, ma belle, qu’à l’instant de tes larmes, Quand tu compris que j’allais te laisser, Dans un parc d’Alger, malgré les gendarmes, Un jeune nouveau couple allait s’embrasser. Voilà trois jours que je suis sans voix sur ce crime. Oui, ce crime, car au risque de fâcher ceux qui, parmi mes confrères, ont trouvé matière à épiloguer sur la mort de Talmat, à analyser les « dessous » de l’affaire, à commenter les explications du directeur de la prison, il n’y avait rien à dire sur la mort de Tamalt, rien d’autre que de désigner les meurtriers. Tamalt n’est pas mort de ne s’être pas alimenté. Tamalt est mort assassiné ! Et les assassins sont au pouvoir ! Ils se cachent derrière Dieu et la patrie, ils se soignent pour ne pas mourir, mais ils oublient que la malédiction n’est pas de mourir ; la malédiction, c’est de survivre à ses propres enfants qu’on vient de tuer. Tamalt n’est pas mort en prison. #Tamalt est mort dans l’#Algérie soumise à un pouvoir grabataire, asservie à une bande de vieillards assoiffés de pouvoir et que terrorise cette chose qu’ils ne contrôlent pas, les réseaux sociaux. Ils ont si longtemps vécu à la tête du pouvoir, qu’ils ont vu à la naissance de leur cauchemar, un monde du numérique où le journalisme n’est plus affaire du journaliste, celui qu’on peut terroriser, acheter ou, au besoin, tuer ; le journalisme, c’est-à-dire le privilège d’informer, de commenter, d’analyser, de contredire, de révéler, est devenu le privilège de chaque homme et de chaque femme de ce monde ! Que pouvez-vous faire, vieux dictateurs et vous qui leur servez d’écuyers chapardeurs, que pouvez-vous contre cette terrible invention de l’homme qui octroie la liberté de penser sans passer par votre harem médiatique, qui vous caricature et qui révèle vos comptes off-shore ? Que faire contre cette irrésistible progression du savoir et de la démocratisation du savoir ? La corrompre ? La contrôler ou plutôt « l’encadrer » comme le dit si bien votre ministre de la Communication dont on a soupçonné les qualités de majordome mais pas le talent de bouffon ? Rien ! Vous ne pouvez rien contre ce monde où vous n’avez plus de place ! Vous vous croyez vivants, vous êtes déjà morts et chaque jour qui passera vous mourrez un peu plus, et dans une indignité croissante ! Vous êtes le passé, Tamalt était l’avenir ! Vous croyez avoir tué le futur, vous n’avez qu’inscrit votre nom parmi les sinistres et pitoyables criminels qui, tout au long de l’histoire, ont misérablement essayé de bloquer la marche du monde, avant de se faire piétiner par ce même monde. Écris qu’ils m’ont arraché à ma mère Sans saluer la Méditerranée Mais qu’à l’heure où l’on m’emmenait aux fers, Je disais bonjour à un nouveau-né. Écris que lorsque se bouclaient mes chaînes Qu’on me ligotait, ce soir tamisé À cette heure, dans Djurdjura et nos plaines Cent mille coquilles de moineaux se brisaient. Tamalt était notre fils à tous. Il aurait pu être le vôtre aussi, si vous étiez de la trempe de Mandela, du vieux Mohamed V, de Ben M’hidi ou de Jefferson. Il aurait suffi de respecter son opinion, ne pas le condamner pour un dessin ou une opinion, tout au moins aurait-il fallu le rendre à sa famille après l’avoir incarcéré quelques mois. Mais non ! Vous vouliez faire expier jusqu’à la mort ce chenapan qui a osé porter atteinte à un prestige que vous n’avez pas. Jusqu’au bout ! Jusqu’à la mort ! Vous avez fait avec Tamalt ce que vous avez fait avec moi : écraser, laisser mourir ! J’ai eu la chance que Tamalt n’a sans doute pas eue : compter sur des soutiens parmi les détenus, le personnel de la prison et, à l’extérieur, parmi des femmes et des hommes que je n’oublierai jamais, des confrères, des patriotes, des avocats, des gens du peuple, ce peuple que vous ne connaissez pas, j’ai eu la chance de m’appuyer sur mes frères, mon épouse, mes enfants, sur des associations et des personnalités internationales… Rappelez-vous, c’étaient pendant les années où Chakib Khelil transférait l’argent du pétrole algérien vers des comptes en Suisse et dans des comptes off-shore. Oui, c’est tout cela qui m’a sauvé la vie. Mohamed Tamalt n’a pas eu cette chance. D’autres temps, d’autres mœurs, d’autres gens. Il en est mort. Mort pour que continue la marche du monde. Un monde qui se rappellera de Tamalt. Pas de ses bourreaux. Écris, ma fille, qu’au clic de la serrure Quand sur moi les portes se refermaient, Un berger vit une chose de la nature : S’ouvrir une montagne de fleurs parfumées… Écris, frère, à quoi bon baisser le front ? Tu seras bien seul à bouder le ciel. Car, mille bras, je les vois de ma prison, Mille bras se lèvent à l’appel du soleil. Écrivez tous, soldats, amants et amantes, Je l’ai su d’une puce sur ma paillasse nue, L’épine se casse, la mort impuissante… Sous la plaie, la nuit, la vie continue. Source www.tsa-algerie.com
MOHAMED BENCHICOU: Quand l’Algérie faisait tricher Le Monde pour le compte de… Bouteflika
À entendre nos dirigeants s’indigner contre la publication, dans le quotidien français Le #Monde, d’une photo du président Abdelaziz #Bouteflika le liant [à tort ?] au scandale des #Panama Papers, à les écouter se dire « choqués » par un tel manquement aux règles de la déontologie, on se prend d’une tendre pensée pour Coluche : « C’est pas compliqué, en politique, il suffit d’avoir une bonne conscience, et pour ça il faut avoir une mauvaise mémoire ! » Il n’y a pas si longtemps, en effet, les mêmes dirigeants algériens poussaient le même quotidien Le Monde à duper le lecteur par la publication d’un faux. Mais un faux qui arrangeait, alors, leurs affaires. Le 4 juillet 2012, le quotidien français publiait, sous forme de cahier central de 16 pages, un supplément intitulé « Stratégie internationale » consacré au 50è anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Le document, dithyrambique, avait toutes les allures d’un document de propagande : l’#Algérie y était présentée comme le modèle des nations de la planète, avec une interview-fleuve du président Bouteflika vantant les mérites de sa politique et annoncée à la « Une », et pas moins de sept interviews de ministres de son gouvernement qui, tous, faisaient l’éloge du chef de l’État. Ce cahier spécial ressemblait au Monde, était vendu avec Le Monde, mais n’avait pas vraiment la saveur du Monde. Il s’agissait d’un encart publicitaire à la gloire de l’État algérien, conçu et rédigé par une agence de communication grassement payée pour l’occasion, publié dans un espace du journal acheté par l’État algérien, mais présenté d’une façon si trompeuse qu’on le prenait pour une initiative de la rédaction du Monde : même typographie, même maquette… L’artifice était, de toute évidence, menée en coordination avec les dirigeants algériens. On en eut la preuve quand les médias publics algériens, APS, télévision, radios, El-Moudjahid reprirent, à l’unisson, « l’interview du chef de l’État accordée au journal Le Monde« . Cette opération de propagande qui jouait sur la notoriété du journal, provoqua un gros scandale au sein de la rédaction, mise devant le fait accompli. La Société des rédacteurs, actionnaire du journal, dénonça l’initiative qui « entretient la confusion avec une information journalistique indépendante ». « Notre crédibilité a été très atteinte, c’est sans précédent sous cette forme dans l’histoire du journal », avait déploré la journaliste Isabelle Mandraud, chargée du Maghreb. Le Médiateur du Monde a dû reconnaître que le contrat de confiance établi avec les lecteurs « a bel et bien été transgressé ». La direction du journal avait-elle donné son accord pour cette duperie ? Dans un billet aux lecteurs, le directeur du journal, a dû s’excuser auprès de ses lecteurs et de ses confrères pour « la confusion entre rédaction et publicité » et expliquer que ce cahier publicitaire « financé par l’État d’Algérie », avait « abusé la direction du journal, sa rédaction et nos lecteurs » et « porté un lourd préjudice à notre journal et à l’intégrité de sa rédaction ». Le pouvoir algérien, par un procédé sulfureux, venait de ternir, pour longtemps, la crédibilité d’un quotidien qui se veut irréprochable. Quatre ans plus tard, le même pouvoir, faisant les frais d’une maladresse journalistique de ce même quotidien, se découvre des vertus de défenseur de l’éthique. C’est à cette élasticité qu’on reconnaît le génie d’un régime. Source TSA
13 Avril 2016 à 16:16
MOHAMED BENCHICOU: Sellal et Haddad ouvrent la saison du Circus politicus
Une dépêche très sérieuse nous apprend qu’Abdelmalek #Sellal se rendra à Washington en avril pour y rencontrer Barack #Obama et lui «vendre une image attrayante de l’Algérie.» Voilà une mission aussi hasardeuse qu’inutile. Les Américains savent, depuis quelques années, que nous habitons un pays fascinant, une sorte de Magic Kingdom, royaume enchanté de Disney Land. Finie l’époque où ils ignoraient jusqu’à notre existence : « #Algeria ? Vous voulez dire Nigeria ? (prononcer Naïgeria). Mais vous êtes blancs ! Harry, viens voir des blancs d’Afrique ! ». Aujourd’hui, les Américains savent que l’Algérie est une terre mi- sauvage mi- exotique, située entre la mer et le désert, – « Sorry, j’ai oublié le nom du désert, mais on dit qu’il y a du pétrole dedans, n’est-il pas ? » – un territoire qui tient de l’imaginaire et de l’inimaginable, aussi excitant que Donaldville ou la République de Guaracha, pays voisin de la Palomie, lieux des grandes aventures de Spirou et Fantasio, mais, à la différence de Lilliput, l’Eldorado ou Donaldville, dont on a toutes les preuves qu’il existe. Qui ignore le côté attrayant de l’Algérie, dont le président aphasique est cloué sur un fauteuil roulant et où un ministre-délinquant inculpé par les juges de son pays est réhabilité par la mafia ? La mission de Sellal s’annonce d’autant plus inutile qu’il aura à convaincre un Obama aux opinions arrêtées sur nos dirigeants et dont une récente déclaration avait jeté le froid sur El-Mouradia : « Je ne comprends pas pourquoi certains veulent rester si longtemps au pouvoir. Surtout quand ils ont beaucoup d’argent ». De qui parlait-il donc ? Pour mettre fin au suspens, l’ambassade des États-Unis à Alger avait publié un texte non signé, dans lequel elle dénonçait « la présidence à vie qui nuit à la démocratie ». Mais que cela ne vous empêche pas, chers Américains, d’écouter notre Premier ministre ! Venez visiter le royaume enchanté, Algérie – Magic Kingdom, Magic Everywhere : » Ouais ouais ouais, célébrez la magie, Magic Magic Magic Magie Partout » (1) Retrouvez les sensations de Haunted Mansion (La maison hantée), attraction culte du Parc Disneyland, plus connue, en Europe, sous le nom de de Phantom Manor. L’Algérie est, en effet, le seul pays dirigé par des fantômes ! Parfaitement ! Phantom Manor à l’échelle d’un pays ! Le règne des fantômes est attesté par le Donald John Trump algérien, un milliardaire du nom d’Ali #Haddad. Ce monsieur, singeant le candidat républicain, part du principe que la fortune autorise son détenteur à déblatérer toutes sortes de bêtises et nous apprend que l’ancien ministre de l’Énergie, #Chakib Khelil, « est un homme qui a servi son pays », ce que l’on savait déjà, que « la justice n’a rien retenu contre lui », ce dont on se doutait, et que « toutes les personnes estées en justice ont été acquittées .» Acquittées ? Par quels juges ? Mais les juges-fantômes, pardi ! Les juges-fantômes qui obéissent aux dirigeants-fantômes ! Réalisons le progrès : avant, la justice se réunissait de nuit pour légitimer les mauvais coups du cercle #Bouteflika. Aujourd’hui, elle ne se donne plus cette peine : elle ne se réunit même pas. Elle confie la besogne aux fantômes. Alors, chers Américains, écoutez notre Premier ministre, venez visiter le royaume enchanté, Algérie – Magic Kingdom, Magic EveryWhere : « Ouais ouais ouais, célébrez la magie, Magic Magic Magic, Magie Partout ». Écoutez Haddad : « Il n’y a ni affaire Sonatrach 1, ni Sonatrach 2 ! Tout est monté ». Vous avez bien lu : tout est faux ! Tout : le procès de Milan, Saipem, l’ENI, Bedjaoui, le mandat d’arrêt international… Tout a disparu d’un seul coup de prestidigitateur ! Oui, chers #Américains, venez visiter le royaume enchanté, #Algérie – Magic Kingdom, Magic EveryWhere : « Vous serez étonné des merveilles de la magie tout autour de vous, Ce monde des merveilles, Un endroit pas comme les autres sur la terre. » (2) (1) et (2) : Paroles de Magic EveryWhere, Disney Land Paris Source TSA
28 Mar 2016 à 13:55

Ailleurs sur le web

Nous suivre
Annonce
PropellerAds
Vidéothèque

Les plus lues

Soufflet avec une pâte facile de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 22 Juin 2016 à 13:59

source : #Youtube #OumWalid 

Msemen à la farine le plus facile à faire de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 10 Oct 2016 à 10:55

Le secret pour réussir les msemens à la farine réside dans la pâte qu'il faudra bien travailler, type de farine et aussi dans le feuilletage,voir la vedio pour mieux comprendre le procédé. source : #youtube #OumWalid

Cake au Flan de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 04 Dec 2016 à 12:09

C'est un de mes desserts préférés je le fais vraiment souvent j'aime énormément sa texture bien fondante, vous pouvez choisir le goût que vous souhaitez chocolat, vanille, fraise ou caramel sans tarder voici la recette... source : #youtube #OumWalid

TIZI-OUZOU: La liste des bénéficiaires des logements sociaux dévoilée

Actualité - TIZI-OUZOU - 15 Nov 2016 à 18:15

Le chef-lieu de Tizi-Ouzou à connu une matinée particulièrement mouvementée, caractérisée par des coupures de routes au niveau de plusieurs quartiers et pour cause l'affichage de la liste des bénéficiaires des logements sociaux (Logement Public Locatif). Des citoyens qui ont postulé à cette formule et dont les noms ne figuraient pas sur liste ont barricadé plusieurs routes par des pneus en fumée provoquant des embouteillages dans le centre ville. Le fait de voir les attentes des protestataires prolongées ont fait tombé à l'eau toutes les tentatives des autorités locales pour essayer de calmer les esprits.

Sablé au halwa turc et cacahuètes

Elle Mag - Recettes - 28 Juin 2016 à 09:22

Ingrédients: pour environ 28 pièces (selon la taille de l'emporte-pièce) 250 g de beurre 125 g de halwa turc 50 g de sucre glace 2 jaunes d’œufs 1 paquet de levure chimique 1 càc de vanille 80 g de cacahuètes grillées et finement moulues Farine au besoin (environ 500g) Décoration: Environ 400 g de cacahuètes grillées et moulues 1 pot de confiture d'abricot Préparation: Battre le beurre avec le sucre puis ajouter la halwa turc et bien mélanger Ajouter les jaunes d’œufs un par un ensuite les cacahuètes moulues Ajouter la vanille puis la farine avec la levure jusqu'à obtention d'une pâte souple et lisse Laisser reposer la pâte un petit peu Étaler la pâte sur un plan de travail fariné à 5mm d'épaisseur Découper les sablés à l'aide d'un emporte-pièce ou un verre puis faire une ouverture au centre à l’aide d’un petit emporte pièce Faire cuire pendant environ 15 minutes à 180° Une fois les sablés refroidies, les rassembler en les collant avec de la confiture Badigeonner les sablés de confiture à l'aide d'un pinceau puis passer aux cacahuètes et décorer avec du chocolat fondu. source : fan-decuisine