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dossier Commerce extérieur




Importations : levée de la suspension provisoire de certains produits

Economie - Commerce extérieur - 16 Avril 2018 à 12:26

Le ministère du Commerce a annoncé, ce lundi 16 avril, la levée de la suspension à l’importation de certains intrants destinés à la production de plusieurs produits.« Le ministère du #Commerce a procédé aujourd’hui à la levée de la suspension provisoire à l’#importation de certains intrants nécessaires à la production de plusieurs produits alimentaires à l’instar des jus et boissons, yaourts, biscuits, confiseries, chocolats, etc. », annonce le ministère.« Ces intrants communément désignés sous le thème “arômes” sont désormais libres à l’importation à la condition d’accomplissement, par les opérateurs intéressés et chacun en ce qui le concerne, des procédures de domiciliation bancaire exigibles en la matière », ajoute le ministère.« Cette action s’inscrit aussi dans les travaux de révision et de mise à jour de la liste des produits suspendus provisoirement à l’importation dont les résultats seront communiqués incessamment », conclut-il.
Importations : une nouvelle note de l’Abef sème le trouble (Document)
L'association professionnelle des banques et des établissements financiers (Abef) impose aux banques d’exiger pour toute demande de domiciliation des opérations d’importation la présentation d’une « attestation de libre commercialisation » du produit dans le pays d’origine, soulevant plusieurs interrogations et casse-têtes pour les acteurs économiques concernés. Cette obligation concerne les produits destinés à la revente en l’état qui ne sont pas concernés par la suspension des importations.Dans une note adressée aux banques le 26 décembre dernier, l’#Abef stipule que les demandes de #domiciliation doivent être obligatoirement accompagnées par un « certificat de libre circulation du produit dans le pays d’origine ou de provenance, établi par une autorité dûment habilitée dans le pays exportateur et/ou d’origine attestant que les marchandises à importer sont effectivement et librement commercialisées sur leur territoire ». Cette exigence pourrait être difficile à satisfaire. Prenons en effet l’exemple des produits alimentaires « Halal ». Ces derniers peuvent être importés de pays non-musulmans qui ne les commercialisent pas forcément sur leur territoire.
07 Jan 2018 à 22:21
Ouyahia annule le décret de Tebboune concernant l’application des régimes des licences d’importation
Le Premier ministre Ahmed #Ouyahia a annulé dimanche 27 août le décret exécutif relatif à l’application des régimes de #licences d’#importation, initié par son prédécesseur à la tête de l’exécutif, Abdelmadjid #Tebboune.“Sont annulées les dispositions du décret exécutif n° 17-202 du 27 Ramadhan 1438 correspondant au 22 juin 2017 modifiant et complétant le décret exécutif n° 15-306 du 24 Safar 1437 correspondant au 6 décembre 2015 fixant les conditions et les modalités d’application des régimes de licence d’importation ou d’exportation de produits et marchandises”, indique le décret exécutif n° 17-245 publié dans le Journal Officiel n° 50 du 27 août 2017.M. Tebboune avait modifié, via son décret, les modalités d’application des régimes de licence d’importation, attribuant au ministre du Commerce l’autorité d’attribuer ces licences “après l’accord du Premier ministre”.L’ancien chef du gouvernement a aussi ajouté un membre au conseil interministériel permanent, chargé de l’examen des demandes de licences d’importation. Il s’agit d’un “représentant du département ministériel concerné par le produit soumis au dispositif de licence, lorsque le secteur n’est pas représenté en permanence au niveau du comité”.Ces deux dispositions ont été abrogées par le nouveau décret exécutif signé Ahmed Ouyahia.Abdelmadjid Tebboune avait fait de la réduction de la facture des importations le fer de lance du plan d’action du gouvernement lors de son court passage à la tête de ce département, soumettant un grand nombre de produits au régime des licences et même suspendant l’importation de certains produits alimentaires.
27 Aoû 2017 à 18:33
Bouffée d'oxygène pour les importateurs: Les marchandises bloquées dans les ports libérées
Dans une note envoyée jeudi à l'association des banques et établissements financiers (ABEF), le ministère du Commerce a ordonné la libération immédiate et sans délai des marchandises importées avant l'instauration du régime des licences, qui sont en souffrance dans les zones sous douane, c'est-à-dire bloquées dans les ports du pays depuis le début du mois de juillet. Ainsi donc, après trois notes ambiguës, qui ont pratiquement gelé, sinon paralysé l'activité commerciale et engorgé les ports du pays, l'ABEF fait machine arrière, tout comme le gouvernement, qui semble avoir été ‘'recadré'' avec la dernière ‘'instruction'' de mardi dernier du président Bouteflika au Premier ministre. Dans sa note envoyée aux banques de la place, l'ABEF leur a demandé de domicilier les importations des marchandises concernées. «J'ai l'honneur de vous informer que l'Abef a été destinataire d'une correspondance émanant du ministère du Commerce ayant trait à la libération, sans délais, concernant toute cargaison, dont les documents d'importation prouvent la commande de la marchandise avant l'instauration du régime de licences d'importation», indique l'Abef dans cette note adressée aux PDG des banques. «Dans les ports du pays, c'est le chaos, une grande débandade», a indiqué à ‘'Le Quotidien d'Oran'' un opérateur économique, dont la marchandise est bloquée au port d'Alger depuis la fin du mois de juin. «Nous avons pour plusieurs centaines de millions de dinars de marchandises bloquées au port d'Alger. Le dédouanement a été bloqué, mais sans que l'on nous en explique les raisons», précise cet opérateur spécialisé dans la plasturgie, qui a de gros contrats avec des entreprises publiques. Depuis le mois de juillet dernier, l'ABEF, sur instructions du Premier ministère, avait pratiquement bloqué, sinon gelé toutes les opérations de commerce extérieur, dont l'importation de certains produits alimentaires, de plomberie, de BTP et autres. Dans les ports, les marchandises importées avant la première note de l'ABEF, le 5 juillet dernier, dont les matières premières et équipements de chantiers, ont été bloquées, leur dédouanement gelé. L'«association des producteurs de boissons, l'APAB, entre autres, grands importateurs de matière première pour la fabrication des jus, avait protesté, et saisi le ministère du Commerce sur la dangerosité d'une telle décision qui allait pratiquement tuer l'industrie agroalimentaire. Le ministère du Commerce n'a pas réagi. Par la suite, le mardi 18 juillet, la même ABEF transmet une seconde note aux banques de la place dans laquelle elle précise la liste des produits suspendus dorénavant à l'importation. Au total, la note porte sur 193 références douanières de produits interdits d'importation. Poursuivant dans cette logique, apparemment sur instructions du Premier ministère via le ministère du Commerce, l'ABEF pond le 3 août dernier une note dans laquelle le gouvernement Tebboune étend encore plus la liste des produits suspendus à l'importation. Cette nouvelle liste porte sur les articles de robinetterie, les transformateurs électriques, le marbre fini, le granit fini, les produits rouges (tuiles et briques), les tapis, les savons et préparations organiques, les produits finis en plastique, les meubles en bois ainsi que les farines de céréales. En fait, cette troisième note de l'ABEF a été envoyée aux banques pour clarifier les produits et matières concernées par la suspension des importations, la note du 18 juillet étant ‘'ambiguë'' et sans positions tarifaires, selon des opérateurs dont les domiciliations bancaires avaient été refusées ou gelées par les banques commerciales pour absence de clarté dans la note de l'ABEF. Ce cycle ‘'infernal'' de notes et de contre-notes de l'ABEF, devenu un organe décideur à la place de la Banque centrale, est ainsi stoppé net et annulé par la dernière instruction de ce jeudi 10 août, qui annule pratiquement toutes les précédentes instructions émises par le Premier ministère. Tout ce remue-ménage dans le système commercial du pays intervient au lendemain d'une ‘'instruction'' du président Bouteflika recadrant la gestion par le gouvernement Tebboune de l'économie nationale. Dans le lot des nombreuses failles du gouvernement Tebboune objet d'une lettre de recadrage mardi 8 août du président Bouteflika, il y a notamment la sévère critique des importations bloquées alors que les commandes des opérateurs avaient été passées avant l'instauration des licences, un fait inédit contraire aux règles du commerce international, et surtout des instructions données aux banques pour prioriser le logement au détriment de l'investissement, ainsi que des ‘'pressions'' exercées sur les hommes d'affaires. Selon la chaîne TV Ennahar qui a donné l'information, le président Bouteflika a transmis mardi 8 août des instructions urgentes à son Premier ministre pour «mettre fin à l'anarchie née des dernières initiatives» prises par le gouvernement, dont celles sur les importations. Le chef de l'Etat a ordonné de libérer, selon la même source, les marchandises bloquées dans les ports et dont la commande a été passée avant l'instauration des nouvelles mesures. Le président Bouteflika a également relevé et dénoncé la «publicité faite autour des dernières mesures prises» par le gouvernement et a demandé au Premier ministre de «respecter les textes de loi» dans la conduite de l'action de son gouvernement. Mais, ce qui a le plus marqué dans ces ‘'instructions'' du président Bouteflika à son Premier ministre, c'est cet avertissement contre le ‘'harcèlement'' des hommes d'affaires. La chaîne privée algérienne a expliqué par ailleurs que ces ‘'instructions'' font suite à des rapports de patrons et importateurs dont les marchandises avaient été bloquées, et que le président Bouteflika avait reçus, comme il a été également destinataire de rapports évoquant des pressions exercées sur des walis et des instructions données aux banques pour financer uniquement les projets de logements LPP et de geler les autres financements. 
12 Aoû 2017 à 22:37
DOCUMENT. Le gouvernement ordonne le dédouanement des marchandises importées avant l’instauration des licences
Le ministère du Commerce a ordonné la libération “sans délais” des marchandises importées avant l’instauration du régime des licences et qui sont en souffrance dans les zones sous douane. L’Association des banques et établissements financiers (Abef) a en effet demandé ce jeudi 10 août aux banques de domicilier les importations des marchandises concernées. “J’ai l’honneur de vous informer que l’Abef a été destinataire d’une correspondance émanant du ministère du Commerce ayant trait à la libération, sans délais, concernant toute cargaison, dont les documents d’importation, prouvent la commande de la marchandise avant l’instauration du régime de #licences d’#importation“, précise l’Abef dans sa note adressée aux PDG des banques, dont nous détenons une copie. Cette note intervient au lendemain des instructions adressées par le président Bouteflika au gouvernement sur la gestion de l’économie nationale.
10 Aoû 2017 à 21:38
Protectionnisme commercial : l'exemple américain
Au G20 de Hambourg, il a été question du sujet polémique de l'heure, le protectionnisme commercial. Si depuis l'avènement de Trump et son slogan «l'Amérique d'abord» les Etats-Unis inquiètent le reste du monde, un compromis entre condamnation du protectionnisme et droit à se défendre aurait été trouvé avec Washington. Le G20, qui a fait de la lutte contre le protectionnisme une ligne de conduite, a été obligé de faire des concessions aux Américains à travers l'usage «d'instruments légitimes de défense commerciale». Cette ligne de défense peut-elle être élargie au cas de l'#Algérie ? En juin dernier, Bruxelles avait épinglé notre pays sur cette question dans son rapport annuel sur les obstacles au #commerce et à l'investissement. La Commission européenne reproche à l'Algérie la mise en place de deux nouvelles mesures protectionnistes en 2016 afin d'augmenter sa production locale «dans un contexte de dégradation de son compte courant et de sa #balance #commerciale». Bruxelles voit d'un mauvais œil la mise en place du régime de licences d'importation qui a eu des conséquences directes sur nombre de secteurs d'activité aussi bien en France qu'en Espagne, impactant négativement les exportations de véhicules en provenance de l'Union européenne. Pourtant, ce n'est pas la première fois que l'Algérie est interpellée sur cette question. De Hangzhou en Chine, où les dirigeants des 20 pays les plus puissants de la planète se sont réunis en 2016, l'Algérie avait déjà été mise en joue, enfin pas directement mais faisant partie de ces pays qui ont érigé le protectionnisme comme mode de gouvernance économique. Face à la chute drastique des recettes des hydrocarbures induite par la dégringolade des prix du baril de pétrole, l'Algérie n'avait pas trouvé d'autres solutions que de blacklister entre 1.700 à 2.000 produits interdits d'importation pour lutter contre l'érosion de ses réserves de change. La décision du ministère du Commerce de suspendre toutes les importations des produits finis avait fait réagir les partenaires économiques, surtout européens. Il a fallu que Tebboune, alors ministre par intérim du Commerce, distribue les assurances pour le respect des engagements contractuels de l'Algérie, à commencer par ses accords avec l'Union européenne. Si les Américains ont le choix des armes et la force de leur côté, il en est autrement chez nous où les lobbies des affaires manœuvrent pour faire échouer les décisions prises pour sauver l'économie nationale. 
09 Juil 2017 à 22:17
« En 2016, nous avons eu entre 400 et 500 affaires de surfacturation des importations »
Djamel Brika est le directeur général de la communication de la Direction générale des douanes. Dans cet entretien, il revient sur les mesures prises cette saison estivale par les services de Douanes pour faciliter la circulation des Algériens de et vers l’#Algérie, les surfacturations pratiquées par certains importateurs, la corruption au sein des services de Douanes et l’évolution du cadre juridique de ce service. Quelles sont les nouvelles mesures prises pour la saison estivale ? Cette année, nous avons introduit de nouvelles mesures. Nous avons constaté que 90% du temps passé dans les formalités concernaient des titres de passages en Douanes (TPD). À partir de ce moment, nous avons commencé à réfléchir à un TPD électronique (e-TPD). Avant, le voyageur se présentait au bureau des Douanes avec son passeport et la carte grise du véhicule au douanier, lequel se chargeait lui-même d’introduire les données dans le système. Cela prenait 20 à 30 minutes par voyageur et créait des retards. Donc, nous avons décidé de mettre en place un TPD électronique qui permet au voyageur de remplir lui-même, à domicile, toutes les informations concernant le titre de passage en Douanes, puis d’imprimer ce titre et de le présenter au poste frontalier. Une fois le voyageur sur place, l’agent des #Douanes ne va plus saisir comme d’habitude les informations, à partir du numéro d’enregistrement inscrit sur le « e-TPD » du voyageur, il procédera à une vérification des renseignements et une validation. Qu’est-ce que cela va changer concrètement pour le voyageur ? L’évaluation que nous avons faite le 19 juin au niveau du poste frontalier d’Oum Teboul nous a permis de constater que cette formalité prenait au maximum 5 minutes par voyageur. Cette mesure concerne les voyageurs en partance en Tunisie, mais pour ceux qui reviennent de là-bas ? La même chose, la procédure prendra cinq minutes. À partir du numéro d’enregistrement, l’agent va remplir les informations et valider. Et là, le titre de passage en Douanes sera clôturé. D’ailleurs, nous avons même prévu un système d’inscription. C’est-à-dire, quand un voyageur veut sortir par un poste frontalier terrestre, il possède un numéro d’enregistrement et un mot de passe. Il va juste changer la date de départ et le bureau de Douanes qui lui convient. Cette mesure est-elle appliquée au niveau des ports ? Non, parce que pour les voyageurs qui viennent par voie maritime, nous avons une brigade navigante à l’intérieur des car-ferries. Là, les voyageurs, notamment les Algériens résidant à l’étranger, trouveront à l’intérieur des navires cette brigade navigante qui va faire les formalités du titre du passage en Douanes pour les véhicules. On a parlé des frontières terrestre et maritime, mais au niveau des aéroports, qu’est-ce que vous avez prévu ? Nous avons renforcé nos équipes chargées de recevoir les voyageurs. De plus, nous avons mis en ligne des tutoriels vidéo. Ce sont des tutoriels explicatifs et informatifs dans le but de renseigner les voyageurs sur toutes les formalités de dédouanement ou les déclarations à faire quand ils se présenteront devant les bureaux des Douanes concernant leurs objets personnels et les seuils d’objets personnels à ne pas dépasser. Justement, l’un de ces seuils stipule qu’un voyageur ne doit pas dépasser le montant de 50.000 DA d’effets personnels. Ce montant n’est-il pas dérisoire au final ? On estime que le voyageur a le droit de transporter avec lui des objets personnels. Ils sont connus : c’est une valise avec une trousse de toilettes, une serviette… C’est ce qu’un voyageur est censé porter avec lui. Sinon, il y a un système de taxation forfaitaire appliqué lorsque ce montant dépasse les 50.000 dinars algériens (DA) et va jusqu’à 100.000 DA. Si au moment du contrôle, l’agent des douanes constate qu’il s’agit d’une quantité commerciale ou d’une quantité qui dépasse le bon sens pour un voyageur. À ce moment, nous procédons à la taxation forfaitaire. Les douanes algériennes ont accusé un retard en matière de système d’information par rapport aux autres services, notamment de sécurité. Existe-t-il un programme pour rattraper ce retard ? Nous accusons toujours un retard parce que notre système d’information date de 1995. Ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui, nous le faisons avec l’ancien système. Une fois que nous aurons un système d’information nouveau, nous pourrons beaucoup évolué en matière de « e-service ». Vous pensez l’avoir quand ce système ? Le 3 juillet, il y a eu l’ouverture des plis pour le projet de nouveau système d’information. Normalement, tout sera fait à la fin du premier semestre 2018. Vous m’avez parlé du pouvoir accordé à un agent des douanes d’estimer la valeur d’une marchandise, autrement dit du pouvoir discrétionnaire d’un douanier. Cela pourrait favoriser des abus. Que faites-vous concrètement aujourd’hui pour éviter ces abus ? La Direction générale des Douanes a acquis des abonnements, notamment avec l’agence Thomson Reuters et une agence américaine, qui nous permettent d’avoir les valeurs des produits à l’échelle mondiale. Nous avons déjà une idée quant à la valeur des marchandises. À travers ce procédé, nous pouvons avoir des renseignements sur toutes les transactions au niveau mondial. C’est de cette manière que nous pouvons réduire ce pouvoir discrétionnaire du douanier. Car même pour un agent des Douanes, il est très difficile de déterminer une valeur en douane. Toujours est-il que ce pouvoir pourrait inciter à la corruption ? Oui, c’est une possibilité étant donné que le risque zéro n’existe pas. Simplement, il y a un contrôle qui se fait à posteriori. Dans le nouveau Code des Douanes, nous avons renforcé le contrôle à posteriori qui s’étalera sur une période de trois ans. Nous avons la possibilité de revoir toutes les opérations qui ont été réalisées par une personne. De plus, nous favorisons aujourd’hui la gestion des risques par rapport à des renseignements, mais également par rapport aux contentieux et aux fausses déclarations qui ont été établies. S’il y a des opérations qui ont été faites en dehors des dispositions légales et réglementaires appliquées aux marchandises, le contrôle à posteriori peut rectifier le tir. Lors de sa visite à Oran (le 3 juillet), le Directeur général des douanes a révélé qu’une centaine d’agents des Douanes ont été présentés devant le conseil de discipline et une dizaine devant la justice. Parmi ces derniers, ils sont combien à avoir été arrêtés pour corruption ? Il s’agit de dossiers disciplinaires faits à l’encontre d’agents dont le comportement était mauvais ou pour des cas de corruption avérée. Pour ces derniers, c’est un dépôt qui est engagé et c’est à la justice de se prononcer. Toutefois, il existe des mesures conservatrices prises par les services des Douanes pour protéger les intérêts de l’administration et ceux du Trésor public. Cette année, nous avons eu entre 5 ou 6 cas de corruption. Pour le reste, ce sont des dossiers relatifs à des fautes professionnelles dans la gestion de l’activité douanière. Ces dossiers sont traités par des commissions paritaires pour infliger les sanctions administratives prévues par le règlement intérieur. Qu’est-ce que vous faites réellement pour lutter contre ce fléau ? Nous avons élaboré un programme de formation et de sensibilisation en collaboration avec l’Office central de répression de la corruption (OCRC), mais aussi avec l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLCC). Outre ce programme, les tutoriels informatifs et explicatifs permettent aux voyageurs, à travers la connaissance de leur droit et de leur obligation, de dénoncer tout comportement contraire à l’éthique professionnelle. Quelle est l’ampleur des surfacturations pratiquées par certains importateurs ? En 2016, nous avons eu entre 400 et 500 affaires de surfacturation des importations qui ont été traitées par l’administration des Douanes. Ce sont des dossiers de contentieux qui ont été élaborés par la Direction générale des Douanes. Certains dossiers ont été transférés à la justice. Quant au montant des pénalités, il s’élève à 41 milliards de dinars.
09 Juil 2017 à 18:49
Lutte contre les fausses importations : pourquoi le gouvernement fait fausse route
Depuis maintenant plusieurs années, les autorités multiplient les mesures pour réduire la facture des importations et lutter contre les abus des importateurs. La dernière mesure en date concerne l’introduction des licences d’importations pour plusieurs produits. Cette mesure a l’avantage de ne pas être en contradiction avec les différents accords signés par l’#Algérie (FMI, Union européenne…). Les limites des licences d’importations  Mais cette mesure semble avoir atteint ses limites, de l’aveu même du gouvernement. Fin juin, lors de la présentation de son plan d’action devant les députés, Abdelmadjid Tebboune avait, en effet, fait un aveu : « Le gouvernement vise un déficit dans la balance du #commerce #extérieur à moins de 10 milliards de dollars d’ici fin 2017 ». Ce niveau de déficit commercial, basé sur les données des 5 premiers mois de l’année, signifie que le gouvernement a complètement renoncé à l’objectif (très peu réaliste) de ramener les importations à 35 milliards de dollars en 2017 et qu’il entérine un niveau d’importations probable de l’ordre de 45 ou 46 milliards de dollars pour l’année en cours, soit le même montant qu’en 2016. Il prend ainsi acte, incidemment, du fait que les licences n’ont pas permis de réduire les importations qui sont stabilisées depuis l’année dernière . Pourquoi le système des licences ne parvient-il pas à réguler le commerce extérieur ? La réponse se trouve, en partie, dans l’ampleur de la fraude. D’abord, le système des licences a été en partie détourné. Exemple : « La banane est soumise aux licences. Mais un importateur de quincaillerie peut en importer aussi. Il suffit de payer un transitaire qui a de bonnes connexions avec le port et les douanes. Dans le conteneur de quincaillerie, l’importateur va glisser des cartons de bananes et le tout payé légalement via la banque en dinars convertibles », nous expliquait récemment un connaisseur du monde des importations. L’informel encourage la fraude aux importations Ensuite, plus globalement, une partie de la facture des importations est constituée de surfacturation. Au début de l’année, l’ancien premier ministre Abdelmalek Sellal avait estimé, lors d’un conseil de gouvernement, la part des surfacturations à 25% du montant pour certains produits. Ce chiffre n’a jamais été reconnu publiquement par les autorités. Cette fraude aux importations est facilitée par plusieurs éléments : l’impossibilité de contrôler tous les conteneurs, la corruption élevée dans les ports mais surtout par l’absence de facturation sur le marché local. Une fois que la marchandise frauduleusement importée est introduite sur le marché, il devient impossible de la distinguer de celle importée légalement. La banane importée illégalement se retrouve sur les marchés à côté de celle importée légalement, sans possibilité de les distinguer, vu que les commerçants « achètent et vendent sans factures ». Dans ce contexte, s’attaquer aux fausses importations sans lutter contre l’informel, est tout simplement une perte de temps. L’autre dossier auquel le gouvernement doit s’attaquer est celui du marché noir de la devise. Aujourd’hui, l’écart entre la cotation officielle de l’euro (123 dinars) et sa valeur sur le marché parallèle (194 dinars) avoisine les 60%. Sur le marché noir, les transactions représentent plus de 5 milliards d’euros par an. Un marché colossal qui échappe au contrôle de l’État. Non seulement le Trésor public ne perçoit pas de taxes sur ces transactions mais l’existence du change parallèle est, aux côtés du besoin de se constituer des avoirs à l’étranger, la principale raison qui explique les surfacturations. C’est un appel à la surfacturation. Un importateur peut gagner des sommes colossales simplement en signant quelques documents au niveau de sa banque. Il n’a même pas besoin de vendre la marchandise qu’il importe. C’est ce qui explique les centaines de conteneurs abandonnés dans les ports. À plusieurs reprises, la Banque d’Algérie a botté en touche concernant l’instauration des bureaux de change. Les explications qu’elle fournit (l’absence d’un tourisme de masse) ne sont pas convaincantes. En plus d’encourager les surfacturations des importations, un marché parallèle des devises non-contrôlé est également un lieu pour blanchir l’argent de la drogue et de la corruption. Beaucoup d’improvisation Par ailleurs, la multiplication des mesures, parfois surprenantes, visant à contrôler le commerce extérieur donne l’impression que le gouvernement improvise beaucoup et ne sait pas quelle méthode appliquer. Ces dernières années, le commerce mondial a beaucoup évolué, et avec lui les techniques de fraude. Les fonctionnaires des différents ministères ne sont pas outillés pour répondre efficacement à ce défi. Le gouvernement devrait s’attacher les services de cabinets mondiaux spécialisés et d’experts internationaux pour mettre en place une véritable stratégie globale.
06 Juil 2017 à 23:23
Commerce extérieur: Baisse de plus de 54% du déficit commercial sur les 5 premiers mois 2017
Le déficit commercial de l`#Algérie s'est chiffré à 3,97 milliards de dollars (mds usd) sur les 5 premiers mois de l'année 2017, contre un déficit de 8,71 mds usd sur la même période de 2016, soit une baisse de 54,4%, a appris mardi l`APS auprès des Douanes. Les exportations ont augmenté à 15,7 mds usd entre janvier et fin mai de l`année en cours contre 11,15 mds usd sur la même période de 2016, soit une hausse de 40,77%, précise le Centre national de l`informatique et des statistiques des Douanes (Cnis). Pour les #importations, elles ont très légèrement diminué en s’établissant à 19,67 mds usd en janvier-fin mai 2017 contre 19,86 mds usd en janvier-fin mai 2016, soit un recul de 0,98%. Les #exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 80% contre 56 %.
21 Juin 2017 à 19:49

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