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Le FMI et la Banque Mondiale douchent l’optimisme du gouvernement algérien

Economie - Crise économique - 18 Avril 2018 à 12:13

Décidément l’agenda économique du printemps 2018 n’est pas très favorable à la communication du gouvernement algérien. Quelques semaines après le FMI qui, au mois de mars dernier, estimait que « les nouvelles mesures prises par le gouvernement risquent d’aggraver les déséquilibres économiques, accentuer les tensions inflationnistes et accélérer la perte de réserves de changes », c’est au tour de la Banque Mondiale d’annoncer carrément mardi 17 avril que « le pays se dirige vers une #crise #financière ».Des déclarations qui constituent une véritable douche froide et viennent contredire l’optimisme affiché encore en début de semaine par le premier ministre #Ahmed #Ouyahia.Une accélération de l’inflation dès cette annéeAhmed Ouyahia se félicitait également samedi dernier d’une baisse de l’inflation qui est passée sous la barre des 5% au cours des premiers mois de l’année en cours, selon l’ONS. Il y voyait, avec un soupçon d’ironie, un démenti infligé « aux prévisions des experts ».Le #FMI et la #BM annoncent au contraire en chœur que les premiers signes d’une accélération de l’#inflation devraient être visibles dès cette année. Le FMI relève ses prévisions pour l’inflation à 7,4% en 2018 contre une projection initiale de 4,4%. La projection pour 2019 se situe autour de 7,6%. La BM est encore plus pessimiste qui annonce 8,1% en 2019 et 9% en 2020.Comme on peut s’en douter, les explications de cette accélération de l’inflation sont les mêmes. « La persistance du déficit budgétaire pourrait provoquer une forte création de monnaie, les autorités ayant jusqu’à présent refusé de financer le déficit en procédant à des emprunts extérieurs », écrit la Banque Mondiale qui juge que « l’intention manifestée par les autorités de recourir au financement monétaire est très préoccupante ».De son côté, le FMI avait déjà averti en mars dernier sur le fait que « les expériences internationales montrent que le financement monétaire du déficit budgétaire entraîne un risque d’accélération de l’inflation ». Si l’État est forcé d’y recourir « il convient de limiter les montants empruntés et la durée de l’endettement ».La croissance en berne à partir de l’année prochaineMais en réalité, c’est surtout au-delà de l’année en cours que les institutions financières internationales prennent vraiment leur distance vis-à-vis des analyses du gouvernement algérien en dressant un tableau très sombre des perspectives de l’économie de notre pays pour les années à venir.« Il sera difficile pour le taux de croissance du PIB de dépasser le seuil de 2% sur la période 2019/2020, ce qui représente une progression anémique pour un pays à revenu intermédiaire comptant une très forte proportion de jeunes », déplore la Banque Mondiale qui ajoute sans grand risque d’erreur et pour la première fois, que les autorités algériennes auront du mal dans ce contexte à « résister à la tentation de retarder à nouveau le rééquilibrage des finances publiques » promis par le gouvernement pour l’année prochaine.Bien qu’il soit un peu plus optimiste pour la croissance l’année prochaine qu’il prévoit encore à 2,7% en 2019, le FMI annonce également une remontée du chômage à 11,8 % à partir de l’année prochaine.Une « crise financière » en perspectiveEn matière budgétaire aussi bien que pour nos équilibres extérieurs, les institutions basées à Washington n’hésitent plus désormais à évoquer les perspectives d’une « crise financière ».La Banque Mondiale prévoit une « aggravation du déficit » du budget en 2018 en raison du maintien du niveau de dépenses publiques à un niveau élevé non compensé par une hausse des recettes ». Le déficit budgétaire devrait atteindre cette année 11,4 % du PIB.Les perspectives sont encore plus mauvaises pour les réserves de change dont le montant (17 mois d’importations à la fin de 2017) pourrait ne plus représenter que cinq mois d’importation d’ici fin 2020, soit un niveau proche de 30 milliards de dollars.Même analyse du côté du FMI qui n’entrevoit pas d’amélioration sensible du déficit des paiements courants de l’Algérie qui continuera de s’élever à 9,3% du PIB en 2018 puis 9,7% en 2019.Si les réactions des institutions financières internationales au virage économique effectué par les autorités algériennes au cours de l’été dernier ont tardé à se manifester. Elles sont donc désormais sans ambiguïtés.Elles prennent acte des nouvelles orientations économiques algériennes et du nouvel agenda imposé par les échéances électorales. Dans son rapport publié hier, la BM relève que “l’adoption d’une politique monétaire non conventionnelle allège les contraintes sur les finances publiques à court terme ».Le FMI note pour sa part que « depuis la fin 2017, les autorités ont modifié leur stratégie macroéconomique à court terme. Pour stimuler la #croissance et la création d’emploiscroissancepoint de vue sur ce virage économique ne laisse cependant pas beaucoup de place au doute.Il risque purement et simplement d’aggraver les déséquilibres dont souffre déjà l’économie algérienne et il va entraîner notre pays vers une crise financière programmée désormais avec une précision croissante pour le début de la prochaine décennie.
"Sans la planche à billets, l'Algérie doit emprunter 20 milliards de dollars chaque année", estime Ouyahia
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a présenté ce dimanche 17 septembre 2017 le plan d'action du gouvernement à l'Assemblée populaire nationale (APN). Lors de son discours, le chef du gouvernement a présenté ses arguments en faveur du financement non conventionnel, se voulant rassurant quant à l'efficacité de cette mesure face à la crise financière et son "impact positif sur les citoyens, l'Etat et les entreprises locales".Ahmed #Ouyahia a affirmé lors de son intervention que le refus de l'Etat algérien de recourir à l'endettement ou à l'emprunt extérieur n'est pas "uniquement dogmatique". "Les banques, publiques notamment, n'ont plus assez d'argent et pour pallier une défaillance de 2000 milliards de dinars du Trésor, l'Algérie doit emprunter 20 milliards de dollars chaque année auprès du FMI", a-t-il déclaré."Au bout de 4 ou 5 ans, l'Etat algérien sera ainsi dans l'incapacité de régler sa dette. Une conjoncture que nous connaissons pour l'avoir vécue", rappelle le chef du gouvernement, insistant sur "ses conséquences infernales sur le quotidien des Algériens".Selon le Premier ministre, la dette auprès du Trésor public ne dépasse pas 20% du PIB. L'Algérie profiterait ainsi d'une marge de manoeuvre à la Banque d’Algérie pour demander des financements à un rythme serein.M. Ouyahia a indiqué que les emprunts de la part du Trésor public auprès de la Banque d'Algérie auront un "impact positif direct" sur les citoyens, car ils permettront de "relancer ou d'achever des projets de développement humain gelés ou bloqués ces dernières années, et ce, dans plusieurs domaines dont ceux de la santé et de l'éducation".De même, ces emprunts non conventionnels auprès de la Banque d'Algérie "permettront à l'Etat de continuer de fonctionner normalement sans devoir imposer aux citoyens de nombreux impôts nouveaux", selon lui.Ouyahia a par ailleurs rassuré que le "financement non conventionnel ne causera pas la dévaluation du dinar". Il estime que ce recul de 25 à 30% par rapport aux devises étrangères ces trois dernières années est causé par la chute des réserves de change.Il a également avancé que cette catégorie de financements aurait un "impact positif" sur les entreprises locales qui recouvreront leurs créances sur l'administration et pourront ainsi survivre et se développer, "alors que certaines autres PMI ont, malheureusement, été déjà acculés à la disparition".Le SG du RND a également affirmé que le recours à la planche à billets épargnera à ces sociétés une nouvelle hausse des impôts dans le cadre du projet de loi des finances 2018."Face à cette crise financière importée de l'extérieur, le gouvernement a décidé de recourir au financement non conventionnel interne comme l'ont fait d'autres pays, développés, à la suite de la crise financière mondiale il y a quelques années", a rappelé M. Ouyahia, citant la Royaume-Uni ou les Etats-Unis à titre d'exemple.C'est dans ce cadre que le gouvernement a déposé au Parlement un projet de loi portant amendement de la loi relative à la Monnaie et au crédit "pour autoriser la Banque d'Algérie à acquérir directement des titres qui seront émis par le Trésor", a-t-il ajouté, en notant que le Trésor public s'endettera pour financer les déficits du Budget.Le Trésor "financera aussi le remboursement de ses importantes dettes vis-à-vis de la Société nationale des hydrocarbures (Sonatrach) ou des banques publiques engagées dans l'assainissement de Sonelgaz, de sorte que les banques publiques retrouvent des liquidités qu'elles utiliseront pour le financement de l'investissement économique", a détaillé le Premier ministre.Ce financement exceptionnel sera limité à une durée maximale de cinq années, et sera "accompagné de réformes économiques et financières" pour rétablir l'équilibre des finances publiques ainsi que l'équilibre de la balance des paiements, a-t-il insisté.Donc, l'Algérie va recourir "temporairement" à ce type de financement pour faire face à une crise financière qui dure depuis plus de trois ans induite par une grave chute des prix des hydrocarbures, a-t-il encore souligné.
17 Sep 2017 à 17:08
Rationalisation ou austérité ?
Le Fonds Monétaire International pense que l’on va trop vite dans la réduction de nos dépenses. Il faut entendre par là les dépenses d’importations. D’un point de vue global cela n’est pas faux. Si tout le monde réduit ses dépenses et particulièrement les gros importateurs, cela aggraverait la crise mondiale de surproduction et en retour impacterait nos recettes d’exportation. Cercle vicieux : dans la balance mondiale moins d’importations implique moins d’exportations. Et pour ne pas tomber dedans, il ne faut pas être moutonnier. Réduire les dépenses quand les autres les augmentent l’inverse n’étant pas toujours vrai. Les exemples de l’Allemagne et de la Chine sont là pour nous le rappeler. Au #FMI donc d’administrer ses conseils et aux conseillés d’en tirer les conséquences. Car, s’il faut apprendre à raisonner global, il ne faut pas oublier le point de vue local. Et dans notre cas, la cohérence locale paraît très particulière. Le Fonds monétaire international préfère que nous importions pour soutenir notre appareil productif et l’économie mondiale, en nous endettant si nécessaire et en vendant des actifs publics. Encore faut-il ne pas être coincé sur ces deux sujets et faut-il pouvoir parier sur un certain avenir, une économie mondiale qui ne soit pas un jeu à somme nulle où celui qui importe gagne (rembourse ses dettes) comme celui qui exporte (sans accumuler alors d’excédents). Mais voilà, nous doutons que cela puisse être valable pour notre société sur sa pente actuelle. De pouvoir emprunter, elle abuserait, un peu comme les Grecs avant nous. On dira donc que le conseil conviendrait à une société dont l’économie fonctionnerait normalement, serait une belle machine, à l’image que lui prête et attend d’elle l’orthodoxie économique. Une société avec une autre pente, d’autres propensions à consommer, à épargner et à importer autrement adéquates et certaines conditions extérieures. Ce qui est loin de caractériser notre société avec ses fortes propensions à consommer et à importer. Il ne suffira donc pas de dépenser pour diversifier les activités et accroître le revenu, nous en avons déjà fait l’expérience. Notre société a besoin de revoir sa pente, ses habitudes et ses croyances pour que son économie puisse obéir aux mécanismes voulus. Il ne suffirait pas que son État puisse être doté d’une “bonne politique” économique. Tout se passe comme si notre société était une association d’individus, une société de frères, où chacun se contesterait le droit de disposer de l’autre, de ses biens et de ses agissements. Et cela non pas de façon arbitraire, mais même régulière. Chacun agirait à sa guise pourvu qu’il ait son propre champ, ne porte pas atteinte à l’intégrité de ses frères et de leurs intérêts. Libre d’agir dans le respect de la liberté d’autrui, très convenable à priori, mais qui ne saurait suffire pour faire une société régulière. Tout se passe comme si nous étions passés du village ou du douar à la ville sans translation d’ordre. Nous n’avons pas su faire de l’ancien du nouveau. Nous avons quitté nos villages/douars pour des villes qui ne nous ressemblent pas, dans lesquelles nous nous sommes dispersés. On aurait à faire ainsi avec une association où le capital de chacun ne peut être dissocié et dont personne ne disposerait de l’ensemble (pas de droit d’aînesse). Non pas une coopérative, mais une société indivise. Une société qui ne peut pas fonctionner sans le droit et qui pourtant s’en passe. Une société dirigeante à l’image d’une telle société en dispersion ne pense ni ne cherche à ce que son règlement soit celui de la #société dans son ensemble. En période d’abondance le champ de chacun s’élargit, il autorise la dispersion et les partages non conflictuels. En temps de #raréfaction des #ressources, le champ d’activité de chacun se resserre, empiète sur celui du voisin. La promiscuité guette et exige de l’ordre pour maintenir la vie et certains qui n’étaient pas prêts de s’y soumettre ne peuvent qu’être éjectés. La raréfaction des ressources va-t-elle discipliner leur usage ou faire passer à leur dispersion un nouveau seuil ? Il n’est pas sûr que la société dans son ensemble et celle qui la dirige consentent à édifier une société régulière. Sur les ruines de la société coloniale, elles ne s’y sont pas astreintes, elles n’en avaient pas le besoin. S’y obligeront-elles sur les ruines du système postcolonial qui en a hérité, alors que le besoin presse ? Le changement dans la nature des ressources fiscales pourrait-il y contraindre ? La réponse peut être positive : nos sociétés ont survécu à bien des colonisations, elles se sont adaptées et ont survécu. Il reste que malmenées depuis longtemps, on pourrait s’inquiéter, qu’elles puissent être empêchées de s’adapter, si la politique de rationalisation ne se faisait pas une politique d’accompagnement de la société dans son adaptation. Le gouvernement ne veut pas parler d’austérité, il veut que l’on parle de rationalisation des dépenses. Des dépenses publiques et privées. Il veut distinguer dans les dépenses publiques celles qui rapportent toujours de celles qui ne rapportent plus, celles que l’on peut isoler de celles que l’on ne peut pas. Il veut que l’on minimise les coûts et que l’on stabilise les recettes. Parler d’austérité reviendrait au même sauf qu’à la différence de la rationalisation des dépenses on manquerait de perspective, on resterait dans l’abstraction. Alors qu’avec les dépenses, nous sommes au plus près des choses. De plus, parler d’austérité serait comprendre les dépenses privées, s’exposer au risque de développer dans la société de nouvelles conduites aggravant la crise. Car s’il s’agit de réduire les dépenses publiques il ne faudrait surtout pas que les dépenses privées suivent. Au contraire. Aussi continuera-t-on à donner des occasions de dépenser, d’importer des véhicules ou à le faire croire. Mais laisser les conduites privées en dehors de l’affaire n’est pas non plus une solution, car ce serait fermer les yeux sur les causes de la crise. Ou faire semblant, donc ne pas traiter franchement. De séparer l’économie de la société, de faire de l’#économie une affaire de spécialistes, on rate les racines de la crise. Il est faux de croire que dans notre cas, les incitations et taxations des économistes suffiront pour produire le bon comportement des agents. Car il ne s’agit pas seulement de serrer la serrure pour laisser passer des circonstances malheureuses (la baisse du prix du pétrole pour l’État et ce qui deviendrait grave, la hausse des autres prix pour les consommateurs), mais de revoir des comptes, des attitudes et des croyances, de manière concrète. Sans une certaine foi dans l’avenir, un certain investissement social, une certaine discipline, point d’efforts, point de rectitude et de succès. Car avec la rationalisation des dépenses, il s’agit fondamentalement de rationaliser les conduites alors que l’on affecte l’existant et ses possibles développements. Car stabiliser des revenus (en moyenne) peut revenir à en stimuler de nouveaux (croissants) en substitution à d’anciens (décroissants). Rationaliser des conduites signifie aussi non pas devenir rationnel, mais changer de rationalité, de logique. Car nous n’étions pas irrationnels ni le gouvernement ne l’était qui dépensait une bonne moitié de ses ressources hors la loi de finances. Il avait ses raisons et nous avions les nôtres. Nous étions dans une logique, dans un ensemble d’enchaînements. Il nous faut entrer dans de tous autres qui puissent nous sortir de la dépendance extérieure que certains peuvent exploiter, parfois en désespoir de cause, pour construire leur fortune privée. #Rationaliser c’est enfin être raisonnable, un appel non pas à la Raison abstraite des spécialistes, mais aux raisons concrètes de distinction du plus et du moins (in)juste. N’est-ce pas la meilleure manière de différencier les positions, de mettre la majorité dans son camp, sans faire tort à une minorité ? Poursuivre la recherche du moins mauvais est plus sûr, car bien plus concret, plus vérifiable, que la recherche d’un idéal ou l’application d’une règle abstraite, parce qu’il nous fait moins décoller du réel, des pauvres et des orphelins, pourvu que l’attachement à un tel principe puisse être constant. Il resterait à savoir, si nous sommes prêts à changer de raisons avec la raréfaction des ressources : allons-nous faire une autre société en suivant des raisons, des façons honnêtes et vérifiables de faire ? Allons-nous adopter ces choses qui accroissent notre confiance mutuelle et notre implication sociale ? Allons-nous permettre à la société de se réapproprier ses espaces pour libérer sa dynamique ou continuerons-nous à lui imposer le carcan colonial ? Car il s’agit bien de cela, faire une autre société, mais cette fois tous ensemble, pas à pas, de sorte à établir des comptes et rapports convenables, équilibrés et solides. Car il s’agit bien de venir à bout de ces asymétries multiples dont l’instabilité de certaines d’entre elles va jusqu’à menacer nos existences ou consacrer notre indignité. Il nous faut croire à une rationalisation des dépenses qui déploie clairement aux yeux de chacun ses raisons. Car une telle politique implique nécessairement toute la société. Reste à savoir si le gouvernement persistera dans un comportement paternaliste ou s’il permettra à l’ensemble de la société de prendre part à cette redistribution des cartes entre le public et le privé. Il acceptera ainsi de porter la dispute autour des ressources dans l’espace public, ce qui lui donnera la possibilité de se soustraire à la pression des lobbys et de soumettre ceux-ci à la pression sociale. Il devrait alors y avoir une certaine « débandade », mais au profit d’une nouvelle structuration pacifique et ordonnée. Qui pourra l’inspirer ? L’exemple est à rechercher du côté de la multitude des producteurs qui à leurs liens et leurs biens sont toute attention. Et du politique qui peut émerger du mouvement de cette multitude et accompagner sa montée en puissance. Oui rationaliser aujourd’hui c’est cheminer sur les pas de ces nombreuses fourmis et contribuer à la formation et à la montée en puissance de leur contingent. Comme ces fourmis, il faut s’adapter à ce terrain mouvant qu’est le monde incertain d’aujourd’hui, s’en rendre maître autant que cela est possible, en fixer les lignes de force et de fuite, pour pouvoir prospecter puis s’y engager de manière plus audacieuse. Il faut avoir de bonnes prises sur le monde, avoir fait la part des bonnes et des mauvaises, pour vouloir et pouvoir en établir de nouvelles, élargir le domaine de ses interdépendances en renforçant celles qui peuvent les porter plus loin. Pour réduire les #dépenses, minimiser les coûts et stabiliser les recettes, le gouvernement doit différencier les positions de sorte que la compression des besoins n’aboutisse pas à des explosions ou implosions, mais à de nouvelles mises en ordre de ceux-ci, une réorientation des énergies et à l’intériorisation progressive de nouvelles rationalités. Comment y parvenir sans que la logique de différenciation de la société ne s’arcboute sur quelque impasse ? Tant que la société n’entreverra pas d’issue à la crise, elle s’efforcera de s’adapter en suivant ou résistant à la politique de différenciation des positions que mettra en œuvre la politique d’accompagnement du gouvernement. Car développer une autre politique qui ne soit pas d’accompagnement de l’adaptation de la société à une politique de rationalisation, avant que ne soit apparue une issue à la crise, ne peut conduire qu’à un blocage de la restructuration des demandes et des offres sociales, et à établir le politique en porte-à-faux de la société. Car si une issue tarde à apparaître, la politique de réduction des dépenses n’aura réussi qu’à comprimer les anciennes dispositions de la société qui finiront par se détendre ou se rompre d’une manière ou d’une autre. Qu’elles puissent se détendre dans de nouvelles voies, avec de nouvelles dispositions, voilà ce qui doit être recherché même à l’aveugle, en tâtonnant. Point besoin d’experts pour ce faire ou plutôt un besoin du genre de ceux qui sont outillés pour prêter une attention particulière aux bons acteurs, à leur savoir-être et savoir-faire, capables de servir de modèle au reste de la société dans la quête d’une issue à la paupérisation sociale. La recherche d’une telle issue doit être sociale, voilà un sens véritable de la démocratie et non un simple faire valoir de la fonction politique. Il faut le répéter, la société doit être partie prenante de son mouvement d’adaptation pour qu’elle puisse rendre à la politique son efficacité. La société pourra se projeter dans un modèle de société dès lors que les nouvelles dispositions et tendances sociales seront suffisamment claires pour le porter durablement. Il ne s’agit plus de projeter à partir d’un esprit bien-pensant, de principes abstraits, mais de projeter à partir de tendances réelles. Il ne s’agit pas de cultiver la démocratie pour la démocratie, pour s’épargner le devoir d’accomplir de telles explorations et projections, mais de comprendre qu’il s’agit du moins mauvais système pour accorder volonté politique et volonté sociale. Cultiver la démocratie pour la démocratie se révèlera un facteur de blocage si cela dispense le politique de négocier avec le mouvement réel de la société et du monde, si cela lui fait oublier ce qu’une telle culture doit réaliser. Si l’on continue à ne prendre en compte la société que de manière théorique, il est évident que le politique ne pourra pas émerger du mouvement de la société et qu’il ne pourra pas accompagner son mouvement d’adaptation et d’autocorrection. Le politique se trouvera dès lors exposé à la seule influence des grands lobbys et en porte-à-faux de la société. Il n’est pas question non plus aujourd’hui de s’identifier à un maître de la tradition pour réaliser l’unité des volontés sociales et politiques, ou peut-être cette prétention ne recouvre-t-elle que notre difficulté à trouver à ces volontés un nouveau rapport, ou peut-être encore ne masque-t-elle que le mode silencieux ou clandestin de leur arrangement. C’est de maîtres qui accompagnent la transformation des volontés sociales en volonté politique que nous avons besoin. Source m.huffpost.com
02 Avril 2017 à 00:35
Les membres du Conseil constitutionnel cèdent 10% de leurs salaires au profit du trésor public
Le président et les membres du Conseil constitutionnel ont décidé de céder 10% de leurs salaires au profit du trésor public, a indiqué mardi un communiqué de cette institution Cette décision qui entre en vigueur “à partir de janvier 2017” se veut “un geste de solidarité, dans le cadre de la conjoncture économique difficile que traverse notre pays”, a précisé la même source. Le président de l’Assemblée populaire nationale (#APN), Larbi Ould Khalifa avait décidé lui aussi de céder le même taux de son salaire au profit du trésor public. Des députés proposaient déjà avant l’adoption du projet de la Loi de finances 2017 à ce que les membres du parlement et les hauts cadres de l’Etat baissent leurs salaires, “en signe de solidarité avec le peuple algérien”. Ils avaient d’ailleurs validé une proposition de céder au trésor public 50% de leur prime de départ, s’élevant à 1,2 million Da. Source m.huffpost.com
28 Dec 2016 à 14:39
Hausse de la TVA : pourquoi le gouvernement se trompe de bataille
Les commerçants expriment leur mécontentement dans plusieurs régions du pays, en organisant des mouvements de grève, dont un est prévu à partir du 2 janvier. En sus des contrôles des autorités, jugés « arbitraires », nombre d’entre eux protestent contre la hausse des taxes anticipée en 2017. Parmi elles, la taxe sur la valeur ajoutée (#TVA) qui augmentera de 2 points, passant de 17% à 19%, à la faveur de l’entrée en vigueur de la Loi de finances (LF) 2017. Hausse des revenus du gouvernement ou baisse de la consommation ? À travers le relèvement du taux de TVA, le gouvernement compte augmenter les revenus de l’État, en période de crise budgétaire et d’effondrement des recettes, notamment pétrolières. Ainsi l’Algérie souhaite compenser, un tant soit peu la réduction des rentrées fiscales en jouant sur les différentes taxes imposées au contribuable. Est-ce pour autant un bon calcul ? En soi, une hausse de la TVA peut répondre à une volonté de réduire des achats des ménages. Au vu de la surconsommation, voire du gaspillage qui a cours en Algérie, cette piste peut paraître intéressante. En théorie, toucher au pouvoir d’achat des Algériens, en renchérissant les produits, peut pousser les consommateurs à être plus regardants à la dépense et ainsi réduire la consommation globale et, dans le cas de l’#Algérie, une baisse de la facture des importations. Ceci implique logiquement une baisse de la collecte des taxes dans le budget de l’État. « Un mal pour un bien », dès lors qu’une rationalisation de la consommation permet également de préserver les Réserves de change du pays. Mais dans les faits, la LF 2017 prévoit une augmentation des recettes fiscales ordinaires (hors revenus tirés du pétrole). En somme, la hausse de la TVA, en même temps que d’autres taxes, comme celle sur la consommation intérieure (TIC) vise bien à renflouer les caisses de l’État. Dans ces conditions, le gouvernement semble se tromper de calcul. Il risque surtout de découvrir que ces prévisions seront largement faussées par la réalité du terrain. Surtout, cette opposition entre deux objectifs dénote de la courte vue du gouvernement en termes de politique fiscale et économique et reflète la précipitation dans laquelle a été élaborée la Loi de finances. En effet ces hausses des prélèvements ne manqueront pas d’avoir d’autres effets indésirables sur l’économie du pays. Conséquences néfastes de la TVA De fait, la TVA est plus qu’une simple taxe qui impact la consommation. Comme son nom l’indique, elle touche à la valeur ajoutée des entreprises et, à ce titre, cette taxe est semblable à un impôt sur le revenu. Or, « toute valeur ajoutée a pour contrepartie une distribution de revenus (salaires, intérêts, profits), explique l’économiste Pascal Salin, dans un entretien au média Atlantico. Ce faisant, la hausse de la TVA se traduit « dans le court terme par une baisse des profits », soit les marges des entrepreneurs et des commerçants, ainsi que par une augmentation moins importante des salaires, selon la même source. Dans le même temps, une augmentation du taux de la TVA risque de détruire des emplois « puisqu’elle réduit les profits et donc les incitations à entreprendre. Par ailleurs, à plus long terme, la baisse des rémunérations peut aussi décourager les travailleurs potentiels », analyse l’économiste. De surcroît, le relèvement des taux de TVA ne manquera pas de créer, à moyen terme, une inflation pourtant déjà élevée. Enfin, dans le contexte algérien, une nouvelle hausse des prélèvements créera des incitations indirectes à transférer une (plus grande) partie des activités vers l’informel, afin d’échapper à l’impôt. L’informel ignoré Précisément, les représentants de l’État continuent, curieusement, à détourner le regard du véritable problème de l’économie du pays. Alors que l’informel peut constituer un vivier important de recettes fiscales, le gouvernement et l’administration tardent de prendre en charge la question. Au contraire, augmenter les impôts – un réflexe compréhensible en temps de stress budgétaire – contribue à avantager le secteur de l’informel, déjà tentaculaire. D’autant que l’Algérie est l’un des pays qui taxe lourdement ses entreprises. En lieu et place de mettre au point une véritable stratégie d’insertion de pans entiers de l’économie dans le circuit officiel, l’Algérie a choisi la solution de facilité. En effet, les mesures nécessaires sont connues : baisser les impôts dans un premier temps, réduire les entraves bureaucratiques et assurer une stabilité juridique aux entreprises. Avec l’objectif d’inciter la création d’entreprises et l’élargissement de l’assiette fiscale. Surtout, un renforcement des contrôles et des sanctions s’impose. Là aussi, les solutions sont connues, parfois mêmes annoncées, mais jamais mises en œuvre. La concrétisation du registre de commerce électronique permettrait, par exemple, une grande traçabilité des transactions et de la situation de chaque commerçant et entreprise. Entre-temps, l’Algérie préfère créer des cartes grises « biométriques » (électroniques), notamment pour empêcher le vol de véhicules, un phénomène somme toute marginal dans le pays. La priorité semble ailleurs. Source www.tsa-algerie.com
26 Dec 2016 à 19:04
Pétrole : accord « sans précédent » à Vienne entre les pays Opep et non-Opep
Nouvel accord sur le marché pétrolier : les pays non-membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (#Opep) acceptent de réduire leur production de 600 000 barils par jour (bpj), rapporte, ce samedi 10 décembre, le quotidien américain The Wall Street Journal (WSJ). Réunis à #Vienne (Autriche) avec les pays de l’Opep, les autres producteurs majeurs ont conclu un accord qui, s’il est concrétisé, représenterait « un niveau de coopération (…) sans précédent », souligne le WSJ. Cette entente permettra de réduire le surplus de production et de stocks mondiaux de brut, soutenir les prix et les économies des pays pétroliers, durement affectés par l’effondrement des cours du baril, poursuit le WSJ. La réduction de 600 000 bpj convenue ce samedi vient s’ajouter aux 1,2 million de bpj retirés du marché par le cartel pétrolier. Un total de 1,8 million de bpj, équivalent à 2% de la production mondiale, précise la même source. Plus tôt, le ministre russe de l’Énergie, Alexander Novak s’est montré confiant quant à la réussite de la rencontre dans la capitale autrichienne et a renouvelé l’engagement de la #Russie de réduire son extraction de 300 000 bpj. Cette nouvelle devrait faire bondir les cours du brut à l’ouverture de la bourse lundi prochain. Le prix du #Brent a clôturé hier à 54,31 dollars à Londres. Source www.tsa-algerie.com
10 Dec 2016 à 18:38
Crise économique : les ​ministres reverseront 10% de leurs salaires au Trésor public
Les membres du gouvernement vont verser 10% de leurs salaires au Trésor public à partir de janvier 2017 en solidarité avec l’État qui fait face à une crise suite à la chute du prix du pétrole, a appris TSA d’une source sûre. Le salaire moyen d’un ministre est de 300.000 DA. La ministre de la Solidarité nationale, Mounia Meslem, s’est dit prête à verser la totalité de son salaire au Trésor public et appelé les femmes cadres de l’État à faire de même. Lundi dernier, le bureau de l’APN a décidé de maintenir l’indemnité de départ des députés en fin de mandat mais ces derniers ne devraient percevoir que 50% du montant prévu. Source www.tsa-algerie.com
30 Nov 2016 à 23:29
Le pouvoir d’achat mis à rude épreuve, Les salaires érodés par la crise
Une enquête de l’Office national des statistiques (ONS) fait ressortir les différents niveaux de salaires des Algériens dans les deux secteurs, public et privé. Au-delà de ces niveaux de revenus, il y a lieu de souligner toute la difficulté des ménages à faire face à une crise synonyme d’une augmentation des prix généralisée et de la dépréciation du #dinar. Comparativement à l’année 2014, les salariés algériens ont été mieux rémunérés en 2015. C’est, du moins, le résultat d’une enquête menée par l’Office national des statistiques (ONS) sur le salaire net moyen mensuel que perçoivent les #salariés de 581 entreprises publiques et de 252 entreprises privées. D’après les résultats de cette enquête, le salaire net mensuel moyen des travailleurs algériens est évalué à 39 200 DA en 2015, enregistrant un taux d’évolution de 3,8% par rapport à l’année précédente. Sur ce chiffre, le secteur public prend le dessus en offrant en moyenne un salaire de 54 700 DA à ses salariés contre 32 100 DA seulement chez le privé. Selon l’étude annuelle de l’ons, les secteurs des hydrocarbures et des finances offrent les meilleurs salaires en Algérie, dont les revenus mensuels nets sont respectivement de 100 500 DA/mois et 59 200 DA/mois. Dans une tentative d’expliquer cette bonne rémunération par rapport aux autres secteurs, l’ONS évoque le fait que ces deux secteurs emploient majoritairement des diplômés et bénéficient, grâce à leur système de rémunération spécifique, d’une meilleure liberté de salaire. Au bas de l’échelle, on trouve, comme attendu, le secteur de la construction qui n’offre que 29 900 DA de salaire. Même si l’ONS explique ce bas revenu par le fait que ce secteur n’emploie que des agent d’exécution, il fait tout de même, à titre comparatif, état du grand écart entre le salaire que touchent les agents exécutifs dans les différents secteurs. S’il est de 68 700 DA pour un simple agent d’exécution dans le secteur des hydrocarbures, il ne dépasse pas les 23 400 DA pour ceux du secteur de la santé, soit quelque 5000 DA de plus seulement sur le SNMG. Dans le #privé, le secteur des finances place la barre très haut en offrant à ses salariés 73 200 DA par mois contre seulement 25 700 DA et 27 500 DA pour respectivement le secteur des mines et carrières et celui de l’immobilier et services. Il est à signaler que cette enquête ne concerne nullement les administrations et le secteur de l’agriculture. L’intégration de ces deux secteurs aurait certainement fait basculer la donne, étant donné que sont exclus de cette étude les secteurs qui octroient le salaire parmi les plus bas, à savoir l’agriculture, aux revenus instables et la Fonction publique, qui connaît toujours des mouvements de protestation motivés par la baisse des salaires. Une question se pose : être mieux payé est-ce synonyme de vivre mieux ? La réponse est majoritairement négative. Pour Rachid Malaoui, président du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), les Algériens n’ont pas encore atteint le salaire qui leur permettrait de vivre dans les normes de la décence. Ils sont encore nettement plus loin de la vie de luxe. «D’après notre étude annuelle sur le pouvoir d’achat de 2015, il faudrait au moins 60 000 DA de salaire mensuel net pour faire survivre une famille de 5 personnes. Survivre veut dire que sont exclues du quotidien de cette famille toutes les possibilités d’aller vers des achats de moindre nécessité ou de plaisir, à savoir les bonbons ou jouets pour les enfants, et n’avoir droit qu’à un seul et unique kilo de viande par mois. Sur ce salaire considéré comme le minimum vital pour une famille ordinaire, sont également exclues les idées d’économies ou de vacances», explique notre interlocuteur. D’après ses prévisions, issues de la conjoncture économique actuelle et des différentes déclarations officielles, notamment celle du Premier ministre, qui annonce une année 2017 difficile, le pouvoir d’achat des familles algériennes n’est pas sorti de l’auberge. Avec la hausse de la TVA, qui signifie la hausse des prix de tous les produits, ainsi que l’hypothèse de révision du taux de l’IRG, ultime solution devant l’Etat, les temps ne seront pas seulement durs mais catastrophiques pour les années à venir. A en croire ces propos, l’Algérie est sur une véritable poudrière. Source : www.elwatan.com
20 Nov 2016 à 10:54
Face à la crise économique, le gouvernement s’accroche aux prévisions les plus optimistes des experts du marché pétrolier
Hadji Baba Ami, ministre des Finances, a justifié, ce mercredi 16 novembre, l’épuisement du Fonds de régulation des recettes par la situation financière du pays, confronté à la chute du prix #pétrole. « Le FRR n’est pas un Fonds souverain. Il a été créé justement afin de préserver les équilibres financiers du pays », a-t-il expliqué aux parlementaires qui ont exprimé à l’occasion du débat sur le projet de Loi de finances 2017 leurs inquiétudes et leur crainte quant à l’épuisement de ce Fonds. Dans sa réponse, le #ministre a fait savoir que le recours au #FRR ne date pas d’aujourd’hui. « De 2000 à 2015, 17.775 milliards de dinars ont été puisés dans FRR. Ce qui représente 90% de ses recettes dont 14.000 milliards pour couvrir le déficit du Trésor », a détaillé le ministre. À l’adresse de l’opposition qui a reproché au #gouvernement d’abandonner sa politique d’aide aux couches les plus démunies, Hadji Baba Ami a affirmé que l’État a consacré en 2016, 287 milliards de dinars d’aides directes pour subventionner les produits de large consommation. Pour 2017, la somme sera de 255 milliards. Les transferts sociaux coûteront la bagatelle de 1631 milliards de dinars l’année prochaine, a-t-il ajouté. Le ministre a rappelé qu’un chantier a été lancé depuis quelques mois impliquant trois départements (la Solidarité nationale, l’Office national des statistiques et le ministère des Finances) dans l’objectif de mettre en place un système d’aide et d’appui « plus équitable et plus juste ». Comprendre : des subventions ciblées. Le ministre n’a pas évoqué dans sa réponse devant les députés la stratégie de sortie de crise préparée par le gouvernement. « Un baril à 50 dollars permettra au gouvernement de couvrir les dépenses prévus dans le projet de Loi de finances 2017 », s’est-il contenté d’affirmer. Le gouvernement a-t-il des solutions dans le cas où le pétrole venait à baisser sous 50 dollars ? Baba Ami est confiant : « Les experts et les spécialistes s’accordent à confirmer que le prix du pétrole se maintiendra à 50 dollars en 2017 ». Concernant les projets gelés, le ministre a assuré qu’il seront relancés avec l’amélioration de la situation financière du pays. Source : www.tsa-algerie.com
16 Nov 2016 à 16:07
Incapacité de l’État à payer les fonctionnaires : « Dans les faits, Ouyahia n’a pas tort »
Ahmed Ouyahia, secrétaire général du #RND et directeur de cabinet du président Bouteflika, a évoqué la perspective pour l’État de se retrouver dans l’incapacité de payer les fonctionnaires. Une situation qui rappelle la cessation de paiement du début des années 1990. De quelle marge de manœuvre le gouvernement dispose-t-il ? Quand se retrouvera-t-on éventuellement dans l’incapacité de verser les salaires des fonctionnaires ? Éléments de réponse. Licenciements dans la fonction publique ? « Dans les faits, Ouyahia n’a pas tort », confirme l’analyste financier Ferhat Ait Ali. Un tel scénario est inévitable si l’on maintient les transferts sociaux à leur niveau actuel, selon lui. « Il faudra bien faire des économies quelque part », prévient Ait Ali. Dans ce cas, ce sont les salariés de la fonction publique et particulièrement les détenteurs de contrats à durée déterminée (CDD) qui seront les plus touchés, indique la même source. Dans un premier temps, il s’agira de licenciements purs et simples : l’État ne pourra pas se permettre de toucher aux salaires de certaines catégories de fonctionnaires, comme ceux des secteurs de l’éducation, de la santé ou des forces de sécurités (militaires, police…). Il restera ainsi « les maillons faibles », soit les fonctionnaires des collectivités locales. Pour maintenir les effectifs et les salaires des premiers, le gouvernement n’aura d’autre choix que de se séparer de ces derniers, précise notre interlocuteur. Alternativement, il faudra réduire davantage les dépenses d’équipement et d’investissement publics, prévient Ait Ali. Ceci entraînerait une baisse de l’activité et donc de la fiscalité. En d’autres termes, un impact économique majeur, avec son lot de licenciements massifs, s’alarme-t-il. Le problème se posera en 2018 Mais quelle est la marge de manœuvre du gouvernement et quand serait-il confronté à une telle situation ? Ferhat Ait Ali est catégorique : dans les conditions actuelles de notre économie, « le problème se posera dès 2018 ». En effet, avec la gestion actuelle du budget, l’Algérie sera confrontée à cette éventualité d’ici deux ans, estime l’expert. Par ailleurs, Ferhat Ait Ali considère que les recettes pétrolières et ordinaires prévisionnelles (2018 et 2019) contenues dans la Loi de finances pour 2017 sont erronées. Ainsi, les budgets annuels seront intenables et nécessiteront des corrections. Les salaires des fonctionnaires pourraient être la variable d’ajustement, dit-il en somme. Positionnement politicien d’Ouyahia Ouyahia a donc raison sur le fond de la question. Cela dit, sa sortie médiatique ne manque pas de faire réagir. Beaucoup s’étonnent de ces propos. « Il est lui-même ancien Premier ministre et il est responsable de la situation en amont », dénonce Ait Ali. Le même relève par ailleurs le paradoxe dans le positionnement d’#Ouyahia : « le Premier ministre parle de redressement, tandis que lui ‘casse du sucre’ sur le dos de #Sellal ». Source www.tsa-algerie.com
14 Nov 2016 à 00:14





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