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Alger en fête à l'occasion de Yennayer (Photos) Célébration de la fête de Yennayer.

Société - Culture - 13 Jan à 13:22

Alger-centre s’est réveillée ce samedi 12 janvier au rythme des festivités à l’occasion de la célébration du nouvel an amazigh #Yennayer 2969.De la musique, de la danse, du Baroud, et des défilés en tenues traditionnelles et des compétitions au programme de cette journée de fête. Jeunes et moins jeunes ont allié les festivités. Tout en couleurs, #Alger, s’est transformée, l’espace d’une matinée, en ville joyeuse et avenante. Retrouvez en images et vidéos, la célébration de cette fête nationale. 
CÉLÉBRATION DU CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE L’ARTISTE Slimane Azem revient à Agouni Gueghrane
Le coup d’envoi de la semaine culturelle en hommage à #Slimane #Azem a été donné dans la journée de mardi. Plusieurs activités culturelles ont été concoctées jusqu’au 1er septembre.Le coup d’envoi solennel de la semaine culturelle organisée à l’occasion de la célébration du centenaire de la naissance du monument de la chanson kabyle Slimane Azem (1918-2018) a été donné, mardi, par le P/APC d’Agouni Gueghrane (daïra des Ouadhias, à 25 km au sud de Tizi Ouzou), devant un nombreux public et de nombreux invités dont le P/APW intérimaire, Rabah Menaoum, le sénateur Hocine Haroun et les députés Lila Hadj-Arab (RCD) et Belkacem Benbelkacem (indépendant).Dès le début de la cérémonie, une minute de silence a été observée à la mémoire du défunt Slimane Azem et de tous les artistes disparus. “Ce n’est pas en quelques minutes qu’on peut évoquer le parcours de cet homme de dimension nationale et internationale. Dda Slimane, que Dieu ait son âme, est né dans ces montagnes du Djurdjura et il est resté attaché à sa terre natale jusqu’à sa mort en 1983 sans l’avoir revue, après plus de trente ans d’exil.Il a chanté l’amour, la vie, la fraternité, la femme, l’humanité en dépit de tout ce qu’il a subi”, clamera le maire d’Agouni Gueghrane, fortement ému en la circonstance. Et d’ajouter : “C’est un sacré devoir de mémoire que de lui rendre un vibrant hommage aujourd’hui, car nous sommes fiers de lui et de tout le patrimoine artistique qu’il nous a légué et qui nous interpelle tous sur un grand nombre de valeurs, surtout que c’était un visionnaire qui prédisait les évènements et qui a aussi chanté la révolution.”De son côté, le sénateur Hocine Haroun soulignera que Dda Slimane appartient à cette race d’hommes inébranlables et justes. “Déjà, le fait de prononcer son nom est une grande fierté pour nous tous, car c’est un pilier de la chanson kabyle, et sa réhabilitation nous oblige à lui vouer beaucoup de respect et lui consacrer tant de sacrifices”, soulignera-t-il. Pour sa part, Hend Sadi dira tout simplement qu’“à l’occasion de la commémoration de ce centenaire, le grand Slimane Azem a été humblement réhabilité par les siens”. Il y a eu aussi d’autres intervenants qui sont revenus sur le parcours incomparable de l’auteur de la chanson mythique Afagh a y ajrad tamurt iw (les sauterelles), allusion faite au colonialisme français qui avait envahi notre pays. Après les prises de parole et le dépôt de gerbes de fleurs devant sa maison natale, actuellement en ruine, il a été procédé à l’inauguration d’une exposition de photos et d’articles de presse sur la vie et l’œuvre du défunt artiste dans les locaux de l’école primaire d’Agouni Gueghrane pendant que les autorités locales et de nombreux fans et citoyens ont pris la route de Taourirt Moussa pour s’incliner sur la tombe de Lounès Matoub, un grand ami de Dda Slimane.Au programme de la journée de mardi, il a été programmé un gala artistique sur la grande place du village, agrémentée de portraits de l’enfant prodige d’Agouni Gueghrane, et une conférence animée par Arab Aknine qui s’est longuement étalé sur la vie tumultueuse et l’œuvre colossale de Dda Slimane.Pour la journée d’hier, les organisateurs ont programmé la finale du tournoi de football dédié à Slimane Azem au stade des Ouadhias. Quant à la journée d’aujourd’hui (jeudi), le professeur et chercheur universitaire Saïd Chemakh animera une autre conférence sur la chanson identitaire engagée, et la soirée sera égayée par un autre gala artistique et un récital poétique. Pour la journée de vendredi, l’écologie sera à l’honneur avec une conférence animée par Arezki Hammoum.Quant à la clôture, prévue samedi 1er septembre, elle sera ponctuée d’une conférence de Hend Sadi sur l’apport de Slimane Azem dans la création de l’académie berbère aux côtés d’autres artistes et hommes de lettres, à leur tête le défunt Bessaoud Mohand Arab. La soirée sera marquée par une cérémonie de remise des prix aux lauréats des différents examens scolaires (bac, BEM et 5e) et une distribution de récompenses aux animateurs de la finale du tournoi de football, alors qu’un autre gala artistique est prévu pour la même soirée avec de nombreuses surprises.Il est à noter que la célébration du centenaire de l’illustre Dda Slimane se déroulera dans plusieurs localités du pays jusqu’au 28 janvier 2019, date anniversaire de sa disparition, le 28 janvier 1983 à Moissac, à l’âge de 65 ans.
01 Sep 2018 à 11:50
Célébration des mariages à Oran : Changements dans les habitudes et nouveaux business
En l’espace d’une trentaine d’années, le rituel des #mariages a énormément changé et tout un business s’est graduellement installé, au grand bonheur des familles qui ont fini par se décharger complètement des tâches, souvent ardues, qui entourent les festivités.La scène se passe dans un quartier tout à fait ordinaire d’#Oran, une des anciennes cités qui cernent le centre-ville. Un boucan d’enfer entoure l’entrée d’un immeuble noyé au milieu des rythmes «karkabou», des sonorités insupportables des «naffar», ainsi que des tirs de feux d’artifice. Au milieu de cette ambiance indescriptible, les convives agglutinés devant la porte assistent à la sortie de la mariée.C’est l’un des moments les plus forts du cérémonial lié à la célébration des noces. Signe des temps, cette partie de la soirée est filmée avec un drone surplombant la foule. Il faut dire qu’en l’espace d’une trentaine d’années, le rituel a énormément changé et tout un business s’est graduellement installé, au grand bonheur des familles qui ont fini par se décharger complètement des tâches, souvent ardues, des mariages. Le summum est atteint avec l’apparition, ces dernières années, des organisateurs spécialisés.C’est le cas du pionnier, Idriss, qui a monté l’affaire «Lalla Laaroussa». Son local ouvert en 2013 est situé dans le nouveau quartier Akid Lotfi qui jouxte le Centre des conventions d’Oran. En passant par là, le regard est d’abord captivé par les longues limousines, les «Hamer» et cabriolets sport de luxe stationnés devant. On est tenté de croire que les genres de mariages qu’on organise ici sont réservés aux plus riches, mais il n’en est rien et les apparences sont trompeuses.Le gérant de cette boutique est un «self made man» qui, parti de presque rien, a fini par réaliser son rêve. «Ici, lorsque quelqu’un nous sollicite, nous lui proposons de s’occuper entièrement de la cérémonie qui inclut la location des robes, les troupes karkabou ou gourara, les neggafate, le passage par la coiffeuse et l’esthéticienne, la location de voitures (citées plus haut, ndlr), la calèche et les chevaux ainsi que la couverture photo et vidéo.»Pour cette prestation, l’option drone est bien mise en évidence et on pensé à tout car il faut une autorisation.On hésite à rendre publics les prix pratiqués mais le drone ne coûte qu’environ 6000 DA supplémentaires sur la partie image qui inclut l’impression d’un livre de photos. Le secret de la réussite de cette affaire réside dans la sous-traitance, sans quoi il aurait fallu un investissement lourd et donc une véritable fortune qu’Idriss n’a pas. Les luxueuses voitures exposées et proposées pour les cortèges appartiennent à des particuliers et le gérant ne prend qu’une commission sur la location.Les chiffres ne sont pas officiels, mais la location est d’environ 35 000 DA pour une limousine, un peu moins pour les cabriolets mais uniquement lorsque le cortège tourne à Oran. A l’extérieur de la ville, des suppléments sont demandés. Les robes sont louées à environ 10 000 ou 12 000 DA. Celles-ci, par contre, sont en général achetées mais leur durée de vie ne dépasse pas les 6 mois, après quoi il faut les renouveler.Aujourd’hui, l’agenda du gérant de «Lalla Laaroussa» est plein mais au début, ce n’était pas du tout évident. «J’ai passé 26 ans en Europe avec des hauts et des bas et quand je suis rentré, j’avais juste ouvert un petit salon de coiffure avec ma femme et où comme décor j’avais installé ce qu’on appelle une “Chedda”(un accoutrement traditionnel lourd à porter mais typique des mariages, ndlr) de Tlemcen qui appartenait à ma belle-mère», se remémore-t-il. De la coiffure pour futures mariées à l’organisation de mariages en sous-traitant la salle il n’y avait qu’un pas qui a été vite franchi.Mais les options sont venues après. «Comme j’étais juste en face du Méridien, un jour j’ai été séduit par le spectacle de chevaux de fantasia qu’on ramène ici à certaines occasions (visites de haut niveau) pour accueillir certaines personnalités et je me rappelle avoir demandé à parler au chef de la troupe pour lui proposer de travailler avec moi en fonction de la demande».Aujourd’hui, la prestation hippomobile est toujours là mais les grosses voitures sont entrées en scène. «En général, on se marie une fois dans sa vie, pourquoi donc ne pas se faire plaisir et, partant de ce point de vue, on n’est pas obligé d’être riche pour se payer un moment de plaisir.»L’argument ne fait pas l’unanimité, notamment chez l’ancienne génération. «Je me suis marié il y a longtemps, mais j’assiste régulièrement aux mariages de mes proches et je peux vous dire qu’à notre époque il y avait énormément plus de charme, que ce soit dans les patios où sur les terrasses des immeubles», tranche un chauffeur de taxi régulièrement pris dans les embouteillages nocturnes du côté du Sheraton ou du Méridien à cause des cortèges qui ne respectent rien et dont certains chauffeurs effectuent des manœuvres extrêmement dangereuses.«Jadis à Oran, les cortèges avaient l’habitude de tourner un peu autour de la zaouïa de Sidi Senouci pour bénéficier de sa ‘‘baraka’’, une pratique traditionnelle doublée d’une croyance à laquelle on peut malgré tout trouver du sens, mais je ne vois vraiment pas pourquoi aujourd’hui on vient tourner indéfiniment sur le rond-point du Sheraton ?»s’interroge-t-il.Une espèce de sophistication de la cérémonie de mariage a fini par s’installer, à commencer par la prolifération des salles des fêtes. Une des plus anciennes reste les Falaises dans le quartier Gambetta. Elle existe en tant que tel depuis 1996, même si pendant un temps elle a alterné restauration classique durant la journée et salle des fêtes la nuit.A 200 000 DA pour les cérémonies nocturnes (entre 20h et 4h), elle est l’une des salles qui restent abordables à Oran pour une capacité de 250 places. Sa réputation est déjà acquise et ici on vante la qualité mais surtout la rapidité du service pour laisser plus de temps aux festivités proprement dites. «Les menus sont négociés avec les demandeurs qui ont la possibilité de ramener leur propre chef ou superviser les opérations mais, pour le service, nous avons un personnel qualifié qui peut effectuer l’opération en 40 minutes», explique Mohamed, chef de salle.Hors saison estivale, les tarifs peuvent baisser jusqu’à 150 000 DA ou même à 110 000 DA en janvier ou février, lorsque la demande est au plus bas. Entre 12h et 18h, la salle est réservée aux cérémonies intermédiaires (fatha, henna, etc.) qui n’exigent pas d’aussi importantes logistiques et le tarif est de 100 000 DA. Parmi les salles relativement récentes, on peut citer le Zénith qui s’est tout récemment doté d’une extension sous forme d’hôtel du même nom.  D’une capacité pouvant atteindre 400 places, la salle est toujours proposée pour accueillir les cérémonies de mariage, mais pour un tarif plus important.La commerciale de l’établissement ne veut pas s’avancer sur ce sujet publiquement mais, pour l’avoir demandé auparavant, certains clients avancent le chiffre de pas moins de 300 000 DA et peut-être plus. A cela il faut ajouter les frais engagés pour les futures mariées qui, là aussi signe des temps, ont pris l’habitude de défiler avec un minimum de 4 à 5 tenues, en plus de la robe blanche. Celle-ci est louée à environ25 000 DA.Rarement confectionnées localement, les robes blanches sont souvent importées d’Europe. «Il arrive qu’on profite des soldes pour en ramener, car même à l’étranger elles coûtent cher», affirme une vendeuse qui, en plus du tarif de la location, réclame environ 5000 DA de caution pour les cas où le produit se tache ou s’abîme.Les tenues pour la cérémonie de mariage sont également parfois hors de prix en vitrine et c’est en fonction de la qualité des produits mais certaines futures mariées préfèrent recourir aux couturières qui travaillent chez elles afin d’économiser quelques milliers de dinars. Kaftan, karakou ou blouse oranaise, les prix peuvent aller de 50 000 DA à 100 000 DA. Là aussi, la location est l’une des solutions qui permettent de contourner le manque de moyens. Certains magasins, comme ceux situés au côté du quartier Choupot, s’y sont spécialisés.
26 Aoû 2018 à 12:56
VIDÉO. Journée de la robe kabyle et du burnous à Paris
La 2e édition la Journée de la #robe #Kabyle et du #burnous s’est déroulée dimanche 14 mai à Trocadéro (#Paris). Organisée par l’Association des jeunes kabyles de France, cette manifestation culturelle a été marquée par un gala artistique animé par un nombre d’artistes kabyles dont Akli D, Amirouche, Kaci Oukaci…
18 Mai 2017 à 20:11
Akli Yahiatène honoré par l’association Kabylie Sport et Culture
Une cérémonie fort émouvante a été organisée en l’honneur de cette grande vedette de la chanson algérienne, qui dès le début des années 60, a composé des tubes incontournables, tels que Yedja yemas, Inas imlayoun taous et Lvaz. À 83 ans passés, la grande vedette de la chanson algérienne, Akli Yahiatène, tient magnifiquement la route, lui qui anime encore des galas artistiques à longueur d’année un peu partout en Kabylie mais aussi aux quatre coins de l’Algérie profonde. C’est justement pour rendre hommage à ce monument de la chanson kabyle et de la chanson populaire algérienne que la nouvelle association dénommée Kabylie Sport et Culture, présidée par notre confrère journaliste Abdellah Haddad, a organisé, lundi après-midi au relais le Mistral de Tizi Ouzou, une cérémonie fort émouvante rehaussée par la présence des autorités locales, à leur tête le P/APC de Tizi Ouzou Ouahab Aït Menguellet et le chef de sûreté de wilaya Rachid Drouazi, ainsi que de nombreux sportifs bien connus tels que Hakim Medane, Lounès Gaouaoui, Mourad Karouf, Karim Doudane, Omar Hamenad, sans oublier les deux anciens champions d’Afrique de judo Saïd Lahcène et Ali Idir. Après avoir reçu un beau bouquet de fleurs et plusieurs cadeaux souvenirs émanant des membres de l’association Kabylie Sport et Culture et des autorités locales, celui qu’on appelle familièrement et respectueusement en Kabylie Da Akli était visiblement ému par une telle reconnaissance et d’aussi beaux lauriers. “Un tel hommage me va droit au cœur. À mon âge, j’essaie de tenir encore le coup, et de telles circonstances ne font que m’encourager à activer encore même si je suis contrarié de temps à autre par quelques ennuis de santé”, dira, avec une gorge nouée, Akli Yahiatène qui n’a pas omis de remercier du fond du cœur les responsables de l’association organisatrice pour un tel devoir de mémoire au profit de cet artiste exceptionnel qui, dès le début des années 60, a composé des chansons célèbres telles que Yedja yemas, Inas imlayoun taous et Lvaz en 1963, Tamurt-iw en 1965, El-firaq (La séparation) en 1966, Ya moudjarab, Zrigh zin di Michelet, Al-Menfi (l'exilé) en 1967, Jaha vezzaf, Thamourth idhourar et Aminigh awal en 1969… et son répertoire est encore très riche. De son côté, le P/APC de Tizi Ouzou, Ouahab Aït Menguellet, n’a pas tari d’éloges sur la notoriété de l’artiste et a tenu à rappeler le riche parcours artistique d’Akli Yahiatène qui, a-t-il dit, “fut un repère et un exemple d’envergure pour plusieurs générations d’artistes algériens.” Enfin, Abdellah Haddad, président de l’association Kabylie Sport et Culture, a tenu à remercier tous ceux qui ont honoré un tel rendez-vous en l’honneur d’#Akli #Yahiatène comme il a invité une partie de l’assistance à se rendre ensuite au chevet d’un autre chanteur kabyle, le sympathique Taleb Tahar, hospitalisé depuis quelques jours déjà au CHU Mohamed-Nédir de Tizi Ouzou, un geste qui aura été vivement apprécié par l’artiste et toute sa famille visiblement touchés par tant de gratitude et de solidarité. Source www.liberte-algerie.com
23 Nov 2016 à 23:57
Nadia Matoub : «Il pensait que mort, il allait être oublié au bout d’une année.»
Le jeudi 25 juin 1998 Matoub Lounes tombait sous les balles d’un groupe terroriste qui lui avait tendu une embuscade dont il n’avait aucune chance d’en sortir vivant, sa voiture ayant été prise sous un véritable déluge de feu. Sa sinistre mission accomplie, le commando se volatilise dans la nature emportant avec lui le lourd secret des commanditaires d’un assassinat dont la Kabylie porte encore le deuil, 18 ans après. Quels qu’ils soient, ceux qui avaient pris la décision de l’éliminer physiquement ne s’attendaient sans doute pas à ce terrible paradoxe qui a découlé de leur geste : rendre encore plus vivant l’homme qu’ils venaient de tuer. Car, depuis sa mort, Lounes Matoub s’est démultiplié pour habiter tous les espaces, les cœurs et les esprits. A lui qui avait déjà un statut de mythe vivant, il ne lui manquait que cette dimension de martyr pour accéder à l’immortalité et devenir un symbole eternel. Mais au-delà de l’icône, du symbole qu’il est devenu, du mythe du Rebelle, qui était vraiment Matoub Lounes ? L’homme, à travers ses qualités et ses défauts, le poète face à ses textes, ses muses et ses démons, l’artiste, face à son art et à l’immense patrimoine musical et culturel qu’il a légués aux générations futures. Ceux qui l’ont connu et aimé ont accepté d’en parler ou d’évoquer leurs souvenirs. Portrait. Comme dans la fameuse chanson d’Aït Menguellet, (Les trois jours de ma vie), l’histoire de Nadia avec Lounès Matoub pourrait se résumer à trois jours : les deux premiers heureux, le troisième funeste. «Nous nous sommes connus le jeudi 22 mai 1997, nous nous sommes mariés un jeudi, le 30 octobre 1997 et je l’ai perdu un autre jeudi, le 25 juin 1998», dit Nadia, comme pour conjurer d’un clin d’œil l’implacable destin. Fan invétérée de Matoub Lounès, Nadia venait de mettre un pied à l’université de Tizi Ouzou en cette année 1997 et était toute heureuse de se rapprocher enfin un peu plus de ce dieu vivant dont elle rêvait de croiser un jour la route. Cette première rencontre tant voulue, elle finit par la provoquer en se rendant chez lui. L’émotion du premier regard qu’il pose sur elle et les premiers mots échangés sont encore gravés dans sa mémoire. Elle se souvient aussi de cet extrait des Fleurs du mal de Baudelaire qu’il récite à la jeune étudiante en littérature française et cela l’impressionne fortement que Matoub, féru de vieux kabyle au verbe châtié, se révèle fin connaisseur de littérature française. «Pour moi-même la mort ne pouvait pas l’emporter» «Nous avons pris quelques photos ensemble et on s’est donné rendez-vous pour se revoir fin juin, car il devait repartir en France», se rappelle Nadia. Seulement, le destin, ou peut être Matoub lui-même, en ont décidé autrement, car la jeune étudiante qui attendait à un arrêt de bus a eu la surprise de le voir arriver en voiture puis s’arrêter en face d’elle. Un petit échange plus tard et rendez-vous est pris pour le samedi d’après. «Deux jours plus tard, nous avons passé la demi-journée du samedi ensemble à Tizi Ouzou où nous avons déjeuné au Concorde. En fin de journée, nous avons décidé de nous revoir lundi. A partir de là, nous ne nous sommes pratiquement plus séparés», raconte Nadia. Amoureux l’un de l’autre, les deux tourtereaux décident rapidement de se marier. Ce sera fait le jeudi 30 octobre 1998. «Lounes vivait intensément ce qu’il ressentait et se laissait emporter par ses sentiments et par la vie, mais il était aussi quelqu’un de réfléchi. Avant qu’on se marie, il avait demandé à ce qu’on discute en profondeur. Il voulait me faire prendre conscience de tout ce que mon engagement à partager sa vie impliquait comme dangers physiques et pressions de toutes sortes», dit Nadia. «Je ne mesurais rien de toute cela car, à cette époque, il était pour moi invincible et invulnérable. Même la mort ne pouvait pas l’emporter», ajoute-t-elle. «On apprenait à se connaître. On discutait beaucoup. On veillait beaucoup et on dormait régulièrement aux premières lueurs de l’aube. On parlait beaucoup, quelque fois de manière joyeuse, d’autres fois moins. Il faut dire que c’est quelqu’un qui a beaucoup souffert et à certains moments, les traumatismes qu’il avait subis, spécialement après son enlèvement, revenaient le hanter la nuit venue. Les blessures de son âme se réveillaient la nuit», dit-elle encore. Pour le couple nouvellement marié et fraîchement installé, les voyages de Lounès en France, pour les besoins de ses enregistrements ou ses affaires personnelles devenaient un arrachement douloureux. «Quand il devait partir en France, cela devenait un arrachement, il avait du mal à quitter le foyer», dit Nadia. Sa vie venait de basculer à 41 ans. Son projet de vie, celui de fonder enfin un foyer prenait le pas sur sa vie tourmentée de poète et de militant engagé. «Il faisait très attentionné et se souciait de mon bonheur à tout instant», dit encore Nadia. Nouveau marié, amoureux de sa jeune femme et visiblement heureux, Lounès avait du mal à composer. Il faut dire que le poète qui sommeillait en lui se réveillait surtout dans l’absence et la douleur. «C’est la raison pour laquelle quand il est parti en France pour faire des enregistrements, il a écrit 23 textes en quatre semaines», précise Nadia. Ceux qui allaient fournir la matrice de son dernier album. «Une voix prenante» Quand il composait, le poète était ailleurs, dans sa bulle, son monde à lui : «Un jour que je passais devant la porte de notre chambre, je l’ai entendu chanter une de ses nouvelles chansons. Sa voix était tellement prenante que je suis restée là, incapable de bouger, pétrifiée sur les escaliers. La force qui se dégageait de sa voix et ce timbre particulier qu’elle possède, pouvaient vous emporter très loin. Elle véhiculait tellement de choses. Quand il était sur une nouvelle chanson, il l’écoutait et la jouait à plusieurs reprises avant de la faire écouter à ses amis. Il a une oreille très critique, même vis-à-vis de lui, il était exigeant envers lui-même», se souvient Nadia. Cette dernière raconte encore ce Lounès proche du peuple, qui aimait les petites gens, qui se donnait entièrement à cet immense public qui le lui rendait bien. Les gens l’abordaient partout et à tout moment et il était pleinement conscient de l’impact qu’il avait en Kabylie. Après son enlèvement et toute la polémique qu’il y a eu autour, certaines déclarations publiques et les doutes jetés sur lui l’avaient blessé profondément. Il en était à douter de l’amour qu’on pouvait lui porter. «Tu sais, après tout, même avec tout cet amour que les gens me portent, si je meurs demain, ils m’oublieront au bout d’une année», dit-il à Nadia. Lounès pensait, en effet, que s’il venait à disparaître, il serait oublié au bout d’une année. Après l’attentat, qui allait coûter la vie à Lounès et occasionner de très graves blessures à elle et à ses sœurs, le pire était à venir pour Nadia Matoub qui allait se retrouver isolée, maltraitée, blessée, au centre de polémiques qui n’en finissaient pas. «Aujourd’hui, cette attitude qu’il a eue m’aide à supporter un peu mieux mon lot de souffrance par rapport aux mauvaises langues et aux polémiques qui ont suivi l’assassinat. Avoir le courage de continuer et faire face à la bêtise et à la méchanceté humaine…», dit-elle avec lucidité. «Toute ma vie, je la concevais autour de lui. Le perdre de cette manière, devant mes yeux, puis subir la violence des réactions publiques... C’est là que j’ai enfin compris pourquoi il tenait tant à me prévenir contre mon engagement à ses côtés qui m’exposait à des tourbillons aussi violents», ajoute Nadia. Lounès n’avait pas la notion de l’argent. Il vivait au jour le jour et juste après notre mariage, il m’a dit : «Maintenant, il faudra qu’on économise un peu d’argent pour le foyer.» Il était généreux et donnait sans compter autant de son art, son temps, son amitié que de son argent. Dans la vie de tous les jours c’était un joyeux luron qui avait un sens de l’humour aiguisé et qui faisait des blagues de potaches. «En même temps, il avait une présence physique et un charisme qui faisaient que lorsqu’il arrivait quelque part, il emplissait tout l’endroit de sa présence. Il chantait partout en Kabylie gratuitement et privilégiait la communion avec son public, avec lequel il faisait littéralement corps. Il était mûr très tôt. A l’âge de 30 ans, il avait derrière lui une œuvre de vieux maître chevronné», dit-elle. Source El Watan
07 Aoû 2016 à 13:48
Constantine capitale de la Culture arabe : 52 musiciens tunisiens ont observé une grève de la faim
Cinquante-deux musiciens venus de la Tunisie observent depuis 48 heures une grève de la faim à Constantine où ils sont venus pour prendre part à la cérémonie de clôture de Constantine, capitale de la Culture arabe. Deux membres de la troupe, Makram Habachi et Mehdi Ammar, dénoncent l’arbitraire dont ils ont fait objet, selon eux, de la part des organisateurs. Selon eux, le directeur de l’ONCI et le coordinateur de CCCA ont refusé de s’acquitter de leur dette à l’égard des artistes. Pourtant toutes les procédures comme l’attestent des documents que nous avons consultés ont été respectés. La troupe devait se produire durant la soirée du 19 avril à la grande salle de spectacle Ahmed Bey. Mais, au moment des dernières répétitions, les deux responsables algériens demandent au chef de la troupe Mehdi Ammar de revoir le cachet en baisse. « Soit vous acceptez une somme raisonnable et vous rentrez chez vous, soit vous allez présenter votre spectacle ailleurs », leur ont-ils dit, selon les deux artistes tunisiens. Ce que la troupe a refusé de faire. Une partie de la troupe devait repartir sur la #Tunisie ce matin, tandis que des représentants sont restés à #Constantine pour réclamer leur dû. Nos tentatives de joindre le directeur de l’ONCI et le coordinateur de CCCA sont restées vaines. Source TSA
21 Avril 2016 à 22:06
Cérémonie morose pour un événement à oublier
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a clôturé hier la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe 2015» dans la morosité. Un événement controversé sur lequel #Sellal lui-même, originaire de cette ville deux fois millénaire, n’a visiblement pas souhaité s’attarder. Il y avait foule dans le cortège officiel, entre autres Mohamed El Ghazi, Abdelmalek Boudiaf et Noureddine #Bedoui qui, tous les trois, ont été walis de #Constantine. Une délégation peu bavarde pour un rendez-vous placé sous le signe de l’austérité, comparativement au faste et à la grandiloquence de la cérémonie d’ouverture. Il faut dire que les conditions dans lesquelles s’est déroulée cette journée n’étaient pas des plus propices. En plus du goût amer ayant marqué les douze mois de cette manifestation à cause des couacs d’organisation, des soupçons de malversations, les défections tapageuses et les critiques, la visite s’est déroulée sous haute surveillance en raison de menaces d’attentat terroriste et de protestation populaire. De quoi gâcher la fête pour les organisateurs institutionnels. L’explosion, la veille, d’une mine artisanale, faisant quatre morts et plusieurs blessés parmi les militaires, lors d’un ratissage sur les hauteurs de la ville en prévision de cette visite, a plombé l’ambiance. De même pour les foyers de contestation apparus sur l’itinéraire emprunté par le Premier ministre. Des milliers de bénéficiaires de logement auprès de la Cnep-Immo manifestaient, en effet, devant le cabinet du wali depuis plusieurs jours et ont menacé d’intercepter le cortège officiel. Ces chefs de famille, dont les demandes de logement remontent à 2006, ont bu le calice des promesses jusqu’à la lie et entendaient porter devant le Premier ministre, le contentieux qui les oppose au promoteur étatique et aux autorités locales. Échecs L’affaire Cnep-Immo est symptomatique de la maladie du secteur du logement et des retards accumulés par cette wilaya dans plusieurs domaines. La communication officielle trouvera du charme dans l’opération de distribution de 8000 logements à cette occasion, mais le Premier ministre doit savoir qu’il s’agit là d’un arbre qui cache mal la triste réalité du secteur : la wilaya n’a pas attribué de logements depuis plusieurs années. Les retards en cascade ont gâché la manifestation culturelle. L’hôte de Constantine a d’ailleurs soigneusement évité les chantiers encore ouverts à ce jour. Des projets ont été abandonnés (palais des expositions, musée d’art moderne, réfection des salles de cinéma), des chantiers désertés (mosquées, zaouïas, bains maures et maisons de maître dans la vieille ville) alors que la réhabilitation est bâclée et inachevée pour ce qui est du bâti colonial et des espaces publics. L’argument de la crise économique ne tient pas la route dans ce cas, sachant que les pouvoirs publics ont été très (voire trop) généreux dans de nombreux projets, à l’image des escaliers du Coudiat : 70 millions de centimes la marche ! Si un jour un débat sérieux est enclenché, l’échec trouvera certainement son explication dans la faiblesse ridicule des ressources humaines chargées du management. Le Premier ministre a fait l’impasse, hier, sur ces aspects négatifs de la manifestation, à l’image des médias publics qui produisent un discours à sens unique pour dire la réussite de l’événement, fermant leurs ondes au débat contradictoire. D’ailleurs, le programme de la visite a été grandement amputé ; un seul point lié directement à la manifestation (inauguration d’une annexe de la maison de la culture à Khroub) a été maintenu. Sellal a préféré parler d’autres sujets. A Aïn Abid (40 km au sud de Constantine) où il visitait une exploitation agricole appartenant à un privé, le Premier ministre a soutenu qu’un pôle de céréaliculture et d’élevage pourrait être concrétisé entre Constantine, Souk Ahras et Oued Zenati (Guelma), affirmant que tous les moyens sont mobilisés pour le développement de l’agriculture et la diversification du produit agricole. Sellal a rappelé que l’Algérie s’est fixée l’an 2019 pour gagner le pari de l’agriculture, appelant les concernés du domaine «à oser» les techniques agricoles modernes et innovantes. Il a exhorté aussi l’université à «accompagner cet objectif» à travers la recherche et le développement. Unité nationale Auparavant, le Premier ministre avait déclaré aux journalistes que près de 24 000 investissements, relevant du secteur privé, étaient opérationnels et productifs depuis 2014. En visite au complexe agroalimentaire BIFA, dans la commune de Didouche Mourad, Sellal a indiqué que ces projets «ont favorisé la création de 300 000 emplois», mettant en avant l’évolution de l’investissement privé en Algérie ces dernières années. Ce discours avertissant sur les dangers qui guettent l’économie nationale et encourageant l’investissement privé était destiné à la consommation nationale. Le Premier ministre qui, visiblement, a choisi, contrairement à ses habitudes, de parler peu, a cependant abordé les questions politiques en remettant à jour la question de l’unité nationale : «J’affirme avec force que l’Algérie divisée, c’est l’impossible des impossibles. Dieu merci, nous avons la richesse et la profondeur culturelles.» Choisissant ses mots, l’hôte de la ville de Massinissa, comme il l’a rappelé, a profité de l’occasion pour revenir sur les aménagements apportés à la question identitaire : «La nouvelle Constitution a promu l’identité nationale. La langue arabe a sa place, l’islam a sa place et l’amazighité a sa place. Nous avons soustrait l’amazighité au politique pour en faire une des composantes de l’identité nationale. Elle a été décrétée langue nationale et maintenant c’est aux experts de lui donner la dimension culturelle et scientifique qui lui convient.» Politiquement aussi, la manifestation 2015 se termine en queue de poisson. Le silence du gouvernement, présent hier à Constantine, sonne comme une invitation à oublier. Sfax la tunisienne prendra le relais dès la semaine prochaine et ici, aucun bilan n’est en perspective. Source EL WATAN
17 Avril 2016 à 11:25

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