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BANQUE D’ALGÉRIE Emission de deux nouveaux billets et une pièce de monnaie

Economie - Finances - 03 Fév à 21:15

La Banque d’Algérie a levé le voile, aujourd’hui dimanche, sur les nouvelles coupures de billets ainsi que sur la nouvelle pièce de monnaie qui seront en circulation durant la seconde moitié du mois en cours. Il s’agit de deux nouveaux billets de banque de 500 et de 1000 dinars ainsi que d’une pièce de monnaie de 100 dinars, «dotés des éléments les plus à jour en matière de design, de fiabilité et de sécurité ».Nouveau billet de banque de 1000 dinars (verso). Photo : Louiza AmmiNouveau billet de banque de 500 dinars (recto). Photo : Louiza AmmiNouveau billet de banque de 500 dinars (verso). Photo : Louiza AmmiLes responsables de la #Banque d’#Algérie et du Trésor public, présents à la conférence de presse, tenue dans les locaux de cette plus haute institution monétaire, ont tenu à préciser, d’emblée, que «les nouveaux billets de banque et cette pièce de monnaie circuleront concomitamment avec les autres billets de banque et pièces de monnaie actuellement en circulation, de même valeur faciale».Il ne s’agit ainsi que d’une opération de rafraichissement qui touche deux billets de banque et une pièce de monnaie.Nouvelle pièce de 100 dinars. Photo : Louiza AmmiCependant, tous les #billets qui seront retirés pour des raisons liées à leur état, ne seront remplacés que par les nouvelles coupures. Autrement dit, lorsqu’un billet est retiré pour détérioration de son état, la production ne se fera que sur les nouvelles coupures. A terme donc, les nouveaux billets de banque remplaceront graduellement les anciennes coupures retirées de la circulation, lesquelles d’ailleurs ne seront plus produites.Sur la question de savoir si cette nouvelle production était destinée à absorber les montants en circulation dans les réseaux informels, les responsables de la banque centrale étaient catégoriques : «L’opération n’est pas destinée à absorber les montants de l’informel. Pour cela, il y a des mécanismes qui sont dédiés à lutter contre l’informel».
La Loi de finances 2019 publiée au Journal officiel
ALGER - La #Loi de #finances de l'exercice 2019, signée jeudi dernier par le président de la République Abdelaziz Bouteflika, a été publiée au Journal officiel n°79 daté du 30 décembre 2018.Pour rappel, le cadrage macroéconomique retenu pour l'exercice 2019 table sur un prix de pétrole à 50 dollars le baril, un taux de croissance de 2,6% et un taux d'inflation de 4,5%. Sur le plan budgétaire, la loi prévoit des recettes de 6.508 milliards DA (mds DA), en légère hausse par rapport à celles de 2018, dont 2.714 mds DA de fiscalité pétrolière. Quant aux dépenses budgétaires, elles s'élèvent à 8.557 mds DA, en légère baisse par rapport à celles de 2018. Concernant le Budget de Fonctionnement, il est estimé à 4.954 mds DA, alors que le Budget d'Équipement est ventilé entre 3.602 mds DA de crédits de paiements et 2.600 milliards DA d'autorisations de programme destinées à de nouveaux projets ou à des réévaluations. Le solde global du Trésor pour l'exercice 2019 affiche un déficit de près de 2.200 mds DA.
06 Jan à 23:26
Le Qatar quittera l'Opep en janvier
Qatar va quitter en janvier l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a annoncé lundi le nouveau ministre de l’Energie de l’émirat gazier.“Le Qatar a décidé de se retirer comme membre de l’Opep avec effet en janvier 2019”, a déclaré Saad Al-Kaabi lors d’une conférence de presse à Doha, ajoutant que l’organisation en avait été informée lundi matin.Le Qatar continuera à produire du pétrole, mais se concentrera sur la production de gaz. L’émirat du Golfe est le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié.“Nous n’avons pas beaucoup de potentiel (dans le pétrole), nous sommes très réalistes. Notre potentiel, c’est le gaz”, a souligné M. Kaabi.Le Qatar est membre de l’#Opep depuis 1961. Les bases de l’organisation ont été établies en septembre 1960, notamment sous l’impulsion de l’Arabie saoudite qui domine le cartel de 15 membres aujourd’hui.L’Arabie saoudite a rompu ses relations diplomatiques avec le #Qatar en juin 2017 en l’accusant d’abriter des individus et des organisations qui lui sont hostiles. 
03 Dec 2018 à 15:33
Abdelmajid Attar: l’Algérie doit arbitrer entre les besoins de son marché intérieur et la rente
Ce n’est certainement pas la diversification des activités de Sonatrach qui va permettre au pays de se libérer de la dépendance au pétrole et au gazRADIO ML’Algérie, à travers Sonatrach, s’apprête à conclure avec une entreprise Chinoise un contrat de l’ordre de 6 milliards de dollars portant réalisation d’une usine de production de dérivés du phosphate, d’une centrale photovoltaïque et d’un complexe de propylène.Mais pour Abdelmajid Attar, ancien ministre et ancien PDG de cette entreprise, ce n’est certainement pas la diversification des activités de Sonatrach qui va permettre au pays de se libérer de la dépendance au pétrole et au gaz pour ses moyens de financement.S’exprimant, ce 26 novembre, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, M. Abdelmadjid Attar signale qu’à travers ces projets, Sonatrach, en plus de continuer à commercialiser du pétrole et du gaz à l’état brut, entend de plus en plus transformer ces derniers en produits diversifiés potentiellement exportables.Dans son intervention, celui-ci fait, par ailleurs, état d’un projet visant à débuter l’exploitation du méga gisement de fer de Gara Djebilet, au sud ouest de l’Algérie, à propos duquel il note que seule cette société possède les capacités humaines et financière lui permettant de s’y investir.Parallèlement à son implication dans le domaine des énergies renouvelables, M. Attar rappelle que Sonatrach poursuit ses activités d’exploration pour visant à mettre à jour de nouveaux sites pétroliers et gaziers, en même temps qu’elle ambitionne de développer l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels, tels le gaz et de pétrole de schiste, des richesses, indique-t-il, plaçant l’Algérie en  troisième position derrière la Chine et l’Argentine en matière de capacités.Relevant que le pays consomme une bonne partie de l’énergie qu’il produit, l’intervenant estime que, pour autant, celui-ci doit penser à assurer sa sécurité énergétique. Pour cela, dit-il, il va lui falloir arbitrer entre « les besoins du marché intérieur et la rente ».Observant que les recettes pétrolières représentent 97% des exportations,  60% des recettes budgétaires de l’Etat et le tiers du PIB de l’Algérie, l’ancien PDG de Sonatrach, pense que cet arbitrage devrait pouvoir se réaliser, soit par le biais d’une économie d’énergie obligeant à rationaliser la consommation, soit en développant à grande échelle les énergies renouvelables.Mais depuis 2011, constate-t-il, “on parle de réaliser 22.000 mégawatts, alors qu’on en est toujours à 500 mégawatts. Pour lui, c’est encore sur Sonatrach qu’il faudra compter pour faire démarrer les chantiers de production des énergies renouvelables “et personne d’autre”.Commentant, par ailleurs, la tenue, le 5 décembre prochain, d’une réunion de l’OPEP, consacrée à une nouvelle fixation du prix du baril de brut, M. Attar déclare ne pas souhaiter que celui baisse au-delà de son niveau actuel. Si cela était, ajoute-t-il, çà entrainerait la “récession mondiale”. Mais si, poursuit-il, son coût venait à se stabiliser autour des 70 dollars, ce serait alors “un miracle”. 
27 Nov 2018 à 22:41
Effondrement des réserves de change et absence de réformes : Les marges de manœuvre rétrécissent
Les projections avancées cette semaine par le ministre des #Finances, Abderrahmane Raouia, sur l’évolution des réserves de change de l’#Algérie incitent véritablement à l’inquiétude.Non pas tant par l’arithmétique qui les sous-tend, mais plus parce que l’éventualité de leur épuisement à moyen terme suppose comme une annihilation définitive de la marge de manœuvre déjà étroite qui s’offre au pays pour atténuer sa dépendance au pétrole.Beaucoup d’économies, nous disent des experts, ne disposent pas de plus 6 mois de réserves en devise sans que cela les fragilise ou les rende non viables. Dans le cas de l’Algérie, cependant, l’absence d’une épargne extérieure suffisante ouvrirait fatalement la voie à des scénarios déjà vécus de cessation de paiement et de graves crises d’endettement.C’est que la quasi-totalité des incompressibles dépenses du pays en devises n’est couverte que par des recettes tirées du pétrole et du gaz, la vitale diversification de l’économie nationale n’étant guère qu’une lointaine perspective en l’absence de toute stratégie efficiente de réformes structurelles.Dans les faits, faut-il d’abord rappeler, le matelas de devises de l’Algérie, dont le stock tirait vers les 200 milliards de dollars avant la crise pétrolière de 2014, n’est plus aujourd’hui que de quelque 88 milliards de dollars, selon les derniers chiffres rendus disponibles par la Banque centrale.Dans ses projections sur les trois prochaines années, le ministre des Finances évoquait, avant-hier devant les députés, une contraction soutenue de l’épargne du pays en devises pour atteindre un encours de moins de 62 milliards de dollars en 2019, puis moins de 50 milliards en 2020 et enfin à peine quelque 34 milliards en 2021.Parallèlement, le rythme des dépenses extérieures – qui grèvent bien entendu l’encours des réserves – ne devra reculer à la même échéance qu’à un seuil de 42 milliards de dollars annuellement, ce qui rapprochera dès lors l’encours de l’épargne disponible en devises d’un niveau de couverture des importations d’à peine plus de 6 mois.Et à ce seuil, indiquent des économistes, il faudrait inévitablement solliciter l’endettement extérieur, dont les conditions seraient alors bien plus drastiques au vu de l’amoindrissement de la solvabilité du pays, qui n’est sous-tendue, faut-il le rappeler, que par l’importance des réserves en devises et le niveau de celles tirées de l’exportation d’hydrocarbures.Certes, comme nous l’explique l’expert et ancien ministre des Finances Abderrahmane Benkhalfa, le scénario catastrophe d’un épuisement définitif de l’épargne en devises «n’est ni pour demain ni même dans quatre ou cinq ans».Car, précise notre interlocuteur, il faudrait pour cela imaginer que les recettes du pays en devises soient carrément nulles, alors même que celles tirées des ventes de pétrole et de gaz s’améliorent actuellement et que le déficit de la balance des paiements tend plutôt à se réduire.Aussi, ajoute le même expert, l’inquiétude vient surtout de la faiblesse du rythme de renouvellement des réserves de change, car celles-ci se vident par la dépense à l’importation dont le niveau reste en moyenne de 45 milliards de dollars par an, tandis que leur alimentation dépend essentiellement des recettes d’hydrocarbures qui, en fonction des prix du pétrole, tournent actuellement autour de 35 milliards de dollars.De cette analyse, conclut l’ancien ministre des Finances, il ressort en définitive que la véritable préoccupation n’est pas tant liée à l’état actuel du matelas de #devises de l’Algérie, mais plutôt à la dépendance étroite du pays aux revenus du #pétrole.Et comme s’en alarmait récemment la Banque centrale elle-même, des efforts d’ajustement intégrés dans un vaste programme de réformes structurelles, pour diversifier l’offre domestique et les exportations de biens et services, sont aujourd’hui nécessaires pour limiter l’érosion des réserves officielles de change.Sauf qu’au regard du rythme auquel ces réserves continuent à s’effondrer, la marge de manœuvre dont dispose encore le gouvernement pour enclencher ces réformes devient de plus en plus étroite.
14 Nov 2018 à 12:18
Les prévisions alarmantes du ministre des finances
Le déficit qu’a connu la balance des paiements ces quatre dernières années a induit un net recul des réserves de change, a indiqué le ministre des Finances dans ses réponses aux députés à l’issue du débat sur le projet de loi de finances (PLF-2019) qui sera soumis demain au vote de la Chambre basse du Parlement.Abderrahmane Raouia explique que «le #déficit #structurel du compte courant résulte de deux rubriques, il s’agit du déficit du compte commercial qui a un rapport avec le recul ou l’augmentation des prix des hydrocarbures et, partant, avec la valeur des #exportations pétrolières, d’une part, et un déficit structurel de la balance des services qui s’élève à 10 milliards de dollars/an, d’autre part».Le ministre a souligné par ailleurs, selon l’APS, que la baisse des réserves de change n’a pas de relation avec le financement non conventionnel, d’autant que ce dernier est un financement interne avec la monnaie nationale destiné à couvrir la dette interne de l’Etat vis-à-vis de certaines entreprises nationales, contrairement aux #réserves #de #change qui représentent l’épargne du pays en devises.Une épargne qui risque de fondre très rapidement si l’on se réfère au texte de présentation du projet de loi de finances 2019, dont les rédacteurs estiment que le niveau actuel des prix du pétrole, même s’il se maintient l’année prochaine, n’est pas suffisant pour équilibrer la balance des paiements de l’Algérie.Si dans ses réponses aux députés, le ministre des Finances s’est contenté d’ affirmer que le prix référentiel du baril de pétrole établi à 50 dollars dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de finances 2019 constituait «une mesure prudente», au regard de la fluctuation des cours de pétrole due à divers facteurs économiques et géopolitiques, son département a spécifié, dans le texte de présentation du PLF-2019, comme l’ont relevé certains députés lors du débat, qu’il faudrait un baril côté à 92 dollars en moyenne pour équilibrer la balance des paiements en 2019.«Au plan financier, la détérioration des cours du pétrole, dont le niveau fluctue actuellement autour des 70 dollars le baril, limite nos ressources internes et externes et met sous tension nos équilibres macro-économiques et financiers sur la période 2019-2021», a énoncé le ministre des Finances qui note, selon le texte envoyé aux députés, que «compte tenu (…) des différentes contraintes énoncées et du profil de notre commerce extérieur, la balance des paiements nécessiterait, pour qu’elle soit équilibrée en 2019, un prix du baril de pétrole à 92 dollars».Les prévisions révisées à la baisse des exportations d’hydrocarbures en 2019 sont corroborées, selon le texte, par les réalisations au cours du premier semestre 2018 (-6%) en volume exporté. Dans un tel contexte de baisse des quantités exportées, la valeur des exportations d’hydrocarbures s’élèverait (prévision pour 2019), selon le PLF-2019, à 33,2 milliards de dollars, calculé sur la base d’un prix du marché de baril prévu à 60 dollars en 2019 contre une prévision de clôture de 33,5 milliards de dollars en 2018.«Avec un profil de la balance des paiements qui se caractérise par un repli des exportations d’hydrocarbures, un niveau marginal des exportations hors hydrocarbures, des importations de marchandises en réduction mais restant néanmoins élevées, et un déficit structurel de la balance des services, le compte extérieur continuera d’enregistrer des déficits, ce qui réduira les réserves de change», peut-on lire dans le rapport de présentation du PLF-2019.Les réserves devraient se contracter à 62 milliards de dollars en 2019, à 47,8 milliards en 2020 et à 33,8 milliards en 2021.Des prévisions alarmantes que le ministre des Finances confirme indirectement dans ses réponses aux députés, en indiquant que plusieurs analyses de l’Opep font état d’une éventuelle baisse des cours du pétrole en raison d’un déséquilibre entre l’offre et la demande en 2019, en prévision de la révision de la convention adoptée par les pays Opep et non Opep et d’une reprise progressive de la production irakienne et libyenne.
14 Nov 2018 à 12:11
Ansej: nouvel échéancier de remboursement pour les micro-entreprises en difficultés
Ansej: nouvel échéancier de remboursement pour les micro-entreprises en difficultésLes jeunes promoteurs de micro-entreprises dans le dispositif de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ) bénéficient d’un nouvel #échéancier pour le remboursement de leurs dettes auprès des banques, a indiqué mardi la directrice générale de l’Agence, Samira Djaïder, écartant tout effacement de ces dettes.“Ceux qui n’ont pas pu apurer les dettes contractées auprès des banques peuvent bénéficier d’un échéancier de remboursement afin de pouvoir pérenniser leurs activités”, assuré la responsable sur les ondes de la Radio Nationale, excluant par ailleurs tout effacement de ces dettes. Elle a souligné, par la même occasion, que des jeunes promoteurs en butte à des difficultés de remboursement “avaient bénéficié d’un effacement des pénalités de retard et des intérêts cumulés”, relevant que cette décision “avait permis à 160.000 promoteurs de rembourser leurs dettes auprès des banques”.  La responsable a fait savoir que 21.000 promoteurs ont fait appel au Fonds de garantie pour surmonter les difficultés de #remboursement.Sur un autre registre, la directrice générale de l’ANSEJ a évoqué des financements qui n’ont pas eu les résultats escomptés dans certains secteurs, plaidant pour “un meilleur ciblage des activités porteuses et créatrices d’emplois”. Elle a souligné, dans ce sens, que des micro-entreprises avaient été financées et lancées dans certains secteurs, mais se sont avérées inadaptées créant même une saturation de l’activité comme c’était le cas dans le transports de voyageurs dans les milieux ruraux et urbains.La première responsable de l’ANSEJ a souligné à cet effet que la priorité a été accordée depuis aux secteurs les plus porteurs à l’instar de l’agriculture et les technologies de l’information et de la communication (TIC).Le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale, et celui de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche avaient installé récemment un groupe de travail chargé de l’élaboration d’un programme visant l’encouragement des jeunes et le renforcement de leur participation aux activités agricoles, à travers la création de micro-entreprises dans le domaine agricole, au titre de la Caisse nationale d’assurance chômage (#CNAC) et de l’#ANSEJ.Ce groupe de travail s’inscrit dans le cadre de la concrétisation des recommandations issues des assises nationales sur l’agriculture pour accorder davantage d’intérêt à la formation dans le domaine agricole et ses filières dans les systèmes universitaire et de formation ainsi qu’aux dispositifs de soutien à l’emploi de jeunes, en orientant leurs efforts vers le secteur agricole.
14 Nov 2018 à 11:45
Le pétrole accuse sa pire chute depuis 2015
Le marché a en effet cumulé douze séances d’affilée de baisse, du jamais vu depuis la création du contrat à terme sur le WTI en 1983Le prix du #baril de #pétrole brut coté à New York a plongé mardi à la clôture, affichant un record historique de douze séances de baisse de suite, en raison d’inquiétudes sur un excès d’offre sur le marché mondial.Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour le contrat de décembre a cédé 4,24 dollars, à 55,69 dollars, sa plus forte baisse en une séance depuis septembre 2015. Il clôture à l’occasion à son plus bas niveau depuis novembre 2017.L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s’est inquiétée mardi d’une offre excédentaire de brut sur le marché, avec une demande plus faible que prévu.La croissance de la demande mondiale cette année est ainsi désormais attendue à 1,50 million de barils par jour (mbj) par rapport à 2017, une révision à la baisse de 40.000 barils par jour par rapport au mois dernier.“Ces éléments de l’Opep ont représenté la cerise sur le gâteau pour les investisseurs” déjà inquiets, a observé John Kilduff d’Again Capital.Le marché a en effet cumulé douze séances d’affilée de baisse, du jamais vu depuis la création du contrat à terme sur le WTI en 1983.“On glisse progressivement vers un excès en terme d’offre”, a admis le spécialiste.L’Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis ont en effet augmenté leur production en octobre, sous la pression des Etats-Unis, pour faire face à un retour des sanctions américaines contre l’Iran début novembre. Et les producteurs américains continuent parallèlement à pomper de plus en plus d’or noir, la production atteignant dans le pays un niveau record.Or Téhéran a bénéficié depuis de dérogations temporaires pour continuer à exporter son pétrole vers huit pays, augmentant de fait le brut en circulation.Du côté de la demande, la Chine, affectée par un ralentissement économique, et les pays du Moyen-Orient, ont vu leurs besoins ralentir d’après les chiffres de l’Opep.Le plongeon des cours du brut survient alors que l’Arabie saoudite a estimé lundi indispensable de réduire la production mondiale de pétrole d’un million de barils par jour afin d’équilibrer le marché. L’initiative a toutefois été critiquée par le président américain Donald Trump.Malgré tous ces éléments, “le marché chute au-delà du raisonnable”, a commenté Phil Flynn de Price Futures Group.“Mais il semble difficile d’interrompre la fuite en avant.”
14 Nov 2018 à 11:40
CIRCUIT INFORMEL 4800 milliards de DA hors de contrôle
Pas moins de 4 800 milliards de dinars circulent en dehors des circuits bancaires. Près de la moitié est détenue par les ménages alors que le reste est échangé dans les circuits informels. Le gouverneur de la #Banque d’#Algérie espère capter 20 milliards de dollars grâce à une vision d’inclusion financière mais surtout la mise sur le marché de produits «islamiques». Les textes régissant ces derniers seront promulgués incessamment.Les différentes mesures prises pour inciter les personnes réticentes à recourir aux banques pour déposer leur argent n’ont pas réussi à  les convaincre. Le gouverneur de la Banque d’Algérie affirme que 4 800 milliards de dinars échappent toujours au circuit formel.Beaucoup de ménages hésitent toujours à placer leur épargne dans les banques alors que des commerçants adoptent la même attitude, préférant les paiements en liquide au chèque. La Banque d’Algérie se fixe comme objectif de capter 20 milliards de #dollars. Comment ? Grâce, dit-il, à une politique d’inclusion financière. La Banque d’Algérie compte également libérer les textes relatifs à la banque islamique en novembre. Les textes régissant des produits dits alternatifs seront bientôt promulgués. Ils permettront à des personnes jusque-là opposées aux financements traditionnels de se réconcilier avec les banques.Le ministre des Finances partage cette vision en misant sur les produits alternatifs. Nour Medahi, professeur d’économie à l’Université de Toulouse, a abondé dans le même sens, rappelant que la monnaie fiduciaire en circulation était trop importante puisqu’elle égale 25% du produit intérieur brut alors que les dépôts au niveau des banques sont au même niveau faible. Pour attirer l’épargne, les produits financiers doivent non seulement assurer une rentabilité mais également être en conformité avec les convictions religieuses des épargnants. Il avertit néanmoins que la contrainte religieuse augmente les prix de 1 à 2%.Les Algériens, dit-il, ont tendance à épargner même si cela se fait souvent en dehors des banques puisqu’ils ont tendance à investir dans l’immobilier ou dans l’achat de l’or. Des réflexions livrées à l’occasion de la tenue d’une rencontre dédiée à l’épargne à l’initiative de l’Association des banques et établissements financiers (Abef).  Une occasion qui a permis l’installation officielle de l’Observatoire national de l’épargne, un organisme qui sera chargé d'élaborer des études et de procéder à la collecte des données, des statistiques et des sondages d'opinion sur l'épargne, dont les résultats seront exploités par les banques pour une meilleure collecte de l'épargne.
02 Nov 2018 à 16:41
DEVISE Le marché des paradoxes
Le marché de la devise reste, assurément, le plus occulte, le plus mystérieux et plus étrangement mal organisé en Algérie. Un paradoxe, en fait, qu’est cette situation de voir, d’un côté, les banques se montrer extrêmement rigoureuses, voire exagérément rigoureuses lors qu’il s’agit de la devise et, de l’autre, un marché parallèle de cette même devise, où les échanges se font en plein air, au vu et au su de tous, au cœur même de la capitale et de plusieurs autres grandes villes du pays ! Devant une telle situation, il était quasiment dans l’ordre naturel des choses d’assister, régulièrement, à des saisies de sommes colossales en devises, au niveau des frontières ou des aéroports et destinées à l’évasion. Des fausses déclarations également de la part de nombreux importateurs qui font carrément saigner l’économie nationale. Qu'est-ce qui explique cette anarchie «tolérée» du marché de la #devise ?Bouabdellah Kacemi, Chercheur au CRASC, au Soir d'Algérie :«Il y a une marionnette qui joue mais on ne sait pas qui tire les ficelles»Chercheur au Crasc, Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, Bouabdellah Kacemi tente de nous éclairer sur les saisies de devises régulièrement opérées en Algérie.Entretien réalisé par Abla ChérifLe Soir d’Algérie : Les transferts illicites de devises font l'actualité depuis un moment. Comment analysez-vous ce fait ?Bouabdellah Kacemi : C'est un sujet sur lequel il y a beaucoup à dire et sur lequel peu de choses ont été dites jusqu'à présent. Lorsque l'on évoque ces saisies de devises, que je lis ce que rapporte la presse, des souvenirs me reviennent, ceux de faits similaires s'étant produits quelques années auparavant et à une époque marquée par ce que l'on appelle l'affaire Khalifa. La même problématique se posait, des tentatives de transfert de devises s'opéraient, mais les médias n'étaient pas aussi diversifiés qu'aujourd'hui. Ce que je veux dire, c'est que ce problème s'est toujours posé à des degrés moindres. Mais nous en sommes toujours aussi au stade de constat des faits et de questionnement : d'où viennent ces devises, qui détient cet argent et à qui profite-t-il ? Inévitablement, et en premier lieu, je pense au marché parallèle de devises.Que voulez-vous dire ?Nous sommes dans un pays où il y a des banques, mais où le #marché #parallèle l'emporte. L'Etat a bien tenté d'installer des bureaux de change officiels, l'intention était réelle, sincère, mais il n'y est pas parvenu. Ailleurs, cela se fait pourtant normalement. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il s'agit d'un dossier sensible et que peu de personnes en parlent, il ne fait pas l'objet d'un débat. A mon avis, l'essentiel de la problématique est lié au marché de change parallèle. Il faut enquêter de manière sérieuse y compris auprès des importateurs, vérifier si ces derniers ont réellement acheté tous les produits qu'ils ont facturés. Les devises qui s'échappent sont une atteinte à l'économie nationale. Et puis, il faut se poser des questions : comment cet argent est-il véhiculé ? Pourquoi toujours l'évasion vers la Turquie, Dubaï, l'eldorado fiscal, et puis qui sont ces personnes qui s'adonnent à ce trafic?Des étrangers figurent parfois parmi les auteurs de ce trafic...Oui mais, nous ne savons pas si ce sont des concessionnaires, des travailleurs, peu d'informations circulent sur le sujet. En revanche, je ne pense pas que ces saisies soient propres à cette période. Ce sont des faits importants, il faut les analyser froidement. Sur cette base, on constate qu'un phénomène ayant toujours existé bénéficie aujourd'hui d'un effet médiatique de grande ampleur. Je ne dis pas qu'il y avait un manque de vigilance auparavant mais les informations ne circulaient pas de la même manière. Aujourd'hui, on s'aperçoit que nous sommes face à un très grand réseau que des rabatteurs chargés de faire circuler tout cet argent existent dans toutes les régions... Tout cela n'existait pas avant la décennie noire. Les milliardaires sont apparus à la fin de cette période ; avant, les gens très riches n'étaient pas si nombreux.Qu'est-ce qui vous fait dire que cela a toujours existé ?C'est comme les produits prohibés, ils sont toujours sortis hors de nos frontières. Les saisies s'effectuent d'ailleurs au niveau des accès autorisés, frontières, douanes. Dans le contexte de crise économique que nous vivons, la fuite des devises prend, cependant, un aspect plus important. Et c'est normal. Où va tout cet argent ? Qui sert-il, qui se trouve derrière ce phénomène ? Dans les lieux où s'effectuent les changes parallèles circulent de très grandes sommes d'argent, cela se passe au square Port-Saïd ou ailleurs, mais ce sont des cercles fermés, on ne peut rien savoir de ce qui s'y passe réellement. Et puis, il faut le dire, l'Etat évite de s'en mêler d'une manière ou d'une autre.Pourquoi ?Si vous allez en voyage, auprès de qui allez-vous changer votre argent ? Auprès des réseaux parallèles. Deux banques officielles existent pourtant, elles peuvent vous offrir l'argent demandé, mais elles ne le font pas, alors qu'ailleurs, il s'agit d'un procédé normal. Chez nous, c'est comme si on lançait un message : allez chercher des devises au marché parallèle. Et, naturellement, les gens se tournent vers l'informel.Certains analystes ont lié cette fuite de devises à la crise qui secoue le pays...C'est normal, et c'est valable dans tous les pays au monde où les gens ont peur de l'avenir. Généralement, ce sont les personnes qui ont de l'argent qui ont peur. En Algérie, il y a également un sentiment d'insécurité, de crainte d'instabilité. Nous sommes en pleine crise économique, paradoxalement, c'est une période propice à l'évasion fiscale, car c'est de cela dont il s'agit, en fait. L'argent est un enjeu, un pouvoir, normalement, il relève de l'autorité de l'Etat, pas d'un groupe d'intérêt ou un réseau. D'autant plus qu'on ne sait pas ce qu'ils vont faire de cet argent ni d'où il provient. C'est très dangereux. La drogue, les armes, sont aussi des sources d'argent... Il y a une marionnette qui joue mais on ne sait pas qui tire les ficelles. Nous sommes face à un grand défi socioéconomique. C'est une évasion fiscale probablement basée sur l'argent du contribuable mais qui servira, sans doute, les intérêts d’une autre nation ou des étrangers, c'est malheureux.
28 Oct 2018 à 22:06




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Voyager avec des devises : la Banque d’Algérie fixe de nouvelles règles

Economie - Devise - 15 Mai 2016 à 20:26

Les voyageurs à destination ou au départ de l’Algérie sont désormais soumis à la déclaration d’importation et d’exportation de devises, selon un règlement de la #Banque d’#Algérie publié au dernier Journal Officiel. Déclaration à partir de 1 000 euros L’article 3 dudit règlement fixe un seuil de 1 000 euros pour la déclaration de devises, que ce soit à l’#importation ou à l’#exportation. « Les voyageurs [résidents ou non-résidents, NDLR] sont soumis à l’#obligation de déclarer auprès du bureau des douanes, à l’entrée et à la sortie du territoire national, les billets de banque et/ou tout instrument négociable libellé en monnaies étrangères librement convertibles, qu’ils importent ou exportent et dont le montant est supérieur ou égal à l’équivalent de mille (1 000) euros », stipule la Banque d’Algérie. Cela dit, l’importation de ces #devises « est autorisée sans limitation de montant, sous réserve de satisfaire à l’obligation de déclaration », pour les montants à partir de 1 000 euros, précise la même source. Comprendre : tout voyageur peut importer autant de devises qu’il le souhaite, à condition de déclarer les montants supérieurs à 1 000 euros. Un maximum de 7 500 euros Pour les détenteurs de compte en devise ouverts en Algérie, les voyageurs peuvent exporter « un montant maximum de 7 500 euros » par voyage, indique la Banque d’Algérie. Cela dit, pour les non-résidents en particulier, l’article 4 du règlement indique qu’ils peuvent « exporter les [moyens de paiement en devise] importés et non utilisés en Algérie, sur présentation au bureau des douanes, du formulaire de déclaration d’importation visé par un guichet de la Banque d’Algérie, un guichet d’une banque intermédiaire agréée et/ou un bureau de change constatant les opérations de change effectuées durant leur séjour en Algérie ». En d’autres termes, un visiteur étranger qui repart d’Algérie sans avoir utilisé la totalité des devises importées avec lui, peut les faire ressortir, à condition de les avoir déclarées à son entrée. Source TSA

Il devra être lancé début 2017: Projet du plus grand parc commercial en Algérie

Economie - Investissement - 14 Oct 2016 à 14:57

«On a affaire à un investisseur digne de ce nom. Pas du genre qui vous fait une projection puis s'en va sans retour. Notre assurance quant à l'aboutissement de ce projet, c'est que son promoteur privé a déjà fait ses preuves, avec entre autres de belles réalisations à son actif, l'hyper-centre commercial de Sétif, ouvert il y a six mois, et dont est inspiré d'ailleurs, mais beaucoup en plus grand, le futur Parc Mall d'Oran». Ce n'était pas pour jeter des fleurs sur son invité du jour Rachid Khanfri, propriétaire du projet du «Park Mall Oran» prévu, au nouveau pôle urbain de Misserghine, que le wali d'Oran a placé ce commentaire, dès sa prise de parole après la séance de présentation, tenue, hier, dans la salle de conférences de la Grande Mosquée d'Oran. Le haut commis d'Etat n'a point enfreint aux obligations de réserve et de neutralité, il a juste souligné, en usant d'une métaphore, que la crédibilité d'un projet commence par celle de son homme. Que d'étincelantes et alléchantes séances de projection vidéo ont eu pour théâtre l'hémicycle de la wilaya, par le passé, notamment en 2012-2014, mettant en lumière des projets à forte consonance de modernisation, mais sans lendemain. C'est que, en grande partie, on ne prenait pas ou peu le soin, côté pouvoirs publics locaux, de vérifier le CV (réel et non fictif) de son partenaire. Résultat : la plupart des effets d'annonce ne se sont avérés être que pour la consommation. Comme à son habitude, M. Zâalane ne s'est engagé dans l'acte médiatique, relativement à ce grand projet, qu'après avoir eu la plus grande marge d'assurance possible que cela tenait la route. En effet, ce projet d'investissement, privé à 100%, a eu déjà l'aval du Premier ministère, du gouvernement et du Conseil national d'investissement (CNI). Les mêmes arguments de pertinence et de faisabilité, ayant convaincu les instances centrales ont persuadé l'exécutif local, dont en premier lieu les références de l'entreprise porteuse du projet. Celle-ci n'a pas, quant à elle, fortuitement choisi Oran pour injecter son projet d'un coût de plusieurs centaines de milliards. Le site de la nouvelle ville à califourchon entre Aïn El-Beïda et Misserghine, qui s'étend sur près de 1.400 ha, de par son emplacement, sa géographie, son topo, etc., n'a pas laissé indifférent l'investisseur, patron de Prombati, encore moins son maître d'œuvre, le célèbre architecte contemporain italien, Massimiliano Fuksas. Ce dernier, qui a présenté à grand trait, l'esquisse du projet en attendant l'avant-projet sommaire puis l'avant-projet définitif, a jugé «idéal» le site global proposé et l'assiette de 18 ha réservée, laquelle a été d'ailleurs facilement prélevée puisqu'elle était déjà prévue par le plan de masse du pôle. L'auteur de plusieurs chef-d'œuvres à travers le monde, dont le centre commercial «Europarc» à Salzbourg, les 2 gratte-ciel et un Kinocenter à Vienne, la foire de Milan, les Zénith de Strasbourg et le Zénith d'Amiens, a fait savoir, masterplan à l'appui, que le futur ‘#Parc #Mall Oran' sera composé notamment d'un hyper-centre commercial, un parc de jeux et loisirs, un aquapark, un hôtel de la chaîne ‘Mariot', de grandes salles multifonctionnelles, plus des parkings et des aires boisées. Interrogé par ‘Le Quotidien d'#Oran', M. Khanfri, pour qui «peu importe le coût, l'essentiel c'est de réaliser le projet», a indiqué qu'il compte, avec l'accompagnement des autorités locales, lancer les travaux début 2017, précisant qu'il va choisir l'entreprise de réalisation par avis d'appel d'offres. Source www.lequotidien-oran.com

Bureaux de change : les fausses excuses du Gouverneur de la Banque d’Algérie

Economie - Devise - 14 Avril 2017 à 10:50

L'ouverture de bureaux de change est “prématurée”. Elle ne constitue pas une priorité, a affirmé, mercredi 12 avril, Mohamed Loukal. Pourquoi ? Le dinar algérien n’est pas convertible et le pays ne connait pas une intense activité touristique, a expliqué le Gouverneur dans sa réponse aux préoccupations soulevées par les membres du Conseil de la Nation lors d’une session plénière durant laquelle il a présenté le rapport sur la situation économique et financière du pays, rapporte ce jeudi l’agence officielle. Mohamed Loukal a en partie raison. Ceux qui pensent que les #bureaux de #change vont régler le problème du marché parallèle se trompent. Le dinar n’étant pas convertible, ces bureaux ne feront qu’acheter des devises à ceux qui voudraient bien les vendre à taux officiel. Les Algériens qui voudront convertir leurs dinars en devises devront toujours solliciter le marché parallèle. Mais dans sa réponse, Mohamed Loukal s’est intéressé à un seul aspect du problème : le volet réglementaire. Il oublie les autres aspects du problème, beaucoup plus importants. À commencer par la fiscalité. Le marché parallèle de la devise est estimé à 5 milliards de dollars par an. C’est un marché colossal qui échappe totalement au contrôle de l’État. Au moment où le gouvernement étrangle les entreprises et les ménages par des hausses d’impôts, il est difficile de comprendre comment une activité de telle ampleur s’effectue en dehors de tout cadre légal. La monnaie est une marchandise comme une autre : elle se vend et s’achète. Pourquoi ne pas imposer ces transactions ? Ensuite, Mohamed Loukal fait mine d’ignorer que l’essentiel du #marché #parallèle est alimenté par les surfacturations des importations. C’est d’ailleurs en partie, l’écart colossal (50%) entre le taux officiel et le parallèle qui encourage les acteurs à surfacturer leurs achats à l’étranger. La mise en place de bureaux de change, accompagnée d’une criminalisation du change parallèle, va permettre de tracer les transactions et de réduire les surfacturations qui représentent aujourd’hui en moyenne 20% des importations. Enfin, le marché parallèle des #devises est le meilleur moyen de blanchir l’argent sale de la corruption, du crime organisé et de la drogue. Le Gouverneur de la #Banque d’#Algérie ne peut l’ignorer. Source www.tsa-algerie.com

Algérie 2018 : Pire que Daech ? La Dèche le FMI !

Economie - Crise économique - 16 Juin 2016 à 08:39

La situation économique dans laquelle se trouve l’Algérie actuellement était prévue depuis 2010 (cf. la demi-douzaine d’articles écrits par l’auteur de cet article entre 2010 et 2016). La situation économique n’est pas grave ni gravissime, elle est en fait ultra gravissime, car ce qui était possible à réaliser dans l’intérêt de la nation de manière endogène ne l’est presque plus. En d’autres termes, la seule solution est dans un virage à 180° en termes de conception mais aussi de mise en œuvre, nonobstant les aspects de gouvernance et de citoyenneté. L’objet de cet article est de sensibiliser les citoyens et les responsables en nous concentrant sur les derniers rapports du Fonds monétaire international (FMI) que l’on peut consulter sur internet, à savoir l’article 4 de la convention #FMI relatif à l’#Algérie (rapport 16/127) et le modèle structurel pour l’Algérie (rapport 16/128). L’analyse des documents établie par le FMI sur l’#économie algérienne permet de comprendre les retards dans l’élaboration du modèle de croissance tant attendu. - Analyse du document dit «article 4 de la convention» établi annuellement par le FMI : ces documents se trouvent sur internet (sur le site FMI) et renseignent sur la situation macro-économique du pays, avec des prévisions sur les années futures. L’examen des documents établis de 2010 à 2016 montre que les analyses du FMI sont essentiellement de nature macroéconomique, avec une bonne description des données passées ou historiques, mais avec des erreurs sérieuses et graves en ce qui concerne les prévisions. Ces erreurs s’expliquent par le fait que le FMI considère certaines données comme exogènes, sans les vérifier ni les tester. Ceci est grave lorsqu’il s’agit de données relatives aux prévisions en matière de production et d’exportations pétrolières. A titre d’exemple, dans ses «consultations» de 2011 (article 4 de la convention), alors que les exportations pétrolières ont continuellement baissé de 2008 à 2010, le FMI retenait les hypothèses du maintien des exportations de pétrole liquide à un niveau constant de 1,3 million de #barils par jour. Ceci est impossible pour deux raisons. D’une part la déplétion pétrolière qui touche la plupart des gisements anciens, en Algérie ou dans le monde, a pour conséquence une réduction annuelle de l’ordre de 5% dans la production des gisements algériens. Ceci se retrouve dans les statistiques mensuelles de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Ces statistiques de production et de réserves (cf. le site OPEp) ne sont pas fiables car émanant des pays membres. Cela oblige l’OPEP à ajouter, en plus de ces statistiques, des chiffres plus fiables émanant de «sources dites secondaires». - A titre d’exemple pour 2015, selon l’OPEP, le chiffre mentionné par l’Algérie est de 1,157 million de barils par jour, alors que le chiffre fiable émanant de sources dites secondaires est de 1,10 million de barils par jour. D’autre part, l’augmentation de la consommation domestique de produits pétroliers avec une #croissance annuelle de 6 à 7%, ajoutée à la baisse de production due à la déplétion (5%), devrait raisonnablement conduire à une baisse annuelle des #exportations d’#hydrocarbures de l’ordre de 11 à 12% par an. Ceci resterait vrai même si l’on considère la montée en production en 2014 du gisement de Merck à hauteur de 100 000 barils par jour mais qui, pendant 4 à 5 années, servira uniquement au remboursement des coûts pétroliers, donc sans aucune incidence sur le budget algérien, hormis la redevance, ni sur la balance des comptes courants. Analyse du document du FMI sur le modèle économique (A structural model for Algeria, mai 2016) : ce modèle classique effectue une analyse des politiques macro-économiques et projette leurs implications. Les enseignements de ce modèle sont classiques mais ils sont totalement inapplicables concernant l’Algérie, et ce, pour plusieurs raisons. D’une part, ce modèle effectue des hypothèses macroéconomiques simplistes pour ce qui concerne l’agent économique algérien (travailleurs, entreprises, consommateurs publics et privés). Comme tout modèle économique, il est constitué de nombreux sous-modèles, en particulier celui réservé au pétrole, ressource fondamentale à la base des équilibres interne et externe. Nous ne parlerons pas du gaz naturel qui, comme tout citoyen devrait le savoir, possède une très faible rentabilité relative, voire nulle comme en 1999. S’agissant du secteur pétrolier qui contribue à 95% des exportations et à plus de la moitié des recettes fiscales de l’Etat, le modèle simplifie à outrance la représentation de ce secteur, la réduisant à une seule entreprise détenue par l’Etat et qui n’a d’unique fonction que celle de pomper le pétrole (cf. page 24 du document). Nous constatons que ce qui devait être le cœur, à savoir le sous-modèle physique du modèle global du FMI, est totalement mis de côté probablement par manque d’accès aux données techniques du secteur pétrolier algérien. Hors, le sous-modèle pétrolier est central et constitue un point de passage obligé pour le modèle global et, partant, pour l’élaboration des conclusions et des recommandations pour l’Etat algérien. En d’autres termes, il est permis de considérer que les recommandations du FMI ne reposent sur aucun fondement intellectuel sérieux, surtout lorsqu’elles annoncent une embellie après 2017. Ces résultats du modèle sont erronés car ils reposent sur des hypothèses fictives. La réalité est toute autre car une étude sérieuse montre qu’il y aura effondrement économique certain après 2017, à moins de sursaut, de courage et de vérité. Ce sursaut consiste en l’élaboration rapide d’un véritable nouveau modèle pour sauver l’économie algérienne avant la prochaine loi de finances et/ou demander au FMI de revoir sa copie, éventuellement avec l’assistance de l’Université tchèque et de son modèle, lequel a été malheureusement dégarni de ses fonctions logistiques ou exponentielles pour la partie pétrole… Ceux qui acceptent tel quel le modèle du FMI, même s’ils ignorent les méfaits de la méthode Coué, risquent d’engager l’Algérie post-2017 dans un douloureux tunnel : fin des réserves internes et externes, planche à billets, précarité des emplois, zéro exportation de pétrole entre 2020-2025, privatisations sauvages, diktat du FMI… En 2018, le FMI aura oublié son modèle tchèque mais sera à Alger pour une autre mission. Les «conseilleurs» ne sont jamais les payeurs (proverbe anglo-saxon) ! Source EL WATAN

Essai de la Dacia Sandero Stepway Made in Bladi ,Belle et rassurante

Economie - Automobile - 02 Sep 2016 à 11:25

Pour sa commercialisation, Renault s’appuie sur des tarifs compétitifs. La version essence est facturée à 1 499 000 DA et la version Diesel est proposée à 1 659 000 DA. #Renault Algérie annonce le lancement de la commercialisation de la très attendue Dacia Sandero #Stepway Extrême «made in Bladi» assemblée à Oran. Qu’en est-il de la qualité de cette voiture ? Nous l’avons essayé sur les routes reliant Oran et Tlemcen. De prime abord, le comportement routier se révèle excellent : un équilibre sain et une adhérence remarquable rassurent le conducteur. Notre modèle d’essai est simple d’aspect mais bien proportionné. La voiture paraît solide et assez bien campée sur ses roues. Le confort de suspension n’appelle pas non plus la critique. Sur le long trajet, que ce soit sur la RN2 ou sur l’autoroute, la Sandero s’en est plutôt bien tirée. Citadine économique, ce n’est pas au détriment de ses prestations. Très homogène et bien agréable à conduire. Sa tenue de route efficace est due à son bon châssis et à sa suspension honnête. Cette citadine surélevée vient de s’offrir une mise à jour : elle a soigné son allure avec des lignes fluides et athlétiques. Pour la couleur, le client a le choix entre six teintes (noir nacré, gris platine, rouge de feu, brun tourmaline, bleu cosmos ou bleu azurite). Voiture fiable et bon marché, ce modèle assemblé à Oran, qui offre un meilleur confort par rapport à la version importée, s’est davantage enrichi en équipements. A l’intérieur, grâce à ses flancs verticaux, la #Sandero est confortable. L’ensemble est assez bien présenté : lignes agréables, touches de laque ou de chrome… le bouton de mise en route du régulateur/limiteur de vitesse est situé sur la console alors que les réglages du même système sont situés sur le volant. Le conducteur a droit à un intéressant équipement, avec notamment un accoudoir central, la climatisation, le verrouillage centralisé, les vitres électriques et un levier de vitesse chromé. Outre de nouvelles commandes ergonomiques, il y a de multiples rangements dont un porte-gobelets. La Stepway Extrême est dotée d’une technologie toujours utile : outre le GPS, un système Media Nav Evolution écran 7’’ et bluetooth vous laissent mains libres pour téléphoner. Un port USB permet de connecter votre smartphone. Un ordinateur de bord est doté d’un système tactile. D’autres équipements consistent en un radar de recul, des airbags frontaux et latéraux, climatisation, condamnation des portes en roulant, direction assistée, projecteurs antibrouillard, des rétroviseurs électriques et un siège réglable en hauteur tout comme d’ailleurs le volant en cuir. Sous le capot, la Dacia Sandero Stepway Extrême est dotée d’une nouvelle motorisation. La version diesel est équipée d’un bloc moteur 1.5 dCI de 85 ch., alors que la motorisation essence se décline en 1.6 MPI 80 ch. Pour sa commercialisation, Renault s’appuie sur des tarifs compétitifs. La version essence est facturée à 1 499 000 DA, soit un prix de lancement 20% moins cher que la version similaire importée. La version Diesel est proposée à 1 659 000 DA, soit 40% moins cher que le modèle importé. Quid du délai de livraison ? «Les premiers clients seront immédiatement livrés. Par la suite, tout dépendra du flux des commandes et de la production», répond Guillaume Josselin, directeur général de Renault #Algérie qui s’exprimait lors de l’inauguration de la succursale de la marque au losange à Oran. Eligible au crédit à la consommation, #Dacia Sandero Stepway est garantie 3 ans ou durant les 100 000 premiers kilomètres. La première révision est gratuite au sein du réseau Renault. Avec de tels arguments, la reine du low cost, la Dacia Sandero, veut confirmer sa suprématie sur ses concurrentes. Source : www.elwatan.com

Sellal annonce un effondrement sans précédent des réserves de change

Economie - Devise - 05 Juin 2016 à 09:42

Les réserves de change de l’Algérie se sont effondrées depuis le début de l’année, si on croit les chiffres avancés par le Premier ministre. Elles s’établissent actuellement à 106,9 milliards de dollars contre 143 milliards à la fin décembre de 2015, a annoncé, ce dimanche 5 juin, Abdelmalek Sellal, à l’occasion de la réunion de la Tripartite. En décembre 2013, elles étaient de 194 milliards de dollars. En six mois, elles auraient donc perdu plus de 35 milliards de dollars, selon le Premier ministre. Un chiffre jugé « impossible », par une source proche du secteur bancaire. « Les #réserves_de_change suivent le #déficit de la #balance_des_paiements. Or, la balance des paiements n’est pas déficitaire de 35 milliards de dollars depuis le début de l’année », explique cette source. « En 2015, une année très difficile, a été marquée par un déficit de 27 milliards sur douze mois », précise-t-elle. Source TSA