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CIRCUIT INFORMEL 4800 milliards de DA hors de contrôle

Economie - Banques

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Pas moins de 4 800 milliards de dinars circulent en dehors des circuits bancaires. Près de la moitié est détenue par les ménages alors que le reste est échangé dans les circuits informels. Le gouverneur de la Banque d’Algérie espère capter 20 milliards de dollars grâce à une vision d’inclusion financière mais surtout la mise sur le marché de produits «islamiques». Les textes régissant ces derniers seront promulgués incessamment.

Les différentes mesures prises pour inciter les personnes réticentes à recourir aux banques pour déposer leur argent n’ont pas réussi à  les convaincre. Le gouverneur de la Banque d’Algérie affirme que 4 800 milliards de dinars échappent toujours au circuit formel.
Beaucoup de ménages hésitent toujours à placer leur épargne dans les banques alors que des commerçants adoptent la même attitude, préférant les paiements en liquide au chèque. La Banque d’Algérie se fixe comme objectif de capter 20 milliards de dollars. Comment ? Grâce, dit-il, à une politique d’inclusion financière. La Banque d’Algérie compte également libérer les textes relatifs à la banque islamique en novembre. Les textes régissant des produits dits alternatifs seront bientôt promulgués. Ils permettront à des personnes jusque-là opposées aux financements traditionnels de se réconcilier avec les banques.

Le ministre des Finances partage cette vision en misant sur les produits alternatifs. Nour Medahi, professeur d’économie à l’Université de Toulouse, a abondé dans le même sens, rappelant que la monnaie fiduciaire en circulation était trop importante puisqu’elle égale 25% du produit intérieur brut alors que les dépôts au niveau des banques sont au même niveau faible. Pour attirer l’épargne, les produits financiers doivent non seulement assurer une rentabilité mais également être en conformité avec les convictions religieuses des épargnants. Il avertit néanmoins que la contrainte religieuse augmente les prix de 1 à 2%.

Les Algériens, dit-il, ont tendance à épargner même si cela se fait souvent en dehors des banques puisqu’ils ont tendance à investir dans l’immobilier ou dans l’achat de l’or. Des réflexions livrées à l’occasion de la tenue d’une rencontre dédiée à l’épargne à l’initiative de l’Association des banques et établissements financiers (Abef).  
Une occasion qui a permis l’installation officielle de l’Observatoire national de l’épargne, un organisme qui sera chargé d'élaborer des études et de procéder à la collecte des données, des statistiques et des sondages d'opinion sur l'épargne, dont les résultats seront exploités par les banques pour une meilleure collecte de l'épargne.


Auteur

Nordine.B

Propriétaire du site www.actu-algerie.com

02 Nov 2018 à 16:41

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Source : www.lesoirdalgerie.com


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Dans le dossier Banques
Comptes en devises : les nouvelles mesures de la Banque d’Algérie
La Banque d’Algérie a publié une note adressée aux banques contenant de “nouvelles mesures complémentaires en matière d’inclusion financière relative à l’#épargne en #devises des particuliers.”Le régulateur demande aux banques de lever trois principales contraintes, qui empêchent, selon lui, le “développement de l’inclusion financière, à travers la collecte de cette épargne devises, qui constitue un apport certain, de par le nombre de comptes actifs (4,7 millions de comptes) que par l’épargne constituée (environ 5 milliards d’USD/équivalent) ainsi que du potentiel qu’elle pourrait receler.”La #Banque demande donc aux banques de la place de lever les différentes contraintes “n’ayant pas de raison d’être” et qui sont liées à “l’ouverture des comptes ; l’alimentation et au fonctionnement des comptes ; la justification de l’origine des fonds.”“Ainsi, les différents obstacles énumérés, ci-dessus, doivent être levés au niveau des guichets de banques”, insiste la Banque d’#Algérie, qui ordonne aux banques de “développer davantage d’inclusion financière des détenteurs de cette épargne en devises, par une agressivité commerciale ciblée et de proximité”, “d’améliorer l’accueil et la fluidité des opérations de versement, de retrait et de transfert”, et de “généraliser les instruments de paiement universels par la mise à disposition des cartes de paiement et/ou de crédit à l’international, adossées à ces comptes.”Pour l’origine des fonds, la Banque d’Algérie est claire: “les banques de la place sont invitées à dispenser le client de l’exigence, lors du dépôt de fonds en devises auprès de leurs guichets, des justificatifs, au-delà de ceux relatifs à son identité dans le cadre des exigences réglementaires en matière de connaissance du client.” ” De même, les retraits demeurent libres d’utilisation”, indique la BA, en précisant qu’une instruction “clarifiera les conditions de fonctionnement de ces comptes devises, à la lumière des correctifs contenus dans la présente directive”.Dans sa note, la Banque d’Algérie énumère sept obstacles rencontrés par les détenteurs des comptes en devises. Le régulateur cite que l’ouverture des comptes devises au profit des personnes physiques “n’est pas systématique : certaines banques refusent d’ouvrir des comptes devises au profit de nouveaux clients ou exigent l’ouverture d’un compte dinars, en parallèle.”Il cite aussi “l’exigence de titre de transport pour les retraits de devises”, la “demande de justificatifs lors du versement de devises dans les comptes : qu’il s’agisse des virements reçus de l’étranger ou des dépôts en espèces. Dans de nombreux cas, les banques suspendent le virement ou convertissent automatiquement les sommes reçues en dinars “. “Certaines Banques exigent de leur clientèle au moment du versement de billets de banque étrangers, de remplir un formulaire nominatif mentionnant les numéros de chaque billet de banque étranger à verser au crédit du compte bancaire”, déplore la BA, en ajoutant une autre exigence des banques qui n’a pas lieu d’être. Et qui est de demander aux détenteurs des comptes en devises des “justificatifs ou d’autorisation de la Banque d’Algérie avant le transfert de devises à l’étranger pour le paiement de certains frais tels que les soins ou la scolarité à l’étranger ou toutes autres dépenses ;”Enfin, la BA cite deux autres obstacles dressés par les banques pour éloigner les détenteurs des comptes en devises: la “disponibilité de fonds insuffisante lors des demandes de retrait de devises, notamment pour le dollar USD et la “non disponibilité des petites coupures de billets de banque de moins de cinquante euros (< 50 euros)".
29 Juin 2018 à 23:54
Raouya réinvite les banques à innover pour attirer l'épargne
Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya a réinvité mardi à Alger les banques de la place à innover en adoptant de nouveaux instruments financiers pour faire face à une conjoncture marquée par la rareté de la ressource, face à une demande interne croissante.Intervenant lors d’un symposium sur la place financière algérienne, organisé et présidé par le consultant indépendant et ancien ministre des #Finances Abderrahmane Benkhalfa, M. Raouya a, de nouveau, appelé les banques à développer de nouveaux instruments pour mobiliser l’épargne notamment celle se trouvant en dehors du circuit bancaire et oeuvrer, par la même, à lutter contre le marché informel. “On s’atélle actuellement à préparer les conditions légales et réglementaires de nature à permettre le développement de nouveaux instruments financiers”, a-t-il avancé devant des responsables de banques publiques et privées, de compagnies d’assurance et d’experts.À LIRE AUSSI :Comment la banque d'Algérie cherche à capter l'argent qui circule en dehors du circuit bancaire Évoquant le nouvel ancrage juridique introduit par la loi de finances de 2018, relatif à l’émission des soukouks, le ministre a estimé que cette disposition devrait faire participer les détenteurs des soukouks au financement de projets d’infrastructures. Pour sa part, le président de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), Boualem Djebbar a fait savoir que les banques étaient fin prêtes pour se lancer dans les produits dits alternatifs “dans les plus brefs délais”. Interrogé par la presse sur le volume des crédits à l’économie, M. Djebbar a rappelé que ces crédits étaient de plus de 8.800 milliards DA en 2017, en hausse de 12% par rapport à 2016 et que les crédits à la consommations ne dépassaient pas 5% du total des crédits accordés aux privés, estimés à 500  mds de DA en 2017.   
03 Avril 2018 à 18:39
La planche à billets en chiffres : qui va contrôler quoi ?
Dés son annonce en septembre dernier, le recours à la planche à billets avait suscité deux types d’interrogations principales. Les premières concernaient le contrôle du mécanisme mis en place.Les secondes étaient relatives aux montants financiers concernés par cette opé faisant, le dispositif se précise et quelques réponses sont désormais disponibles à ces différentes interrogations même s’il subsiste encore quelques zones d’ombre.La question n’est pas anecdotique puisqu’il s’agit, si on en juge par les décisions les plus récentes, de l’encadrement financier et institutionnel d’une partie significative de l’activité économique du pays au cours des 5 prochaines années.Contrôle indépendant ou fonctionnement en « circuit fermé » ?Très logiquement, les interventions d’experts ou de parlementaires réclamaient dès l’automne dernier à la fois la plus grande transparence et un contrôle sur ce dispositif d’exception.Alexandre Kateb avait été l’un des premiers à réagir et résumait les principales attentes : « Il faudra expliciter le mécanisme de suivi et de pilotage de cette trajectoire de redressement budgétaire, qui ne pourra pas être réalisé en circuit fermé au sein de l’administration, et qui devra rendre compte devant le Parlement et devant les citoyens dans leur ensemble, à travers une communication semestrielle, voire trimestrielle », commentait cet ancien membre de la task-force de Abdelmalek Sellal.Dans le même esprit, à l’occasion du débat sur l’adoption de la loi sur le financement non conventionnel à l’APN, Aouamar Saoudi, député RCD, avait demandé que « le Parlement ait les moyens d’en discuter chaque année ».En réponse à ces questionnements, le premier ministre Ahmed Ouyahia avait annoncé jeudi 21 septembre, devant l’APN, la création « d’une instance indépendante » qui sera chargée du contrôle du processus de #financement interne #non #conventionnel.« Cette instance sera instituée par voie d’un décret qui sera signé par le président de la République. Elle présentera au chef de l’État un rapport chaque trois mois sur l’évaluation de ce qui a été réalisé », avait  précisé M. Ouyahia.De son côté, devant la commission des finances et du #budget de l’APN, Abderrahmane Raouya, ministre des Finances, avait parlé plus modestement de la création d’une « cellule » au niveau de son département pour le contrôle de la mise en œuvre du processus de financement non conventionnel.Contrôle parlementaire, contrôle par une instance « indépendante » ou fonctionnement en « circuit fermé » au sein de l’administration ? La réponse est venue la semaine dernière.La Banque d’Algérie en cheville ouvrièrePublié voici quelques jours au Journal officiel, « le mécanisme de suivi des mesures et réformes structurelles dans le cadre de la mise en œuvre du financement non conventionnel » a été fixé par décret exécutif.Il précise essentiellement que « la Banque d’Algérie est chargée d’assurer le suivi et l’évaluation de l’exécution des mesures et actions prévues par un programme portant plusieurs réformes ».La Banque d’Algérie « s’appuie sur un comité composé de ses représentants et ceux du ministère des finances », précise le décret.Ce comité est chargé de « proposer au ministre des Finances et de faire adopter le niveau de recours au financement non conventionnel et le programme prévisionnel d’émission des titres d’État qui en résulte, et d’assurer le suivi de la réalisation des mesures et des actions contenues dans le programme ».On est donc assez clairement dans le mécanisme en circuit fermé au sein de l’administration évoqué dès le départ par beaucoup d’experts.Exit le contrôle parlementaire réclamé par certains, même si, à l’APN, Ahmed Ouyahia avait rappelé que « les députés peuvent à tout moment demander la venue du ministre des Finances ou du Gouverneur de la Banque d’Algérie pour rendre compte de la mise en œuvre du processus de financement non conventionnel ».Contrôle présidentiel et « instance indépendante »La fonction de contrôle du dispositif n’est cependant pas évacuée complètement mais se retrouve en réalité transférée à la présidence de la République.En septembre déjà, Ahmed Ouyahia avait annoncé la création d’« une instance indépendante placée sous la tutelle du président Bouteflika et chargée du contrôle de la mise en œuvre du plan d’action du gouvernement et du processus de financement non conventionnel ».Le décret publié la semaine dernière n’évoque aucune instance indépendante mais précise cependant qu’« un rapport semestriel sur la réalisation des engagements financiers et monétaires et des actions et mesures est adressé par le Gouverneur de la Banque d’Algérie au président de la République ».Le sort qui sera réservé à ces rapports demeure donc une zone d’ombre mais on sait néanmoins qu’ils porteront d’une part sur les engagements au titre du financement non conventionnel qui pourront donc théoriquement faire l’objet d’un arbitrage présidentiel s’appuyant ou non sur la contribution d’une « instance indépendante ».À propos du contenu de ces rapports semestriels adressés à la présidence de la République, le décret publié la semaine dernière insiste en réalité surtout sur la contrepartie du financement non conventionnel.Elle est constituée par une liste impressionnante de réformes de l’économie algérienne dont une sorte de calendrier indicatif précise les étapes au cours des prochaines années.La Banque d’Algérie est curieusement chargée d’en faire le recensement et d’en dresser un état d’avancement périodique.L’enjeu de la transparence : des signaux positifs  L’absence de « contrôle » du financement non conventionnel extérieur à l’Exécutif n’est cependant pas nécessairement synonyme d’absence de transparence.Dans ce domaine, la Banque d’Algérie semble avoir envoyé récemment un signal clair. Au début du mois de mars, les statistiques mensuelles de la Banque centrale, publiées au Journal officiel, révélaient pour la première fois qu’un financement de milliards de dinars, soit l’équivalent de plus de 19 milliards de dollars, avait été mis en œuvre par la Banque d’Algérie au profit du Trésor public à la date du 30 novembre 2017.« La Banque d’Algérie a tenu à créer un sous compte au sein de ses statistiques monétaires dans le but de clairement identifier et mesurer les opérations de financement non conventionnel », indiquaient nos sources. Une précision qui suggère qu’on pourra donc suivre « en direct » au cours des prochains mois et des prochaines années les montants alloués au dispositif de financement non conventionnel.Une information d’ailleurs confirmée dès octobre dernier par M. Raouya, qui avait  annoncé devant la Commission des Finances de l’APN l’élaboration « d’un bilan annuel » sur l’utilisation de l’argent de la planche à billets. Un bilan qui ne devrait probablement pas être présenté avant la fin de l’année 2018.En revanche et compte tenu des pratiques courantes au sein de l’Exécutif, il y a peu de chances de voir rendus publics les rapports semestriels qui seront adressés par la Banque d’Algérie à la présidence de la République.La planche à billets : combien ça vacoûter ?Le deuxième questionnement important formulé à l’automne dernier concernait les montants financiers concernés par le recours à la planche à billets.Combien ce dispositif d’exception va-t-il coûter en fin de compte ? On en sait un peu plus depuis quelques semaines.Ouyahia avait donné à l’automne dernier quelques indications. Dans ce qui peut être considéré comme une estimation maximale, le Premier ministre n’avait  pas hésité à évaluer à environ « 20 milliards de dollars par an pendant quatre à cinq ans » les besoins en financements de l’État pour combler le déficit budgétaire, payer les créances de plusieurs entreprises publiques, renflouer les banques qui manquent d’argent et relancer certains projets.Pour calmer les inquiétudes que pourrait provoquer l’évocation d’une utilisation aussi massive de la planche à billets, Ahmed Ouyahia avait ajouté que le niveau actuel de la dette interne dans notre pays, qui ne dépasse pas 20% du PIB, nous laisse encore des marges de manœuvre importantes par rapport à beaucoup de pays voisins où il atteint couramment 70% du PIB .Les informations livrées plus récemment par la Banque d’Algérie et le ministère des Finances permettent de disposer d’une évaluation plus précise au moins sur la période de démarrage du dispositif.Au sujet du premier financement de milliards de dinars mis en œuvre par la Banque d’Algérie au profit du Trésor public à la date du 30 novembre 2017, on sait que seule une partie du montant annoncé, soit 570 milliards de dinars, a été consacrée au financement du déficit budgétaire.Le reste pour l’essentiel a servi à éponger la dette du Trésor public vis-à-vis des entreprises publiques Sonatrach et Sonelgaz ainsi que, de façon plus modeste, à augmenter la dotation du Fonds National d’Investissement.Priorité au financement du déficit budgétaire en 2018Après ce démarrage en trombe, à quoi faut-il désormais s’attendre dans ce domaine pour 2018 ? les indications dont nous disposons suggèrent que pour l’année en cours, le gros du financement non conventionnel devrait être réservé au déficit budgétaire et pourrait atteindre, selon des chiffres déjà communiqués par le ministère de Finances, un peu plus de milliards de dinars.À propos du déficit budgétaire, les besoins en financement ont été estimés précisément, selon M. Raouya, à 570 milliards de dinars en 2017, milliards de dinars en 2018 et 580 milliards de dinars en 2019.À partir de l’année 2020, “le Trésor public ne devrait pas recourir à une quelconque forme de financement en raison du faible déficit devant être enregistré”.Sur l’ensemble de la période 2017 – 2019, c’est donc près de milliards de dinars (environ 26 milliards de dollars) qui devraient être fournis par la Banque d’Algérie pour financer le seul déficit budgétaire.Ce dernier montant ne préjuge pas de ce que seront au cours des prochaines années les financements dégagés au titre du remboursement des dettes des grandes entreprises publiques du secteur de l’énergie. En guise d’indication, un ancien PDG de Sonelgaz et ancien ministre de l’Énergie, Noureddine Bouterfa, avait affirmé que la dette de Sonelgaz auprès des banques s’élevait à milliards DA.Le FMI s’invite au débat Le Fonds monétaire international s’est invité au débat la semaine dernière par la voix du chef de la mission dépêchée à Alger .Jean-François Dauphin a estimé en conférence de presse que « les expériences internationales montrent que le financement monétaire du déficit budgétaire entraîne un risque d’accélération de l’inflation ».Si l’État est forcé d’y recourir, « il convient de limiter les montants empruntés et la durée de l’endettement ».Il  a ajouté que, dans une telle situation, « la Banque centrale doit jouer son rôle de garant de la stabilité des prix en réabsorbant une partie de la liquidité créée par le financement monétaire ».Le ministre des Finances Abderrahmane Raouya avait exposé la position du gouvernement algérien et répondu par anticipation à ces préoccupations en assurant à l’occasion du débat sur la loi de finance 2018 que le financement non conventionnel « n’est pas une porte ouverte à toutes les dérives ».Il ajoutait que le chiffre annoncé au titre de 2018 était un maximum qu’il ne serait pas souhaitable d’atteindre. « Nous travaillons dur et nous essayons par tous les moyens de réduire le montant de milliards de dinars », avait-il assuré.
21 Mar 2018 à 13:01
BADR : Lancement en avril prochain de formules de crédits et dépôts islamiques
Cette opération englobe des crédits islamiques saisonniers à court terme (APS)La Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR) compte lancer des formules de crédits et de dépôts islamiques au courant du mois d’avril prochain, a annoncé, lundi à Relizane, le Président directeur général de cet établissement bancaire.M. Boualem Djebbar a indiqué, à l’APS en marge de l’ouverture d’une agence de la #BADR au niveau de la daïra de Mendes (Relizane), que cette opération englobe des #crédits #islamiques saisonniers à court terme et autres formules de crédits à long terme destinés à l’#investissement #agricole, aux côtés de dépôts suivant les pratiques de la finance islamique, dénommées “Daftar El  Fellah” (cahier de l’agriculteur).Le même responsable a ajouté que la Banque agricole et de développement  rural lancera prochainement d’autres formules (nouvelles) de crédits appelées crédits fonciers pour particuliers pour l’acquisition de logements dans le cadre de la branche “BADR Housing” (BADR habitat) au niveau de  plusieurs wilayas.Il a déclaré que la BADR a financé, depuis 2008, plus de agriculteurs dans le cadre du crédit Rfig, soulignant que cet établissement bancaire de proximité assure l’accompagnement de l’agriculteur. La Banque agricole et de développement rural lancera prochainement d’autres formules (nouvelles) de crédits appelées crédits fonciers pour particuliers pour l’acquisition de logements dans le cadre de la branche "BADR Housing" (BADR habitat) au niveau de plusieurs wilayas. M. Djebbar a fait savoir, que la banque qu’il préside, vise à se rapprocher davantage de ses clients, en témoigne la densification de son réseau avec ses 318 agences bancaires et 39 succursales régionales  réparties à travers le territoire national dont 7 agences bancaire locales implantées dans la wilaya de Relizane.Le Président directeur général de la BADR a présidé une rencontre régionale à Relizane sur l’importance à accorder aux clients, ainsi que sur les mécanismes de la finance islamique, en présence des directeurs et cadres d'agences bancaires des wilayas de Tiaret, Mostaganem, Mascara, Oran et Relizane.
20 Mar 2018 à 10:55
Des montants qui suscitent l’inquiétude
S’il est encore prématuré d’en évaluer objectivement l’impact sur l’évolution de l’inflation, il est néanmoins clair que les prochains tirages dont rendra compte la Banque d’Algérie devraient être nécessairement surveillés de près.Les premiers tirages opérés au titre du fameux dispositif exceptionnel de #financement #non #conventionnel commencent déjà à susciter l’inquiétude au regard non seulement de leur importance, mais aussi de leur éventuel impact sur l’#inflation. En effet, tel que retracé dans la situation mensuelle de la #Banque d’#Algérie (BA) à fin novembre dernier, soit juste après l’entrée en vigueur dudit dispositif, les titres émis par l’Etat en vertu de l’article 45 bis de la nouvelle version de la loi sur la monnaie et le crédit (LMC) ont déjà atteint un montant de 2185 milliards de dinars.Introduit en octobre dernier expressément à l’effet d’autoriser un recours à titre exceptionnel à «la planche à billets» pour une période de cinq ans, l’article 45 de la nouvelle LMC, faut-il rappeler, permet au Trésor public de pouvoir emprunter directement auprès de la Banque centrale, en émettant des titres pour financer ses déficits abyssaux, dans un contexte de tarissement avancé des ressources financières de l’Etat en raison de la chute des prix du pétrole.Dès lors, ce choix de monétisation des déficits publics n’a cessé de susciter des appréhensions quant à sa mise en œuvre, car sauf à être sérieusement modéré et limité, il ne peut qu’être porteur d’expansion monétaire et donc de risques réels de dérives hyper-inflationnistes.Tout en s’engageant à accompagner l’utilisation de cet instrument exceptionnel de financement par des mécanismes de contrôle et de surveillance rigoureux afin d’en contenir l’impact sur l’inflation, les pouvoirs publics avaient d’emblée annoncé les montants qu’ils prévoyaient d’en tirer pour financer le déficit du Trésor, à savoir 570 milliards de dinars pour boucler l’exercice écoulé, 1815 milliards de dinars pour celui en cours et enfin 580 milliards pour 2019. Pour l’année 2020, avait du reste assuré récemment le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, «le Trésor public ne devrait recourir à aucune forme de financement, en raison du faible déficit devant être enregistré».D’ici là, force est d’admettre que les premiers chiffres liés au financement non conventionnel, tels que dévoilés par la Banque centrale et publiés dans le dernier numéro du Journal officiel, ne peuvent que susciter quelques appréhensions, au moment où les poussées inflationnistes inquiètent déjà au-delà même d’un quelconque effet qui serait dû au recours à la planche à billets.S’il est encore prématuré d’en évaluer objectivement l’impact sur l’évolution de l’inflation, il est néanmoins clair que les prochains tirages dont rendra compte la Banque d’Algérie devraient être nécessairement surveillés de près. A cet égard, nous expliquent des intervenants de la place bancaire locale, il faudra surtout garder un œil sur l’évolution de ces financements durant les mois et les exercices à venir «pour voir si leurs montants régressent ou si au contraire ils progressent».Dans le cas où ils évoluent à la hausse, «cela serait très préoccupant», précisent nos interlocuteurs, car, ajoutent-ils, «une telle évolution voudrait dire que le déficit public est structurel, alors que la vocation du financement non conventionnel est d’être conjoncturel et limité dans le temps». Selon eux, il faudra donc observer le stock de ces financements dans le temps, en gardant à l’esprit que celui-ci viendra s’ajouter à la dette publique et qu’à un moment ou un autre, l’Etat devra rembourser la Banque centrale à partir de ressources réelles.Aussi, concluent les mêmes intervenants, les tirages en financements non conventionnels devraient nécessairement aller en régressant sur les deux à trois années à venir, jusqu’à devenir nuls dans moins de cinq ans au maximum ; sans quoi les conséquences sur l’inflation et les finances de l’Etat seraient sérieusement préoccupantes.
06 Mar 2018 à 21:15
Comment la Banque d’Algérie cherche à capter l’argent qui circule en dehors du circuit bancaire
Mohamed Loukal, Gouverneur de la #Banque d’#Algérie, a appelé les banques à « orienter leurs stratégies vers la mobilisation de l’ #épargne thésaurisée, à travers plusieurs mesures dont la proposition de prix adéquats et la prise en compte des taux d’inflation ».Pour la première fois, les autorités monétaires algériennes évoquent donc une question occultée depuis longtemps, celle des taux d’intérêt et de la rémunération de l’épargne.Les temps changent. Alors que voici encore quelques années, les banques algériennes croulaient sous les liquidités, la situation s’est aujourd’hui complètement inversée depuis 2015 . Dans le sillage de la chute des prix pétroliers et de la baisse des dépôts des particuliers et des entreprises, les autorités monétaires tentent désormais de capter l’épargne des Algériens et s’intéressent de façon croissante à leurs économies cachées dans des bas de laine.La croissance inquiétante de la circulation fiduciaireLes déclarations des responsables économiques sur ce thème et les interpellations adressées aux banques commerciales se sont multipliées depuis le début de l’année en cours. Elles interviennent dans le contexte d’une croissance rapide de la circulation monétaire hors banque.Alors que la quantité de billets en circulation était estimée à 3206 milliards de dinars en 2013, soit 19,5% du PIB, elle était déjà mesurée, très officiellement, à 4018 milliards de dinars , soit 25% du PIB, par la Banque d’Algérie à fin 2015.Ce montant a continué à augmenter sensiblement dans la période récente puisque le gouverneur de la Banque d’Algérie l’estimait voici un peu plus d’une semaine à 4780 milliards de dinars ( soit plus de 40 milliards de dollars ) au 31 décembre 2017.Des évaluations plus précisesL’intérêt croissant porté par les autorités monétaires à la monnaie en circulation en dehors des banques se traduit d’abord par une connaissance plus précise des quantités de monnaie en question. Les estimations très approximatives des dernières années ont cédé la place à un chiffrage volontairement beaucoup plus fin.À l’occasion de sa dernière intervention publique, le Gouverneur de la Banque d’Algérie a ainsi continué d’affiner son estimation de la circulation monétaire hors banque. Elle s’élèverait précisément à 4675 milliards de dinars à fin 2017.Ainsi que M. Loukal n’a pas manqué de le rappeler, la diminution de près de 100 milliards de dinars par rapport à une évaluation précédente est imputable à l’action de la Banque d’Algérie et résulte d’une instruction récente sur la domiciliation des importations qui oblige les opérateurs à provisionner 120% de la valeur des marchandises importées.Argent thésaurisé et argent de l’informelÀ cette connaissance plus précise de la masse monétaire hors banque s’ajoute une évolution sur le plan conceptuel. L’argent thésaurisé par les Algériens n’est pas celui qui finance l’économie informelle.Pour la Banque d’Algérie, la monnaie en circulation hors banque se répartit « en encaisses transactionnelles et thésaurisation pour un montant estimé entre 1500 et 2000 milliards de dinars auprès des entreprises et ménages, alors que le reste représente la circulation fiduciaire dans l’économie informelle, soit un montant allant entre près de 2680 et 3200 milliards de DA ».Cette approche plus précise à une conséquence pratique. La monnaie en circulation en dehors du système bancaire n’est plus renvoyée purement et simplement aux méandres de l’ « économie informelle ». Une partie d’entre elle est une épargne oisive conservée par les ménages ou les entreprises et se trouve donc susceptible d’être captée par le système bancaire.Un appel à plus de « souplesse »Comment attirer ces 1500 à 2000 milliards de dinars dans les banques ? Le plus simple est d’abord de supprimer les barrières. La semaine dernière, la Banque d’Algérie a exhorté les banques commerciales à donner davantage de « souplesse » aux opérations de dépôts de fonds et de l’accès à ces dépôts par les épargnants .Elle appelle donc l’ensemble des banques de la place à cesser d’exiger des justificatifs au-delà de ceux relatifs à l’identité du client en assurant qu’elle a pris ses dispositions pour assurer le contrôle de l’origine des fonds.Est-ce qu’une telle mesure peut être suffisante pour canaliser l’épargne oisive des Algériens vers les banques ? Certainement pas, même si le ministre des Finances évoquait récemment devant les députés, et sans précisions supplémentaires, des « sommes énormes » déposées dans les banques en faisant allusion aux dépôts effectués lors de l’opération de mise en conformité fiscale. Une opération qui n’a d’ailleurs fait l’objet d’aucun bilan officiel mais dont tout le monde s’accorde à dire qu’elle a été un échec.Les taux d’intérêt en questionC’est ici que devrait intervenir la « proposition de prix adéquats et la prise en compte des taux d’inflation » évoquée dernièrement par le Gouverneur de la Banque d’Algérie. Dans une analyse toujours d’actualité, un universitaire algérien, Nour Meddahi, qualifiait voici quelques temps la différence entre les taux d’intérêt pratiqués sur les crédits (autours de 6,5%) et la rémunération des dépôts (2%) d’ « exorbitante ».Elle placerait, selon les statistiques de la Banque mondiale, l’Algérie « dans la même catégorie que l’Albanie, l’Arménie ou l’Ouganda ». Un écart encore accentué par le fait que les ressources collectées à vue par les banques publiques ne sont pas rémunérées du tout.Plus récemment Nour Meddahi revenait à la charge en estimant que ce « spread » est élevé car la rémunération de l’épargne (au tour de 2%) est nettement inférieure à l’inflation (plus de 5%) alors que le taux de crédit est bien supérieur à l’inflation (6,5%).La situation serait d’ailleurs encore pire dans le cas des banques privées ou l’écart entre les taux d’intérêt créditeurs et débiteurs peut atteindre jusqu’à 7%. Ces dernières pratiquent des taux d’intérêt encore plus élevés que leurs consœurs du secteur public du fait qu’elles n’ont pas accès aux ressources des déposants institutionnels, comme Sonatrach ou les caisses de retraites et rémunèrent les dépôts à terme à des taux compris entre 3 et 5% . Les taux d’intérêt créditeurs des banques privées atteignent couramment des niveaux qui se situent entre 9 et 11,5%.Conclusion de M. Meddahi : « Les banques algériennes par manque de concurrence font facilement beaucoup de bénéfices sur le dos des épargnants et des entrepreneurs ».Une situation qu’il qualifie de « problème numéro un du secteur bancaire algérien » et qui aurait des conséquences extrêmement néfastes en décourageant l’investissement des entreprises. Particulièrement ceux des entreprises privées qui n’ont pas accès aux taux bonifiés pratiqués ces dernières années par une institution comme le FNI en faveur des plus grandes entreprises publiques.Vers une meilleure rémunération de l’épargneDans la période la plus récente et en dépit de ce constat sévère, les banques commerciales algériennes ne sont cependant pas restées complètement inactives face à la réduction des dépôts de leur clientèle.Leur principale parade a consisté dans une amélioration modeste de la rémunération de l’épargne depuis 2014. Les livrets d’épargne des banques publiques proposent des rémunérations, pour une épargne à vue qui se situe actuellement un peu au-dessus de 2% ( 2,5% pour le Livret d’épargne populaire de la CNEP) .Les banques privées développent une démarche d’attraction de l’épargne plus « agressive » que celle de leurs consœurs privées avec des taux qui atteignent, par exemple, 3,25% pour le livret d’épargne de Natexis voire 4% dans le cas de celui d’Algeria Gulf Bank .Cette tendance est encore plus sensible pour la rémunération de l’épargne à terme. Un banquier explique : « Alors que les taux d’intérêt sur les dépôts à un an étaient encore d’un niveau moyen à peine supérieur à 1% en 2013, ils se situent aujourd’hui, pour les conditions de base, entre 2, 5 et 3,5%. Mais ils peuvent atteindre couramment des niveaux égaux ou légèrement supérieurs à 5% dans le cadre de négociations sur les dépôts réalisés par les entreprises ou de gros épargnants particuliers ».Cette démarche, qui n’a enrayé que partiellement la chute des dépôts, a eu pour principale conséquence de modifier leur structure en faveur des dépôts à terme. Les dépôts à vue qui représentaient encore 57% de l’épargne bancaire en 2013 sont ainsi passés à seulement 41% de l’épargne collectée en 2016.Il reste encore de la « marge » pour les banques commerciales. Les Algériens dans un contexte de tensions inflationnistes croissantes cherchent à protéger leur épargne contre la hausse des prix.L’emprunt d’État lancé en 2016 avait donné l’exemple en proposant des rémunérations supérieures à 5%. Il est temps d’améliorer significativement la rémunération de l’épargne. On devrait entendre parler davantage des taux d’intérêt dans les mois qui viennent .
02 Mar 2018 à 19:36

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