Dossier Finances et Banque | actu-algerie.com: Information et Actualité





dossier Finances et Banque




La Banque d’Algérie renoue avec la dépréciation du dinar : la planche à billets produit ses premiers effets

Economie - Finances et Banque - 14 Aoû 2018 à 23:24

C'est en plein cœur de l’été, au cours de la première semaine du mois d’août, que la #Banque d’#Algérie a repris le mouvement de #dépréciation de la valeur du #par rapport au dollar qui avait été interrompu depuis plus de 2 ans .Une décision surprise, qui contredit les engagements récents des autorités financières algériennes, mais qui devrait être accueillie plutôt favorablement par les milieux économiques à l’exception du puissant lobby de l’importation.Voici encore quelques mois, à l’occasion de la présentation de la Loi de finances pour 2018 devant les parlementaires, le ministre des finances, Abderrahmanre Raouya, affirmait pourtant que le cours du dinar resterait à un niveau d’ « au moins de 115 dinars pour un dollar  jusqu’en 2020 ».La politique de stabilisation-réévaluation  de la valeur officielle du dinar, inaugurée en juin 2016, devait donc se maintenir non seulement en 2018 mais également au cours des 3 années à venir.Une promesse qui n’est déjà plus qu’un souvenir. Dans les cotations officielles de la Banque d’Algérie, le dollar américain s’est établi mercredi 8 août à 118,14 dinars algériens. Jeudi 9 août, il était cédé à 118,22 dinars. La reprise de la politique de  « glissement » du dinar semble donc bien amorcée.Une politique économique fortement contradictoireUn banquier algérien résume la situation actuelle : « Depuis juin 2016, le gouvernement accélère et freine en même temps. D’un côté il affirme vouloir éliminer les déficits internes et externes et de l’autre, il se prive du principal moyen d’y parvenir qui est la flexibilité du taux de change ».La décision prise début août semble donc mettre fin à une période de plus de 2 années au cours desquelles la gestion de la monnaie nationale  conduite par le gouvernement apparaissait comme profondément contradictoire avec les objectifs affichés de la politique macroéconomique.Le gouvernement a en effet adopté depuis 2016 une nouvelle stratégie économique dont le principal objectif est l’élimination en trois ans des « déficits jumeaux » du budget de l’État et de la balance des paiements courants. C’est cette stratégie qui a été communiquée aux partenaires internationaux de l’Algérie. Problème, la politique de stabilisation- réévaluation  du dinar conduite depuis 2 ans a compliqué très fortement la réalisation de ces objectifs.Des importations qui  ne diminuent plus…..Depuis près de 2 ans maintenant, tout le monde a relevé que les importations ne diminuent plus malgré la mise en place successive de licences et de listes de produits suspendus à l’importation. La principale explication est connue et a été mentionnée par la quasi totalité des économistes algériens : la surévaluation du dinar joue un rôle majeur dans le déficit commercial et celui du compte courant de la balance de paiements qui sont à un niveau historique depuis 2015. Depuis la chute des prix pétroliers en  juin 2014, les importations ont baissé en même temps que la valeur du dinar et sont relativement stables depuis que le dinar a été stabilisé en juin 2016 .Les statistiques les plus récentes du commerce extérieur montrent que le premier semestre 2018 a ressemblé dans ce domaine comme un frère à l’année 2017.Les espoirs placés dans les suspensions d’importation de près d’un millier de produits ont de nouveau être déçus par une résistance des importations stimulées en partie par un dinar renforcé. Sans compter le phénomène de surfacturation qui a puisé une incitation supplémentaire dans la solidité, entretenue artificiellement, de la monnaie nationale.……Et un déficit budgétaire qui fait de la résistance  En matière budgétaire aussi, il  semble bien que les autorités financières ont fait leurs calculs. Le « dopage » de la valeur  du dinar mis en œuvre pendant 2 ans a eu  un coût important  pour le budget de l’État  en retardant la réalisation des objectifs de rétablissement de l’équilibre des finances publiques.Explication :  la dépréciation du dinar par rapport au dollar gonfle automatiquement les recettes de la fiscalité pétrolière et permet donc de réduire la taille du déficit budgétaire sans même toucher aux dépenses. Chaque différence de un dinar sur la valeur officielle du dollar  rapporte 20 milliards de DA au budget de l’État. Passer d’un dollar valant 115 DA à 120 DA rapporterait annuellement 100 milliards de DA (0,5% du PIB) et porter le dollar  à 130 DA rapporterait annuellement 300 milliards de  DA (1,5% du PIB). C’est dans le cadre de ce nouveau scénario que semble s’inscrire aujourd’hui la reprise de la politique de glissement du dinar.Dans la normalité régionale Les évolutions constatées depuis le début du mois d’août sont encore loin de lever toutes les incertitudes au sujet de la gestion future de la monnaie nationale. Fidèle à ses habitudes, la Banque d’Algérie s’efforcera sans doute de les présenter comme purement « techniques ».Elles ont en réalité une forte connotation politique. Dans l’ensemble du bassin méditerranéen, du Maroc à la Turquie en passant par la Tunisie et l’Égypte, la flexibilité du taux de change est le principal instrument d’ajustement économique et de correction des déficits internes et externes mis en œuvre, suivant les cas, de façon autonome par les gouvernements de la région ou sous la pression du Fonds monétaire international. C’est également cette politique qui a été conduite de façon souveraine entre 2014 et 2016 en Algérie. Une stratégie défendue encore récemment dans une intervention publique par son principal artisan Mohamed Laksaci.Vers une politique monétaire plus indépendanteC’est, suivant des sources concordantes à l’initiative de la présidence de la République que depuis juin 2016, la valeur de dinar avait perdu son caractère d’instrument de politique économique pour être érigée en une sorte d’ « emblème national » soustrait aux contraintes de l’ajustement économique.La loi sur le financement non conventionnel adoptée à l’automne dernier confie désormais théoriquement la gestion de la valeur du dinar à un « comité de suivi » constitué de la Banque d’Algérie et du ministère des Finances. C’est sans doute à ce comité qu’on doit les récentes décisions sur la reprise du glissement du dinar.Jusqu’ à quel point pourra-t-il maintenir son indépendance de décision par rapport aux arbitrages présidentiels ? Quelles est la cible en matière de parité du dinar retenue par les autorités monétaires au terme de l’opération de dépréciation en cours depuis le début du mois  ?Les réponses à ces questions ne sont pas encore disponibles. Une chose est sure cependant, avec un dinar qui retrouve son rôle d’instrument d’ajustement c’est, dans l’attente de réformes structurelles de profondeur, l’ensemble de la politique économique conjoncturelle du gouvernement qui retrouve une meilleure lisibilité et la cohérence qui lui a fait défaut depuis plus de 2 ans.

Ailleurs sur le web

Nous suivre
Annonce
PropellerAds
Vidéothèque

Les plus lues

Soufflet avec une pâte facile de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 22 Juin 2016 à 13:59

source : #Youtube #OumWalid 

Msemen à la farine le plus facile à faire de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 10 Oct 2016 à 10:55

Le secret pour réussir les msemens à la farine réside dans la pâte qu'il faudra bien travailler, type de farine et aussi dans le feuilletage,voir la vedio pour mieux comprendre le procédé. source : #youtube #OumWalid

Cake au Flan de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 04 Dec 2016 à 12:09

C'est un de mes desserts préférés je le fais vraiment souvent j'aime énormément sa texture bien fondante, vous pouvez choisir le goût que vous souhaitez chocolat, vanille, fraise ou caramel sans tarder voici la recette... source : #youtube #OumWalid

TIZI-OUZOU: La liste des bénéficiaires des logements sociaux dévoilée

Actualité - TIZI-OUZOU - 15 Nov 2016 à 18:15

Le chef-lieu de Tizi-Ouzou à connu une matinée particulièrement mouvementée, caractérisée par des coupures de routes au niveau de plusieurs quartiers et pour cause l'affichage de la liste des bénéficiaires des logements sociaux (Logement Public Locatif). Des citoyens qui ont postulé à cette formule et dont les noms ne figuraient pas sur liste ont barricadé plusieurs routes par des pneus en fumée provoquant des embouteillages dans le centre ville. Le fait de voir les attentes des protestataires prolongées ont fait tombé à l'eau toutes les tentatives des autorités locales pour essayer de calmer les esprits.

Sablé au halwa turc et cacahuètes

Elle Mag - Recettes - 28 Juin 2016 à 09:22

Ingrédients: pour environ 28 pièces (selon la taille de l'emporte-pièce) 250 g de beurre 125 g de halwa turc 50 g de sucre glace 2 jaunes d’œufs 1 paquet de levure chimique 1 càc de vanille 80 g de cacahuètes grillées et finement moulues Farine au besoin (environ 500g) Décoration: Environ 400 g de cacahuètes grillées et moulues 1 pot de confiture d'abricot Préparation: Battre le beurre avec le sucre puis ajouter la halwa turc et bien mélanger Ajouter les jaunes d’œufs un par un ensuite les cacahuètes moulues Ajouter la vanille puis la farine avec la levure jusqu'à obtention d'une pâte souple et lisse Laisser reposer la pâte un petit peu Étaler la pâte sur un plan de travail fariné à 5mm d'épaisseur Découper les sablés à l'aide d'un emporte-pièce ou un verre puis faire une ouverture au centre à l’aide d’un petit emporte pièce Faire cuire pendant environ 15 minutes à 180° Une fois les sablés refroidies, les rassembler en les collant avec de la confiture Badigeonner les sablés de confiture à l'aide d'un pinceau puis passer aux cacahuètes et décorer avec du chocolat fondu. source : fan-decuisine