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Le Maroc en émoi après l’agression sexuelle collective d’une jeune femme dans un bus

International - Maroc - 22 Aoû 2017 à 12:30

Le #Maroc est sous le choc après la diffusion d’une vidéo montrant un groupe de jeunes agresser sexuellement dans un bus une jeune femme, atteinte d’un handicap mental selon les autorités, qui ont fait état de l’arrestation des agresseurs lundi.Diffusées dimanche sur les réseaux sociaux, les images ont suscité une salve de réactions indignées sur les réseaux sociaux et dans les médias au Maroc.On y voit un groupe d’adolescents, torse nu, en train de bousculer violemment une jeune femme en pleurs dans un bus, la touchant dans des parties intimes de son corps, tout en s’esclaffant. La victime, à moitié dénudée, pousse des cris de détresse, alors que le bus continue de rouler, sans qu’aucun passager n’intervienne.La scène a eu lieu à Casablanca, métropole économique du royaume, précise la presse locale. La société chargée du transport en commun M’dina #Bus, a indiqué que “l’#agression s’est déroulée ce vendredi 18 août” et que les agresseurs avaient été “appréhendés ce lundi 21 août.”La police a confirmé dans un communiqué l’arrestation des six auteurs, âgés entre 15 et 17 ans, qui ont été placés sous surveillance policière.La même source a également confirmé que la victime, 24 ans, était atteinte d’un handicap mental, et relevé qu’elle n’avait avant la diffusion de la vidéo reçu aucune plainte, ni de la part de la jeune femme agressée ni de la part du chauffeur.“Horreur à Casablanca”, “des monstres commettent un crime odieux”, écrit la presse locale, qui tire la sonnette d’alarme sur le phénomène du harcèlement des femmes dans l’espace public.L’association Touche pas à mon enfant a lancé lundi un appel à témoins afin “de traduire en justice cette horde barbare qui s’est attaquée lâchement à une jeune fille”.Des internautes ont, eux, appelé à un sit-in le 23 août à Casablanca pour exprimer leur indignation.D’autres, en revanche, s’en sont pris à la victime, prenant la défense des agresseurs.Au Maroc, marcher seule dans la rue relève parfois du parcours du combattant. Ou plutôt de la combattante: elles y subissent fréquemment remarques désobligeantes et insultes.Selon les chiffres officiels, près de deux Marocaines sur trois sont victimes de violences. Et les lieux publics sont les endroits où la violence physique à leur égard est la plus manifeste.Début août, une autre vidéo montrant une horde de jeunes hommes traquer une jeune femme marchant seule dans la rue à Tanger (nord) avait déjà suscité l’indignation dans le pays.
Le Maroc instaure une subvention pour les tournages de films étrangers
Le gouvernement marocain a annoncé avoir adopté un projet de décret instituant une subvention pour les productions cinématographiques étrangères tournées au #Maroc, avec comme objectif de tripler leur nombre. Cette mesure fiscale adoptée jeudi permettra aux sociétés de production de récupérer 20% de leurs dépenses faites lors du tournage d’un film ou d’une série au Maroc, a expliqué le directeur du Centre cinématographique marocain (CCM), Sarim Fassi-Fihri, interrogé vendredi par l’AFP. Ces dépenses devront être justifiées. D’après M. Fassi-Fihri, ce “financement direct” est valable pour les investissements “d’au moins 10 millions de dirhams (900.000 euros) sur les films, séries et téléfilms. Pour l’instant, on est que sur de la fiction”. Dès l’entrée en vigueur de cette mesure, à compter d’octobre “au plus tard”, les représentants marocains du secteur espèrent ainsi “tripler le nombre de productions” sur le sol marocain. 
29 Juil 2017 à 12:21
VIDÉO. Maroc : nouveaux affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à Al Hoceima
Jusque-là sans heurts, les manifestations du « #hirak » tournent de plus en plus à l’affrontement entre protestataires et forces de l’ordre marocaines. Hier mercredi, une veillée nocturne, comme celles organisées quotidiennement dans toute la région du #Rif depuis le début de ramadan, tenue à #Al #Hoceima, a viré à l’affrontement entre protestataire du « hirak » et police antiémeute. Sur des images vidéo publiées par le site marocain goud.ma, l’on voit une foule effervescente scandant des slogans pro-hirak qui ne cessait de s’agrandir. En face, des policiers tenant leurs boucliers bloquant le passage aux manifestants. La police a ensuite donné l’assaut pour disperser la foule. S’ensuit alors un affrontement. Selon le Desk, le quartier en question s’appelle Hay Marmoucha. D’après le même média, les jeunes sont désormais tentés d’en découdre chaque soir avec la police.
16 Juin 2017 à 11:57
Al Hoceima : à Sidi El Abed, des jeunes ont rompu la trêve du jour dans un air d’Intifada
Des jeunes de Sidi El Abed ont pour la première fois rompu la trêve du jour. Quelques heures avant la rupture du jeûne, ils ont pris d’assaut les forces de l’ordre à coups de pierres. Des blessés ont été dénombrés parmi les manifestants mais aussi dans les rangs des forces de l’ordre qui ont répliqué au gaz lacrymogène. Les sit-in ont repris la nuit à #Al #Hoceima, dans les localités environnantes et hors du #Rif Des affrontements ont éclaté jeudi en fin de journée entre manifestants et policiers dans la ville d’Al Hoceima, épicentre d’un mouvement de contestation populaire qui secoue depuis sept mois cette région dans le nord du #Maroc, ont constaté les journalistes présents, dont celui de l’AFP. Pour la première fois ce jeudi 8 juin, des jeunes du quartier Sidi El Abed sont sorti caillasser les forces de l’ordre avant la rupture du jeûne. DR Des dizaines de jeunes affrontaient à coups de pierres les forces anti-émeute, qui ont répliqué en faisant usage notamment de gaz lacrymogène, dans les ruelles du quartier Sidi El Abed. source locale: le gaz lacrymogène a été utilisé par la police a #Hoceima. #Hirak — imad stitou (@StitouImad) June 8, 2017 Des manifestations nocturnes quotidiennes se déroulaient depuis une douzaine de jours dans ce quartier, mais jusqu’à présent sans violence et après la rupture du jeûne du ramadan. Sur les hauteurs d’Al Hoceima, de jeunes manifestants sont sortis dès 17 heures pour en découdre avec la police. Une femme tente de les dissuader. DR Ce jeudi, vers 17 heures locales, des groupes de jeunes se sont rassemblés par surprise dans les ruelles pour manifester. Ils ont été repoussés sans ménagement par les policiers vers un carrefour du quartier, où plusieurs d’entre eux ont alors lancé des pierres sur les forces de l’ordre. #Hoceima aujourd'hui quelques heures avant Iftar. (Photos:réseaux sociaux) #Hirak pic.twitter.com/Ul2WGJVfGo — imad stitou (@StitouImad) June 8, 2017 Au moins deux personnes ont été blessées, un policier à la mâchoire par une pierre, et un manifestant à la tête par des coups de matraques, a constaté un journaliste de l’AFP. La police a procédé à plusieurs interpellations. Un policier anti-émeute a été blessé à la machoire par un jet de pierres. DR Les affrontements ont cessé près de deux heures plus tard, mais les protestataires avaient promis de revenir manifester après la rupture du jeûne dans la soirée. Des batailles de rue ont duré plus tard dans la soirée entre forces de l’ordre et jeunes manifestants. Nouvelle vidéo d'Al Hoceima ce soir. Courses-poursuites et batailles de rue. @_MohamedHADDAD #hirak pic.twitter.com/TTtJekHrem — Omar Radi (@OmarRADI) June 8, 2017 La province d’Al Hoceima est secouée depuis sept mois par un mouvement de contestation revendiquant le développement du Rif, une région historiquement frondeuse et géographiquement enclavée que les protestataires jugent « marginalisée ». La quasi totalité des meneurs du mouvement ont été arrêtés ces dix derniers jours, et font face à de graves accusations de « crimes », notamment « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat ». Témoin : "la police oblige ceux qu'elle arrête à dire 'vive le roi !'" En ce moment dans les ruelles du quartier Sidi Abed #hirak — Omar Radi (@OmarRADI) June 8, 2017 La ville d’Al Hoceima, ainsi que la localité voisine d’Imzouren, sont depuis lors en effervescence, et les manifestations nocturnes y sont désormais quotidiennes, malgré le quadrillage de la police. La situation y était plus tendue ces trois dernières nuits, alors que les policiers prenaient position au cœur de Sidi Abed pour empêcher les manifestants de s’y regrouper dans les rues. Ces derniers ne cessent d’affirmer depuis le début de leur mouvement le caractère « pacifique » de leur mobilisation. Durant la nuit, de nombreuses localités, dont Imzouren ont rejoint de nouveau le mouvement. Des rassemblements ont été signalés dans de nombreuses villes hors du Rif : à Oujda, Meknès, Agadir ou encore Kénitra où des interpellations ont été dénombrées parmi les manifestants. Selon Mustapha el-Khalfi, porte-parole du gouvernement, 86 personnes sont aujourd’hui poursuivies par la justice. « Seize personnes ont été traduites devant la Cour d’appel d’Al Hoceima et 32 autres au tribunal de première instance de la ville », a-t-il précisé ce jeudi lors d’un point presse au terme de la réunion hebdomadaire du Conseil de gouvernement. Toujours selon les chiffres officiels, 31 personnes ont été placées en détention préventive et sept en garde à vue. A LIRE AUSSI: Le Hirak face à la chape de plomb que veulent imposer les autorités 
10 Juin 2017 à 17:36
Le Hirak face à la chape de plomb que veulent imposer les autorités
Selon le photo-journaliste Louis Witter, présent à #Al #Hoceima, le quartier de Sid El Abed, lieu des rassemblements nocturnes, a été bouclé le 7 juin au soir. Sur son compte Twitter, il relate la situation : un dispositif composé de femmes policiers a quadrillé la grande place. Plusieurs groupes de centaines de personnes ont été, selon lui, « éparpillés sans possibilité de se rejoindre » pour pouvoir défiler. Une chape de plomb semble avoir recouvert la cité depuis la vague d’arrestations dans les rangs des activistes. #AlHoceima : jour après jour les habitants des quartiers contestataires sont repoussés dans les montagnes, qu'ils doivent contourner de nuit — Louis Witter (@LouisWitter) June 7, 2017 Les habitants de la ville hésitent de plus en plus à s’adresser à la presse « de peur de représailles », dit-il. Selon des témoignages concordants, la plupart des manifestants qui s’expriment à visage découvert dans les médias sont convoqués par la police locale. Nombre d’adultes ont préféré ne pas sortir la nuit tombée, laissant davantage des jeunes d’une vingtaine d’années investir les rues. Certains « attendent le retour des Rifains de l’étranger (pour l’été, ndlr) pour manifester en plus grand nombre », relate Witter.
10 Juin 2017 à 12:30
Hirak : Nasser Zafzafi placé en détention préventive à Oukacha « pour de lourdes accusations »
Nasser Zafzafi et six autres détenus du mouvement contestataire rifain ont été entendus par le juge d’instruction Abdelouahed Majidi à la Cour d’Appel de Casablanca à une heure avancée de la nuit. Ce dernier a finalement décidé de les placer en détention préventive à la prison civile de Oukacha dans l’attente d’un complément d’enquête “pour de lourdes accusations”A LIRE AUSSI : Hirak: les manifestations nocturnes de nouveau dans divers villes À Casablanca, avocats, journalistes, activistes et membres des familles de détenus ont attendu jusqu’à une heure très avancée de la nuit, que le chef du mouvement et six autres prévenus soient entendus par le juge d’instruction Abdelouahed Majidi. Selon la défense de #Zafzafi, celui-ci a décidé de les placer en détention préventive à la prison civile de Oukacha dans l’attente d’un approfondissement de l’enquête. De très lourdes accusations selon la défense Me Abdessadek El Bouchattaoui a indiqué à la sortie du tribunal que l’audience débutée vers 11 heures su soir avait été particulièrement mouvementée. Il a insisté pour dire que Nasser Zafzafi, en particulier, devra faire face à “de très lourdes et nombreuses accusations” , sans pour autant en livrer les contours, raison pour laquelle, a-t-il déclaré, le juge a estimé nécessaire que l’enquête se poursuive par de nouvelles confrontations. Pourtant le juge avait fait montre d’un geste d’apaisement durant l’audience, celui-ci avait autorisé Zafzafi d’être assisté par ses proches parents. Vers deux heures du matin, un cortège de fourgons et de voitures de police encadrés de motards ont quitté le tribunal avec à leur bord les détenus. En direct de la cours d'appel casa #Hirak https://t.co/PJATGGeDJ2 — Mohammed (@med7taleb) June 6, 2017  Cette décision intervient dans un contexte de manoeuvres politiques. Il y a eu d’abord cette étrange convocation de certains chefs de partis politiques par le Palais qui a été démentie à mots couverts, puis la révélation d’une consultation inattendue entre l’ancien chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane et le conseiller royal Fouad Ali El Himma il y a une semaine pour « discuter des moyens de mettre fin aux tensions dans le Rif », selon Al Yaoum24. Une ultime médiation de Benkirane ? Enfin, aujourd’hui, Le360 et Barlamane révélaient une rencontre entre le même Benkirane et les parents de Nasser Zafzafi au domicile du premier à Rabat, à laquelle a participé l’avocat Mohamed Ziane, du Parti marocain libéral. Une enfilade de tâtonnements pour trouver une issue à la crise dont l’ampleur s’est accentuée depuis que le hirak, malgré la purge de ses figures emblématiques incarcérés un à un, n’a pas pour autant faibli d’intensité. Des manoeuvres politiques souterraines en somme. Il est piquant de constater que le Palais soit poussé à recourir à celui qu’il a poussé du carrosse pour tenter une médiation de la dernière heure, au moment où l’on attendait une initiative royale. Zefzafi le père je n’ai pas demandé l’intervention de Benkirane ni de qui que ce soit pic.twitter.com/LmnKgWfDWb — Mohammed (@med7taleb) 5 juin 2017 Chaque soir, après 22 heures, hommes et femmes d’Al Hoceima se retrouvent dans la rue pour une veillée contestataire devenue depuis plus d’une dizaine de jours, un rituel nocturne de ce mois de Ramadan. Bien qu’éparses, des répliques de sit-in sont enregistrées dans d’autres villes et localités, retransmises en direct via Facebook Live  et Twitter par autant de militants et de journalistes. اليوم من إمزورن/الحسيمة5/6/2017 Today from imzouran/#alhoceima #الحسيمه#Hirak #zafzafi #NasserZefzafi #Rif #hoceima #Trump #pik_ya_wlidi pic.twitter.com/E7Ld0w17oP — Amghari Rachid (@AmghariR) 6 juin 2017   La presse internationale suit désormais pas à pas la fronde rifaine, alors que la propagande au Maroc tente de prendre en otage l’opinion publique par la diffusion de messages alarmistes sur les desseins présumés du mouvement. Un palier a été franchi hier par Assabah, qui sans preuve, ni source identifiée concluait à un complot des irrédentistes rifains en cheville avec le Front Polisario. Mardi 6 juin au soir, alors qu’à Al Hoceima, et selon des témoignages recueillis sur place auprès de journalistes qui couvrent les événements, la fébrilité des forces de l’ordre avait atteint son paroxysme. Photographes et vidéastes ont été empêchés d’approcher le cœur des manifestations, où familles de détenus et activistes rivalisaient de slogans pour réclamer la libération de Zafzafi et des 85 autres personnes privées de liberté, selon le dernier décompte des ONG. Hier matin encore, deux figures de proue du mouvement, le lieutenant de Zafzafi et une artiste-militante ont été interpellés aux premières lueurs du jour. Au final, la manifestation s’est dispersée dans le calme. #AlHoceima : important quadrillage policier de la ville. Les forces anti-emeutes sont déployées à chaque croisement. — Louis Witter (@LouisWitter) 5 juin 2017    
06 Juin 2017 à 16:36
Hirak : les manifestations nocturnes de nouveau réprimées dans diverses villes
La soirée du mercredi 31 juin s’est soldée encore une fois par des heurts dans différentes villes et localités du #Maroc. À Meknès, et selon les témoignages que Le Desk a pu recueillir, les forces de l’ordre venus en très grand nombre ont encerclé les manifestants avant qu’ils ne puissent se réunir sur les lieux du sit-in, appliquant la même technique que celle utilisée la veille à Rabat, Casablanca et Marrakech notamment. La police a alors chargé les groupes qui ont tenté de se former faisant un nombre indéterminé de blessés, dont certains ont été conduits aux urgences. Plusieurs d’entre eux ont trouvé refuge au siège de la section locale du PSU qui a été à son tour cernée par un dispositif policier. Des militants de partis d’extrême gauche ont été interpellés avant d’être tous relâchés en fin de soirée. Le même scénario s’est répété dans d’autres villes et localités, parmi elles Tanger, Tétouan ou Martil où des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des personnes ensanglantées après avoir reçu des coups de matraque. À #Al #Hoceima, notamment dans le quartier Sidi Al Abed, épicentre des sorties nocturnes, la foule a de nouveau bravé l’interdit en descendant en masse dans la rue pour cette sixième nuit consécutive de protestations. Idem pour Imzouren, où activistes et supporters de Zafzafi ont battu le pavé et occupé le centre de la localité. Mercredi 31 mai, quartier Sidi Abed, Al-Hoceima. Sixième soir de mobilisation. #Maroc pic.twitter.com/4YODjdpOpf — Charlotte Bozonnet (@ChBozonnet) June 1, 2017 Imzouren this nightImzouren ce soir #hirak #Rif #alHoceima #maroc #morocco #marokko #marruecos pic.twitter.com/zezUowOBO7 — Argaz amazigh/ⴰⵎⴰⵣⵉⵖ (@Amazigh4ever) June 1, 2017 Une figure nouvelle a émergé au sein du #Hirak : Nawal Benaissa, 36 ans, 4 enfants qui a pris la tête des sit-in à Al Hoceima. Nawal Ben Aissa, 36 ans, 4 enfant, nouveau visage et voix écoutée du Hirak à Al Hoceima pic.twitter.com/2zctJVVF5P — Thomas G. Savage (@thomasgsavage) May 31, 2017 
02 Juin 2017 à 11:50
Hirak : faux leaks et images tendancieuses, comment l’opinion publique est prise en otage
Des photographies et une vidéo non sourcées présentées comme celles de Nasser Zafzafi et d’autres détenus encapuchés pour être héliportés d’Al Hoceima vers #Casablanca par des agents de la BRI, corps d’élite antigang de la police judiciaire, circulent sur Internet. Leur conformité a été démentie sous couvert d’anonymat, mais les conditions de ce faux « leak », comme d’autres, soulèvent plusieurs questions de fond. Une vidéo diffusée sur Youtube par Assabah, le quotidien arabophone du groupe de presse Eco-Medias (L’Economiste, Atlantic Radio) prétendait montrer le transfèrement de #Nasser #Zafzafi d’Al Hoceima vers Casablanca à bord d’un hélicoptère de la Gendarmerie royale, encapuché, menotté et encadré par des membres des forces spéciales de la BRI (Brigade de recherche et d’intervention). Disponible quelques temps sur la Toile, celle-ci a été retirée par le média sans plus d’explications, Assabah étant réputé pour ne jamais commenter, expliquer ou se justifier auprès de ses lecteurs après chacune de ses #fake #news. Cette vidéo de 25 secondes montre deux individus débarqués d’un hélicoptère de la Gendarmerie royale par des membres des forces spéciales et de policiers en civil. Les détenus, poignets entravés et tête couverte sont alors poussés dans un fourgon de police stationné sur le tarmac d’un aéroport. Ni le lieu, ni la date de la scène ne sont connus. La scène, justement, était censée apporter la preuve que les photographies saisissantes d’un traitement exceptionnel appliqué aux manifestants du hirak qui continuent de circuler sur la Toile, sont authentiques. Images extraites de la vidéo faussement attribuée au transfèrement de Zafzafi à Casablanca. Or après un buzz de quelques heures, une source sécuritaire anonyme démentait l’information via le site Barlamane, précisant qu’il s’agissait d’une opération ancienne n’ayant aucun lien avec le mouvement contestataire rifain. Le site https://t.co/jywU1NTsL6 qui cite une source autorisée dit que la vidéo qui circule n'est pas de l'arrestation de Zafzafi. — imad stitou (@StitouImad) May 30, 2017 Certains détails tendent à conforter cette mise au point, de la corpulence des individus aux fourgons de police, dont l’habillage de la carrosserie ne correspond plus au matériel aujourd’hui en usage par la DGSN pour ce type d’opérations. Première question qui mérite d’être posée : s’agissait-il d’une fuite organisée de ces images découlant manifestement d’une logique, celle de montrer la figure de la contestation comme un dangereux renégat auquel il lui a été réservé le sort des terroristes ou celui de membres de réseaux clandestins ? Le fait que ce soit Assabah, connu pour être un journal servant de vecteur à ce genre de propagande, crédibilise ce scénario. Il est peu probable qu’il s’agisse d’une méprise éditoriale. Dans ce cas, pourquoi le média et sa source ont ils rétropédalé ainsi ? Le problème est que ce modus operandi confine à celui dit des « arrestations parallèles » dénoncées par les ONG internationales, ne s’agissant pas dans le cas de Zafzafi d’un individu constituant une menace imminente contre la sécurité civile. Amnesty International, entre autres, s’est souvent inquiétée des nombreuses dérives marquant les interventions de corps policiers qui usent de ces méthodes dégradantes, qui dans certains cas, sont destinées soit à imposer la terreur, soit à dissimuler des actes de torture. En Espagne, des opérations coups de poing du Mossos d’Esquadra, la police catalane, contre des indépendantistes, assorties de la diffusion de vidéos mises à la disposition de réseaux sociaux montrant des policiers se livrant à une véritable mise en scène lors d’arrestations de manifestants, avaient, en 2014, soulevé une vive polémique sur ce type de pratiques. Les individus arrêtés avaient été contraints de porter une capuche sur leur tête ou de cacher leurs visages pour être pris en photo au pied des camions de police. « Pourquoi une telle mise en scène si ce n’est pas pour justifier des arrestations et encourager l’utilisation de moyens toujours plus violents pour réprimer des manifestants qu’on cherche à faire passer pour ce qu’ils ne sont pas ? », avaient alors commenté des observateurs de la société civile. C’est probablement pour éviter que n’enfle la suspicion sur les conditions de l’arrestation de Zafzafi et de quelques autres activistes du hirak qui l’accompagnaient, que la fausse vidéo a finalement été retirée par Assabah, dont on peut dès lors deviner la source…Ce n’est pas non plus un hasard que ce soit via Barlmane, un site proche des milieux du renseignement, que le désamorçage est intervenu. LES RÉSEAUX SOCIAUX POUR ÉTOUFFER LA PRESSE Comme lors des grandes manifestations du 20-Février, la puissance des réseaux sociaux est mise à contribution pour orienter l’opinion publique. La presse est déjà très rétive dans sa majorité à s’opposer à la vindicte organisée contre les figures du hirak à travers Facebook, Twitter et WhatsApp. Depuis la dernière poussée de fièvre dans le Rif, des messages anonymes pullulent sur les réseaux sociaux. Ils mettent en garde contre les risques d’un chaos généralisé faisant un parallèle aussi injustifié que trompeur avec la Syrie ou la Libye, recyclent des images décontextualisées de Zafzafi vautré dans un hors-bord de luxe en compagnie d’une jeune femme en maillot deux pièces, ou encore celle de la « jeune fille voilée au drapeau du Rif », immortalisée par une photo de l’AFP devenue iconique, « retrouvée » bouteille de bière à la main dans les rues d’Amsterdam. La technique d’enfumage avait déjà été usitée en 2011 quand les jeunes figures du Mouvement du 20-Février avaient été dépeints comme des petites frappes qui carburent au vice et s’adonnent à de sombres rituels par le seul fait de publier leurs photos volées dans un bar, en présence de boissons alcoolisées ou dans la nef d’une église. Que cherche-t-on aujourd’hui à asseoir dans l’esprit de la population ? Que Nasser Zafzafi menait une double vie entre un Robin des bois des temps modernes, festoyant avec ses amis en privé et ameutant les déshérités en public, et un Malcom X de pacotille, mêlant dans son discours rhétorique marxiste et versets coraniques ? Si décrypter son engagement à travers ses actions visibles et intimes est une nécessité d’intérêt public pour circonscrire sa personnalité et ses desseins, cela doit se faire à travers l’enquête circonstanciée et non par le petit jeu pervers des SMS occultes. L’effet de ce type de manipulations médiatiques n’est pas résiduel. Il est peut-être aujourd’hui encore plus insidieux que la basse propagande des télévisions d’Etat, qui prises en défaut, ne sont pas non plus contraintes à s’expliquer. Preuve en est, sa vitesse de propagation et son ciblage, notamment via des applications comme WhatsApp. Anonymes, les messages écrits, les images hors sol et les short videos sont répercutés ainsi à l’infini, sans filtre de compréhension et sans vérifications d’usage les plus élémentaires. Le phénomène est d’autant plus dangereux que l’impact salvateur de la presse indépendante est fortement diminué en raison de sa fragilisation continue. Il est remarquable aujourd’hui de constater que les journalistes marocains qui couvrent au plus près le hirak sont en majorité soit des correspondants d’agences étrangères, soit des freelances pour la presse internationale, l’autocensure dans les rédactions nationales étant devenue encore plus pesante que par le passé. DISCLAIMER : Le Desk a choisi de publier la photographie de Zafzafi en couverture de cet article s’agissant d’un personnage public, même si son caractère est privé et que son origine est inconnue. Ce choix est justifié par le cadre précis et indissociable à son usage éditorial, conformément aux règles déontologiques communément admises en matière de presse, de monitoring des médias et des réseaux sociaux.  
01 Juin 2017 à 09:43
Plusieurs manifestations annoncées ce soir, un site proche de la contestation inaccessible
Plusieurs manifestations sont annoncées ce soir au #Maroc, après la prière du tarawih en solidarité avec Nasser Zafzafi, le leader de la #contestation rifaine arrêté plus tôt dans la journée, rapporte notre partenaire Le Desk. Plusieurs villes et localités sont listées sur ce tweet du journaliste Youssef Aït Akdim. Parmi elles : Rabat, Fes, Nadhor. #Hirak #Rif Ce soir à 22h, des sit-in prévus contre l'arrestation de Nasser Zefzafi: Tanger, Rabat, Fès, Casa, Kenitra, Settat, Tiznit… pic.twitter.com/CCYNdoxr7y — Youssef Aït Akdim (@sonicyouss) May 29, 2017 Par ailleurs, Rif24, un des médias électroniques local les plus actifs dans la couverture du hirak à Al Hoceima et dans la région, n’est plus accessible depuis hier, rapporte Le Desk. Sa page Facebook a été elle aussi désactivée. Selon plusieurs sources concordantes dans le milieu des activistes du Nord et auprès des journalistes qui couvrent les évènements sur place, son directeur, Mohamed Elasrihi est porté disparu, ajoute notre partenaire marocain. Certains évoquent une interpellation, mais l’information n’a pas été confirmée par ses proches. Contacté par Le Desk, son frère Wael, affirme n’avoir plus de ses nouvelles depuis trois jours. Sa dernière activité a été de tourner la vidéo montrant Nasser Zafzafi, le leader de la contestation, haranguer la foule depuis le toit de sa maison alors que les forces de l’ordre tentaient de l’appréhender.
30 Mai 2017 à 15:37
Maroc: heurts à Al-Hoceïma, le leader de la contestation en fuite
La police est intervenue en force samedi soir dans la ville d'#Al-#Hoceïma dans le nord du #Maroc pour empêcher toute #manifestation d'ampleur en soutien à Nasser Zefzafi, le leader de la contestation populaire dans la région, actuellement en fuite et recherché par la justice. Après une journée calme marquant le premier jour du mois de jeûne de ramadan, des incidents ont éclaté samedi soir tard quand des groupes de jeunes, ont commencé à se rassembler aux cris de "Vive le Rif" ou de "Nous sommes tous Zefzafi" et à converger vers le centre-ville. Les forces anti-émeutes sont intervenues presque immédiatement pour les disperser violemment à coups de matraques, a constaté l'AFP. "Pourquoi vous nous tapez?", s'exclamait l'un de ces manifestants, tandis que la plupart reculaient sous les coups, se mettaient à couvert dans les ruelles, et que d'autres lançaient des pierres sur les policiers. Les incidents ont duré près d'une heure, et ont cessé vers minuit, heure à laquelle les rues sont devenues quasi-désertes, à l'exception des forces anti-émeutes, concentrées notamment sur la grande place de la ville, et de quelques petits groupes de jeunes disséminés dans l'obscurité des quartiers. Des heurts similaires ont été signalés dans la ville voisine d'Imzouren, où les forces de l'ordre sont là aussi intervenues pour disperser les rassemblements, selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Atteinte à l'intégrité du pays Dans la région du #Rif, réputée frondeuse, la province d'Al-Hoceima est le théâtre de manifestations récurrentes depuis la mort fin octobre 2016 d'un vendeur de poisson, broyé accidentellement dans une benne à ordures. Au fil des mois, la contestation, menée par un petit groupes d'activistes locaux, a pris une tournure plus sociale et politique, exigeant le développement du Rif, -marginalisé selon eux- dans un discours identitaire teinté de conservatisme et de références islamiques. Défiant le "maghzen" (pouvoir) depuis des mois par ses harangues enflammées, Nasser Zefzafi, le leader de ce mouvement (baptisé "hirak", ou la mouvance), est recherché depuis vendredi soir par la justice, après avoir interrompu le matin même le prêche d'un imam dans une mosquée de la ville. Il est accusé d'avoir "insulté le prédicateur", "prononcé un discours provocateur" et "semé le trouble", selon le procureur local. Selon l'Association marocaine des droits humains (AMDH) en revanche, c'est "l'insistance" de l'imam "à mobiliser les fidèles contre les manifestations" qui "a suscité l'ire des militants du hirak" présents, en particulier Nasser Zefzafi qui s'est estimé "directement ciblé par ce prêche". M. Zefzafi a pu échapper à la police et est actuellement en fuite. Dans une dernière vidéo diffusée vendredi, il a appelé à "maintenir le caractère pacifique des marches". Des premiers heurts ont néanmoins eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi, qui ont fait trois blessés graves parmi la police, selon un bilan officiel, tandis que les forces de l'ordre, en uniforme et en civil, sont déployées en nombre dans cette agglomération d'environ 56.000 habitants. Vingt personnes, dont plusieurs militants connus du "hirak", ont été arrêtées ces dernières 48 heures, a annoncé le procureur de la ville. Elles sont accusées notamment "d'atteinte à la sécurité intérieure", d'avoir "reçu des transferts d’argent et un appui logistique de l’étranger" pour "porter atteinte à l’intégrité du royaume", ou encore d'alimenter "l'humiliation et l’hostilité à l'égard des symboles du pays". Selon l'AMDH, ce sont au moins 28 personnes qui ont été interpellées depuis deux jours. Parmi elles figurent Mohammed Jelloul, un activiste récemment libéré de prison, ainsi que plusieurs militants connus du "hirak", dont certains rendaient compte au quotidien des activités du mouvement sur les réseaux sociaux. L'ONG a demandé leur libération et mis l'Etat en garde "contre la répression, qui ne sera pas une solution". En réponse aux manifestations et aux revendications des contestataires, l'Etat avait relancé ces dernières semaines tout un catalogue de projets de développement pour la région, érigée en "priorité stratégique", tout en disant vouloir "favoriser la culture du dialogue".
29 Mai 2017 à 08:50





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Elle Mag - Recettes - 22 Juin 2016 à 13:59

source : #Youtube #OumWalid 

Msemen à la farine le plus facile à faire de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 10 Oct 2016 à 10:55

Le secret pour réussir les msemens à la farine réside dans la pâte qu'il faudra bien travailler, type de farine et aussi dans le feuilletage,voir la vedio pour mieux comprendre le procédé. source : #youtube #OumWalid

Cake au Flan de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 04 Dec 2016 à 12:09

C'est un de mes desserts préférés je le fais vraiment souvent j'aime énormément sa texture bien fondante, vous pouvez choisir le goût que vous souhaitez chocolat, vanille, fraise ou caramel sans tarder voici la recette... source : #youtube #OumWalid

TIZI-OUZOU: La liste des bénéficiaires des logements sociaux dévoilée

Actualité - TIZI-OUZOU - 15 Nov 2016 à 18:15

Le chef-lieu de Tizi-Ouzou à connu une matinée particulièrement mouvementée, caractérisée par des coupures de routes au niveau de plusieurs quartiers et pour cause l'affichage de la liste des bénéficiaires des logements sociaux (Logement Public Locatif). Des citoyens qui ont postulé à cette formule et dont les noms ne figuraient pas sur liste ont barricadé plusieurs routes par des pneus en fumée provoquant des embouteillages dans le centre ville. Le fait de voir les attentes des protestataires prolongées ont fait tombé à l'eau toutes les tentatives des autorités locales pour essayer de calmer les esprits.

Sablé au halwa turc et cacahuètes

Elle Mag - Recettes - 28 Juin 2016 à 09:22

Ingrédients: pour environ 28 pièces (selon la taille de l'emporte-pièce) 250 g de beurre 125 g de halwa turc 50 g de sucre glace 2 jaunes d’œufs 1 paquet de levure chimique 1 càc de vanille 80 g de cacahuètes grillées et finement moulues Farine au besoin (environ 500g) Décoration: Environ 400 g de cacahuètes grillées et moulues 1 pot de confiture d'abricot Préparation: Battre le beurre avec le sucre puis ajouter la halwa turc et bien mélanger Ajouter les jaunes d’œufs un par un ensuite les cacahuètes moulues Ajouter la vanille puis la farine avec la levure jusqu'à obtention d'une pâte souple et lisse Laisser reposer la pâte un petit peu Étaler la pâte sur un plan de travail fariné à 5mm d'épaisseur Découper les sablés à l'aide d'un emporte-pièce ou un verre puis faire une ouverture au centre à l’aide d’un petit emporte pièce Faire cuire pendant environ 15 minutes à 180° Une fois les sablés refroidies, les rassembler en les collant avec de la confiture Badigeonner les sablés de confiture à l'aide d'un pinceau puis passer aux cacahuètes et décorer avec du chocolat fondu. source : fan-decuisine