Dossier Opposition | actu-algerie.com: Information et Actualité





dossier Opposition




Abderrazak Makri : « Nous ne savons pas qui gouverne l’Algérie »

Actualité - Opposition - 16 Oct 2016 à 09:22

Les différents décideurs « se connaissent mais ne se reconnaissent pas » et « chacun d’entre eux a une parcelle de pouvoir dont il se sert comme bon lui semble ». Le président du #MSP, Abderrazak #Makri dit ne pas savoir qui dirige le bateau #Algérie. « Nous sommes dans un pays où on ne sait pas qui gouverne. Nous n’avons même pas d’adresse (interlocuteur ndlr ) lorsque on veut discuter avec l’Etat. Nous ne savons pas qui détient le pouvoir de décision dans le pays », a déclaré Makri lors d’une rencontre régionale avec les cadres de son parti, réunis aujourd’hui samedi à Saida. « Nous avons rencontré tous ceux que nous considérions comme responsables et tous ils nous ont fait comprendre que le pouvoir n’est pas entre leurs mains », a-t-il ajouté en faisant allusion à la maladie du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika. Selon lui, « la situation est devenue pire qu’a à l’époque du président Chadli. Il y a une lutte âpre dans les institutions de l’Etat. La course pour le pouvoir n’oppose pas les partis et les programmes, la lutte pour le pouvoir se fait dans un espace étroit, dans des couloirs obscures ». Évoquant la polémique provoquée par les accusations portées récemment par Amar Saadani contre le général Toufik et Abdelaziz Belkhadem, le président du MSP a dit : « nous assistons aujourd’hui à des accusations directes, avec des noms et dans des affaires graves, au point de ne savoir si nous sommes dans un film d’horreur, de science fiction ou une comédie ». Et si aucun procureur ne s’est saisi de cette affaire, explique-t-il, c’est parce que ceux qui s’accusent mutuellement « sont protégés ». D’après son analyse, les différents décideurs « se connaissent mais ne se reconnaissent pas » et « chacun d’entre eux a une parcelle de pouvoir dont il se sert comme bon lui semble ». En dépit de ses constats sombres, le président du MSP s’est dit « optimiste » parce que, dit-il, « Il y a encore des hommes d’honneur et des patriotes au sein de l’Etat ». Le président du MSP n’a pas manqué, dans son discours, de fustiger la France à qui il reproche, entre autres, son refus de reconnaître ses crimes en Algérie. S’adressant aux responsables français, il a déclaré : « Vous croyez que vos hommes ont infiltré les institutions et ils sont devenus des décideurs (…) Une âme nouvelle sera plantée dans ce pays et nous allons éradiquer vos agents jusqu’au dernier », a-t-il promis. S’exprimant dans une ambiance de pré campagne électorale, le président du MSP a fait prêté serment à son auditoire. Les militants présents dans la salle ont juré « fidélité aux martyrs et aux moudjahiddines et … ». Source www.elwatan.com
Surveillance des élections : les réactions des partis d’opposition à la proposition de Bouteflika
La présidence de la République a appelé, ce dimanche 9 octobre, les partis politiques à donner leur avis sur le choix porté par le président Abdelaziz #Bouteflika sur l’ex-ministre et député islamiste Abdelwahab #Derbal pour la présidence de la #Haute #instance de #surveillance des #élections. TSA a contacté des responsables et cadres des principaux partis d’#opposition. Certains ont refusé de commenter avant la réunion des instances dirigeantes de leurs formations politiques, d’autres ont accepté de réagir pour recadrer le débat. Atmane Mazouz, chargé de communication du #RCD à TSA : « La position du RCD est connue de tous : nous sommes pour une instance permanente de gestion des élections, institutionnellement indépendante du gouvernement et qui sera chargée d’organiser, de gérer et de superviser tous les processus électoraux ainsi que les étapes qui conditionnent leur préparation. Sa composante doit émaner de propositions conjointes des partis représentatifs et ses membres doivent jouir d’une grande intégrité morale et d’une expertise. Mais aussi, ils doivent être politiquement neutres et indépendants de toute chapelle partisane. Le choix opéré par le chef de l’État ne répond guère à ces exigences maintes fois réclamées par le RCD et par l’écrasante majorité des acteurs politiques. La commission proposée par Bouteflika et le choix de la personne qui, par son parcours, n’a rien d’indépendant pour avoir longtemps servi dans le gouvernement et dans des fonctions exécutives, ne peuvent répondre aux standards des systèmes démocratiques où l’observation et la gestion des élections constituent un dispositif déterminant de la confiance des citoyens dans l’organisation des processus électoraux ». Ramdane #Tâzibt, député et cadre du #PT, à TSA : « nous relevons une anomalie » « Le bureau du parti ne s’est pas encore réuni (pour réagir sur ce choix, NDLR) mais nous relevons d’ores et déjà une anomalie qui n’est pas dans les us et coutumes des consultations. C’est incompréhensible de demander l’avis des partis politiques sur cette personne et en même temps rendre public ce choix. Soit il y a des consultations et on attend l’avis des partis politiques, soit c’est le président de la République qui use de ses prérogatives et nomme (les membres de l’instance) ». Mohamed Douibi, président de #Ennahda à TSA : « Le problème réside dans la politique adoptée » « Nous (au sein de l’opposition) avons parlé de la création d’une instance indépendante de gestion des élections. Pour nous, cette instance ne peut être remplacée par une instance de surveillance des élections. Donc le problème est dans cette instance, sa constitution, ses prérogatives et non dans la personne qui sera à sa tête. Le problème réside dans la politique adoptée. En plus, comment surveiller dans la transparence et l’impartialité en l’absence des partis politiques, qui sont les premiers concernés, dans cette instance ? » Abderrezak #Mokri, président du #MSP, sur Facebook : « Ce sont des procédés vieux et ennuyeux » « Nous n’avons pas à donner un avis sur Abdelwahab Derbal en tant que président de l’Instance de surveillance des élections. C’est une personne respectable (…) mais la question n’est pas liée à la personne mais à l’instance, ses règles et ses prérogatives. Nous avons déjà exprimé notre refus par rapport à cette instance (…) Ce sont des procédés vieux et ennuyeux. Ils (le pouvoir, NDLR) choisissaient des personnalités historiques crédibles pour ce genre de missions afin de couvrir leurs plans préparés à l’avance et détruisaient leur crédibilité en les impliquant dans la défense de la fraude. Il semble que la vieille caisse s’est vidée de ce genre de personnalités et on commence à utiliser de nouvelles personnalités pour le même objectif. La seule chose qui peut empêcher la fraude est que le pouvoir décide de ne pas frauder (…) si nous décidons de participer aux élections malgré toutes les manigances, c’est pour tester la volonté politique du pouvoir et pour l’empêcher de se délecter d’une élection sans fraude puisque sans concurrence. C’est une résistance politique continue ». Source TSA
09 Oct 2016 à 20:09
L’OPPOSITION RÉAGIT À LA SORTIE PUBLIQUE DE CHAKIB KHELIL «Un défi à la justice»
La sortie, avant-hier, du revenant au pays, il y a une quinzaine de jours au bout d’un exil de trois ans aux États-Unis, en Iran et en Suisse, l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, mais surtout sa disponibilité à servir encore le pays, a fait réagir la classe politique et les personnalités nationales. Et comme sur bon nombre d’autres questions, ce dossier distingue nettement les partis du pouvoir et ceux de l’opposition. Aux premiers pour qui Chakib #Khelil a été accusé par la seule presse internationale avant que les médias nationaux ne prennent le relais, les seconds s’en remettent au seul appareil judiciaire qui, selon eux, «n’a pas rempli ses missions en ce sens qu’il s’est «plié» aux injonctions du pouvoir. Plus que cela, ils y voient tout simplement un «défi à la justice» et une provocation de plus des Algériens dont avertissaient il n’y a pas longtemps bien d‘acteurs politiques et autres personnalités. Quant au choix du lieu loin, d’être fortuit pour les besoins de cette sortie publique de Khelil, ces mêmes acteurs de l’opposition y décèlent une «instrumentalisation politique» d’un espace «de piété et de recueillement» qui se transforme, ainsi, en un outil de «légitimation politique». M. Kebci Abderezzak Mokri, Président du MSP : «C’est une insulte pour l’intelligence du peuple algérien» «C’est une insulte pour l’intelligence du peuple algérien. C’est la logique du plus fort à laquelle on assiste de la part d’un pouvoir qui incrimine et blanchit la même personne. C’est tout simplement intolérable ce qui vient de se passer». Noureddine Bahbouh, secrétaire général de l’UFDS : «Tout a été minutieusement préparé» «Je pense que tout était prémédité à tel point que des sources l’ont laissé entendre. La justice qui devait trancher sur le dossier de la culpabilité ou de l’innocence de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, a été, de ce fait, totalement discréditée. Ceci même si je dois préciser que je ne connais absolument rien dudit dossier. J’estime, donc, que cette sortie obéit à un impératif politique loin d’être surprenant. Je pense que tout a été minutieusement préparé et rien, absolument rien n’a été laissé au hasard, que ce soit l’usage qui est fait de la zaouia et la wilaya, une tradition depuis plus de quinze ans. Car nous ne devons pas oublier le fameux mouvement de redressement du FLN qui a été lancé à partir de Djelfa en sus d’autres démarches politiques à l’origine de dérives graves. Alors, doit-on continuer à agir de la sorte ? L’Algérie a-t-elle vraiment besoin de tels comportements ?». Propos recueillis par M. K. Sofiane Djilali (Jil Jadid) : «La décision de placer M. Khelil dans un poste de responsabilité est déjà prise» «Chakib (Khelil) à Djelfa est un ‘’poison’’ d’avril. Personnellement, je suis choqué et je pense que c’est une provocation grave pour les Algériens. Encore une fois, le pouvoir de M. Bouteflika démontre qu’il n’en a cure, ni de justice, ni de constitution encore moins d’un Etat de droit. Ce qui lui importe, ce sont ses amis qu’il a placés au-dessus de l’Algérie». Selon le président de Jil Jadid, la décision de placer M. Khelil dans un poste de responsabilité est «déjà prise». Ce qu’il qualifie d’«humiliation insupportable» et d’«acte gravissime». Sur le type de postes que M. Khelil pourrait avoir au sein du gouvernement, Sofiane Djilali pense que «tout est ouvert», ajoutant que du fait que «le régime n’a aucun scrupule, M. Bouteflika peut nous l’imposer (Chakib Khelil) comme président de la République s’il le faut». «C’est un pouvoir qui ne pense qu’à lui-même, qu’à se protéger et à empêcher la justice d’ouvrir les dossiers. Ils sont en train d’utiliser l’Algérie comme leur bien propre. Car, pour eux les Algériens n’existent pas. On a corrompu toute l’Algérie, et on est en train de se délecter dans la corruption», souligne M. Djilali. Il s’est dit «humilié» et «écœuré» en voyant les images de l’accueil de Chakib Khelil par la zaouia de Djelfa. L’occasion pour lui de dire que «si les religieux algériens veulent être des hommes de pouvoir, ils ont vendu leur âme au diable». Avant de faire part de sa honte «pour ceux qui se disent spirituels et qui agissent de cette façon. Cela me rappelle les bachaghas, ces pseudo-religieux qui travaillaient pour la puissance coloniale», dit Sofiane Djilali. Abdelaziz Rehabi : «Le retour de Chakib Khelil est un défi à la justice» Pour l’ancien ministre de la Communication, le retour de Chakib Khelil en Algérie de son exil américain est «avant tout un défi» à la justice. «A partir du moment où Chakib Khelil est toujours comptable devant la justice, son retour est un défi à celle-ci. Pour cause, la seule autorité qui doit réagir après le retour de Khelil, c’est bien la justice», affirme Abdelaziz Rehabi et souligne qu’à partir du moment où la justice n’a pas réagi, elle accepte d’être «instrumentalisée» politiquement. «Au lieu de se battre pour ne pas être instrumentalisée, au lieu de se déconnecter de la décision politique, elle (la justice) est devenue un outil aux mains du pouvoir politique», déclare Rehabi. Il qualifie d’«insulte» au peuple algérien que de transformer, selon lui, un justiciable en un «sauveteur de la nation» par le simple fait du prince. Aussi, selon l’ancien ministre de la Communication, le retour de Khelil est l’ «expression supplémentaire de la qualité autoritariste et dictatoriale du pouvoir personnel en Algérie». S’agissant de l’accueil par la zaouia de Djelfa, Rehabi estime que c’est la preuve de l’«instrumentalisation politique» d’un espace religieux, déplorant que cet espace «de piété et de recueillement se transforme en un outil de légitimation politique». Et à propos de la volonté de Khelil de reprendre du service, Rehabi pense que l’ancien ministre de l’Energie «aurait été mieux avisé d’offrir ses services dans les années 1970 ou bien dans les années 1990 quand le pays était en crise. Il aurait été mieux avisé d’offrir ses services à une Algérie en crise pas à la fin de sa carrière». Hocine Kheldoune (FLN) : «Chakib Khelil est un citoyen algérien tout simplement» «L’affaire (retour de Chakib Khelil) est surmédiatisée», estime le responsable de la communication du FLN, Hocine Kheldoune qui rappelle que Khelil a été cadre supérieur de l’Etat algérien, et qu’il est dans ses droits et bénéficie toujours de la présomption d’innocence qui est un droit universel». Ce dernier réitère le point de vue du FLN à propos de la réhabilitation de tous les cadres objet de poursuite judiciaire durant les années 1990. «Pour ceux qui ont été relaxés, nous demandons leur réhabilitation, il faut signaler que Chakib Khelil n’a jamais été incarcéré ni n’a été poursuivi par la justice algérienne». Selon Kheldoune, la justice doit par conséquent éclairer l’opinion publique sur le cas de Khelil. «Ce n’est pas à la presse de dispenser des chefs d’accusation sur la base d’informations ou de fuites publiées dans la presse étrangère. Ces pratiques doivent disparaître». Aussi, selon Kheldoune, Chakib Khelil n’est pas venu pour réclamer un poste. Source Le Soir D'Algérie
03 Avril 2016 à 12:12
L’Icso survivra-t-elle à ses divergences ?
La charte en question instaure les règles d’un fonctionnement consensuel de l’Instance, mais résisteront-elles aux assauts des ambitions personnelles ? Les partis politiques et les “personnalités nationales” qui sont dans l’Instance de concertation et du suivi de l’#opposition (#Icso), formée à l’issue de la conférence “historique” tenue à Mazafran le 10 juin 2014, auront survécu, autant à leurs divergences internes qu’aux multiples tentatives de l’extérieur visant à les déstabiliser. Néanmoins, les premiers signes de divergences, jusque-là dissimulés tant bien que mal, ont commencé à se manifester à l’occasion du deuxième sommet de l’opposition tenu mercredi dernier à la Mutuelle des travailleurs de construction de Zéralda. Conscients des ambitions aussi bien partisanes que personnelles naissantes dans ce conglomérat d’obédiences plurielles, certains membres de l’Icso l’ont d’ailleurs fait savoir publiquement à travers leurs discours, quoique subtils, prononcés lors de ce raout. Ainsi, et à titre d’exemple, le RCD dont l’absence du secrétaire général, Mohcine #Belabbas, étant déjà perçu comme un message politique fort, n’a laissé aucun doute sur ce sujet en focalisant son intervention, quasi exclusivement, sur le fonctionnement de cette entité politique que forment, essentiellement, d’une part, les partis politiques et les personnalités nationales regroupés dans la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (#Cltd), et d’autre part, ceux retranchés derrière le projet de l’ancien chef de gouvernement, Ali #Benflis, réunis dans le Pôle des forces pour le changement (PFC). A priori, les “deux camps” convergent vers le même idéal, à savoir aller vers une transition politique négociée. Mais force est de constater que les objectifs et les ambitions ne sont pas forcément les mêmes pour les deux parties. Si pour la première entité, en l’occurrence la Cltd, initiatrice du projet fédérateur des rangs de l’opposition, l’urgence est de proposer un projet politique alternatif consensuel, il n’est pas dit que la seconde, à savoir le PFC, ne chercherait pas à (seulement) élargir les soutiens de son candidat préféré Ali Benflis, en prévision de la prochaine présidentielle. “Il faudra faire une évaluation sereine et sans complaisance de nos activités si nous voulons avancer.” Cette remarque du RCD est loin d’être fortuite. Elle est, par ailleurs, partagée par nombre des membres de la Cltd, elle-même confrontée à des divergences de fond. Mais qui, tout de même, tient encore bon. Néanmoins, et pour faire face aux attaques venant de l’extérieur dont l’entreprise du “front” de soutien au président de la République, initié par le FLN d’Amar Saâdani, à l’Icso, le temps ne se prête guère à la division. D’où l’adoption à l’issue de la rencontre de mercredi d’une charte dite “d’obligations” que chacun des membres de l’Icso est désormais appelé à respecter. Cette charte comporte une série de principes et règles et des garde-fous à ne pas franchir. Il s’agit, entre autres, de mener des actions concertées, ou encore de “ne jamais tolérer à un membre de l’Icso de négocier, en solo, avec le pouvoir (…)”. Le tout est conçu pour “renforcer et consolider les liens entre les composantes de l’Icso”. Un préalable pour, dit-on, crédibiliser le “projet national rassembleur” auquel aspire l’opposition pour aboutir à “un consensus visant à réhabiliter la crédibilité des institutions souveraines de l’État basées sur la légitimité populaire”. Si les dispositions de la charte en question sont ainsi claires, il est à se demander si elle n’est pas faite pour hâter la décantation ? Source LIBERTÉ
03 Avril 2016 à 10:04
Algérie : grand rassemblement des partis d’opposition à Zéralda
Les partis d'opposition se réunissent mercredi à Alger pour dénoncer le régime en place et réitérer leur demande de mise en place d'une transition démocratique. Plus de 17 partis d’opposition se réunissent, mercredi 30 mars à Zéralda, dans la banlieue sud-ouest d’Alger, pour accorder leurs violons face à la détérioration du climat politique et économique en Algérie et proposer des sorties de crise. Mazafran II, le front du refus Islamistes, laïcs, nationalistes, réformateurs… C’est le grand rassemblement de l’opposition algérienne, qui comprend même ceux qui ne pensaient pas être amenés à se serrer la main un jour. On annonce la présence des anciens chefs de gouvernement Ali Benflis et Mouloud Hamrouch, des patrons du Mouvement de la société pour la paix (MSP) et du parti Ennahda, Abderazzak Mokri et Mohammed Douibi, des anciens combattants comme Djamila Bouhired et Lakhdar Bouregâa… Il ne manque à l’appel que la turbulente Louisa Hanoune, dirigeante du Parti travailliste, qui n’a pas été invitée. « Elle ne s’est pas montrée intéressée par cette conférence », confie, sobrement, un membre du comité d’organisation. En tout, plus de 400 personnes sont attendues dans cette deuxième rencontre œcuménique de l’opposition algérienne après celle du 10 juin 2014 à l’hôtel Mazafran à l’ouest d’Alger, tenue juste après la réélection de Abdelaziz Bouteflika à un 4e mandat. Pour marquer leur refus de cette réélection, les participants avaient créé l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (ICSO). Quel avenir post-Bouteflika ? Depuis, l’ICSO fait du surplace, incapable de mettre en berne ses divergences idéologiques et politiques face au pouvoir. Entre ceux qui veulent pousser Bouteflika vers la sortie en demandant une présidentielle anticipée, ceux qui veulent dialoguer avec lui pour le convaincre de partir ou encore ceux qui exigent le maintien de l’armée comme « un pilier de l’État », les avis divergent quant à la transition politique à mener. À l’Assemblée, les partis d’opposition ont tenté, sans y parvenir, de faire barrage à l’adoption du projet de la loi de Finances 2016 et ensuite au projet de révision constitutionnelle qui ne contenait pas, selon eux, les bases d’une transition démocratique. Porté par une majorité plus que jamais soudée autour de Abdelaziz Bouteflika, les deux textes sont passés comme une lettre à la poste. La peur de lendemains incertains Actuellement, l’heure est jugée suffisamment grave pour que la machine ICSO se remette en branle. Gouvernance opaque, règlements de compte au sein de l’armée et dans la classe politique, tensions sociales et économiques résultant de la baisse du cours du pétrole… Le pays de Bouteflika est sur le fil du rasoir. « Le pouvoir actuel est incapable de tracer de nouveaux horizons aux Algériens. Il est source de danger », tonne Younes Saber Chérif, directeur de communication du parti Jil Jadid (« Nouvelle génération »), parti d’#opposition créé en 2012. Et d’ajouter : « Même si nos demandes n’aboutissent pas, au moins l’Histoire retiendra qu’on aura parlé ». On l’aura compris, à #Zéralda, le spectacle donné par les partis de l’opposition est plus un message adressé à Abdelaziz #Bouteflika pour lui faire comprendre qu’il a en face de lui une opposition farouche et qu’un véritable tournant dans la vie politique algérienne est en train de se produire. Jeune Afrique
31 Mar 2016 à 09:50
Congrès de l’opposition : des absents de marque et un appel à des manifestations pacifiques
Sur la grande table rectangulaire placée dans la salle de la mutuelle générale des matériaux de construction à Zéralda et sur les chaises les noms des participants, à la deuxième conférence de l’Instance de concertation et de suivi de l’#opposition (#Icso), ont été collés la veille par les organisateurs. Parmi ces noms de chefs de partis politiques et de personnalités, Mohamed Nebbou, premier secrétaire du #FFS, Mouloud #Hamrouche, Kamel Guemazi et Ali #Belhadj de l’ex-FIS. Mais, ni le premier responsable du FFS, ni Mouloud Hamrouche, ni les cadres de l’ex-FIS ne vont prendre part à l’événement durant cette matinée du mercredi 30 mars. « Nous n’avons pas obtenu de confirmation pour certains, mais pas de réponses négatives non plus. Donc on a mis les noms de tous les invités », explique l’un des organisateurs. Absence Surprise ! Le président du #RCD, Mohcine #Belabbas, non plus. Un secrétaire national du parti le représente dans cette conférence. Interrogés, les cadres du RCD évoquent des raisons personnelles. « On s’excuse, la salle est petite, l’instance a demandé d’autres salles dont la Coupole, mais ils lui ont dit qu’elle était en travaux », explique Abdelaziz Rahabi, qui préside la réunion. La rencontre #Mazafran II commence peu avant dix heures. Après l’hymne national, une Fatiha est lue à la mémoire des douze militaires tués dans le crash d’un hélicoptère. Me. Ali Yahia Abdenour est le premier à prendre la parole. « Le dernier pouvoir est celui du président Bouteflika qui a trois idées : comment arriver au pouvoir ? Comment étendre ses attributions ? Comment les garder pour régner et gouverner sans partage et sans contre-pouvoir ? », avance le militant infatigable des droits de l’Homme qui, pour conclure, donne un conseil aux présents : « Il faut être ensemble les uns avec les autres et non les uns contre les autres ». Soutien à l’ANP Ali #Benflis lui succède au pupitre. L’ancien chef du gouvernement, aujourd’hui président de Talaï El Houria, dresse comme à son habitude un tableau noir de la situation du pays. Il rappelle les dangers sur les frontières et le sud du pays qui sont de plus en plus importants. « Devant cette situation inquiétante, le consensus national et l’unité sacrée sont nécessaires », soutient-il. Source TSA
31 Mar 2016 à 08:51
L’opposition à la recherche d’un second souffle !
. L’Instance de suivi et coordination de l’opposition (ISCO) tiendra, ce matin à Zéralda, à l’ouest d’Alger, son congrès. Deuxième rencontre du genre après celle tenue en juin 2014, à l’initiative de la #CNLTD à l’époque, ce rendez-vous s’annonce décisif pour cette coalition qui a réussi, jusque-là, à maintenir sa cohésion et travailler en commun pendant près de deux ans, cependant sans pouvoir imposer l’objectif d’aller vers une «transition négociée». Certes, l’ISCO a fortement gêné les tenants du pouvoir dans leur entreprise, notamment concernant la réalisation d’un consensus autour de la révision de la Constitution, mais l’objectif tracé lors de la rencontre de Mazafran est loin d’être réalisé. Pourquoi ? Quelle est la nouvelle stratégie à adopter pour imposer le changement voulu ? Les réponses seront fournies, peut-être, aujourd’hui par les participants à cette nouvelle rencontre de l’ISCO. Un congrès présenté par ses initiateurs comme «une sérieuse réunion de travail» et non pas «un show médiatique», en faisant référence au «carnaval» qui aura lieu en même temps à la Coupole du complexe olympique du 5 Juillet. «Notre rencontre est une réunion de travail qui proposera des moyens de sortie de crise. Ce n’est pas une démonstration de force», affirme l’ancien ministre et président de la commission de préparation de cette réunion, rencontré hier matin au siège du parti Talaiou El Houriat. Selon lui, cette conférence nationale de l’opposition n’est «pas un show politique où l’on doit chercher le nombre pour faire dans la démonstration de force». «Chacun des partis membres de l’ISCO peut remplir la Coupole. Mais ce n’est pas notre but», explique-t-il, en signalant la diffusion, sur toutes les radios locales de l’intervention du chef du FLN sur la Chaîne I de la Radio nationale. Abdelaziz Rahabi voulait rappeler le parti pris et la mobilisation de tous les moyens publics au profit de la caste au pouvoir. «Des défections mais pas de divergences» Pour Abdelaziz Rahabi, «l’ISCO a réussi à réaliser une convergence au sein de l’opposition sur l’analyse de la situation politique nationale». «Cette réunion est le prolongement direct de la rencontre #Mazafran 1 qui a eu lieu le 10 juin 2014 et a été élargie, depuis, à d’autres partis et personnalités. Nous avons travaillé sur les convergences entre des membres de familles politiques d’obédiences différentes, voire divergentes parfois, mais qui convergent sur le diagnostic de la situation actuelle de l’Algérie et qui proposent des moyens de sortie de crise», explique-t-il. Au moins deux documents seront adoptés à l’issue de cette rencontre. Le premier est la déclaration politique qui sera enrichie par les participants, alors que le second est celui définissant les règles, les principes et la déontologie qui organisent le fonctionnement de l’ISCO. Ce dernier document a été élaboré pour éviter d’éventuels couacs qui risquent de perturber, à l’avenir, la cohésion de cette instance. S’agissant de la participation, ce deuxième congrès est moins ambitieux que le précédent qui avait, rappelons-le, réuni l’écrasante majorité des acteurs de l’opposition. Des invitations, assure Younes Sabeur Cherif, chargé de communication du parti Jil Jadid, ont été adressées à tous les acteurs, mais il y aura certainement des défections. Ayant pris part à la rencontre du 10 juin 2014, le Front des forces socialistes (#FFS) et l’ancien chef de gouvernement, Mouloud #Hamrouche, ne devraient pas être présents aujourd’hui. «Le FFS n’a donné aucune réponse à notre invitation. Nous avons déposé l’invitation auprès de la secrétaire du parti et, depuis, aucun responsable n’a répondu à nos appels. Pour Hamrouche, nous lui avons remis l’invitation et nous ne connaissons pas encore sa réponse», explique Younes Sabeur Cherif. D’autres invités seront, dit-il, absents pour des raisons personnelles. Il s’agit de Mokdad Sifi, Taleb El Ibrahimi et Lakhdar Bouregaa. L’#ISCO, indique également Abdelaziz Rahabi, a été contrainte de limiter le nombre de participants en raison de l’exiguïté de la salle qui abritera l’événement : «Nous avons eu une salle ne pouvant pas contenir plus de 400 personnes, alors que nous avons misé sur une salle en mesure d’en contenir 1000. Nous avons dû, par conséquent, limiter le nombre d’invités, mais également celui des délégués des partis membres de l’ISCO.» Source EL WATAN
30 Mar 2016 à 10:23
L’opposition : l’alternative est-elle possible ?
. C’est le paradoxe de la scène politique algérienne. Au moment où le pouvoir est fragilisé par la chute des cours du baril de pétrole et ses conséquences sur l’économie nationale et la stabilité sociale, l’opposition semble désarmée. Pis, elle peine à apparaître comme un recours crédible et semble plombée par de vieilles «liaisons dangereuses» qui continuent à la pénaliser. A force de compromissions, elle accepte d’être cantonnée dans un périmètre défini par le régime, qui sait jouer à merveille sur la peur de lendemains incertains. Dans un message adressé aux militants de son parti, Ahmed #Ouyahia n’a pas hésité à accuser l’opposition de vouloir «cueillir le pouvoir» en ayant recours à l’ingérence étrangère dans les affaires internes de l’Algérie. «Evoquer aujourd’hui le #changement, c’est prendre le risque d’être accusé de vouloir mettre l’Algérie à feu et à sang», affirme Karim Tabbou, député et président de l’Union démocratique et sociale (UDS), un parti que l’administration «refuse de reconnaître», rappelle-t-il. A quelques jours de l’ouverture du congrès de la CLTD, les partis réunis dans cette structure annoncent déjà la couleur : ils se refusent au bras de fer. Invité cette semaine par Ennahar TV, Mohmed Hadibi (porte-parole du parti islamique Ennahda, membre de la CLTD) a assuré que l’opposition n’était pas dans une logique d’affrontement : «Face aux risques, il n’est pas encore venu le temps des démonstrations de force.» Il espère que «l’opposition et le pouvoir trouvent ensemble les moyens pour une sortie de crise». La stratégie de la main tendue est loin de faire l’unanimité au sein même du camp de l’opposition qui préconise une rupture totale avec le régime. «Continuer à se chercher un espace au sein du pouvoir est une erreur», condamne le président de l’UDS. Le sociologue Nacer Djabi s’est penché sur la question et, sans minimiser la responsabilité de l’opposition, tient à rappeler la nature du pouvoir algérien. «Si les partis politiques algériens sont acceptés dans la forme, ils ne le sont pas dans les faits», déclare le professeur à l’université d’Alger. «La notion de contre-pouvoir est le propre des démocraties dans lesquelles l’architecture institutionnelle garantit les équilibres des pouvoirs et empêche – généralement l’Exécutif — de devenir autoritaire», explique pour sa part Louisa Aït Hamadouche, politologue et maître de conférences à la faculté des sciences politiques et des relations internationales d’Alger 3. Et d’ajouter : «Dans un système qui n’est pas démocratique, les contre-pouvoirs se situent au sein même du pouvoir. Les batailles politiques se font au sein même de la boîte noire — ou grise dans le cas de l’Algérie — dans laquelle sont configurés les alliances et les rapports de force.» Une analyse que ne réfute pas Noureddine Bahbouh, leader de l’UFDS et membre de la CLTD, pour qui le seul fait de pouvoir s’opposer dans le contexte actuel est déjà une victoire : «Il faut être réaliste. Avec la conjoncture actuelle et le coup de force permanent du régime, le fait de s’opposer, c’est déjà quelque chose d’extraordinaire.» Sauf que certaines personnalités du même camp ne partagent pas cet «angélisme» et rappellent que les alliances passées ont terni l’image de l’opposition auprès des électeurs. «La participation de certains partis au gouvernement continue à nous pénaliser», juge Moussa #Touati, président du FNA. «Une partie importante de l’opposition a choisi le camp du régime et n’a pas eu l’intelligence d’œuvrer pour la mise en place d’un cadre irréversible pour la démocratie», regrette pour sa part Karim Tabbou. Pour comprendre ce décalage, il faut remonter dans le temps et replonger plus de 25 ans en arrière. Nous sommes dans les années 1990, en pleine décennie noire, et une grande partie de ce qui compose l’opposition actuelle a dû choisir son camp lors de l’affrontement opposant le pouvoir au Front islamique du salut (FIS). Par calcul, par conviction ou parce qu’ils ont été contraints de le faire, les partis ont soutenu dans leur grande majorité le régime… et consumé leur crédit. Aujourd’hui encore, l’opposition en paye le prix fort au moment où elle se démène pour être entendue par une population qui ne semble pas convaincue par un personnel politique qui a souvent poussé le flirt trop loin avec le régime. D’autant que, comme le rappelle Nacer Djabi, l’absence de culture politique des Algériens fausse leur perception des alliances et les subtilités du «jeu classique de la politique». «En #Algérie, on ne peut pas parler d’opposition et donc de contre-pouvoir pour la simple raison que celle-ci est formée d’un personnel politique qui appartient au sérail», rappelle le politologue Rachid Tlemçani. Les accords passés par certains partis politiques avec le président Bouteflika, à son arrivée à la tête de l’Etat en 1999, mais également le parcours politique de certains leaders ont grandement contribué à jeter le trouble sur une opposition jugée plus prompte à grappiller une part du pouvoir qu’à se substituer à lui. En d’autres termes, elle ne chercherait que ses propres intérêts. Sauf que pour Louisa Aït Hamadouche, cela n’est pas incompatible. Elle rappelle que l’alternance doit être précédée d’un partage du pouvoir : «En principe, les deux démarches ne sont pas antinomiques. Dans une logique de transition pactée, il y a partage du pouvoir avant alternance complète. L’enjeu est dans le but final poursuivi. Si des garde-fous ne sont pas mis en place avec un calendrier, des procédures politiques et juridiques et des garanties, le risque est que le partage du pouvoir se transforme en moyen de perpétuer le système en place en renouvelant une partie de son personnel politique. Nous serons donc dans une logique de résilience. Les différentes coalitions présidentielles menées jusqu’à présent entrent dans cette logique de partage apparent du pouvoir pour favoriser sa résilience.» Opposants ou dissidents ? Face aux accusations, les hommes politiques font le dos rond. Pourtant, plusieurs d’entre eux s’accordent sur le fait que la composante de l’opposition a plus l’allure d’un groupe de dissidents au #régime qu’autre chose. Nacer Djabi partage ce point de vue : «On ne peut pas parler d’une opposition effective, mais plutôt de la dissidence d’anciens du pouvoir qui se sont retournés contre lui.» Sans idées, sans connexion avec les élites, l’opposition peine à être crédible aux yeux des citoyens. Enfermée dans une logique de «personnalisation du débat politique au détriment d’un discours en direction des citoyens», comme l’affirme Karim Tabbou, elle est ne peut contrecarrer l’hégémonie du pouvoir. Si certains reconnaissent leur faiblesse, ils estiment qu’«ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont» et de «manière responsable». «La faute est partagée, analyse Mme Aït Hamadouche. Je voudrais attirer votre attention sur un problème de culture qui sera beaucoup plus difficile à corriger que tous les obstacles susmentionnés. La mobilisation politique et partisane repose sur la culture de l’action organisée, soumise à des normes avant de l’être à un arsenal juridique. Elle repose sur la connaissance de ses droits et du respect des droits d’autrui. Elle repose sur l’acceptation du dialogue et du compromis.» Et d’ajouter : «Si les autorités compétentes ne se montrent pas aussi promptes à sanctionner un stationnement non autorisé qu’à punir les crimes économiques, je ne vois pas comment les Algériens pourraient croire qu’une élection changera leur vie. La mobilisation électorale est le résultat d’une culture citoyenne, jamais celui de l’anomie, du désordre, de l’impunité.» Noureddine #Bahbouh a beau assurer que l’opposition est «prête à gouverner», la réalité est toute autre. Car pour peser, elle doit constituer un bloc uni. Aujourd’hui, c’est loin d’être le cas. Face à l’unité de façade, l’opposition donne l’image d’un assemblage hétéroclite d’intérêts divergents, uniquement unis par le rejet du chef de l’Etat. Même si les partis de la #Coordination pour les libertés et la #transition #démocratique se sont donné rendez-vous cette semaine pour tenir leur deuxième congrès, sa composante apparaît aux antipodes et profondément divisée tant sur le projet de société que sur la stratégie à conduire. Cette conférence, au-delà de son caractère symbolique fort, semble un paravent pour masquer les ambitions des uns et des autres. Les prochaines échéances électorales seront révélatrices de ces divisions. Que ce soit pour les législatives de 2016 ou la prochaine présidentielle, aucun des partis de la #CLTD n’acceptera de faire la «courte échelle» à un autre candidat. «Chacun joue son jeu, le regard tourné vers le pouvoir pour obtenir quelque chose», accuse Moussa Touati. «Le salut passe par l’émergence d’une nouvelle #opposition», reconnaît un jeune d’un parti de l’opposition. D’autant que la génération en place depuis l’indépendance est appelée à disparaître et les partis politiques poussés au changement. «Il faut de nouvelles figures, une ouverture vers la jeunesse, de nouvelles méthodes politiques et il faut parvenir à impliquer les élites. C’est la seule issue pour mettre en place les bases du changement avec l’émergence d’une nouvelle opposition», affirme le député Karim #Tabbou. Même l’ouverture économique et l’émergence d’une nouvelle classe sociale auront des répercussions sur la prochaine configuration politique du pays. «Du besoin naît l’organe. Le problème est de ne pas se tromper dans le besoin, explique Mme Aït #Hamadouche. Jusqu’à présent, les détenteurs du pouvoir ont créé leur propre opposition, comme ils ont créé leur société civile, leurs relais médiatiques et leur patronat… Les Algériens se mobiliseront dans un cadre politique organisé, ils s’engageront dans un militantisme partisan quand ils seront convaincus que ce moyen sera porteur de changement et non générateur de statu quo.» Source EL WATAN
30 Mar 2016 à 10:16
Que cache le conflit Saâdani – Ouyahia ?
. A la veille du grand meeting de soutien au président de la République, Amar Saâdani s’est violemment attaqué à Ahmed Ouyahia et a demandé son départ de la présidence de la République. Rachid Grim, politologue, revient dans cet entretien sur la confrontation entre le patron du FLN et celui du RND. Pourquoi Amar Saâdani s’est-il attaqué aussi violemment à Ahmed Ouyahia, notamment en appelant à son limogeage du poste de chef de cabinet du Président ? Dès le départ, Ahmed #Ouyahia et Amar #Saâdani n’étaient pas sur la même longueur d’ondes. Le premier souhaitait le retour de l’alliance présidentielle tandis que le second tenait à ce que ce soit le FLN qui mène l’initiative et qu’il ne soit pas en deuxième ou troisième position. Ceci dit, je n’enregistre rien de nouveau dans ces attaques. Amar Saâdani a déjà traité Ahmed Ouyahia de traître. Maintenant, il sera de plus en plus virulent. Le patron du #FLN ne perd pas de vue le prochain remaniement du gouvernement. Il veut que ses membres soient issus du FLN. Dans cette quête, son adversaire est le #RND et Ahmed Ouyahia qui souhaite voir de nombreux ministres issus du RND et qui se voit peut-être comme Premier ministre. Se positionnent-ils en vue des législatives de 2017 ou de la présidentielle de 2019 ? La bataille pour les élections législatives de 2017 et même pour la présidentielle de 2019 a déjà commencé. Amar Saâdani veut rester la principale force au Parlement puisque la Constitution prévoit désormais la consultation de la majorité parlementaire pour la formation du gouvernement. On est dans une période de confrontation. Le RND et le FLN sont les deux seules forces qui vont remporter les prochaines élections législatives. Je ne crois pas qu’il y aura des élections réellement libres. Amar Saâdani ne veut pas d’Ouyahia et va tout faire pour l’éliminer. Comment le président Bouteflika pourrait-il trancher ? Le président #Bouteflika a besoin de l’un et de l’autre. Pour l’instant, il les laisse jouer. Ils sont dans une sorte de récréation. Mais à un moment donné, il va siffler la fin de la partie. Certes, Ahmed Ouyahia est très ambitieux et voudrait vraiment se présenter à la prochaine élection présidentielle. Sauf que l’homme a l’échine très souple. On ne l’a jamais vu s’affronter avec le pouvoir. Ahmed Ouyahia a toujours été dans le pouvoir et il a toujours fait ce qu’on lui a demandé de faire. S’il se présente à la présidentielle, ça sera avec la bénédiction du pouvoir. Sinon, il ne le fera pas. Est-ce que Amar Saâdani n’a pas au fond la même ambition ? Je pense qu’il voudrait bien être président de la République. Bien sûr qu’il ne l’a jamais dit. Mais il fait tout pour l’être. Il se positionne. Il est toujours en avance sur les autres et toujours présent sur la scène médiatique d’une manière un peu agressive d’ailleurs. Il annonce des choses qui s’avèrent après justes. Au fond de lui, il veut montrer au monde en général et à tous ceux qui le critiquent et le traitent de « drabki » en particulier qu’il pourrait être le prochain président. Est-ce que le scénario d’un cinquième mandat de Bouteflika est crédible ? J’espère que non puisqu’il y a une limite à tout. Mais cela dépendra du contexte. S’il ne trouve pas une solution à la succession et donc l’homme qui doit lui succéder en 2019, il va encore « se sacrifier pour l’Algérie » comme il l’a fait pour le quatrième mandat. Légalement, il a le droit de se représenter. Avec la nouvelle Constitution, on redémarre à zéro. Source TSA
30 Mar 2016 à 10:00
Abderrezak Mokri, président du MSP : « Aujourd’hui, c’est celui qui domine la cour du Président qui décide »
.Abderrezak #Mokri, président du MSP, est membre de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (#CNLTD) et de l’Instance de coordination et de suivi de l’opposition (Icso). Quel bilan faites-vous de #Mazafran I, la première #conférence de l’opposition ? D’abord, il y a le fait que l’opposition persévère et continue à travailler ensemble depuis deux ans et demi. Aujourd’hui, il y a des amitiés et des affinités qui font que les membres se comprennent très bien. Nous représentons une famille et cela est un acquis extraordinaire et très important pour l’Algérie. Nous avons aussi proposé à la population une alternative très puissante. Ensuite, l’opposition a acquis une grande crédibilité. Cela a servi à quoi finalement ? L’#opposition représente une force de proposition. Elle a une #plateforme maintenant qui sera revue ce mercredi. Pourquoi l’opposition n’arrive pas à sortir des réunions, des analyses, des réactions aux différents événements et des bilans ? Nous sommes dans l’action et sur le terrain. Personnellement, j’organise au moins deux meetings chaque semaine. Je vais partout dans les 48 wilayas. Les membres du bureau national du parti font la même chose. Nous organisons des rencontres de proximité avec le citoyen algérien dans les marchés et les placettes des grandes villes. Nous organisons également une conférence thématique chaque mois. La dernière était sur l’énergie, la prochaine sur l’agriculture. Nous développons des propositions. Comment expliquez-vous le fait qu’elle n’arrive toujours pas à peser et imposer son point de vue comme on l’a constaté lors de l’adoption du projet de révision constitutionnelle ? Pour le moment, on ne pèse pas parce que le rapport de force est truqué par la #fraude électorale au sein du Parlement. Pensez-vous que l’opposition pèse un peu plus au sein de la société ? On pèse énormément. Beaucoup plus que vous ne l’imaginiez. Pourquoi vous ne faites pas une démonstration en utilisant cette force ? Comment l’utiliser ? Qu’est-ce qu’on ne fait pas ? Les marches ? Sont-elles autorisées ? Que se passera-t-il si on fait sortir les citoyens dans la rue sans l’autorisation ? Forcément, l’effusion du sang ! Vous n’avez pas les moyens d’imposer votre point de vue ? Pour le moment, nous n’avons pas les moyens. Mais la situation va évoluer dans le bon sens. Chaque semaine, il y a une foule (lors de nos déplacements). Nous avons l’impression d’être dans une campagne électorale qui ne se termine pas. La seule chose qu’on ne fait pas, ce sont les marches. C’est un pouvoir irresponsable qui va nous mener vers la confrontation et parlera de terrorisme. Il faut un éveil plus important de la population. Le moment où les Algériens pourront sortir à quatre ou cinq millions à Alger, cela ne représentera plus un danger. L’opposition est incapable de le faire ? Pour le moment, faire sortir les Algériens dans la rue est un très grand danger. Quelle solution proposez-vous? Soit le pouvoir politique sera un peu raisonnable et viendra négocier, soit il aura affaire à la population algérienne. C’est fatal. À ce moment-là, on prendra la responsabilité d’aider à ce que cette colère des Algériens ne mène pas vers le chaos et la destruction. Vous pensez être capable de le faire ? Certainement ! Nos cadres sont présents dans toutes les communes et dans tous les quartiers. Nous serons là pour encadrer la population. C’est-à-dire veiller à ce qu’il n’y ait pas de dérapage, de chaos, ou de recyclage du pouvoir politique. Dans ce genre de situations, le pouvoir va tenter de pousser une partie de la population à la confrontation. On sera là pour ne pas permettre cette confrontation. Le chaos arrange le pouvoir politique. Pourquoi organiser une deuxième conférence ? La situation a changé. Tout ce qu’on avait prédit s’est concrétisé. Nous allons étudier ce qui va se passer plus tard. Nous allons aussi consolider la plateforme de Mazafran. Exigez-vous toujours le départ du président Bouteflika ? On veut des élections transparentes et anticipées. On réclame la légitimité et la souveraineté populaire. Cela fait toujours partie des propositions de l’opposition. On verra ce qui se passera demain ou après-demain. Est-ce vraiment le président Bouteflika qui décide pour vous ? Je ne pense pas que le Président est en mesure de réfléchir comme le fait un président normal ou qu’il est dans la capacité de prendre des décisions. Je suis médecin et je sais bien ce que veut dire un AVC pour une personne âgée. Aujourd’hui, c’est celui qui domine la cour du Président qui décide. Qui domine la cour ? Je pense que vous les connaissez. Moi, je ne veux pas citer de noms. Je ne rentre pas dans des luttes de clans. Pour moi, ils représentent tous ensemble un pouvoir politique incapable et corrompu. Amar #Saâdani vous accuse de vouloir déstabiliser le pays dans un contexte régional extrêmement sensible… Qu’est-ce qu’on fait qui puisse déstabiliser l’Algérie ? Est-ce le fait de dire que le pouvoir politique nous a menés vers une faillite économique et qu’il va nous mener vers une situation sociale très difficile ? C’est le pouvoir en place qui représente un danger pour le pays. Lorsqu’un pouvoir se trouve dans l’échec, il mène les Algériens vers le désespoir. (Pour ce qui est de la sécurité du pays), il faut une consolidation du front interne par un véritable dialogue, par une bonne gouvernance, une transition économique et politique négociée. Pour nous, il n’y a pas d’autres issues. Source TSA
30 Mar 2016 à 09:46





Ailleurs sur le web

Nous suivre
Annonce
PropellerAds
Vidéothèque

Les plus lues

Soufflet avec une pâte facile de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 22 Juin 2016 à 13:59

source : #Youtube #OumWalid 

Msemen à la farine le plus facile à faire de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 10 Oct 2016 à 10:55

Le secret pour réussir les msemens à la farine réside dans la pâte qu'il faudra bien travailler, type de farine et aussi dans le feuilletage,voir la vedio pour mieux comprendre le procédé. source : #youtube #OumWalid

Cake au Flan de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 04 Dec 2016 à 12:09

C'est un de mes desserts préférés je le fais vraiment souvent j'aime énormément sa texture bien fondante, vous pouvez choisir le goût que vous souhaitez chocolat, vanille, fraise ou caramel sans tarder voici la recette... source : #youtube #OumWalid

TIZI-OUZOU: La liste des bénéficiaires des logements sociaux dévoilée

Actualité - TIZI-OUZOU - 15 Nov 2016 à 18:15

Le chef-lieu de Tizi-Ouzou à connu une matinée particulièrement mouvementée, caractérisée par des coupures de routes au niveau de plusieurs quartiers et pour cause l'affichage de la liste des bénéficiaires des logements sociaux (Logement Public Locatif). Des citoyens qui ont postulé à cette formule et dont les noms ne figuraient pas sur liste ont barricadé plusieurs routes par des pneus en fumée provoquant des embouteillages dans le centre ville. Le fait de voir les attentes des protestataires prolongées ont fait tombé à l'eau toutes les tentatives des autorités locales pour essayer de calmer les esprits.

Sablé au halwa turc et cacahuètes

Elle Mag - Recettes - 28 Juin 2016 à 09:22

Ingrédients: pour environ 28 pièces (selon la taille de l'emporte-pièce) 250 g de beurre 125 g de halwa turc 50 g de sucre glace 2 jaunes d’œufs 1 paquet de levure chimique 1 càc de vanille 80 g de cacahuètes grillées et finement moulues Farine au besoin (environ 500g) Décoration: Environ 400 g de cacahuètes grillées et moulues 1 pot de confiture d'abricot Préparation: Battre le beurre avec le sucre puis ajouter la halwa turc et bien mélanger Ajouter les jaunes d’œufs un par un ensuite les cacahuètes moulues Ajouter la vanille puis la farine avec la levure jusqu'à obtention d'une pâte souple et lisse Laisser reposer la pâte un petit peu Étaler la pâte sur un plan de travail fariné à 5mm d'épaisseur Découper les sablés à l'aide d'un emporte-pièce ou un verre puis faire une ouverture au centre à l’aide d’un petit emporte pièce Faire cuire pendant environ 15 minutes à 180° Une fois les sablés refroidies, les rassembler en les collant avec de la confiture Badigeonner les sablés de confiture à l'aide d'un pinceau puis passer aux cacahuètes et décorer avec du chocolat fondu. source : fan-decuisine