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Huit ans après les premières révoltes, les dirigeants arabes n’ont retenu aucune leçon

International - Pays arabes - 03 Avril 2018 à 12:47

Abdelfattah Al Sissi vient d’être réélu à la tête de l’Égypte. Cela n’a rien de surprenant tant personne ne se faisait d’illusions sur l’issue d’un scrutin biaisé dès lors que toutes les autres candidatures susceptibles de bousculer le raïs étaient rejetées. La seule illusion à laquelle on pouvait raisonnablement s’attacher, c’est de voir le président sortant se soucier au moins des apparences. C’est dire si la déception est totale en apprenant le score avec lequel les Égyptiens auraient donc plébiscité leur président : 97% des voix, un score proche de ceux réalisés par Ben Ali ou Saddam Hussein. En 1999, l’ex-homme fort de Tunis s’est offert un score de 99%. En 2002, au summum de sa folie, l’ancien dictateur irakien avait fait 100% de voix récoltées pour un taux de participation tout aussi plein.Retour à la case départL’ex-maître de Bagdad avait peut-être à sa décharge le fait de ne pas trop croire à sa mascarade, son geste étant plus un pied de nez fait aux occidentaux qui réclamaient sa peau qu’autre chose. Al Sissi, lui, est élu avec un score à la soviétique et il ne s’empêchera pas de le rappeler à chaque fois que quelque ONG internationale ou opposition interne se permettra d’émettre des doutes sur sa légitimité.Il est regrettable de constater que huit ans après les premières révoltes, les promesses du #Printemps #arabe s’évaporent tour à tour. Il ne subsiste que des souvenirs, des slogans criés par des foules déchaînées et des places devenues depuis emblématiques. Pour le reste, c’est quasiment le retour à la case départ pour les peuples de la région, si ce n’est parfois une régression que personne ne souhaitait. Même quand les despotes sont chassés, ils trouvent les ressources pour rebondir, tout au moins par leurs pratiques.En Égypte, le départ de Hosni Moubarak après 30 ans de règne sans partage était accompagné d’un espoir réel de lendemains meilleurs. Mais la désillusion sera au bout. La parenthèse de l’islamiste Mohamed Morsi, élu en 2012, sera fermée au bout d’une année et le pays s’offrira un sixième président, le cinquième à être issu de la puissante institution militaire depuis la révolution de 1952 et l’avènement de la république.Remplacer un dictateur par un autre, chasser un général pour faire appel à un autre officier, fut-il maréchal, ce n’était pas là l’aspiration des centaines de milliers de révoltés qui avaient fait vibrer la place Tahrir en 2011.Kadhafi et les autresDans de nombreux autres pays, c’est le chaos et la désolation. En Libye, les factions armées font leur loi et aucun gouvernement n’est parvenu à asseoir son autorité sur l’ensemble du territoire. Toutes les tentatives de la communauté internationale et des pays de la région de rapprocher les vues et d’amorcer un processus de reconstitution de l’État ont buté sur l’intransigeance de chefs de guerre surgis de nulle part.Dans un pays dirigé pendant quarante ans par Kadhafi, il est dans l’ordre des choses que les apprentis dictateurs foisonnent. Aux dernières nouvelles, l’un des fils de Kadhafi, Seif Al Islam, nourrirait même l’ambition de reprendre les rênes du pays. Et par les urnes s’il vous plait.En Syrie, Bachar al Assad, depuis 18 ans au pouvoir qu’il a hérité de son père, qui l’avait, lui, exercé pendant plus de deux décennies, tient toujours bon malgré une guerre civile particulièrement meurtrière. Le pays a payé un lourd tribut en vies humaines et est aujourd’hui au bord de la partition.Lasses de réclamer le départ du dictateur, la communauté internationale et même des factions de l’opposition armée se sont résignées à accepter l’éventualité qu’il continue encore à diriger le pays. Un pays déjà amputé d’une partie de sa souveraineté au profit de Moscou et, peut-être, bientôt d’une partie de son territoire.Le Yémen aussi sombre dans la guerre civile et collectionne les drames humanitaires entre épidémies et famines. Parmi les acteurs du conflit, un certain Ali Abdallah Salah, chassé du pouvoir par la rue, mais qui n’a jamais désespéré de le reprendre jusqu’à ce que les rebelles Houthis lui ôtent à jamais cette ambition d’une balle dans la tête. Depuis, son fils, qui devait naturellement lui succéder à la tête du Yémen, jure vengeance. Et plus si…Allergie à la démocratie : une idée encore plus meurtrière  Même dans les rares pays où il y a eu un semblant de changement pacifique, comme en Tunisie, on est encore loin de la démocratie rêvée. Une certaine alternance s’est certes installée, mais les tenants de l’ancien régime, et surtout ses pratiques, sont toujours là. On prête même au président actuel, un ancien ministre de Benali, des velléités de préparer son fils pour une succession dynastique.Au Maroc, l’accession des islamistes au pouvoir n’est qu’illusion, puisque tous les leviers demeurent entre les mains du roi. La presse et les associations subissent encore des pressions et les mouvements de protestation, pourtant pacifiques, comme ceux du Rif et depuis quelques semaines de Jerada, sont réprimés sans ménagement.Quant aux États épargnés par cette vague appelée le Printemps arabe, comme l’Algérie et les monarchies du Golfe, c’est le statu quo et l’immobilisme. En tout cas, point d’ouverture, encore moins d’alternance. Même l’Irak, qui a vu sa démocratie arriver à bords des chars américains, se morfond dans des tiraillements confessionnels et les guéguerres des chefs religieux.Printemps arabe ou pas, les pays de la région donnent cette impression d’être allergiques à l’ouverture, à la démocratie, au respect des droits de l’Homme et à l’alternance au pouvoir.La démocratie serait donc incompatible avec les sociétés arabes et musulmanes. L’idée a fait son chemin jusqu’à entendre des voix regretter des despotes sanguinaires, d’autres brandir la menace du chaos si tel président venait à partir. Un raccourci d’autant plus révoltant qu’il n’est pas emprunté par les seuls thuriféraires des régimes en place. Des pans entiers des sociétés ont tendance à y croire, et c’est peut-être là le véritable drame du monde arabe…
Béji Caïd Essebsi dans une interview à Al Qods Al Arabi: “Où est-il ce printemps arabe? C’est une invention européenne?”
Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a accordé une interview au journal électronique Al Qods Al Arabi. Au cours de cet entretien, le chef de l’Etat est revenu sur l’actualité tunisienne et la condition du monde arabe. L’expérience tunisienne est encourageante: Questionné sur l’évolution de la période transitionnelle en Tunisie, Béji Caïd Essebsi a expliqué que, malgré toutes les difficultés survenues, l’expérience tunisienne est plutôt encourageante. “Grâce au profit consensuel des Tunisiens, nous avons réussi à instaurer de nouveaux principes qui demandent du temps pour nous y habituer vu que depuis les années 60, nous n’avions qu’un seul parti, un seul président et un seul avis. Aujourd’hui, nous vivons l’ère du pluralisme et cela prendra un peu de temps avant que tout le monde s’y habitue”. Le chef de l’Etat a fini par conclure que sans son Histoire et la force de ses femmes, la Tunisie n’aurait pas pu réussir à surmonter toutes les épreuves qu’elle a rencontrées. Alliance Nidaa Tounes/Ennahdha: une obligation démocratique Revenant sur l’alliance des mouvements de Nidaa Tounes et d’Ennahdha, #Béji #Caïd #Essebsi a expliqué que, lors des élections législatives de 2014, le peuple n’a pas donné à Nidaa Tounes un nombre de voix qui lui laisse un positionnement assez confortable pour qu’il puisse gouverner comme il l’entendait. “La participation du mouvement d’#Ennahdha au sein du gouvernement a contribué dans la stabilisation du paysage politique tunisien. Toutefois, je demeure opposé à l’islam politique et le fait qu’Ennahdha ait opté – lors de son dixième congrès – de séparer le volet politique du volet religieux – démontre le progrès, que nous sommes en train d’évoluer”. Béji Caïd Essebsi est aussi revenu sur sa relation avec le chef d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, en la qualifiant d’excellente. La crise de Nidaa Tounes, une crise de leadership En évoquant ce volet, Béji Caïd Essebsi a commencé par rappeler qu’il a fondé le mouvement, en 2012, dans le but d’apporter un équilibre au paysage politique. Exprimant le dérangement que lui procure cette crise, le chef de l’Etat a estimé que cette dernière est provoquée par une guerre de leadership et de positionnement. Et d’ajouter qu’en dépit de tous les appels qui lui ont été lancés pour qu’il intervienne dans la résolution de la crise, il a refusé de le faire par souci du respect de la Constitution. Le monde arabe va mal Au niveau international, Béji Caïd Essebsi a plutôt été direct en adressant des critiques très sévères contre la Ligue arabe qu’il a estimée “finie”. Pour la question des pays ayant vécu le #Printemps #arabe, le président de la République a été ironique en déclarant que ce concept est “invention européenne”: “j’ai été invité au G8 en 2014 (...) on m’a dit qu’il y avait un printemps arabe. Où est-il ce printemps arabe? C’est une invention européenne? (...) Alors je leur ai dit qu’il n’y avait pas de printemps arabe mais simplement un début de printemps tunisien(...)” affirmé Béji Caid Essebsi. Source m.huffpost.com
13 Oct 2016 à 08:51
Pays arabes: une jeunesse entre Daech et désir de liberté
Des jeunes Tunisiennes à #Sidi_ouzid, dans le centre du pays, en décembre 2015. Crédits photo : FETHI BELAID/AFP L'institut de sondage international Penn Schoen Berland (#PSB) sur les perceptions et les aspirations des jeunes Arabes de seize pays du Moyen-Orient et d'Afrique du nord vient de publier son enquête annuelle. Si la grande majorité d'entre eux réprouve l'#État #Islamique, 13% des personnes interrogées déclarent envisager de soutenir le mouvement djihadiste. Un échantillon de 3.500 jeunes de 18 à 24 ans originaires de Bahreïn, de Koweït, d'Oman, du Qatar, d'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, d'Algérie, d'Égypte, d'Irak, de Jordanie, du Liban, de la Libye, du Maroc, de la Palestine, de la Tunisie et du Yémen a été interrogé en début d'année. Les questions portaient sur des problématiques politiques, économiques et sociales. De grandes tendances en sont ressorties, apportant un éclairage sur les représentations de cette population de plus de 200 millions de personnes. Sur le plan politique, il semblerait que la grande majorité des jeunes arabes rejette Daech, n'accordant que peu de crédit à l'organisation qui, selon eux, sera incapable de mener à bien son projet de création d'un Etat islamique. 50% des jeunes considèrent #Daech comme le plus grand obstacle au développement dans la région, contre 37% l'année dernière. De même, alors qu'ils étaient près d'un sur cinq en 2015 à déclarer envisager de soutenir Daech, ils ne sont plus que 13% cette année. Un quart des jeunes ne parvient pas à expliquer l'attractivité de l'organisation. Les autres placent le manque d'emplois et de perspectives comme premier vecteur de recrutement (24%), devant les différents religieux (18%), les tensions opposant chiites et #sunnites (17%) et la montée des valeurs occidentales #laïques dans la région (15%). La religion joue un rôle trop important au Moyen-Orient, Par ailleurs, cinq ans après le #Printemps_arabe, il apparaît que la majorité des jeunes penche davantage en faveur la stabilité politique que de la démocratie. Ils sont plus d'un jeune sur deux à considérer la recherche de stabilité dans la région comme primordiale, devant l'établissement de la démocratie (28%). On note cependant une progression dans la demande de droits et de libertés. Plus de la moitié des jeunes interrogés considèrent que la religion joue un rôle trop important au #Moyen_Orient, et plus des deux tiers attendent de leurs dirigeants une mise en valeur des droits de l'homme et les libertés individuelles. On retrouve la même proportion concernant la défense plus spécifique des libertés des femmes et de leurs droits. Leur rapport aux médias a évolué, avec un recul des médias traditionnels comme la presse quotidienne (on passe de 13% de lecteurs en 2015 à 7% en 2016) au profit d'un maintien de la position dominante d'Internet en termes d'information. Cette position dominante se traduit par une importance toujours croissante des médias sociaux: alors que près d'un tiers des jeunes arabes privilégie l'information en ligne, 52% d'entre eux utilisent #Facebook pour relayer des articles d'actualité. Source Le FIGARO
13 Avril 2016 à 20:09

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