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Anniversaire du Printemps berbère : la chanson kabyle demeure l’arme de tous les combats

Actualité - Printemps berbère - 20 Avril 2016 à 17:30

Le #20_avril marque le 36ème anniversaire du #Printemps_berbère, célébré cette année dans un contexte particulier. Malgré l’officialisation de la langue #Tamazight dans la Constitution algérienne et les appels au calme du gouvernement, la verve des artistes kabyles ne faiblit pas. Célébré chaque année depuis le 20 avril 1980, le Printemps berbère marque les premières manifestations publiques de la revendication berbériste en Afrique du Nord, suite à l’interdiction d’une conférence de l’écrivain Mouloud Mammeri. Et avec elles, un élan d’expressions artistiques animées par la cause. La musique berbère, en particulier, s’est dressée au fil des années et des événements comme un véritable porte-drapeau des revendications identitaires. « Depuis l’indépendance de l’Algérie, la chanson kabyle est devenue l’arme de tous les combats », explique le chanteur kabyle Oulahlou. La chanson en porte-voix Plus difficile à contrôler, la musique « est le meilleur et le seul vecteur d’expression, puisque nous n’avons pas d’autres moyens de revendication. Tous les autres espaces nous ont été fermés », affirme Oulahlou, de son vrai nom Abderrahmane Lahlou, connu pour ses chansons engagées comme « Pouvoir assassin », « Afus i buteflika » (« Applaudissez Bouteflika »), ou encore « Ulac smaḥ ulac » (« Pas de pardon »). Il représente aujourd’hui une des figures de proue du mouvement artistique pour la reconnaissance de l’identité et de la langue berbères en Algérie, dans les traces d’autres grands chanteurs kabyles tels que Ferhat Mheni, Idir, et Aït Menguellet. L’assassinat du chanteur Lounès Matoub en 1998, et la violente répression du « Printemps noir » en Kabylie en 2001 (qui ont fait 126 morts) n’ont fait qu’amplifier le son de ces voix qui portent. Cet engouement pour la musique berbère et pour ses chanteurs, érigés en symboles de la révolte, s’explique notamment par la tradition orale de la communauté et les thèmes abordés. En l’absence d’une importante littérature écrite en langue berbère, ce sont les orateurs qui transmettent le flambeau, qui pérennisent la langue. La musique, la poésie et les contes populaires représentent donc les principales formes d’expression en Kabylie, ainsi que le moyen le plus efficace de toucher le plus grand nombre. L’oppression, le ras-le-bol de la société et la frustration de la jeunesse, l’injustice, l’autoritarisme et surtout la liberté font partie des thèmes les plus récurrents dans les chansons engagées kabyles. Les gens se reconnaissent dans ces chansons, ils s’identifient aux textes, selon Oulahlou, qui tient aussi à rappeler que les siennes ne relèvent pas du discours politique mais d’un « engagement culturel et artistique au service de la liberté des peuples. » Source jeune Afrique
La KABYLIE, Une marche... Pour la dignité
Organisé par le #RCD et le #MAK, la marche de célébration du Printemps berbère a drainé des milliers de personnes ayant le patriotisme qui circule dans les veines. Partisans du MAK ou du RCD, ils sont tous convaincus que l'Algérie mérite un avenir meilleur, que le peuple algérien a assez souffert. Ils n'ont qu'une seule revendication: le droit de vivre... Pour une #Algérie prospère. Actu33 Suivez le déroulement de la marche sur www.staraffaires.com
20 Avril 2016 à 11:54
Ould Ali El Hadi dérape : « Ceux qui veulent marcher demain cherchent la partition du pays »
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ould Ali El Hadi, a choisi la veille du 20 avril pour verser encore de l’huile sur le feu à la situation déjà tendue qui règne en Kabylie à la veille de la célébration de ce 36eme anniversaire du Printemps berbère. « Une marche pour tamazight n’a plus sa raison d’être maintenant que cette langue qui était la revendication d’avril 80 est officialisée », a déclaré Ould Ali Hadi dont la visit, ce mardi 19 avril, à Tizi Ouzou a été articulée autour d’un seul point : le nouveau stade de Tizi Ouzou, et un discours, à la radio locale, pour démobiliser les partisans de la marche de demain. Plus grave, le ministre accuse ceux qui veulent célébrer le 20 avril de séparatisme. « Ceux qui veulent marcher demain sont des gens qui cherchent la partition du pays, ce pays pour lequel nos parents se sont sacrifiés. Rien que cette région a donné 22 000 martyrs pour que vivent l’Algérie algérienne, unie et indivisible », a déclaré #Ould_Ali_El_Hadi qui fait ainsi allusion au MAK. Tout en ignorant la marche du #RCD, Ould Ali El Hadi a affirmé que « le complot vient de l’étranger car notre pays dérange notamment en ce qui concerne ses positions sur la Palestine et le Sahara occidental ». Source TSA
19 Avril 2016 à 15:19
Les deux militants du RCD libérés
Mise à jour le 19 avril à 11:50 Les deux militants arrêtés par là police ont été tous libérés selon le RCD Deux #militants du RCD ont été arrêtés, ce lundi 18 avril, à #Mechdellah dans la wilaya de Bouira « pour avoir affiché l’appel » de leur parti « aux marches populaires du 20 avril 2016 », selon Atmane Mazouz, porte-parole du RCD. Deux militants du RCD ont été arrêtés M. Mazouz accuse le #pouvoir de jouer « à la provocation ». « Encore une fois, le pouvoir joue à la provocation. Le RCD a déjà appelé à la vigilance, car le pouvoir nous a habitués dans les contextes politiques de règlements de compte claniques à créer des abcès de fixation pour faire diversion », écrit-il. « Le pouvoir doit savoir que ses tentatives de commémorations officielles du 20 avril à travers ses relais en #Kabylie inféodés à la mafia ne peuvent dévoyer le message d’Avril 80 et ses revendications de liberté et de démocratie. Le #RCD exige la libération immédiate de ses militants », conclut-il. Source TSA
19 Avril 2016 à 12:01
Revisiter Avril 1980 ou la quête de clairvoyance
En dépit d’un environnement dominé par le pessimisme et le découragement, le mouvement d’Avril 1980 a su ouvrir des brèches et trouver des voies pour faire avancer des questions politiques qui ne figuraient pas dans l’agenda du pouvoir. Introduction Plus que tout autre #combat anticolonial, la révolution algérienne est sans nul doute celui qui a été le plus ardu et celui qui a le plus marqué le processus de décolonisation. La guerre d’Algérie, qui a été longue et âpre, a fait payer à la société algérienne un tribut des plus lourds, fait de déplacements massifs des populations, d’actes de guerre et de massacres organisés contre des humanités démunies... À sa libération en 1962, le peuple algérien qui aspirait à la paix et à la liberté était exsangue. Profitant de l’affaiblissement des forces de progrès qui ont porté la révolution, induit par les effets de guerres intestines dévastatrices, le noyau fascisant enkysté dans l’armée des frontières durant la guerre s’imposa en pouvoir de fait pour asseoir sa tutelle par les armes sur tout le pays. Ainsi, une nouvelle forme de domination, intérieure cette fois-ci, se substitua à l’occupation coloniale française pour imposer son hégémonie et prendre le pays en otage. Prise dans une spirale autoritaire imposée par la violence et l’intrigue, alors qu’elle était toute désignée pour servir de modèle d’inspiration pour la libération des peuples opprimés, l’Algérie indépendante sombre dans un système de dictature fait de désordre, de corruption et de violence. Soumise à une corruption généralisée, une économie déstructurée et des élites muselées, l’Algérie indépendante en état d’infirmité intellectuelle et de régression politique, peine à trouver la voie de son émancipation. Malgré l’état d’épuisement dans lequel la société algérienne s’est retrouvée à sa libération et un rapport de forces largement acquis aux putschistes de l’armée des frontières, elle a mené une résistance résolue contre un processus de fascisation rampante. Même si au final le clan militariste a pu asseoir sa domination, la collectivité algérienne n’a jamais abdiqué. La volonté et la détermination de réappropriation de l’idéal de liberté nourrie d’enchaînements de luttes, certes éparses, ont toujours constitué l’idéal des générations qui se sont succédé après la guerre. Des combats de tout genre embrassant tous les domaines, inspirés des expériences des luttes démocratiques vécues dans le monde, sont livrés en permanence et ont meublé la scène politique. L’expérience du combat d’Avril 1980 Au regard de la nature du régime algérien actuel, le résultat que l’on peut tirer d’un éventuel bilan des luttes démocratiques que l’on peut dresser dans l’immédiat ne peut être que modeste. Si l’on mettait à part les acquis tirés de la lutte pour la réhabilitation de l’identité amaziɤ, peu d’avancées peuvent être comptabilisées en matière d’effectivité des libertés démocratiques. A première vue, le constat n’incite pas à l’optimisme. Les raisons de cette situation existent et des explications peuvent être avancées, non pour justifier nos faiblesses mais dans un objectif d’éclairage et d’objectivation nécessaires à la prospection d’évolutions positives. Parmi les expériences de #luttes qu’a livrées la société algérienne pour s’émanciper du système autoritariste qui s’est imposé à elle, celle du mouvement d’avril 1980 est singulière. Cette phase est intéressante dans la mesure où elle s’est inscrite dans la durée ­— depuis presque quatre décennies — avec toute la vigueur qu’on lui connaît. Elle est spécifique dans sa démarche. Parti à la base de la revendication identitaire adossée à l’essence démocratique de la vie publique, elle a tissé dans le feu de l’action des passerelles pour ouvrir d’autres fronts de luttes pacifiques sur des thématiques ancrées dans la modernité : mouvement estudiantin, droits de l’homme, lutte féminine, syndicat, action associative, laïcité, etc. Figés dans la logique des luttes pour la prise de pouvoir, les observateurs n’ont pas souvent accordé l’attention que méritent les résultats de toutes les luttes menées depuis #avril_1980 pour les apprécier à leur juste mesure. Pourtant, cette dynamique a fait naître des prises de conscience à l’origine de nombreux mouvements d’idées qui ont rendu espoir à toute la société algérienne. Vu sous l’angle des déclinaisons et des pédagogies des acquisitions, le mouvement d’avril 1980 et les dynamiques de luttes qui en sont issues constituent des avancées indéniables. Inspiré des combats #militants progressistes menés dans le monde, le mouvement d’avril 1980 constitue une source de réflexion féconde. Par des actes ordinaires voire banals, il a fait accomplir à la société toute entière un saut considérable. Parmi ces actes anodins, on peut citer, par exemple, la signature d’un citoyen au bas d’un registre de doléances ou d’un texte de pétition, acte aujourd’hui banalisé et pourtant inconnu auparavant. En apparence modeste cet acte d’engagement était l’exercice d’affirmation de la citoyenneté bafouée qui a ébranlé le système de la terreur et brisé la chape qui en est issue. En vérité, c’est l’expression de la loyauté individuelle qui constitue un des fondements de la modernité politique qu’une jeunesse résolue a décidé d’assumer. Quand les deux écrivains #Mouloud_Mammeri et Kateb Yacine, deux monuments de la littérature algérienne qui symbolisaient l’éthique intellectuelle et l’engagement politique, subissent l’anathème et l’insulte des appareils de propagande, les étudiants révoltés, alertent l’ensemble de la société pour endiguer l’imposture. Mouloud Mammeri, intellectuel à l’avant-poste et en phase avec sa société, restitue toute l’importance du rôle de l’action du combat d’Avril 1980 : “L’engagement politique né en l’Occident de l’après-Seconde Guerre mondiale est passé de mode. Il continue chez nous de sévir. Il implique la protestation de l’intelligence contre la violence, surtout quand cette violence est celle d’un pouvoir, ou bien du pouvoir tout court “ (...). Le mouvement d’Avril 1980 a apporté du sens à la pratique de l’expérience du présent. C’est ce que M. Mammeri appelle le défi sans cesse de l’existence ou la transmission continuelle de l’héritage. Huit ans après le printemps berbère, parlant des événements d’#octobre_1988, il disait : “Si les voix d’Avril 1980 avaient été entendues, elles auraient épargné les drames d’Octobre 1988” (…). Et quand il affirmait qu’on ne peut pas ressusciter des horizons perdus mais qu’il faut en créer d’autres, c’est à l’ingéniosité qu’il nous invitait pour conjurer le danger que faisait peser le système sur l’identité et la culture de l’Algérie. Le contexte politique de l’Algérie indépendante et l’affirmation publique de la revendication amaziɤ : résister c’est créer. Le mouvement d’Avril 1980 n’était pas un éclair dans un ciel serein. Il représente une séquence de l’histoire du combat identitaire avec des faits politiques et historiques précis qui l’ont rendu possible. Pour situer ces faits convenablement, il faut se référer à la période de la lutte nationaliste algérienne de la fin des années trente. C’est durant les années 1938 et 1939 que Mouloud Mammeri a publié une étude sur la société berbère dans la revue Aguedal où il faisait apparaître une contradiction chez les Berbères qui ont vu défiler sur leur terre de multiples colonisateurs ; certes tous refoulés mais sans jamais former leur propre État. Il fait cependant ressortir dans cette étude qu’aucun des occupants ne leur a transmis sa civilisation. À son tour, Jean Amrouche qui a déjà publié auparavant son recueil de poésie “Les chants berbères de #Kabylie” se penche sur cette question, en dix-neuf cent quarante-six, avec son essai “L’éternel Jugurtha” ; soit au lendemain des massacres du 8 mai 1945. Cet essai qui repose sur l’idée d’une double symbolique, l’individualité et la collectivité, affirmait l’existence d’un génie africain et c’est Jugurtha qui représentait et incarnait ce génie. Pour donner un avertissement au colonisateur contre la colère du peuple algérien qui refuse de se plier au joug colonial, Jean Amrouche a choisi le symbole Jugurtha pour traduire la prise de conscience du peuple algérien pour la lutte contre le colonialisme français. Le choix de Jugurtha comme référent de résistance par Jean Amrouche n’était pas fortuit. C’est l’affirmation d’une permanence identitaire ancrée dans la lointaine histoire de l’Afrique du Nord. Quelques années après, quand Mouloud Mammeri publie son roman La colline oubliée en 1952, il sera vertement pris à partie par les idéologues de l’arabo-islamisme greffé au nationalisme algérien. Et depuis cette étape, dans le mouvement national, le référent amaziɤ sera ostracisé et exclu du paradigme national. Il sera même érigé une ligne de pensée rédhibitoire au fait amaziɤ. Les premiers contacts du mouvement national algérien avec le panarabisme remontent à la fin des années vingt et le début des années trente avec les rencontres de Hadj Messali, dirigeant du parti nationaliste ENA, et le leader panarabiste Chakib Arslan. Dès le début de la guerre de libération, une frange de militants nationalistes installés en Égypte de Nasser seront instrumentalisés contre l’amaziɤité de l’Afrique du Nord jusqu’à inventer carrément pour leur pays, l’#Algérie, des racines arabes et moyen-orientales. À l’indépendance, l’État va développer à travers le système éducatif une politique d’arabisation dopée par un volontarisme à la limite d’une irresponsabilité suicidaire. Avec un contenu puisé dans le noyau dur de l’idéologie islamiste, elle a provoqué des effets désastreux dans la jeunesse. L’objectif visé par la politique d’éducation et culturelle était l’aliénation par la dépolitisation de l’Algérien. On voulait cet “homme nouveau” apolitique et dépourvu de toute conscience. Terrorisme, incivisme et haraga, les effets de cette politique sont bien là aujourd’hui. Pour les militants soucieux de l’avenir de leur pays, la mission qui les attendait s’annonçait complexe et difficile. La tâche était aggravée par le délitement intellectuel d’une grande partie des élites politiques et culturelles. Seules les thématiques idéologiques religieuses et nationalistes chauvines pouvaient être accessibles à la jeunesse. Toute action politique qui n’a pas de fondement idéologique dans la vulgate arabo-islamiste était immédiatement ostracisée et combattue avec les moyens propagandistes, financiers et matériels de l’État. Des lobbies obscurantistes arabo-islamistes investissent et infiltrent toutes ses institutions et centres de décisions pour provoquer méthodiquement son inhibition et donner libre cours à l’anathème et la stigmatisation de la pensée autonome. En dépit d’un environnement dominé par le pessimisme et le découragement, le mouvement d’Avril 1980 a su ouvrir des brèches et trouver des voies pour faire avancer des questions politiques qui ne figuraient pas dans l’agenda du pouvoir. Avec les concepts qu’il a portés et la mobilisation qu’il a générée, le mouvement d’Avril 80 s’est retrouvé dans le rôle de pôle de rayonnement pour irradier sur des pans entiers de la société. Par un travail politique de proximité, il a été le catalyseur des combats pour la modernité et a forgé des potentiels de luttes inestimables. Dans le désastre culturel et politique qui caractérise l’Algérie d’aujourd’hui, le contraste qui oppose ces performances avec les confusionnismes orientalistes qui imbibe la pensée officielle est saisissant. Face à ce décalage, des questions majeures s’imposent à nous aujourd’hui. Comment le mouvement d’Avril 1980 a pu survire et résister à la logique dévastatrice du système? Pourquoi les formes de luttes partisanes des forces politiques du camp démocratique n’ont pas eu autant de prégnance avec, pourtant, la latitude de la légalité et des moyens matériels nettement plus importants? Pourquoi les espaces de luttes classiques (syndicats, université etc…) ne sont pas investis par les forces du courant démocratique ? Les ébauches de réponses à ces questions nous aideraient à coup sûr à élaborer des alternatives plus pertinentes et entrevoir un meilleur avenir. Le mouvement d’Avril 1980 a montré des capacités de mobilisation inédites. Son travail militant ne s’est jamais inscrit dans la logique de course ou de conquête du pouvoir. De par son histoire et sa nature, il s’est toujours donné le rôle de rampe d’action en direction de la société pour éveiller les consciences. Pour remplir sa mission, il a construit des vecteurs de communication qui ont favorisé la proximité des messages avec la société. Parmi ces vecteurs, les plus importants furent le mouvement étudiant, le milieu associatif et syndical, le mouvement féministe. C’est à travers ces segments qu’il a pu accomplir un travail politique remarquable, propager et ancrer, en les adaptant, des concepts de la modernité à la base de la collectivité kabyle. Dans l’espace d’influence du mouvement d’Avril 1980 s’est accompli un travail politique qui a construit un discours rationnel et répondant aux demandes populaires, constituant en même temps le meilleur antidote aux influences de l’intégrisme islamiste. Naturellement, son action a connu des phases de reflux qui méritent d’être analysées et interprétées. Initiative pour l’#amazighité et le changement Le dynamisme d’une société se mesure à la grandeur et l’importance des combats qu’elle livre. Les cœurs battants d’une communauté dynamique sont les forces combattant et luttant pour sa modernisation permanente et qui sont à chaque fois couronnées par des acquis et des résultats tangibles dans tous les domaines et à tous les paliers des organisations sociales. Les luttes et les combats – individuels ou collectifs - assurent la mobilisation permanente et garantissent la vigilance contre la régression dès lors qu’ils font écho à des revendications populaires émancipatrices. Le mouvement d’Avril 1980 à travers les relais qu’il s’est construits a donc assuré ce rôle de source qui distingue la société algérienne du reste des collectivités imprégnées et inhibées par l’idéologie arabo-islamiste qui s’est greffée indûment sur le combat anticolonial algérien dont elle a pollué les valeurs et les objectifs. Pour susciter des luttes encore plus larges, il a su faire cohabiter en son sein plusieurs tendances divergentes sur des sujets qui ne relevaient pourtant pas de l’accessoire. En réalité, le mouvement d’Avril 1980 a su relever un défi démocratique fondamental en aménageant des espaces de luttes pour des thèmes consensuels. C’est ce vide ressenti aujourd’hui qu’il faut combler par la construction d’initiatives militantes en phase avec les préoccupations des citoyens. Sensibiliser et mobiliser pour lever l’hypothèque politique qui pèse sur la langue amaziɤe et rendre irréversible le processus de son officialisation dans une parité concrète et effective avec la langue arabe est une action qui apportera la preuve de l’engagement du pays sur une voie démocratique crédible. Œuvrer à faire aboutir des réformes pour une vraie restructuration institutionnelle qui garantisse l’autonomie des régions et la décentralisation des centres de décisions est un chantier qui diluera les abus des concentrations du pouvoir avec les confiscations rentières qu’elles engendrent. L’expérience d’Avril 80 mérite bien d’être revisitée, surtout dans les sombres perspectives qui attendent l’Algérie. Redynamiser le mouvement estudiantin, réanimer les luttes féministes et le monde du travail peut être la substance d’une journée d’études afin d’établir une feuille de route pour les militants mais surtout, ceux des animateurs du printemps amaziɤ qui gardent encore la foi de leur engagement. N’oublions pas le viatique nécessaire à un voyage abouti que chacun peut retrouver dans l’œuvre de Mouloud Mammeri. La leçon est relativement simple: s’armer de minimum de lucidité pour distinguer l’essentiel de l’accessoire. Les polémiques stériles, à distinguer de la controverse qui, elle, est nécessaire, représentent ce que sont les frottements qui freinent les mouvements d’ascension dans les sciences physiques. Cristalliser toutes les énergies qui peuvent s’affirmer pour construire une initiative pour l’amaziɤité et le changement en #Algérie. Tizi Ouzou, le 25 mars 2016 Source LIBERTÉ
19 Avril 2016 à 07:47
Deux militants du RCD ont été arrêtés
Deux #militants du RCD ont été arrêtés, ce lundi 18 avril, à #Mechdellah dans la wilaya de Bouira « pour avoir affiché l’appel » de leur parti « aux marches populaires du 20 avril 2016 », selon Atmane Mazouz, porte-parole du RCD. M. Mazouz accuse le #pouvoir de jouer « à la provocation ». « Encore une fois, le pouvoir joue à la provocation. Le RCD a déjà appelé à la vigilance, car le pouvoir nous a habitués dans les contextes politiques de règlements de compte claniques à créer des abcès de fixation pour faire diversion », écrit-il. « Le pouvoir doit savoir que ses tentatives de commémorations officielles du 20 avril à travers ses relais en #Kabylie inféodés à la mafia ne peuvent dévoyer le message d’Avril 80 et ses revendications de liberté et de démocratie. Le #RCD exige la libération immédiate de ses militants », conclut-il. Source TSA
19 Avril 2016 à 07:06
Le pouvoir recule sur l’interdiction des conférences à l’université
Tizi Ouzou #Université_Mouloud_Mameri Après plusieurs jours de pression et de tension, les autorités ont fini par reculer sur leur décision d’interdire les conférences prévues le 20 avril à l’université de Tizi Ouzou, a-t-on appris de sources sûres ce lundi 18 avril en fin de journée. En effet, la conférence qui devait être animée ce lundi soir, 18 avril, par Me Hakim #Saheb à la résidence universitaire Hesnaoua 1 a fini par être autorisée par l’administration qui a, au préalable, réservé un avis défavorable à la demande du collectif d’étudiants organisateur de l’événement. La #conférence en question doit commencer à 21h, a-t-on appris de sources sur place. Mais la placette de l’ancienne mairie, située au centre-ville de #Tizi_Ouzou, qui devra servir de point de chute aux deux marches prévues le #20_avril est déjà occupée par des tentes installées ce lundi soir par des exposants conviés pour participer à la célébration officielle du 20 avril organisée par les pouvoirs publics. Source TSA
18 Avril 2016 à 21:48
20 avril : la Kabylie se mobilise
Le 36e anniversaire du #Printemps #berbère sera célébré cette année dans plusieurs localités de la kabylie dans un esprit commémoratif mais aussi revendicatif et combatif. La célébration du 36e anniversaire du Printemps berbère a déjà commencé depuis plusieurs jours à Tizi Ouzou, chef-lieu de wilaya, et dans de nombreuses localités de Kabylie avec des activités politiques et culturelles à l’initiative du mouvement associatif, du secteur de la culture ainsi que du RCD, qui a initié une série de conférences-débats animées par des pionniers du Mouvement culturel berbère (MCB) et des détenus d’Avril 80. Les conférences sont animées par des cadres du parti. À travers ces rencontres, le RCD réaffirme sa détermination à maintenir cet esprit revendicatif au moment où le pouvoir décrète et “fête” cette année de manière officielle le 20 Avril qu’il place sous le thème “Hier, un combat, aujourd’hui, une consécration”. Si l’État, à travers la direction de la culture, essaye de normaliser l’événement en lui octroyant un caractère officiel, le RCD compte, quant à lui, continuer dans la lancée de cette date symbolique qui est un “repère dans l’histoire des luttes démocratiques”. Pour le RCD : “Les tentatives de commémorations officielles du 20 Avril à travers la mobilisation des relais du pouvoir dans la région de Kabylie, inféodés aux milieux maffieux, n’est que la partie visible d’une volonté de dévoyer le sens des revendications à la liberté et à la démocratie qui sont aux antipodes des orientations et pratiques de ce même pouvoir.” Le RCD a, par ailleurs, appelé la population à rejoindre massivement les habituelles marches du #20Avril prévues dans les principales villes de la #Kabylie. “La #célébration de cette date repère dans l’histoire des luttes démocratiques menées depuis l’Indépendance n’a de sens que si on fait une halte pour faire le bilan des luttes avec leurs acquis et leurs insuffisances”, note le #RCD. Par ailleurs, il est à signaler que le #MAK a appelé à une autre marche le 20 Avril au chef-lieu de wilaya de #TiziOuzou. De son côté, la maison de la culture #Mouloud_Mammeri a lancé officiellement, depuis samedi, ses propres activités qui entrent dans le cadre de la célébration du 20 Avril en dévoilant son programme varié de festivités prévues au chef-lieu de wilaya et dans les autres localités. Dans un communiqué, la direction de la culture a souligné que “la célébration du 36e anniversaire du printemps amazigh, 20 Avril 1980, se veut cette année un moment historique car marquée par la consécration de tamazight comme langue nationale et officielle. Un fondement pour lequel des générations se sont consacrées et ont lutté pour l’aboutissement d’aujourd’hui qui constitue un parachèvement de construction de l’identité algérienne. C’est aussi des moments festifs, de débat et de rencontre à partager entre la société civile, les acteurs du mouvement amazigh et les chercheurs dans le domaine linguistique, historique et culturel”. Et de conclure que “le 20 Avril 1980 est une date très importante dans l'histoire de la revendication amazighe. Sa commémoration, cette année, revêt un caractère particulier du fait du passage de notre identité du stade de la revendication à celui de la consécration”. Riche programme à Béjaïa Le trente-sixième anniversaire du Printemps berbère sera célébré sous le thème de la consécration de tamazight comme langue nationale et officielle. Des activités riches et variées toucheront la majorité des localités de la wilaya de Béjaïa. Des conférences-débats sur la thématique du combat identitaire, le patrimoine, la projection de films en tamazight et des pièces théâtrales, des expositions (bijouterie, costumes traditionnels, poterie, vannerie, arts culinaires, tapis), les arts plastiques et la chronologie des événements du Printemps amazigh sont également prévus au titre de cette célébration qui se poursuivra jusqu’au 25 avril. L’Étoile culturelle d’Akbou commémore le Printemps berbère et organise, à cet effet, des portes ouvertes sur le département de tamazight de l’université de Batna qui auront lieu les 22 et 23 avril 2016 à la salle de délibérations et de l’esplanade de la mairie avec au programme : performance artistique, expositions et conférences-débats. À Béjaïa, plusieurs conférences sont également au menu de la Maison de la culture Taos-Amrouche les 21, 22 et 23 avril. Elles seront animées par quatre écrivains de la région : Tarek Djerroud, Djamel Arezki, Rachid Oulebsir et Abderrahmane Amara. Les conférenciers traiteront respectivement des thèmes suivants : “Un livre : un lieu de mémoire”, “L’évolution de la littérature amazighe”, “La quête identitaire dans la littérature algérienne d’expression française”. À Sidi-Aïch, la salle de cinéma abritera plusieurs activités organisées par le mouvement associatif. Le comité des fêtes de la commune de Souk El-Tenine, sous le patronage du P/APC et en collaboration avec les associations sportives, a prévu, de son côté, l’organisation du “Semi-marathon du 20 Avril 1980”. Source LIBERTÉ
18 Avril 2016 à 15:03
Interdiction de la célébration du 20 avril : Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur, s’explique
La conférence de l’avocat et ex-député du #RCD Hakim #Saheb, prévue le 18 avril prochain dans le cadre de la célébration du 36e anniversaire du #printemps #berbère d’#avril #1980, a été interdite par des responsables d’une résidence universitaire rattachée à l’université Mouloud #Mammeri de #Tizi_Ouzou. Interrogé par TSA, Tahar Hadjar, ministre de l’#Enseignement #supérieur, confirme. Il rappelle que « l’interdiction des activités politiques partisanes » au sein des établissements universitaires est « universelle » comme elle est également « très ancienne » en #Algérie. « C’est très ancien et elle n’a rien à voir avec le 20 avril. Cela concerne toute activité politique (partisane) au sein des établissements scolaires et universitaires. Le 20 avril peut être célébré, mais l’activité ne doit pas être partisane », insiste le ministre. D’ailleurs, cette interdiction concerne tous les partis politiques et pas seulement ceux de l’opposition, selon lui. « Nous n’avons jamais interdit aux étudiants de faire des activités au sein de l’université. Un politicien par exemple a d’autres lieux pour faire ça », estime M. Hadjar. La décision portant interdiction de cette conférence relève des responsables de l’université de Tizi-Ouzou. « L’université n’a pas besoin de revenir vers nous pour quelque chose qui est logique. Ce n’est pas nouveau. On n’intervient pas dans tous les détails », assure-t-il. Source TSA
12 Avril 2016 à 22:18
« Le point de départ d’avril 1980 était l’interdiction d’une conférence de Mouloud Mammeri »
Hakim #Saheb est secrétaire national du #RCD à la réforme de l’État et ex-député du parti. Dans cet entretien, il revient sur l’interdiction de la conférence qu’il devait animer dans le cadre de la #célébration du 36e anniversaire du #Printemps #berbère. La #conférence que vous deviez animer dans le cadre de la célébration du 36e anniversaire du Printemps berbère a été interdite. Qu’est-ce que vous comptez faire ? D’abord, je dénonce avec la plus grande fermeté cette interdiction qui est une forme de censure. En tant qu’enseignant à la faculté de droit de l’université Mouloud #Mammeri de #TiziOuzou, j’ai été invité par un collectif d’étudiants pour débattre de l’évolution du statut de la langue #Amazighe à l’aune de l’amendement constitutionnel. La portée de cette interdiction semble dépasser son auteur, d’autant que la date du 20 avril constitue un jalon essentiel des luttes démocratiques et du libre débat dans notre pays. Allez-vous la maintenir ? Cette interdiction n’entame en rien notre détermination à reconquérir les espaces publics et n’altère aucunement notre liberté de ton. Je sais que les étudiants sont résolus à organiser les conférences qu’ils ont programmées dont celle-ci. L’auteur de cette interdiction se trompe d’époque. Il faut rappeler à cet effet que le point de départ d’avril 1980 était l’interdiction d’une simple conférence de Mouloud Mammeri sur les poèmes #kabyles anciens. Cet événement a été une onde de choc qui brisera le glas hivernal d’un pouvoir monolithique et despotique et remettra en cause la pensée unique. Est-ce que cette décision pourrait susciter des violences ? Je ne pense pas. Mais elle va susciter un mécontentement, un ras le bol et la colère des étudiants. Le ministre de l’Enseignement supérieur a rappelé que les activités politiques partisanes sont interdites dans les établissements universitaires et que cela est universel. Que répondez-vous ? Bien sûr que cela est universel. Sauf qu’il ne s’agit pas d’une action ou d’une démarche partisane. L’organisateur est un collectif composé d’abord d’étudiants de diverses sensibilités qui agissent dans la fidélité du message d’#avril #1980. Des étudiants qui ont fait perdurer les traditions de libre débat et d’actions culturelles à travers les différents campus. C’est un lieu commun de préciser que l’université est d’abord un lieu de ressourcement des idées et un espace d’échanges par excellence. N’en déplaise aux totalitaires de tout bord et aux détracteurs de l’#identité amazighe, le combat pour l’amazighité sera permanent et consubstantiel au projet démocratique national, loin du folklore qu’on veut nous imposer. Source TSA
12 Avril 2016 à 17:15





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