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dossier Rachid BOUDJEDRA




RACHID BOUDJEDRA La falsification de l’Histoire (suite)

Actualité - Rachid BOUDJEDRA - 10 Mai 2016 à 15:17

C’est pourquoi, d’ailleurs, De Gaulle s’est empressé de quitter l’Otan et de mener une politique pro-soviétique malgré son anticommunisme notoire dû à son idéologie catholique et puritaine. Mais c’est ce même De Gaule qui dans la liesse de la libération de Paris (?!) par le général Leclerc qu’il n’appréciait pas beaucoup, qui donnera l’ordre de mater les manifestation de Sétif, Guelma et Kherrata qui firent non seulement 45.000 morts mais une centaine de milliers de blessés et une bonne dizaine de milliers de prisonniers dont notre grand Kateb Yacine. Ces morts, ces blessés et ces prisonniers sont toujours passés sous le lourd silence français et oubliés par la plupart des historiens amnésiques français. À quelques exceptions près ! Car il y a eu des hommes de qualité qui ont dénoncé ces massacres de mai 45 et, mieux encore, annoncé que la guerre de libération en Algérie, était devenue inéluctable et très proche. On pense à Charles-André Julien, à André Mandouze et à Jacques Berque. Qui ont -aussi- dénoncé le déni fait à l’URSS et à son rôle fondamental et essentiel dans la mise à mort du régime hitlérien et du nazisme. Déni qui se poursuit encore aujourd’hui dans tous les pays de l’Europe de l’Ouest et aux États-Unis. Ainsi la falsification de l’Histoire fait partie du patrimoine humain car l’homme « négatif » n’est pas près de disparaître ou de reconnaître sa nature guerrière qui lui est innée. Le premier historien à avoir posé vraiment cette problématique a été Ibn Khaldoun qui, dans ses « prolégomènes » qui en relatant la prise de l’Andalousie par les Numides et les Arabes, replace la fonction de l’objectivité à la place qui lui est due. Source TSA
La falsification de l’Histoire (1)
Ce thème, complètement banalisé par les grandes puissances tout au long de l’Histoire et depuis des milliers d’années, laisse perplexes les historiens honnêtes qui deviennent de moins en moins nombreux et qui sont submergés par la puissance médiatique qui recouvre tout événement passé ou présent par des maquillages tellement grotesques et des déviations tellement éloignées des vraies réalités que l’histoire humaine a débité tout au long de son itinéraire. Si on prend le cas algérien, on se rend compte que l’Histoire a toujours été écrite par les autres, c’est-à-dire par les ennemis. Déjà, depuis Salluste, l’historien romain et son écrit sur « Les guerres de Jugurtha« , on voit que la falsification est le fondement même de la méthode de l’écrivain romain. Aujourd’hui, date des massacres de Sétif du 8 mai 1945, on trouve que l’ennemi défigure complètement l’histoire de cette tragédie algérienne comme il falsifie sa propre vision de 8 mai 45, avec l’armistice signé entre l’Allemagne et le reste des pays qui combattaient le nazisme hitlérien. Selon les Français, cette date marque la signature de l’armistice entre la France et l’Allemagne, ce qui est ridicule dans la mesure où la France n’a jamais eu d’armée durant l’occupation allemande et l’embryon vichyssois de cette armée collaborait totalement avec les vainqueurs teutons. Les armées en guerre pendant la période 1939-1945 étaient l’armée allemande, l’armée soviétique et l’armée anglaise. Point ! De Gaule faisait de la résistance à Londres mais ne dirigeait pas d’armée. Les Américains ont commencé à bombarder toute l’Europe quand les Soviétiques ont écrasé l’armée allemande et sont entrés dans Berlin, mais pas avant ! À tel point que les Anglais et les Américains ont refusé à De Gaule d’assister aux négociations avec les Allemands, et c’est Staline qui a exigé que le général français participe aux négociations de Yalta. C’est pourquoi de Gaule a toujours haï les Américains et qu’il a toujours été la risée de Churchill. (À SUIVRE) source TSA
09 Mai 2016 à 10:43
Les printemps arabes se mettent au beau fixe
Après cinq ans de brouille entre les chefs et des dizaines de milliers de morts parmi la jeunesse arabe, voilà le temps de la réconciliation qui revient avec les beaux jours de mai. Les législations tunisiennes, égyptiennes, libyennes etc. donnent le feu vert pour que les dictateurs, les prédateurs et les corrompus de ces pays profitent de différentes lois amnistiantes et autres ficelles pour que « les salauds » soient complètement blanchis. Et tout cela se fait sous la houlette des États-Unis et de son complice avéré, l’Arabie Saoudite. Déjà, on annonce le retour de Zineddine Ben Ali à Tunis qu’on suppliera -peut-être- de reprendre son fauteuil de président de la République tunisienne qu’il a dirigée d’une main de fer pendant une vingtaine d’années et on jettera des pétales de « jasmin » sur le cortège de Mme Ben Ali quand elle traversera Tunis dans la liesse générale et la réconciliation nationale. Le même schéma est envisageable en Égypte où la famille Moubarak et consorts sera accueillie de la même façon par les Cairotes qui viennent d’apprendre dans la journée que douze policiers ont été liquidés par les islamistes, dans la banlieue sud du Caire. Et Bachar el-Assad ? Non ! Lui a massacré son peuple, à la différence des autres dictateurs arabes… Source TSA
08 Mai 2016 à 09:52
RACHID BOUDJEDRA La deuxième mort de Mohamed Dib
Mohamed Dib n’est pas seulement un grand écrivain qui nous a donné une œuvre romanesque dense et une œuvre poétique d’une qualité supérieure, soit 82 textes en tout ! Il est surtout le fondateur du roman maghrébin contemporain. Et cependant, il a vécu toute la période de l’indépendance exilé dans une banlieue parisienne et il y est toujours exilé dans sa tombe située dans un cimetière français. Pourtant dès l’indépendance qu’il a défendue avec hargne, il est rentré dans son pays d’où il avait été exclu par les autorités coloniales vers la fin des années 40. C’était le retour au pays natal, un retour enthousiaste et sublimatoire ; mais très vite il déchanta car il n’a pas pu obtenir un travail digne de son génie littéraire et politique. C’est en le rencontrant pour la première fois à Paris en 1970 qu’il me raconta ses déboires avec l’administration algérienne en place en 1962 et qui l’avait humilié parce qu’il avait du talent et de l’orgueil. Il a donc été victime de la trahison des clercs algériens qui continuent leur travail de sape et de nuisance vis-à-vis de nos grands artistes. Un exemple : le cas de Abdallah Ben Anteur (un grand ami de Mohamed Dib) considéré comme l’un des plus grands graveurs du monde et qui continue à végéter, à l’âge de 80 ans , dans une misérable banlieue parisienne, sans que jamais aucun responsable de la culture algérienne ne s’intéresse à lui ! Il mourra lui aussi une première mort et une deuxième mort, comme son ami Dib. Pour en revenir à l’auteur de la fameuse « Trilogie algérienne », c’est que toute sa vie, l’Algérie en général et Tlemcen en particulier, lui ont atrocement manqué. Il m’a souvent répété : « Ici en France, l’humus, le terreau et le terroir de l’Algérie me manquent terriblement ». Lui qui, à partir de 1963, a refusé tout contact avec son pays, toute invitation de conférence, toute interview; et qui s’est muré dans un silence absolu mais douloureux. Enterré dans un cimetière parisien, il baigne dans de l’humus français, malgré lui. Et c’est ça la deuxième mort de Mohamed Dib ! Source TSA
03 Mai 2016 à 07:50
RACHID BOUDJEDRA La susceptibilité du bureaucrate
Partout dans le mode, les bureaucrates sont très susceptibles dès qu’on les critique ou qu’on les remette en cause. C’est une situation universelle due au fait que ces personnes sont nommées par un pouvoir politique qui exige d’eux fidélité et obéissance et qui leur octroie pour cela des avantages et des pouvoirs exorbitants dont ils abusent -parfois- sans même s’en apercevoir. Les écrivains ont souvent décrit cette classe administrative qui peut sévir durement parce qu’elle n’est jamais contrôlée et qu’elle profite d’une impunité totale. Cette gente humaine a aussi une autre arme : le silence et l’indifférence vis-à-vis des critiques ou des remises en cause émises par des citoyens. J’ai écrit moi-même un roman paru en 1977 sous le titre de « L’escargot entêté » qui a eu un gros succès en Algérie et qui avait été traduit dans une trentaine de langues. Dans ce roman, le bureaucrate est sincèrement convaincu que sans lui, l’État s’écroulerait et qu’il se doit d’exécuter à la lettre ce qu’on lui demande de faire, sans vouloir comprendre si l’ordre reçu est juste ou injuste, puisqu’il est le seul interlocuteur entre l’État et le citoyen dont il se méfie beaucoup. C’est pour cela qu’il est paranoïaque, voit le mal partout et ne conçoit pas que l’autocritique peut être une attitude saine et efficace pour l’accomplissement de sa tâche qui n’est pas toujours facile, il faut le dire. Souvent, le bureaucrate en rajoute et dépasse ses prérogatives. Il est alors rappelé à l’ordre par le pouvoir politique qui organise des campagnes de grande ampleur contre la bureaucratie. Juste pour la frime ! Source TSA
21 Avril 2016 à 14:58
RACHID BOUDJEDRA La chute de Constantine
Constantine, capitale de la culture arabe, c’est fini ! Bilan ou pas bilan, quel intérêt ? Il y a eu du bon (la restauration du palais Beylical, l’érection du musée d’art moderne, la rénovation de la vielle ville, etc) et du mauvais (beaucoup de bavures et de maladresses, voire de règlements de comptes mesquins et loufoques) ; mais la chute finale est douloureuse. Clore cette année en invitant Majda Roumi et ses 70 musiciens, au lieu d’inviter Houria Aïchi et ses 4 musiciens, est une erreur inexplicable mais catastrophique sur le plan symbolique. Car Majda Roumi vient de Beyrouth et le cachet qu’elle va toucher est libellé en dizaine de milliers de dollars. Houria Aïchi, elle vient de… Constantine et son cachet auraient été libellés en dinar. Pourquoi cette entourloupette ? Pourquoi cette mascarade ? Et le ministre de la Culture qui va accueillir cette vieille chanteuse à l’aéroport, en grande pompe ? C’est quoi ça ! C’est de la schizophrénie politique et de l’entêtement bureaucratique, avec une once de haine de soi et quelques grammes de fascination morbide pour l’autre. Le pays va mal et tous les Algériens le savent, mais quand la Culture en arrive à draguer les bas-fonds les plus sordides et les plus nauséabonds, c’est qu’il y a le feu dans la maison Algérie. Source TSA
14 Avril 2016 à 19:29
RACHID BOUDJEDRA Galimatiase
#RACHID #BOUDJEDRA L’atmosphère #politique dans le pays est un galimatias de sens et de contresens, de banalités et de gravités. On a cette impression que la population n’a confiance ni dans le #pouvoir ni dans l’#opposition. C’est de la « boulitique », pensent les gens. Cela se passe entre eux et ils se partagent le pactole, dit et répète la rue qui ne vote pas d’ailleurs, dans sa majorité. L’impasse est donc totale parce que si les éventuels électeurs s’en lavent les mains et fonctionnent par la caricature verbale et par la rumeur souvent efficace, parfois douteuse, c’est parce qu’ils sont au fond du puits et transforment leur angoisse en attitude désabusée et mortifère. On sent que les gens ne sont pas heureux et ils se contentent souvent de la débrouillardise, d’une certaine forme de solidarité et trouvent des raisons d’espérer auxquelles ils ne croient pas eux-mêmes. Certains acceptent cette situation parce qu’il existe dans le pays une véritable tranquillité sécuritaire. D’autres argumentent du fait que l’État tente sérieusement d’éradiquer les bidonvilles et qu’ils octroient des centaines de milliers de logements à des gens qui ont toujours vécu dans des bidonvilles sordides. Cependant, on sent qu’ils ne croient pas ce qu’ils disent. Qu’ils sont inquiets. Qu’ils ne savent pas quoi faire. En fait, ils sont malheureux mais ils ne veulent pas qu’on crée un ministère du Bonheur comme l’ont fait les émirs du Golfe, parce qu’ils ne sont pas très loin de penser qu’au fond, le bonheur, ça n’existe pas ! Source TSA
13 Avril 2016 à 23:38
Le fils de Ferhat Abbas répond à Rachid Boudjedra
Après la publication de la chronique de Rachid Boudjedra sur « les méfaits du zaïmisme en Algérie », Abdelhalim Abbas, fils de #Ferhat #Abbas nous a fait parvenir cette réponse que nous publions intégralement. « Dans l’édition du 03 avril 2016, Rachid #Boudjedra dénonce dans sa chronique sur TSA »Les méfaits du zaïmisme en Algérie ». Pour cet écrivain, l’histoire d’Algérie n’est qu’une succession de »zaïms autoproclamés » et par conséquent ne mérite aucun intérêt particulier. À l’appui de ses dires, il égrène une liste de noms. Ce qui est en revanche étonnant, est de trouver le nom de Ferhat Abbas qui est précisément tout le contraire d’un zaïm. Fidèle aux notions impérissables de démocratie, de République et de liberté, Ferhat Abbas a été un des rares hommes politiques algériens, après l’Indépendance à démissionner volontairement d’un poste politique important -président de l’Assemblée nationale constituante- pour rester fidèle à la morale politique et aux valeurs qu’il a toujours incarnées. Un comportement étranger à tout concept de zaïm ! Aussi, le zaïmisme revendiqué par Messali est beaucoup plus interne au parti de celui-ci. En qualifiant Ferhat Abbas de »conciliateur vis-à-vis du système colonial », M. Boudjedra ferait mieux de lire et méditer, le pamphlet s’intitulant »la France c’est moi’, tout en condamnant l’ignoble code de l’indigénat Ferhat Abbas n’a exprimé à travers ce »moi collectif » que les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité souillées et trahies par le colonat. Il faut l’oser à cette époque, car Ferhat Abbas n’était lié à un aucun parti politique français comme certains- donc, ces qualificatifs dont Boudjedra use sont destinés toujours à abuser le lecteur. Quant à la référence à la politique d’assimilation, Boudjedra fait dans la mystification, car elle est conçue comme politique du possible, fondée sur l’égalité des droits et le respect du statut personnel promus par l’Émir Khaled et incarnée par l’homme le plus populaire d’Algérie de l’époque, le Dr. Benjelloul, président de la Fédération des élus et appuyée pleinement par le vénérable Ben Badis. Une des étapes historiques de la résistance du peuple algérien et sa lutte pour le recouvrement de sa souveraineté. Monsieur Boudjedra s’interroge sur le combat de Ferhat Abbas »Pourquoi est-il parti à Tunis et rejoint le FLN qui en fera le président du GPRA ? Tout le monde le sait, mais personne ne le dit ». Dites-nous ce que vous savez, Monsieur Boudjedra, éclairez nous. Pour l’histoire c’est déjà tranché, dès que le sang des Algériens a coulé, Ferhat Abbas n’a pas tergiversé, il s’est empressé dans une première étape à apporter toute l’aide logistique aux premiers maquisards, ensuite d’être auprès du FLN. Ce fut un coup de tonnerre à l’échelle internationale qui a fait vaciller l’administration française et donné un immense espoir aux populations algériennes. Pour M. Boudjedra, Ferhat Abbas ne représentait que la bourgeoisie et la petite bourgeoisie ! ? Les familles qui ont réussi à la sueur de leur front dans les entreprises privées, et que l’on a décapité sciemment après 62, au nom de la fumeuse lutte et haine des classes, militaient au sein du MTLD et l’UDMA et répondirent au premier appel du valeureux Abane Ramdane. La vraie question porte plutôt sur les vraies motivations de M. Boudjedra, quand il cherche à minimiser le combat des grands hommes qui ont fait l’histoire de l’Algérie. Mais il semble ne pas avoir compris que le slogan »un seul héros, le peuple » visait à barrer la route au combat fratricide des wilayas et au-delà pour réclamer le retour à la souveraineté populaire. M. Boudjedra a apparemment une interprétation particulière et étriquée de l’histoire car selon lui il s’agit de réduire à néant les efforts et les idées portés par des hommes bien connus dont Ferhat Abbas -duquel son engagement, en a fait un historique- et leurs dénier tout rôle spécifique dans la formidable révolution qui a permis au peuple algérien de passer du joug colonial à l’Indépendance». Source TSA
10 Avril 2016 à 10:45
RACHID BOUDJEDRA: Le Monde, Khelil et les derviches tourneurs
Les lanceurs d’alerte sont généralement des gens sympathiques et courageux. On pense à Snowden et son magistral coup de maître contre la CIA ; mais ce sont des gens vulnérables et manipulables. Le coup que vient de monter le journal « Le Monde » en est la preuve. Ce journal qui était le fleuron de la presse dans le monde est devenu selon d’autres journalistes et députés français « l’annexe de l’Elysée ». Vrai ou faux, on n’en sait rien ; mais il n’a plus l’éthique intransigeante de ses fondateurs: les Beuve-Mery, les Viansson Ponte, etc. Tous des résistants contre l’occupation allemande au moment de la création du journal. Maintenant quand « Le #Monde » donne des informations, on a quelque doute. Certes, les paradis fiscaux existent mais c’est une invention du capitalisme planétaire et la mondialisation et ce journal ne fait jamais le rapprochement entre ceci et cela. Certes, les hommes politiques sont souvent corrompus mais les journalistes ont « fabriqué » des listes politiques. Car pour eux, il y a les bons prédateurs et les mauvais prédateurs. Et les Américains, bien sûr, seraient eux de bons prédateurs ! C’est là où le « montage » pêche. Où l’idéologie l’emporte sur l’éthique. En Algérie, la #corruption, les paradis fiscaux, nous connaissons et nous savons que cela existe bel et bien. Mais ce n’est jamais tangible. Irréfutable. C’est devenu une rengaine, une mode. Avec Chakib #Khelil, la présomption est forte et l’homme de la rue n’a aucun doute là-dessus. Mais son retour sur la scène politique et maraboutique a été, pour le moins, sidérant ! Pourquoi cette maladresse à la limite du comique et du cocasse ? Grotesque ! Cette sortie à la #zaouia Sidi M’hamed Ben Marzouk allait-elle lui permettre de »laver ses os », comme dit la langue populaire ? Certainement pas. L’affaire Chakib Khelil est d’abord une affaire de justice qui est la seule à même de se prononcer sur toutes ces rumeurs qui infestent la rue algérienne. En attendant le voyage à Panama… Source TSA
10 Avril 2016 à 09:31
RACHID BOUDJEDRA: Les méfaits du « zaïmisme » en Algérie
Le terme de zaïm est né avec l’ascension vertigineuse de #Messali Hadj auprès des masses populaires dans les années 40/50, la création de l’Etoile nord-africaine et du PPA dont la revendication intransigeante de l’indépendance totale et immédiate avait passionné les foules algériennes. À cette époque, Messali Hadj tenait ses meetings dans les stades, tellement il était populaire. L’un de ses meetings s’était tenu au stade du Ruisseau et avait été interrompu par la police qui avait interpellé le grand leader et le grand tribun. En fait, c’est bien lui qui avait fondé le mouvement national et en même temps la notion de #zaïm qui allait coller au mouvement patriotique jusqu’à nos jours. En effet, l’intransigeance de Messali pour l’obtention de l’indépendance contredisait et affaiblissait tous les autres partis, tels le MTLD, l’UDMA, l’Association des #Oulémas de #BenBadis, et bien d’autres. Face à Messali, il y avait Ferhat #Abbas qui, à l’époque, était passé par plusieurs phases. Il fut assimilationniste, autonomiste et surtout un conciliateur vis-à-vis du système colonial. Sa fameuse phrase sur l’inexistence de la Nation algérienne lui fit perdre les quelques sympathisants qui vont se réfugier dans les thèses radicales de Messali. Parce que Ferhat Abbas, qui représentait les classes bourgeoises et petites bourgeoises, était, lui aussi, un « zaïm« . Mais le système, type #UDMA, était en perte de vitesse. Paradoxalement et dans un retournement fabuleux de l’histoire, c’est le #FLN qui élimina Messali Hadj comme leader « maximo » et qui donna à Ferhat Abbas ses lettres indépendantistes. Pourquoi est-il parti à Tunis et rejoint le FLN qui en fera le président du GPRA ? Tout le monde le sait mais personne ne le dit. Et c’est aux historiens d’éclairer cette partie obscure de notre #mouvement #national, après des recherches approfondies, objectives et sans parti-pris. L’#Histoire est donc passée par là et a tranché dans le vif avec la naissance du FLN, le 1er novembre 1954. Pendant la période de la guerre de libération, le zaïmisme perdit beaucoup de son ampleur puisque les deux zaïms avaient été « matés » par le FLN, avec cette trouvaille formidable: « Un seul héros, le peuple ! » Mais le zaïmisme allait revenir avec la libération des partis politiques qui constitue, aujourd’hui, ce qu’on appelle l’opposition dont chaque parti a son zaïm qui pratique la politique du chef intraitable qui dirige son monde comme il veut et qui harangue les « foules » en exclusivité. Ainsi il se fait une réputation de chef respecté, adulé et incontestable; c’est-à-dire une réputation de zaïm. Tous les partis algériens pratiquent aujourd’hui cette façon de gérer leur politique et cela a coûté cher à plusieurs leaders qui ont été « éjectés » de leur fauteuil à cause de leur autoritarisme et de leur culte de la personnalité qu’ils entretenaient avec beaucoup de diplomatie et beaucoup d’agressivité. Source TSA
04 Avril 2016 à 09:33





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