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dossier Ramadan




Netcom: 3 tonnes de pains collectés depuis le début du mois de Ramadhan

Actualité - Ramadan - 21 Juin 2017 à 15:31

L'entreprise de nettoyage de la wilaya d'Alger Netcom a collecté trois (03) tonnes de pains et 18.000 tonnes de déchets ménagers durant les premiers vingt jours du mois de Ramadhan au niveau de 26 communes, a appris l'APS auprès d'une responsable au sein de l'entreprise. Mme. Nassima Yaakoubi, responsable de communication à l'entreprise Netcom, a déclaré à l'APS que la quantité de pain collecté durant cette période était de 3 tonnes, en recul de 25 % par rapport à la même période de l'année précédente. D'autre part, les #déchets #ménagers collectés ont atteint 18.000 tonnes durant les premiers jours de Ramadhan, à raison de 1400 tonnes par jour (baisse de 20 % par rapport aux autres jours). La même responsable prévoit une augmentation de la quantité des déchets collectés durant toute la durée du mois de Ramadhan à 51.000 tonnes de déchets ménagers. Afin de remédier à cette situation, Mme. Yakoubi a rappelé toutes les mesures prises pour le bon déroulement de l'opération de collecte des déchets, du nettoyage des chaussées et des espaces publics, ajoutant que 4500 agents, 368 camions et 170 camions tasseurs ont été mobilisés. Mme. Yakoubi a mis l'accent sur l'impératif de vulgariser le tri de déchets pour le recyclage qui est une source vitale et importante à la réalisation de la croissance économique et la création des postes d'emploi au profit des jeunes. Le carton, le pain et le plastique sont des matières récupérables et recyclables.
Santé et Ramadan : les recommandations des médecins
Cette année, le ministère de la Santé a transmis un programme de recommandation aux structures de santé sur le #Ramadan. Le professeur Lebane, chef du service Néonatalogie du CHU Mustapha d’Alger, est l’un des destinataires du document et indique que les recommandations pour le #jeûne sont claires. Le cas de la femme enceinte et allaitante Au sujet de la femme enceinte, le professeur explique que si elle « peut jeûner, ce jeûne ne doit pas nuire à sa santé ni à celle du bébé. Cette décision relève avant tout du libre arbitre. ‘Dieu n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité’. Le Coran ne contient aucune recommandation sur la grossesse, l’allaitement et le carême. Il spécifie, par contre, que le malade est exempt du jeûne. Lorsque l’on parle de maladie, il convient de faire une distinction entre celle qui présente un épisode aigu, et la maladie dite chronique. Les premières relèvent des affections de type mauvaise grippe, fièvre. Le patient peut alors boire et manger pendant cette période, puis rattraper les jours de jeûne qu’il a manqués. Le malade chronique tel que le diabétique, lui, ne peut pas rattraper ces jours. Cela se fait donc sous forme d’aumône ». « La grossesse, elle, n’est pas une maladie. Il s’agit d’un état physiologique spécifique. Toutefois, si la grossesse se complique d’un diabète ou d’une hypertension artérielle, on a alors affaire à une pathologie. Il ne s’agit pas d’une maladie chronique, mais pendant ce temps-là, la femme est dispensée de faire le carême ». Concernant les recherches scientifiques menées sur l’impact du jeûne sur l’allaitement, « il existe très peu d’études validées sur la question. Les modifications de la composition du lait qui peuvent être observées sont minimes, cela influe surtout sur les micronutriments type zinc, magnésium, mais très peu sur la composition du lait. D’autant que le jeûne qui dure quatorze ou quinze heures laisse aux femmes le temps de manger. Sur le plan calorique, il n’y a donc pas de répercussions majeures, puisque la mère n’est pas à jeun. Il conviendrait davantage de se pencher sur le cas des femmes malnutries qui allaitent à longueur d’année ! Celles d’entre elles qui allaitent pendant deux ans présentent des carences importantes sur le plan calorique ». La Leche league, une association qui intervient sur le soutien à l’allaitement maternel, mentionne sur son site Internet que « s’il existe des données sur l’impact du jeûne sur la santé des personnes malades, ou sur l’enfant, il n’en existe guère sur son impact chez la mère allaitante ». L’association relaie toutefois une étude menée à Ankara en 1999 et 2000 auprès de 164 mères allaitantes et observant le ramadan. Les données relevées indiquent que « dans les populations de bon niveau socio-économique, la baisse de la sécrétion lactée que le jeûne pourra induire n’aura pas de conséquences trop importantes sur la santé infantile. Mais dans les populations économiquement défavorisées, une baisse de la lactation pourra favoriser la malnutrition infantile ». À partir de ces informations, la gêne principale pour la femme qui allaite pendant le ramadan reste la soif, nous indique le professeur Lebane. « Cela peut d’ailleurs entraîner une irritabilité qui peut se transmettre au bébé. Il revient alors à la femme de voir si elle souhaite suivre ou non le jeûne ». Pour anticiper une journée de jeûne, il y a des habitudes alimentaires qui sont à privilégier ajoute le docteur Tewfik Loucif, nutritionniste. « L’eau est primordiale, il faut en prendre en quantité suffisante entre le ftour et le shour. Pour deux choses fondamentales qui sont l’hydratation du corps et la diminution de la sensation de fatigue », explique-t-il. Manger de façon rationnée « Pour réactiver le corps sans l’agresser », il convient de manger de façon rationnée et d’avoir une alimentation équilibrée et riche en eau. Un conseil qui s’applique d’ailleurs à tous les jeûneurs. « Juste après la rupture du jeûne il faudrait prendre de la soupe, éventuellement un plat avec des protéines puis un fruit ou un laitage. Durant la soirée, on se réhydrate constamment avec des thés ou des cafés sans prendre trop de sucre car cela reste l’ennemi de notre santé, surtout durant le ramadan », avertit le Dr Loucif. Il conseille d’éviter les produits riches en matières grasses et les sucreries. On peut se laisser aller à consommer les traditionnelles dattes (une à trois) juste après la rupture du jeûne sans pour autant abuser de pâtisserie ou autres brioches fourrées de mauvais chocolat. Concernant le shour, « il va falloir prendre des aliments qui sont riches en sucres lents, comme le couscous ou du pain complet avec du beurre et du café au lait. Il faut se rassasier mais de façon lucide », conseille le médecin. Faire du sport modérément Pour les sportifs, l’objectif n’est certainement pas de dépasser ses limites. Tewfik Loucif, qui est aussi médecin du sport, explique que tout est dans la modération et « qu’il ne faut pas aller dans les limites qu’on a l’habitude de se donner ». En plein jeûne, la recherche de la performance n’a aucun sens. « Il faudrait faire du sport une heure maximum avant la rupture du jeûne ou deux heures après le ftour », et pendant une durée maximum de trente minutes afin de maintenir un rythme. Ces consignes s’appliquent bien évidemment aux personnes aptes à pratiquer une activité sportive. Ce dont les gens ne parlent pas c’est l’horloge biologique qui n’est pas respectée par les jeûneurs, souligne aussi le professeur Lebane. « Dormez une heure ou deux après le repas puis levez-vous pour ceux qui prient et rendormez-vous. Vous serez en pleine forme le lendemain », assure ce dernier. Pour illustrer l’importance du carême dans la culture algérienne, il raconte une anecdote : « J’ai croisé un membre du personnel de l’administration de l’hôpital qui fait le ramadan bien qu’étant diabétique. Il n’arrivait même pas à parler ! Je lui ai donc dit qu’il était surprenant de voir à quel point le carême avait un impact extraordinaire sur nos sociétés : on tolère un corrompu ou un voleur mais on ne tolère pas celui qui n’a pas mangé pendant un jour ! »
03 Juin 2017 à 21:16
Télévision : notre sélection de programmes qui tirent leur épingle du jeu
Cette année, la télévision publique algérienne a privilégié les contenus nationaux pour les programmes du ramadan. Faute de budget disponible, le directeur général de l’#ENTV a indiqué, lundi 22 mai, que la chaîne n’achète plus de programmes étrangers. Algérianiser le programme Ainsi, les productions locales sont plus présentes, avec notamment le feuilleton « Samt el Abriya’a » (Le silence des innocents) diffusé sur la chaîne terrestre et #Canal #Algérie. Cette production, dont les premiers épisodes sont déjà disponibles sur Youtube, ne semble pas enthousiasmer les spectateurs qui multiplient les railleries sur internet. À l’inverse, la saison 2 de « Âchour Al Âcher », diffusée sur la chaîne privée Echourouk Tv à 20h45, a reçu un meilleur accueil. La série historique dispose d’un budget plus important et met en scène des acteurs connus dont Salah Aougrout dans le rôle du Sultan Âchour et l’actrice Souhila Mallem, qui interprète sa fille. Celle-ci joue d’ailleurs dans la saison 4 de « Bibiche et Bibicha », diffusée pour la première fois sur la chaîne privée El Djazairia One. « Awled Moufida », la série tunisienne qui cartonne Toujours dans le domaine des fictions, on retrouve en Tunisie, la série « Awled Moufida » (Les fils de Moufida) qui revient pour une troisième saison sur le canal privé El Hiwar El Tounsi. Le premier épisode d’une quarantaine de minutes a beaucoup été commenté sur les réseaux sociaux. La série raconte l’histoire de trois frères dont l’un n’est pas né du même père. Le drame mêle les intrigues familiales aux problèmes rencontrés dans la société tunisienne, avec des personnages principaux incarnés par de jeunes acteurs. Preuve de sa popularité, le premier épisode mis en ligne en plusieurs parties sur Youtube a dépassé les 330.000 vues en moins de 24 heures. Du nouveau dans les divertissements La nouveauté sur l’ENTV, réside dans le jeu culinaire : « Radjli Chef », diffusé avant l’heure du Ftour. Ce programme télé, d’une vingtaine de minutes, met en scène deux couples dont chacun des maris doit cuisiner en suivant les consignes formulées à distance par son épouse. Le couple qui réussit à reproduire de la meilleure façon le plat demandé aura le choix de repartir avec une récompense financière ou poursuivre la compétition. Dans le divertissement, on retrouve cette année : « Game of #Ramadan » de la chaîne privée Dzair TV. Le jeu est diffusé en direct à partir de 17h, depuis la place publique d’une grande ville. Des personnes choisies au hasard s’affrontent et testent leurs connaissances sur plusieurs manches pour gagner des prix. Les femmes contre l’EI MBC 1 se penche sur la vie des femmes sous l’État Islamique. La chaîne saoudienne diffuse pendant le mois de ramadan trente épisodes de « Black Crows » (Corbeaux noirs), une série dramatique qui relate les histoires de plusieurs femmes sous occupation terroriste. De l’esclave à la kamikaze, plusieurs profils féminins et histoires, inspirées de la réalité syrienne et irakienne, ont été intégrés au scénario. MBC 1, l’une des chaînes les plus regardées dans le monde arabe, veut contribuer à lutter contre « l’épidémie » qu’est L’EI, a indiqué le directeur de la chaîne au New York Times. Hors écrans Mis à part les programmes télévisés, il existe aussi des projections de films et documentaires organisées durant le mois de ramadan. À Alger, le ciné-club d’Amnesty Algérie propose par exemple une projection chaque jeudi à 22h. L’entrée est libre et les intéressés pourront profiter de productions algériennes comme : « Le Puits » de Lotfi Bouchouchi, « Zabana ! », de Said Ould-Khelifa ou encore « Harragas », de Merzak Allouache. Comme l’an passé, le théâtre des Verdures à Alger accueillera aussi des projections en plein air, à partir de 22h.
31 Mai 2017 à 10:30
Ramadan : l’offensive des chaînes de télévision algériennes pour conquérir le public
Le #ramadan est un grand moment de #télévision. L’audimat augmente considérablement surtout dans la tranche horaire entre 16 h et 23 h. Toutes les chaînes, selon leurs moyens, s’adaptent pour attirer le plus grand nombre de téléspectateurs et pour rassurer, dans la foulée, les annonceurs. « Toute situation concurrentielle pousse à la réflexion et à la remise en cause. Nous n’avons malheureusement pas d’instruments de mesure réelle de l’audience. Nous sommes obligés de nous adapter en prenant en compte un certain nombre de paramètres comme l’attrait publicitaire et en retenant un programme qui peut susciter le maximum d’adhésion », a souligné récemment Tewfik Khelladi, directeur général de l’ENTV, en regrettant l’absence d’instituts spécialisés d’études d’audimat et d’analyse de marché en Algérie. « Nous faisons un travail interne. Nous avons l’avantage d’être partout dans le pays. Le retour d’écoute n’est pas celui d’Alger. Cela nous permet d’avoir une vision plus large que d’autres chaînes qui arrivent sur le marché », a-t-il ajouté. L’ENTV a évité de tout miser sur le divertissement cette année. « Car, nous ne sommes pas en période estivale. Nous avons gardé une partie de la grille habituelle comme les émissions économiques », a justifié Tewfik Khelladi, en défendant l’idée de « l’algérianisation des programmes » de la télévision publique. L’ENTV entend attirer les téléspectateurs avec des feuilletons tels que « Ibn Badis » de Amar Mohcine et « Samt al abria » (silence des innocents) de Amar Tribèche ainsi que les sitcoms « Machi sahel » de Lassad Ouslati et « Dar si Tahar » de Karim Bessaissa. El Djazaria affine sa stratégie El Djazaria, la chaîne privée qui célèbre cette année ses cinq ans d’existence, a changé son look pour ce ramadan. Elle s’est bien adaptée à la concurrence, selon ses responsables. « Même si en réalité nous voulons être les concurrents de nous-mêmes. Nous avons capitalisé une certaine image de marque de la chaîne. Nous voulons relancer la chaîne pour se repositionner davantage dans le champ médiatique algérien. Nous allons revoir la ligne éditoriale et la cible des téléspectateurs. Il y a une vision macro et une nouvelle stratégie pour mieux préciser à qui doit s’adresser El Djazaria », développe Mohamed Salah Daas, directeur général d’El Djazairia. “Cela dit, notre cible est les jeunes et la ménagère“, résume-t-il. Avant de changer son habillage, El Djazaïria a réalisé un sondage. « Nous sommes actuellement une chaîne généraliste. Mais, demain avec le cahier des charges (de l’Arav) nous allons nous positionner dans la thématisation. On verra si nous serions une chaîne culturelle ou une chaîne de divertissement », explique-t-il. El Djazaira a fait un partenariat avec la boîte de production Not Found pour alimenter sa grille de programmation avec notamment le feuilleton dramatique « El Khawa » de Madih Bélaid et la sitcom « Casbah city » de Issam Boukera. La chaîne espère faire de l’audience aussi avec la saison II de la sitcom « Tahta al mourakaba » (Sous contrôle) avec le comédien Abdelkader Secteur. Ennahar TV mise sur les caméras cachées Ennahar TV a pris option pour les caméras cachées telles que « Aaref nejmek » (Connais ta star) et « « Machi merti » (Ce n’est pas mon épouse). « Notre programme de cette année est le prolongement de celui du ramadan de l’année dernière. Nous avons choisi la production par nos propres moyens des caméras cachées. Nous n’avons pas les capacités des chaînes qui achètent les programmes à 40 milliards de centimes. Nos équipes ont assuré la production de caméras avec une touche et une vision nouvelles. Donc, nos programmes sont à 100 % Ennahar », se vante Anis Rahmani, directeur général d’Ennahar TV. Selon lui, la chaîne, qui se présente comme la première en matière d’audience en Algérie, cible les jeunes et les femmes durant le ramadan. « Nous ciblons surtout les 15-35 ans dans nos programmes », précise-t-il. Ennahar TV, qui a fermé son deuxième canal destiné aux femmes  Ennahar laki  pour des raisons budgétaires, suit de près les programmes des chaînes concurrentes comme Echourouk TV, l’ENTV et El Djazairia. « Pour avoir une idée sur l’audience durant ce mois de ramadan, il faut attendre encore quelques jours. Nous verrons quels sont les programmes qui ont capté le plus l’attention des Algériens. Mais, je sais que les caméras cachées d’Ennahar font le buzz actuellement. Elles cartonnent sur des plateformes telles que Youtube. Certaines ont déjà dépassé le 1 million de vues », se félicite déjà Anis Rahmani. « Âchour el Âcher » revient sur Echourouk TV Echourouk TV a quant à elle misé sur la saison II du feuilleton « Âchour El Âcher » de Djafar Kacem avec Salah Aougrout, sur la caméra cachée « Al wa’âra » de Rym Ghezali et sur les programmes religieux. « En plus de ces programmes, nous avons acheté les droits du feuilleton turc « Wadi al dhi’âb » (La vallée des loups) doublé en dialecte algérien. Nous consacrons 40 % de la grille aux programmes religieux comme la grande émission « Mafatih al jana » (Les clefs du paradis) qui réunit une vingtaine de savants dont la référence religieuse est algérienne. L’émission est filmée en dehors des studios », détaille Toumi Ayad Ahmadi, directeur de la production à Echourouk. Jornane El Gosto, programme à grande audience de Abdelkader Djeriou, est diffusé cette année par Echourouk News. La chaîne cuisine du groupe Echourouk a changé de nom et de vocation cette année pour s’appeler CBC El Benna après la signature d’un partenariat avec un réseau arabe de production audiovisuelle. « CBC El Benna est désormais destinée à la femme et va également diffuser des feuilletons et des émissions spécialisées », explique Toumi Ayad Ahmadi, qui plaide pour la construction de cités de production médiatique en Algérie comme cela existe en Égypte, aux Émirats arabes unis, en Tunisie et au Maroc. « Nous devons nous ouvrir sur les expériences des autres et encourager la coproduction entre les pays arabes. Sur les plans technique et artistique, les productions algériennes sont de bonne qualité. C’est un acquis pour nous tous », assure-t-il. Dzair TV s’adresse à « l’ensemble de la famille ». Dzaïr TV mise sur des programmes algériens pour se différencier. « Nous proposons des programmes que les Algériens n’ont pas l’habitude de voir. Des programmes 100 % algériens. Nous voulons que les familles algériennes se voient à la télévision. Nous prenons en compte la concurrence mais Dzair TV, depuis ses débuts en 2013, veut être une chaîne entièrement algérienne à travers ses produits », affirme Chawki Smati, animateur-producteur à Dzair TV. Ce ramadan, Dzair TV met les joueurs de football dans les cuisines pour raconter leur carrière dans « Me stade lel cousina » (Du stade à la cuisine) et propose un jeu en live tourné en extérieur jour, « Game of Ramadan » avec Chawki Smati. « Dzair TV s’adresse à l’ensemble de la famille. Une famille qui se réunit pendant le ramadan. Donc, nous cherchons à répondre à tous les goûts. En 2014 et en 2015, nous avons constaté que les contenus algériens captent plus l’attention du public durant le mois de ramadan que les programmes étrangers. Le coût de ce que nous avons produit cette année est estimé à moins de 200 millions de dinars », argumente Mohamed Hakem, directeur général du groupe Media Temps Nouveaux, propriétaire de Dzair TV et de Dzair News. « Dzair News restera une chaîne infos durant le ramadan, mais nous rediffuserons après 20 h, les programmes de Dzair TV comme le jeu ‘Game of Ramadan’ et ‘Me stade lel cousina’. La nouveauté cette année est l’émission ‘Sahra news’ diffusée en live à partir de 23h15 pour revenir, chaque soir, sur l’actualité de la journée », détaille-t-il.
30 Mai 2017 à 17:42
Ramadhan: riche programme d'activités et de loisirs pour les habitants d'Alger
Un programme culturel et de loisirs a été élaboré par les services de la wilaya d'Alger au profit des familles algéroises tout au long des soirées du mois de #Ramadhan, et ce à compter de lundi jusqu'à la fin du mois, indique un communiqué des mêmes services. L'établissement "Arts et culture" appliquera un calendrier d'activités culturelles à travers les différentes communes de la capitale, en organisant des concerts de musique, de théâtre et de cinéma ainsi que des espaces de loisirs réservés aux enfants, précise le communiqué. Plusieurs artistes Algériens de renom dans les styles Chaabi et Haouzi vont se produire à compter de lundi 29 mai jusqu'au 23 juin prochain à l'esplanade des artistes. Il s'agit, notamment de Abdelkader Chercham, Karim Aouidat, Abderahmane Kobi, Nacer Mokdad, badji El Bahri et Djamel Laadjal. Les activités de proximités sont également au programme de l'établissement "Arts et culture" dans le but de rapprocher les citoyens de la capitale aux loisirs et détentes. Diverses activités seront au rendez-vous au port d'El Djamila (Ain Benian) et d'autres à la plage de Mohamed Kheloufi à Zeralda, ainsi qu'à la piscine des Sablettes et à Déca-plage à Ain Taya. Les espaces publics à Rais Hamidou, au jardin dec Rouiba, à Souidania, Douera, à Bab El Oued, à Draria, à Maalma, à Heraoua, à Oued Korich et à Dely Brahim seront exploités pour organiser des concerts de musique. Les arts plastiques seront à l'honneur dans les Galeries d'Alger tout au long du mois de Ramadhan avec au programme 3 expositions collectives prévues, par intermittence, dans les galeries Aïcha Haddad (Didouche Mourad), Mohamed Racim (Avenue Pasteur) et Asselah Hocine (Rue Asselah Hocine), et ce jusqu'à la mi-juin. Au programme de la journée du 19 juin, une veillée poétique et une rencontre avec de jeunes écrivains pour débattre de leur recueil de romans. L'Etablissement "Arts et culture" organise à partir du 1er juin, des projections cinématographiques pour enfants et adultes dans le complexe culturel Laadi Flici (théâtre de verdure). Ledit programme coïncide avec les nouvelles mesures arrêtées par la wilaya d'#Alger à l'occasion du mois de Ramadhan 2017, à travers l'interdiction de la circulation de véhicules au niveau des communes de Bab el Oued et d'Alger-centre tout les vendredi soir à partir de 20:30 jusqu'à 02:00 du matin.
30 Mai 2017 à 16:35
Prix et disponibilité des produits: Des assurances pour le Ramadhan
Pas de pénuries de produits alimentaires et les prix des produits agricoles frais ne devront pas s'emballer au prochain mois de ramadhan, qui devrait débuter les 25 ou 26 mai prochains, a assuré hier lundi le directeur général de la régulation et des activités au ministère du Commerce, Abdelaziz Ait Abderahmane. Il a expliqué à la radio nationale que ‘'toutes les dispositions ont été prises pour assurer la disponibilité des produits alimentaires» durant le mois sacré. Le ministère du Commerce a mis en place un comité mixte en janvier dernier ‘'pour suivre les stocks des produits de première nécessité, et tous les produits de large consommation sont disponibles», a-t-il dit. Selon M. Ait Abderahmane, ‘'les stocks de produits alimentaires peuvent aller jusqu'à septembre prochain», et le comité mis en place ‘'travaille, a-t-il dit, avec les autres secteurs, comme l'agriculture, les offices (Onilev, Onil…), et il y a un suivi régulier» du marché. ‘'A l'approche de ramadhan, on multiplie les réunions pour qu'il puisse se dérouler dans de bonnes conditions en matière de disponibilité de produits alimentaires», assure le directeur général de la régulation du ministère du Commerce. Détaillant la disponibilité de quelques produits très demandés au mois de ramadhan, il a indiqué qu'il y a un stock de 14.500 tonnes de poudre de lait pour les 114 laiteries dont 15 à caractère public. Pour les céréales, les stocks sont de 10 millions de quintaux de blé dur et 21 millions de quintaux de blé tendre. ‘'Nous sommes à l'aise pour dire que ces stocks sont disponibles pour couvrir les besoins des citoyens», a affirmé M. Ait Abderahmane, qui a également assuré la disponibilité du café, sucre et thé, des produits très consommés durant le mois de ramadhan. Quant aux légumes secs, l'OAIC prévoit d'importer 92.000 quintaux à titre de stock d'appoint, car ces produits sont généralement importés et assurés par les importateurs, a-t-il expliqué. Par ailleurs, le directeur général de la régulation du ministère du commerce, sans trop s'étaler sur le sujet, estime, sur la récente flambée des prix des produits alimentaires entre mars et avril, qu'elle ne touche que les produits agricoles frais, pas les autres types de produits.‘'Il faut distinguer les produits de saison et ceux hors saison. Il va de soi que les prix soient plus élevés pour les produits hors saison, les prix des produits de saison sont abordables», argumente t-il, avant de relever que ‘'la hausse des prix de la pomme de terre est due à la période de soudure. Il faut que les offices de régulation gèrent mieux cette période de soudure, le déstockage doit se faire au moment voulu», avance t-il. Pour la mercuriale de ce mois de ramadhan, il est affirmatif : ‘'nous allons connaître des prix de légumes abordables, et les prix des produits frais ne sont pas élevés.» Quant au retard constaté dans la délivrance des licences d'importation pour les denrées alimentaires, dont les viandes, M. Ait Abderahmane a expliqué que ‘'ce retard ne perturbe pas le marché, car les importations viennent en appoint de la production nationale. Il y a des licences qui ont été débloquées, pour l'importation de 20.000 tonnes de viandes réfrigérées, car il n'y aura plus de viandes congelées», a-t-il affirmé. L'autre retard est également enregistré dans la réalisation des marchés de gros pour réguler et assurer une meilleure distribution de la production agricole. Depuis le lancement du projet en 2010, et sur les huit marchés de gros projetés, il n'y a que celui de Sétif qui est opérationnel, et il a été inauguré lors de la dernière visite en avril 2017 du Premier ministre. ‘'Il y a huit marchés de gros programmés, et les travaux ont démarré. Cette année, on va réceptionner dans un mois celui de Ain Defla, et les autres projets sont en cours de réalisation, les travaux avancent à une cadence normale, et d'ici 2018 on aura d'autres marchés à réceptionner», souligne t-il. Sur la grande distribution, M. Ait Abderahmane estime qu'elle est encore très faible en Algérie. ‘'Il y a une dizaine d'hypermarchés et une quarantaine de supermarchés, c'est faible.» Selon le directeur général de la régulation du ministère du Commerce, ‘'le développement de la grande distribution est une priorité», avant de faire remarquer que ce développement des hypermarchés en Algérie butte sur le problème du foncier. En termes de disponibilités de ces structures commerciales, implantées en dehors des villes ou à leur périphérie, il a indiqué que la ville d'Oran vient après Alger, qui manque, pour une capitale, d'hypermarchés dans sa partie ouest. 
16 Mai 2017 à 11:19
Ramadhan: 200 brigades de contrôle mobilisées dans cinq wilayas de l'ouest
200 brigades de contrôle des locaux commerciaux et marchés sont mobilisées pour le mois de Ramadhan dans cinq wilayas de l’ouest du pays, a appris l'APS lundi à Mostaganem du directeur régional du commerce d’Oran. En marge d’une journée régionale d’étude sur l’utilisation de la valise de contrôle et de mensuration, Tayeb Fayçal a souligné que ces brigades qui comptent 400 agents de contrôle de la qualité et des pratiques commerciales des wilayas de Mostaganem, Oran, Sidi Bel-Abbès, Tlemcen et Ain Témouchent se chargeront de la protection du pouvoir d’achat du citoyen et de la lutte contre la spéculation et la fraude. Ces agents contrôleront les restaurants, les boulangeries, les vendeurs de glaces, de viandes, de poissons et autres et veilleront surtout à l’affichage des prix et à conformité de l’activité avec le registre de commerce durant le mois sacré du ramadhan et la saison estivale. Le même responsable a appelé les agents à se mobiliser pour lutter contre toutes les formes de spéculation, de stockage de produits de consommation et de fraude. Il a indiqué, dans ce sens, que les services de contrôle du commerce à Sidi Bel-Abbès ont saisi, dernièrement, 80 tonnes de denrées alimentaires de large consommation et 5 tonnes de dattes stockées pour être revendues au mois du #ramadhan à des prix élevés. La valeur de ces saisies est estimée à 11,5 millions DA. Par ailleurs, il a annoncé que les agents de contrôle seront dotés d’appareils modernes de contrôle de la qualité des produits alimentaires sur place pour gagner du temps sans recourir aux laboratoires d’analyses.
09 Mai 2017 à 20:17
Ramadhan : Pertes et profits
Les transformations sociales observées durant le Ramadhan ne sont pas sans impact sur l’activité dans plusieurs secteurs. Ces effets sont observés chaque année durant cette période propice à la surconsommation et au gaspillage chez bon nombre d’Algériens. Au même titre que la société, l’économie se met à l’heure du jeûne. Elle se replie dans certains cas en enregistrant une faible productivité et elle tire largement profit de ce mois dans d’autres cas. D’un côté, il y a l’administration et le secteur public qui pâtissent des effets du comportement des jeûneurs (nervosité, laisser-aller…). De l’autre, les services, le commerce, l’industrie agroalimentaire et globalement tout ce qui a trait à la consommation explosent au cours de cette période de l’année. En résumé, pour la première catégorie, c’est le mois du laisser-aller et des reports des dossiers importants et pour la seconde, pas de place au répit. Autant de changements à étudier pour pouvoir cerner clairement l’impact du Ramadhan sur l’économie. Or, pour l’heure, on ne note pas de travaux consacrés à ce sujet, que ce soit de la part du privé ou des pouvoirs publics. A l’université, à l’exception de quelques recherches sur la consommation des Algériens pendant cette période de l’année, on ne note pas de résultats de recherche sur ce sujet. «C’est l’Etat qui commande les études. Mais, il ne l’a pas fait pour ce dossier tout simplement parce qu’il va démontrer qu’il paye les gens au cours de cette période pour ne rien faire», nous dira à ce sujet le sociologue Madani Safar Zeitoun. Ce qui rend difficile l’évaluation de l’impact du Ramadhan sur l’économie et même sur la société. Mohamed Saïb Musette, directeur de recherches au Centre de recherches en économie appliquée au développement (Cread) l’a également souligné à notre confrère El Moudjahid début juin, plaidant pour la mise en place d’un laboratoire de recherche sur les comportements sociaux et économiques durant le Ramadhan. Pour mesurer la productivité, l’expert financier, Mohamed Gharnouat propose pour sa part le calcul de l’indice de production mensuel. «Toujours est-il, on peut estimer la production du Ramadhan en comparant les indices de production du dernier trimestre avec celui qui contient le mois de Ramadhan», ce qui n’a jamais été fait. Si en Algérie les données font défaut, à une échelle plus large, des études menées notamment par l’Institut du Monde arabe ont confirmé en 2009 que les Arabes sont très peu productifs pendant le Ramadhan, évaluant la baisse de la productivité à plus de 73%. Une autre étude portant sur les six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) conduite par des consultants saoudiens en collaboration avec une société basée à New York a conclu que «la réduction de deux heures/jour de la durée du travail est l’équivalent d’une semaine de production». La perte du PIB dans les pays qui réduisent la durée du travail de deux heures se traduit par une perte de productivité de 7,7% pendant un mois. D’autres sources avancent des pertes de 10 à 50% selon le secteur d’activité. «Je prendrai les 10%, car presque toute l’économie nationale est entre les mains du privé et ce dernier travaille. De leur côté, les entreprises publiques ne travaillent pas mais ne représentent que moins de 1% du PIB, donc rien», nous rappellera à ce sujet Mohamed Gharnouat. Par ailleurs, un sondage réalisé en 2014 par la société de recrutement Bayt.com, dans plusieurs pays arabes et musulmans, a fait ressortir que 81% des personnes estiment que la productivité globale est «légèrement» en baisse. Dans cette même étude, 80% des personnes sondées estimaient, paradoxalement, que le jeûne n’impactait pas négativement leur performance au travail. Absence de données Mais globalement, il est clair que les chiffres diffèrent d’une source à une autre. Il serait donc plus intéressant d’enquêter sur la question au niveau national comme le suggèrent nos experts. Et ce, d’autant que les habitudes diffèrent d’un pays à un autre. Idem pour la situation économique. «Cela doit changer. Il faut avoir des données claires à ce sujet pour prendre les mesures qu’il faut. Et ce, d’autant que la situation du pays ne permet pas un tel laisser-aller. Il y va de la survie du pays», notera à ce sujet Madani Safar Zitoun, qui insiste sur la nécessité de rétablir la valeur du travail pas uniquement pendant le Ramadhan. Une période où le ralentissement de l’activité administrative se fait beaucoup plus ressentir. Contrairement à ceux qui travaillent sur les chantiers en équipe, dont le volume horaire du travail ne subit pas de changement au niveau de l’administration et des directions centrales des entreprises, les horaires sont périodiquement aménagés en fonction de la saison qui coïncide avec le Ramadhan (actuellement de 9h à 16h au lieu de 8h à 16h habituellement, soit une heure de moins), dans les faits, les heures de travail sont raccourcies selon les témoignages recueillis. «Je suis au bureau de 9h à 13h30. Juste le temps d’arriver à la maison pour cuisiner», nous confiera Safia, cadre financier dans une entreprise économique publique, avant de poursuivre : «C’est le cas de toutes les femmes qui travaillent avec moi.» Ce qui fait deux heures et demie de moins par rapport aux horaires fixés par la Fonction publique. «Il m’arrive même de ne pas me déplacer au bureau. Comme je travaille souvent sur le terrain, mes absences ne se font pas remarquer», nous racontera une autre mère de famille exerçant dans une grande entreprise publique. Qu’en est-il des salariés (hommes) ? Pour les femmes, le souci c’est la popote, alors que pour les hommes, les heures de travail sont consommés autrement : dans les descentes au marché et dans les achats de friandises, viennoiseries et pains fortement consommés durant cette période. Tout cela avec la complicité de l’administration, qui ferme les yeux sur de tels comportements. Parfois, ce sont même les chauffeurs qui sont chargés de faire les courses pour les responsables. «Il n’y a qu’à voir les marées humaines qui se déversent sur les marchés pour s’approvisionner en produits alimentaires à partir de midi pour constater que les Algériens coupent avec le travail durant ce mois», fera remarquer une salarié de la Fonction publique. Mais pour notre sociologique, la relation des Algériens au travail n’est déjà pas au beau fixe toute l’année. «C’est une habitude algérienne de ne pas travailler pendant le Ramadhan. Ce sont des choses assez complexes. Notre société et notre économie déjà en temps normal ne donnent pas d’importance au travail, surtout dans le secteur public, alors que chez le privé, c’est différent. Les patrons sont obligés de rentabiliser leur argent», nous dira Madani Safar Zeitoun. Une manière de rappeler qu’il n’y a pas de place au laxisme à ce niveau. Informel La moindre erreur risque de faire perdre à son auteur son emploi, même si être sur place, à l’usine, ou au bureau ne signifie pas forcément être rentable. Le plus important est de percevoir son salaire intact à la fin du mois, comme nous l’ont souligné les salariés du privé approchés à cet effet. D’ailleurs, Madani Safar Zitoun nous dira: «C’est plutôt l’argent qui a une valeur centrale». L’ampleur que prend l’informel au cours de cette période le démontre clairement. Tout comme le changement d’activité opéré par de nombreux commerçants même si la loi est claire à cet effet (selon la loi n° 04.02 du 23 juin 2004 fixant les règles applicables aux pratiques commerciales, le changement d’activité commerciale temporaire est passible de peine). Ce qui n’empêche pas les infractions à cette loi. A Alger-Centre par exemple, un jeune venu de Blida a pris place dans un magasin de textile pour vendre la zlabia de Boufarik fortement prisées par les Algérois. «Les activités informelles trouvent un terrain fantastique pendant le Ramadhan», dira-t-il encore. Les points de vente de confiserie orientale, de fruits, de légumes, l’exposition des produits alimentaires sur les trottoirs et bien d’autres indices le montrent d’ailleurs, que ce soit dans les zones urbaines ou rurales. La frénésie de la consommation qui s’empare des Algériens ouvre grande la porte à ceux qui profitent de la moindre occasion pour s’enrichir, arrondir ses fins de mois ou bien carrément se faire un peu d’argent de quoi faire face aux dépenses. Il y a même des employés qui vendent des diouls et de ktayefs au sein même de leur lieu de travail. «Chaque année, je confectionne des diouls que je donne à mon mari pour les vendre à ses collègues. Ce qui nous assure un rentrée d’argent supplémentaire», nous raconte une mère de famille. Activités rentables En dehors de ces petites affaires, il y a d’autres activités encore plus rentables : les services et le commerce notamment. Les supérettes, les hypermarchés et les quelques centres commerciaux que compte le pays ne désemplissent pas. Si les matinées sont généralement calmes plutôt moroses, les après-midis grouillent de monde et les différents points de vente de produits alimentaires sont pris d’assaut. «Je travaille énormément pendant le Ramadhan, surtout à l’approche de l’Aïd. Nous n’avons pas le temps de souffler avec les commandes qui s’enchaînent», nous confiera un artisan pâtissier à Alger-Centre. Même constat chez les boulangeries. Avec une moyenne de quatre millions de baguettes consommées pendant le Ramadhan et 120 millions d’unités gaspillées, les boulangers ont du travail sur la planche pendant ce mois. Ce qui leur permet d’augmenter fortement leur gain. Les résultats sont d’ailleurs au top. C’est le cas aussi pour la grande distribution, où le travail commence bien avant l’arrivée de ce mois. La grande distribution en mode accéléré «La période post-Ramadhan est la plus importante en matière de chiffre d’affaires et de consommation», reconnaît Redouane Dahmane, chargé de communication de l’hypermarché Ardis, dont les responsables se préparent bien pour cette période. «Nous avons mis en place une thématique afin de préparer ce mois avec une mise en avant de produits de l’épicerie, ou pour les préparations culinaires, comme les cocottes, poêles, ustensiles de cuisine, la verrerie, etc. Aussi, nous avons mis en avant certains produits d’aide à la cuisine en électroménager, tels que les robots multifonctions, friteuses, bras mixeurs, congélateurs, etc.», ajoutera-t-il. Ce qui s’est soldé par une augmentation du chiffre d’affaires de près de 100% pendant la dernière semaine de chaâbane par rapport aux autres journées de l’année. «La consommation revient à son seuil normal avec une augmentation de 10% par rapport aux autres jours pendant le Ramadhan», détaillera encore le représentant d’Ardis qui lancera en juillet prochain son hypermarché à l’ouest du pays, précisément à Oran. Qu’en est-il du nombre de visiteurs ? «Côté hypermarché, nous avons reçu pour la dernière semaine de chaâbane près de 70 000 clients (visiteurs transformés en clients) pour un nombre total de 160 000 visiteurs. Pendant le Ramadhan, le nombre de clients a repris son cours normal, c’est-à-dire soit 7000 clients /jour», répondra-t-il. Même constat au centre commercial de Bab Ezzouar et chez Carrefour où l’affluence est de plus en plus importante ces derniers jours. Une situation expliquée par les achats de l’Aïd. Si durant les matinées, ce sont les rayons dédiés aux produits alimentaires qui sont submergés, pendant les soirées ramadanesques, le tour revient aux boutiques d’habillement pour enfants. Dès que les premières cuillères de chorba ingurgitées pour certains et après les prières de tawarih pour d’autres, place aux sorties familiales pour l’achat des vêtements. Les horaires appliqués le permettent (de 21h à 2h pendant la semaine et de 21h à 3h les week-ends). Pour faire face à cette affluence, les commerçants ont recours aux travailleurs occasionnels. «Je travaille depuis le début de Ramadhan. L’augmentation des potentiels acheteurs m’a permis de trouver ce petit job», témoigne Hichem, jeune étudiant qui travaille actuellement dans une boutique de chaussures importés à Alger-Centre en pleine rue Larbi Ben M’hidi. Le boom de la pub L’organisation de galas, de concerts et autres événements artistiques est l’autre activité qui rapporte pendant ce mois. Les boîtes événementielles ne ratent d’ailleurs pas l’occasion pas seulement dans ce cadre mais aussi dans les campagnes de publicité. L’autre créneau par excellence à ne pas rater pendant le mois sacré. Les annonceurs misent en effet gros sur le Ramadhan pour augmenter leurs ventes, alors que les agences de publicité réalisent de gros bénéficies, surtout que les Algériens sont accros à la télé au moment du f’tour et durant les soirées. C’est le créneau horaire choisi pour promouvoir les différentes marques de produits alimentaires. Même dans les séries télévisées, l’occasion est saisie pour faire passer le message. Cela pour dire que le Ramadhan est une aubaine pour l’industrie agroalimentaire. C’est d’ailleurs durant cette période que les nouveaux produits sont lancés via de larges campagnes de publicité à coups de milliards. Les chaînes de télévision privées en tirent largement profit au moment ou ça tourne au ralenti ailleurs. Les importateurs de viandes tirent profit Comme chaque année, le secteur privé intervient dans la régulation du marché des viandes rouges à travers les importations et la commercialisation de la viande locale. Le contexte de crise que traverse le pays n’a pas réduit l’engouement pour les importations. Selon les chiffres du ministère du Commerce, 4680 t de viandes rouges (locales et importées) réparties entre 600 t de viandes bovines congelées désossées, 680 t de viandes de buffle congelées découpées, 500 t de viandes bovines congelées découpées, 2500 t de viandes bovines fraîches sous vide et de 400 t de viandes ovines fraîches en carcasse ont été prévues pour cette période. Ces quantités sont importées notamment par l’Association nationale des importations des viandes et poissons regroupant 15 opérateurs privés. Ces importations sont effectuées auprès du Brésil, de l’Inde, de la Nouvelle-Zélande et de l’Espagne. Source :elwatan
04 Juil 2016 à 11:55
Sept non-jeûneurs arrêtés à Skikda
Sept personnes ont été arrêtées jeudi par la police et la #gendarmerie nationale à Collo dans la wilaya de #Skikda, pour non respect du mois du #Ramadan, a-t-on appris ce samedi de sources locales. Âgés de 30 à 47 ans, ces #non_jeûneurs ont été pris en flagrant délit en train de manger en plein jour, loin des regards des autres habitants, selon les mêmes sources. Les mis en cause ont été arrêtés au niveau du port de la ville, du cimetière et au lieu dit Aïn Deoula. Ils étaient en possession de kif traité et c’est la principale raison à l’origine de leur arrestation, selon nos sources. Source TSA
18 Juin 2016 à 18:34
La chronique du Blédard : Zlabia, croquet et gâteau russe
Il est quinze heures. La file, compacte, ne cesse de s’allonger. Dix, quinze, bientôt trente personnes patientent en attendant de pouvoir pénétrer dans une minuscule boutique (elle ne peut contenir que cinq ou six clients) de la rue de la Convention. Si l’endroit attire autant de chalands, c’est parce qu’il s’agit d’une pâtisserie bien particulière. Pendant toute l’année, et surtout le (#ramadan, on y trouve des gâteaux aux amandes sous toutes leurs formes : #baklawas, cigares, ghribiyettes, m’chouek, dziriyettes, tchareks, m’rabez, ktayefs, samsa, cornets et autres qnidlattes sans oublier les makrouds à la semoule et aux dattes ainsi que les incontournables cornes de gazelles qui, dans l’imaginaire hexagonal, font qu’une pâtisserie maghrébine est authentique ou non. C’est un magasin qui fleure bon l’#Algérie d’hier, pas celle de la colonisation mais de la période d’avant la fitna. Celle des années d’insouciance aveugle et de ramadans marqués par les plans d’importations massives qui devaient, nous disait le quotidien unique de l’époque, “assurer au citoyen tout l’approvisionnement nécessaire durant le mois saint”. Dans cette boutique, je trouve aussi des pizzas “algéroises” carrées au goût de celles qui constituaient l’essentiel - avec une orange ou une mandarine - de mes repas de midi lors des années passées au lycée El-Mokrani de Ben Aknoun. “Tu me payes une pizza ?” nous demandaient les filles et nous nous empressions de fouiller nos poches pour leur faire plaisir à commencer par cette blonde aux yeux bleus que nous avions fini par appeler “Aïcha, un dinar cinquante” en raison de son insistance quotidienne à nous alléger de nos sous en échange d’un sourire mutin. Un dinar cinquante la pizza, ce n’était pas très cher payé pour faire le joli-cœur. Dans cette pâtisserie de la rue de la Convention, il y a tout ce que l’on peut trouver, ou difficilement trouver, en Algérie. Le goût en plus et, disons-le, l’arnaque en moins. La coca est fourrée avec de vraies tomates et non pas des pelures de piments. Les mhadjebs ont une épaisseur respectable de même que la ftira et le matlou3. On y trouve aussi du baghrir, du bradj et, argument commercial imparable en ce qui me concerne, du croquet. Ah... le croquet ! Les anciens du Quotidien d’Algérie et du Jeudi d’Algérie se souviendront sûrement de ces moments de répit, où nous suspendions la marche du monde pour nous retrouver autour d’un guéridon poisseux et commander “un crème bien blanc, un croquet et une limonade”. C’était quelques heures avant le bouclage, et, déjà, la nuit était tombée sur le pays. La file avance lentement. Les serveuses et le serveur prennent leur temps. Qui peut leur en vouloir ? Des heures et des heures à être cernés par cette symphonie de sucre, de miel et de fleur d’oranger sans rien pouvoir manger ni boire. Dans la “chaîne”, pour reprendre un terme bien de chez nous, les mines sont “ramadanesques” et les visages blafards. Pas de disputes ni de bagarres (“les Français nous regardent !”) mais quelques gestes d’humeurs et des soupirs. On est en France mais j’ai pourtant l’impression d’être revenu du côté de la rue Didouche Mourad à Alger. D’ailleurs, en ouvrant bien les yeux, on reconnaît dans la queue un ancien ministre, installé comme tant d’autres en France, venu chercher sa part de zlabia estampillée “Boufarik” ou ses dix parts de qalb-ellouz vraiment fourré à l’amande, sans aucune trace de cacahuètes, de noix, ou pire encore, de noix de coco. Des amis séparés par le rythme infernal de la vie parisienne se retrouvent et se promettent de s’inviter. On y croise des vedettes de la communauté, des beurgeois tout heureux d’avoir trouvé un tel endroit loin de Barbès ou de Belleville. “C’est dommage qu’ils ne fassent pas de la karentita”, dit un costume-cravate aux lèvres gercées. “Il y en a du côté de Pernety. Quand elle sort du four, c’est un délice”, lui répond sa voisine en salivant. Seize heures. L’estomac tiraille, la vue se brouille. “Mais qu’est-ce qui se passe ici ?”, se demandent à voix haute les passants qui n’ont pas lu Le Parisien, l’un des rares journaux de France à toujours annoncer le ramadan à sa une avec des micro-trottoirs du type : “arrivez-vous à travailler en jeûnant ?”. Leur inquiétude amuse ou irrite. “Voilà ! Dès qu’ils voient trop d’Arabes, ils paniquent”, s’emporte un gros adolescent en survêtement. Je ne lui réponds pas car je pense à toutes les chaînes subies dans ma vie, à Alger, Koléa ou Bordj-el-Bahri et je me dis que la vie joue parfois de drôle de tours. Il m’arrive de conseiller cette pâtisserie à des amis français qui adorent ce genre d’endroits “plein de ces petites choses effroyablement bonnes qui font grossir”. Je leur explique que je suis bien content de la trouver mais que j’espère aussi qu’un jour un pâtissier algérien viendra faire des gâteaux... français en France. Ils sont étonnés, et se vexent un peu, lorsque je leur explique que c’est en Algérie que se fait encore la meilleure pâtisserie française sans oublier la viennoiserie. Un exemple : le mille-feuilles parisien. Aucune commune mesure avec son cousin algérien - je dis bien algérien car au Maroc comme en Tunisie, la pâtisserie française est un cauchemar de graisse, de faux sucre et de goût râpeux. Et puis, il y a les gâteaux disparus, ceux que l’on ne trouve (pratiquement) plus en France et qui font la joie des expatriés qui ont repris le chemin de l’Algérie. C’est le cas du roulé au citron. Quasiment introuvable depuis que les magasins Marks et Spencer ont quitté le continent. Mais c’est encore pire pour le gâteau russe. Vous marcherez des kilomètres et des kilomètres dans Paris, vous arrêtant à toutes les boulangeries, vous n’aurez qu’une chance sur cent de tomber sur une vendeuse sachant ce qu’est un russe. Quant à en trouver... Ah, ce gâteau russe, à la crème de beurre légèrement vanillée et parsemée de copeaux d’amandes, qui faisait la célébrité de cette boulangerie algéroise au patronyme helvétique. Un régal ! Enfin... Trêve de gourmandise nostalgérique : Saha Ramdanekoum et doucement sur le sucre ! Source HUFFPOSTE ALGÉRIE
10 Juin 2016 à 11:21





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