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dossier Roman algérien




L'écrivain et dramaturge Aziz Chouaki n'est plus

Littérature - Roman algérien - 20 Avril à 20:39

L'écrivain et dramaturge algérien Aziz Chouaki, auteur d'une trentaine de romans, recueils de poésie et de pièces de théâtre, s'est éteint mardi soir à Paris à l'âge de 67 ans suite à un arrêt cardiaque. Né an 1951 à Tizi Rached, #Aziz #Chouaki était d'abord musicien de rock pendant son cursus universitaire avant de publier son premier #roman, Baya, en 1988 qui sera adapté au théâtre en France en 1991. Après son départ en France en 1991, Aziz Chouaki commence à écrire pour le théâtre des textes comme Boudin-purée (1996), Les oranges (1997), Le père indigne (1999), Avoir 20 ans à Alger (2001) ou encore Les coloniaux (2006) présenté en lecture par Mohamed Fellag. Sa carrière de romancier reste cependant tout aussi prolifique avec des publications comme Aigle (2000), L'étoile d'Alger (2002) ou encore Arobase (2004). En 2016, le réalisateur Rachid Benhadj sort L'étoile d'Alger, une adaptation libre du roman éponyme. Plus récemment, Aziz Chouaki a signé les pièces de théâtre Europa et Nénesse, présentées en 2018. Il a également co-écrit avec Fabrice Benchaouche le scénario du film Timgad, sorti en 2017. 
Le Prix Méditerranée 2018 décerné à Kamel Daoud
Le journaliste et romancier Kamel Daoud vient de recevoir une nouvelle distinction littéraire en décrochant, vendredi, le 33ème Prix Méditerranée pour son roman ‘Zabor ou les Psaumes', paru en 2017, sous les éditions (Barzakh/Actes-Sud). Un prix qui vient s'ajouter au parcours remarquable du romancier algérien et dont le premier roman, ‘Mersault contre-enquête', Prix Goncourt 2015 du premier roman, avait été traduit dans pas moins d'une trentaine de langues. Présidé par Dominique Fernandez, de l'Académie française, le jury du Prix, composé notamment de Jean-Christophe Rufin, Amin Maalouf, Danièle Sallenave, Patrick Poivre d'Arvor et Dominique Bona, a, en effet, dévoilé vendredi, à Paris, la liste de ses lauréats 2018. Si le 33ème Prix Méditerranée est revenu à Kamel Daoud, le Prix Méditerranée étranger 2018 a été attribué à l'écrivain américain Daniel Mendelsohn pour son récit traduit en français, sous le titre ‘Une odyssée, un père, un fils, une épopée' par Clothilde Meyer et Isabelle D. Taudière (Flammarion). Une mention spéciale du jury a été attribuée à l'écrivain albanais Bashkim Shehu pour son roman traduit par Michel Aubry, sous le titre ‘Le jeu, la chute du ciel' (Editions des quatre vivants). Le Prix Méditerranée est parrainé par la ville de Perpignan, le Conseil départemental des Pyrénées-orientales, la Région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées et la Caisse d'Epargne Languedoc-Roussillon. Fondé en 1985, à Perpignan, par le Centre méditerranéen de Littérature, le Prix Méditerranée a pour ambition de valoriser l'espace culturel entre les différents pays dont la Méditerranée est le creuset, et de reconstruire le récit épique des diversités fondatrices de son identité. Porté sur les Fonts baptismaux par le grand historien de la Méditerranée, et alors membre de l'Académie française, Fernand Braudel, le Prix Méditerranée célèbre, cette année, ses 33 ans d'existence. C'est un prix majeur dans le paysage littéraire méditerranéen car, comme en témoigne son palmarès, il a su se diversifier et se décliner dans toutes les langues. 
04 Mar à 21:58
Trois romans de Taos Amrouche réédités en Algérie
Trois #romans de #Taos #Amrouche (1913-1976), plus connue en tant qu’auteure et qu’artiste sous le nom de « Marguerite-Taos Amrouche », seront bientôt disponibles en Algérie.Les Editions Frantz Fanon ont annoncé la publication prochaine de Jacinthe noire, de L’amant imaginaire et de Solitude ma mère, parus en France, respectivement, en 1947, 1975 et 1995, aux Editions Joëlle Losfeld, appartenant actuellement aux Editions Gallimard.Dans leur édition algérienne, Jacinthe noireet L’amant imaginaire sont préfacés l’un par Yamilé Ghebalou, l’autre par Afifa Berehi, toutes deux professeures de littérature à l’université d’Alger. Solitude ma mère est, quant à lui, préfacé, par le journaliste et essayiste Ahmed Cheniki.Né à Tunis en 1913 dans une famille kabyle qui, pour être chrétienne, avait dû prendre le chemin de l’exil, Taos Amrouche est la sœur de Jean EL Mouhoub Amrouche, auteur et poète qui a milité en France pour les droits politiques des Algériens colonisés.Elle est la fille de Fadhma Aïth Mansour, une Kabyle christianisée - et épouse de Kabyle également converti au catholicisme - qui a relaté son douloureux itinéraire dans Histoire de ma vie (Editions Maspero, 1968), préfacé par Kateb Yacine et l’orientaliste français Vincent Monteil.Dans cette famille de « perpétuels exilés » (Afifa Brerhi, préface de L’amant imaginaire), le patrimoine kabyle s’est conservé comme un lumineux repère.Fadhma Aith Mansour en a transmis l’amour à Taos Amrouche, ainsi qu’à son frère Jean El Mouhoub, qui, en 1939, a publié Chants berbères de Kabylie, un recueil de contes, de poèmes et de proverbes traduits par lui vers le français.Taos Amrouche s’est fait connaître  par ses romans, largement autobiographiques. L’un de ces romans, Jacinthe noire, fait partie des tout premiers romans nord-africains de langue française.Comme l’observe Yamilé Ghebalou dans sa préface, c’est, en plus, une biographie publiée « en cette époque où si peu de femmes écrivent » et où « les puissances coloniales musèlent et étouffent les populations soumises ».Taos Amrouche s’est aussi fait connaître en tant que chanteuse qui, en quatre disques, a révélé au monde un pan du patrimoine culturel kabyle : Chants berbères de Kabylie (1967), Chants De L’Atlas (1970), Incantations, méditations et danses sacrées berbères (1974) et Chants berbères de la meule et du berceau (1975).Militant pour faire reconnaître la culture de ses ancêtres, elle a fait partie, en 1966, aux côtés de Mouloud Mammeri et de Mohamed Arkoun, des fondateurs de la première Académie berbère.Publié en 1971, Le Grain magique, un recueil de contes, de poèmes et de proverbes de Kabylie, est une autre de ses contributions au sauvetage de la mémoire culturelle kabyle menacée par l’oubli.La publication en Algérie de ces trois œuvres de Taos Amrouche, une auteure partagée, comme sa mère et son frère, entre deux univers culturels intimes mais dissemblables, est un hommage qui lui est rendu au pays natal de ses parents, où elle a eu l’occasion de faire quelques séjours sans jamais y vivre.C’est surtout une réparation posthume pour le frais accueil qui lui a été réservé à Alger, en 1969, au Festival panafricain. N’ayant pu s’y produire alors qu’elle y avait été invitée, elle avait partagé ses Chants berbères de Kabylie avec les étudiants de la résidence universitaire de Ben Aknoun.
26 Mai 2018 à 11:17
Saignement de la mémoire d’un mûrier déraciné et véreux
L’écrivain majeur Rachid Boudjedra nous affuble dans son dernier roman, intitulé La Dépossession, d’une œuvre littéraire fidèle à sa virulence connue et reconnue, à sa pertinence époustouflante, et à son érudition incontestable. Il nous possède dès l’entame de la lecture de cette fiction mature, telles les mûres de son jardin. “Mûrier, raccourci du monde cosmique”, écrit-il plus loin. “Mon enfance puis mon adolescence n’ont été que malheur et désastre”. Le narrateur, portant le diminutif de “Rac”, Rachid ? évoque des “souvenirs cognant contre ses tempes”, est et hanté par un passé lézardé, fougueux, voire libertin. Rac, l’obèse dès l’âge  de quinze ans, concomitamment à la mort de son frère médecin à Londres, homosexuel de rumeur. Au lycée  franco-musulman constantinois, il portait le sobriquet de Botty-Boffy. Calé en maths, tout de même.Rac, devenu adulte, partageant un atelier d’architecture avec son ami d’enfance, Kamel, vécut obnubilé par les deux toiles de l’Irakien El Wacity (1132-1192), et de l’impressionniste français Albert Marquet (1875-1947), l’homme “aux yeux bigles et au pied bot”. Deux beaux tableaux peints à sept siècles d’intervalle. Le premier, immortalise la Prise d’Andalousie par Tarik Ibn Ziad le berbère, en l’an 711, et le deuxième, exhibe La Mosquée de la Place du Gouvernement. Boudjedra ne se mêle, d’ailleurs,  jamais les pinceaux en décrivant minutieusement les deux toiles, faisant des décryptages prestes. Les deux architectes, Rac et Kamel, assistent, impuissants, à l’enlaidissement architectural de la capitale. Comme cette villa, “Djenane Sidi Saïd”, ayant appartenu à l’artiste bordelais Albert Marquet, installé depuis 1927 jusqu’à sa mort à Alger, puis héritée par sa veuve Marcelle qui, en tirant sa révérence en 1971, offrit le joyau majestueux brassant la féerique baie d’Alger au ministère de la Culture, dans le but de la transformer en un musée des Beaux-Arts. Mais c’était sans compter sur la voracité d’un haut fonctionnaire bureaucrate, corrompu, perfide, inculte, fade, qui “déposséda” le vœu de sa vocation primaire, et se l’accapara sans scrupules. Bâtisse vite déparée par les modifications anarchiques apportées. Le giron d’enfance de Rac, juché sur les rochers de l’antique Cirta, revient avec redondance dans le roman. “Maison familiale exhalait un subtil et pénétrant parfum de tissus neufs, d’abricots séchés, de fruits mûrs et d’huile à graisser les machines à coudre. Ma mère en possédait toute une panoplie ... ”Rac, devenu svelte à l’âge adulte, se remémore de la surcharge lipidique, qui n’est qu’un mauvais souvenir d’enfance et d’adolescence. Il était marié à Céline, fille d’un colon richissime, raciste, arrogant et antisémite, en sus. Elle refusa même l’héritage de son père, et resta en Algérie après l’Independence. Rac l’avait déflorée à l’aube de son départ au maquis, en 1957. Une balle perdue d’un frère d’armes écourta pourtant son séjour de résistance. Rac n’épargne pas Céline, la trouvant une épouse “tenace, entêtée, et boudeuse… et une catastrophe d’une timidité maladive”.Boudjedra peint des tableaux diamétralement opposés pour ses personnages, charriant émotions et frasques, contradictions et mystères, humilité et abdication. Comme ce père de Rac, Si Hocine: volage, cossu, polygame,  extravagant, cruel, absent, pigeon voyageur, incroyable cueilleur d’orphelins de toutes les contrées. “Douleur lancinante”, dixit l’auteur septuagénaire.“Prolégomènes d’Ibn Khaldoun, ça se lit comme un roman !”, affirme-il à son fils Rac, dubitatif. Ou cette mère résignée, inénarrable, accusée d’adultère par son mari, à tort d’ailleurs. Décédée en 1964, dont l’odeur du camphre restera imprégnée à jamais dans les narines de son fils. Sa mère avait été mariée à treize ans, délaissée ensuite par son père “tricheur” depuis la naissance de Rac. L’odeur de sa mort ne l’a jamais quitté.Eteinte malheureuse, cruellement accusée  et meurtrie par le suicide de son fils ainé. Rac se rappelle de sa grand-mère, matriarcale, autoritaire, qui mourut toute parée de ses beaux bijoux, se prenant même en photo, comme si elle allait à une fête de mariage et non glissant dans une tombe obscure, certainement pas festive. Rac n’oubliera jamais sa tante Fatma, qu’il vit découper en deux parties par le tramway de Constantine, alors qu’il était âgé de six ans ; ce qui le contusionnait, c’étaient ces mioches qui, profitant de l’agonie de sa tante, subtilisèrent ses beignet de sous les wagons ensanglantés.Ou encore, Si Madjid, l’encadreur des toiles d’Albert Marquet, habitant la légendaire Casbah d’Alger, dont les maisons s’entassent comme un cône de pin salé par l’eau de mer.  Aussi, Zora, la demi-sœur de Rac, fille d’un chef de tribu déchu, s’étant suicidé, ramenée par son père Si Hocine.Mariée plus tard à un pied-noir.Boudjedra capitalise ses lectures universelles, et investit, par intertextualité interposée, les œuvres de William Faulkner  (The Sound and Fury) et James Joyes (Ulysses). À bon escient d’ailleurs. Rac tenta de commettre l’inceste avec Zora, comme fit Caddie, sœur de Benjy l’obèse, envers son frère cadet, Quentin. Rac associe sa tante Fatma à la négresse Delsy, lui-même dans la peau de Benjy le gros !Rac aimait son oncle Ismaïl et Jacob Timsit de confession juive (morts tous les deux en l’an 2000). C’est dans leur atelier de d’expert-comptabilité que Rac, élève puis lycéen, passait ses trois mois de vacances d’été à Alger, loin des gorges suffocantes de Constantine. Les murs embellis de ces deux tableaux mirifiques, qui l’envoutaient depuis toujours. M. Timsit subit les affres/pogromes d’internement du régime pétainiste (comme des milliers de Juifs d’Algérie coloniale), à Lodo, dans l’ouest algérien, où il fit la connaissance d’Ismaël, jeune militaire du contingent.Rachid Boudjedra, excelle à peindre cette Algérie déchirée par la guerre de Révolution. Le verbe de Boudjedra dynamite, virevolte, lacère, embrase, charcute, cisaille, sabre,élague, équarrit, déroute, agace, noue et dénoue, fait l’éloge, et décruste la mémoire kafkaïenne; tandis que l’épithète percute, crève l’abcès, adoube, dénude la réalité, cloue le bec aux charlatans, etsculpte les personnages et les paysages d’une plume immanquablement troposphérique.L’auteur de Les Figuiers de Barbarie nous ébahit par son obsession de bien préciser les différents effluves et couleurs. Pouvoir olfactif fascinant.Lire Boudjedra implique, donc, les cinq sens ; point de brèches descriptives et psychologiques.Faut-il supposer que le narrateur héros, Rac, ne serait en fin de compte que l’auteur lui-même, puisqu’il cite son âge (six ans) à la mort du peintre Albert Marquet en 1947? (Rachid Boudjedra naquit en 1941, à Ain El Beida). Doublure narrative ? L’auteur de l’HôtelSaint-Georges nous éclaire-t-il la lucarne en citant : “Quant à moi je n’avais donc rien compris à ce fatras familier, ni à mon surnom que chacun prononçait à sa guise, d’une façon si brève et si courte ; “Rac” comme une sorte de négation de moi-même”.Rac, cet obsédé par les “photographies hallucinantes, inoubliables, qui ont pourri ma vie autant que l’obésité et autant que l’absence de mon pédé de frère  ainé. Photos que je trimballe partout avec moi”.La mémoire de #La #Dépossession saigne à sec, décharge ses fardeaux coloniaux, et hachure les souvenirs familiaux, prenant à témoin un mûrier centenaire, sous la menace des vers à soie qui en raffolent de ses feuilles. #Boudjedra a étalé toute sa prose intarissable, poignante, et impérieuse. 
23 Mar 2018 à 20:04
Les "hégires" de Karima Berger
Hégires, le nouvel ouvrage de Karima Berger est un hommage aux départs, spirituels et physiques, et aux cicatrices que ces exils nous laissent pour nous améliorer. Paru chez Actes Sud en mai sous leur collection "le souffle de l'esprit", hégires est un texte soyeux et clairvoyant, composé comme un voyage dans lequel Berger prend pour guide les exils des figures clés de la tradition musulmane. Depuis Hagar (s.a.w.s) au prophète Mohammed (s.a.w.s), Karima Berger tisse son récit en écho aux voix mystiques et aux penseurs Farid Al-Din Attar, Ibn Arabi et l'émir Abd el-Kader. Dans l'histoire de l'humanité, partir est un ancien élan. En s'inspirant de son parcours et de ses lectures (Fadhma A. Amrouche, Mohammed Dib, Mahmoud Darwish, et Rainer Maria Rilke), Berger observe cette envie de départ et se la représente comme l'envol de la huppe vers le Simorgh (Attar). Depuis son départ de Ténès pour l'étranger en 1975, Karima Berger s'interroge sur l'acte de partir et de s'exiler. Elle ouvre son texte sur une première interrogation : doit-on avoir une raison pour quitter son pays, autre que l'envie d'ailleurs ? En 1975, Karima Berger, poussée par un souffle qu'elle ne définira que plus tard, décide de s'envoler pour découvrir l'ailleurs. Elle quitte l'Algérie, non pas parce qu'elle en est déçue ou parce qu'elle y est contrainte, mais parce qu'elle est poussée par une simple envie "je n'avais ni faim ni soif et mon pays était en paix, je jouissais de ma liberté et nulle terreur ne violentait mes nuits, seul un élan chaque matin me faisant admirer les bateaux en attente dans la rade" Trente ans plus tard, Berger observe les étapes de son exil qui n'est pas le premier. Pour Berger, l'exil est une expérience connue dès à la naissance "première cicatrice, première séparation". hégires est construit en six étapes - Tribulations. Détours. Haltes. Métamorphoses. Accomplissements. Destinations - et raconte les naissances physiques et spirituelles qui nous définissent tous. Depuis son départ, Berger se dit en constante interrogation "L'ascension du Prophète nous anime en secret lorsque nous nous exilons". Cette séparation avec sa terre natale va être le commencement d'un exil qui la mènera en Occident : "La racine gh.r.b "qui désigne à la fois l'exil (el-ghorba) et l'occident/le couchant (el-gharbia). L'exil serait par nature occidental, dans son essence même. Il est arrachement, on s'exile de la lumière vers l'ombre, du soleil vers la nuit, de son gite vers le désert, de sa famille vers l'esseulement, l'exil contient peine et douleur. Impensable retournement de l'histoire qui aujourd'hui voit venir en masse un Orient en quête d'Occident, venir du Levant vers le Couchant". Musulmane de confession, Berger s'interroge sur sa communauté en Occident, une communauté de croyants au pluriel, qui partent d'une terre où la foi dans toutes ses confessions et dénominations a autrefois régné mais où aujourd'hui "Il n'y a plus de quoi croire", et où "hommes et femmes n'ont plus de quoi étancher leur soif de vivre libres et dignes". Partir c'est aussi forcément arriver chez l'autre, un autre qui ne sera pas chaleureux ou hospitalier. Berger remarque que si l'Occident s'est invité en Orient il a du mal à accepter la même inclination d'un autre oriental qu'il perçoit comme un assoiffé et dont il se méfie tant : "Leur soif fait exploser les frontières exprimant ainsi l'échec de l'Occident à régenter le monde sans jamais devoir assumer de contrepartie, à l'inonder de ses images et de ses armes et continuer à le dominer sans jamais devoir assumer l'effet de désir que cette supériorité provoque, une aspiration à venir s'inviter, ici à la table des riches, tant ils ont été gavés de signes, de choses, d'objets et de marques à vouloir consommer, eux aussi". hégires est une somme de sagesse et d'inspirations spirituelles. Calme, sans amertume, Berger livre est un texte merveilleusement fluide et inspiré. Un hommage au départ, à l'autre et à soi, à nos soifs d'ailleurs et à notre droit de partir, sans culpabilité. Pour les exilés que nous sommes tous. "Tout l'effort de celui qui se retrouve hors sol est de se tenir ferme en soi, tendu comme une voile entre solitude et foule, entre intérieur et extérieur, entre soi et le monde, entre vide et plein, entre bruit et silence". Mes remerciements aux éditions Actes Sud pour la copie presse de cet ouvrage. hégires de Karima Berger, Actes Sud, Mai 2017, pp. 204.
16 Juil 2017 à 22:33
Nos richesses, le nouveau roman de Kaouther Adimi
DRHommage aux rêves qui deviennent réalité, à la #littérature algérienne et aux habitants de la rue Hamani (Alger) dans le nouveau #roman de Kaouther Adimi. Nos richesses paraîtra le 17 août aux éditions du Seuil (France). Ecrit au passé-présent sous forme de journal intime, Nos richesses raconte comment Edmont Charlot un jeune rêveur sans prétentions va fonder la célèbre librairie Les Vraies Richesses à Alger et changera le cours de la littérature et de sa distribution.Si vous tapez “richesses” et “Algérie” côte à côte, les premières suggestions d’engins de recherche seront liées aux hydrocarbures. Même sans, quand on les voit associés, ces deux mots ne sont utilisés que pour faire des listes d’éléments matériels, palpables et concrets comme du ciment.Et pourtant, les ressources premières d’un pays sont d’abord le vécu des femmes, hommes et enfants qui le composent et le construisent.C’est dans ce vécu rempli de trésors, et en particulier celui de rêveurs qui ont marqué l’histoire de la littérature et du monde de l’édition que Kaouther Adimi est allée puiser son inspiration pour son troisième ouvrage, après Des Pierres Dans Ma Poche.Nos Richesses est un roman à double voix. La première sort du passé, entre le 12 juin 1935 et le 19 octobre 1961, et parle sous forme de journal intime. Cette voix est celle d’Edmont Charlot, le célèbre éditeur, libraire et « passeur de livres » qui va changer le destin d’un petit local de la rue Hamani à Alger. L’autre voix est celle d’un narrateur observateur qui suit Ryad en 2017, employé pour fermer ce lieu historique et remplacer ses livres par des beignets, sous le regard impuissant de Abdallah.En 1935, Edmond Charlot, 21 ans fait un rêve les yeux ouverts. Époustouflé par la bibliothèque d’Adrienne Monnier à Paris, il décide qu’il faut ouvrir une bibliothèque-librairie similaire en Algérie. Le 17 avril 1936, il trouve un local rue Hamani (l’ex rue Charras) et se lance malgré son manque d’argent. Ce lieu s’appelera Les Vraies Richesses, en référence à un texte de Jean Giono.Le 3 novembre 1936, Les Vraies Richesses est inaugurée : « Ce sera une bibliothèque, une librairie, une maison d’édition, mais ce sera avant tout un lieu pour les amis qui aiment la littérature et la Méditerranée ».Charlot ne sera pas que libraire, il deviendra aussi éditeur dès l’ouverture de sa libraire. La première publication des éditions Charlot sera Révolte dans les Asturies, une pièce de théâtre interdite par le maire d’Alger et écrite collectivement par quatre amis et acteurs : Jeanne-Paule Sicard, Albert Camus, Alfred Poignant et Yves Bourgeois.A travers sa maison d’édition, Charlot sera amené à rencontrer et à travailler notamment avec Jean Amrouche, Emmanuel Roblès, Garcia Lorca, Mouloud Feraoun pour ne citer que ceux-ci.Les Vraies Richesses existent encore au 2 bis de la rue Hamani, mais sous une autre forme, celle d’une bibliothèque de prêts sous l’aile de la BNA. Si elle est encore ouverte, elle pourrait être aisément fermée, comme les cinémas dont il ne reste plus grand chose sur tout le territoire.C’est à partir de cette possibilité qu’Adimi imagine sa fermeture et retrace le parcours fascinant et mouvementé d’un homme et d’un lieu. Une clôture qui va ré-ouvrir toute une vie.Kaouther Adimi a passé plus d’un an à faire des recherches sur son protagoniste. En dépoussiérant les témoignages sur ce personnage, c’est le rêve d’une méditerranée connectée par l’imaginaire qu’Adimi fait émerger.Nos Richesses est un très bel hommage à Edmont Charlot, à la librairie Les Vraies Richesses et à tous les auteurs qu’elle a vu débuter. C’est aussi un message adressé à une jeunesse visionnaire qui malgré les obstacles réussira toujours à transformer ses rêves en réalité. Mes remerciements aux éditions du Seuil pour la copie des épreuves de ce roman.Nos Richesses de Kaouther Adimi, sortie le 17 août 2017, aux éditions du Seuil, Collection Cadre Rouge, pp 240.
24 Juin 2017 à 16:29
L'éloge de la perte, premier roman de Lynda-Nawel Tebbani
Dans «L'éloge de la perte», la romancière Lynda-Nawel Tebbani relate, dans un récit singulier empreint de poésie, rythmé par la musique andalouse et l'ambiance des villes de Paris, Alger et de Constantine, une histoire d'amour complexe en explorant le désir, la douleur de l'attente ou encore l'espoir. Dans ce premier #ouvrage de 138 pages, publié aux éditions «Média plus», la romancière opte pour un style d'écriture particulier qui ne s'encombre ni de faits, ni du récit, où la musique et les lieux représentent des éléments clé au même titre que les émotions et leur variation. #Lynda-#Nawel #Tebbani raconte une histoire d'amour quasiment impossible entre Zayna, jeune femme d'origine algérienne vivant en France, et son amant algérien, responsable d'une grande institution que l'auteur ne nomme pas. Le couple se rencontre par hasard, à Paris, et leur histoire d'amour se noue autour de la passion pour le malouf. L'histoire se poursuit à Constantine où Zayna approfondit ses connaissances du malouf et de la poésie, découvre la ville des ponts suspendus, objet de fascination de son amant, en même temps que la douleur de la séparation et l'intensité de ses sentiments pour cet homme, inaccessible de par sa vie de famille et ses responsabilités professionnelles.
25 Avril 2017 à 19:20
Ce que le jour doit à la nuit
Lorsque Yasmina Khadra écrit ce livre de 2008, il est loin d’être un débutant et il a déjà publié entre autres sa grande trilogie romanesque située à Baghdad, Kaboul et Tel Aviv, c’est-à-dire dans quelques lieux du monde contemporain où la violence détruit les êtres physiquement et moralement d’une manière poignante, qui semblerait incompréhensible si elle n’était vraie. L’analyse qu’en fait le romancier n’est pas sans rapport avec ce qu’il raconte en revenant à son pays l’Algérie, retour en arrière qui peut sembler un éloignement dans le temps puisque l’action du livre se passe entre 1930 et 1962 mais qui en fait est un rapprochement considérable à l’égard des traumatismes franco-algériens. L’histoire commence à peu près au moment qu’évoque Djemaï dans L’histoire presque vraie de l’Abbé Lambert et aussi à peu près au même lieu, c’est-à-dire en Oranie, à la campagne puis à Oran puis à Rio Salado qui est une ville plus petite et plus paisible, en apparence du moins. En tout cas, c’est bien de l’Algérie coloniale que Yasmina Khadra veut parler dans son roman, et comme il le fait de manière extrêmement soigneuse, précise et réfléchie, on a très envie de comprendre ce qu’il veut dire—ce qui est moins évident qu’il n’y paraît d’abord. Tout n’est pas donné d’emblée dans ce livre, on peut même avoir le sentiment qu’il porte en son cœur une sorte d’énigme, que le film tiré du roman en 2012 (par Alexandre Arcady) n’aide pas à résoudre, en dépit de ses efforts pour être une reconstitution honorable de l’époque et respectueuse de l’intrigue. L’énigme pour le dire vite concerne le personnage principal, Jonas ex-Younès, que l’on suit depuis son enfance (il a neuf ans quand le récit commence) jusqu’à son entrée dans l’âge adulte. Ce qui normalement correspond aux années de découverte du monde et de formation à son contact. Autant dire que ce devrait être un moment d’évolution, d’ouverture, d’enthousiasme et de grands sentiments. Tout ceci en droit, évidemment, car les circonstances historiques ou personnelles ne manquent pas qui peuvent faire obstacle, allant jusqu’à provoquer des états pathologiques comme ceux que la psychanalyse s’efforce de soigner. Dans le cas de Jonas, quelque chose s’oppose à son épanouissement et même à un développement de sa personnalité qu’on pourrait dire normal, mais le roman insiste surtout sur ce qui aurait dû au contraire les permettre, c’est-à-dire toutes les circonstances favorables dont ce jeune homme a réellement bénéficié. Devenu le fils adoptif et autant dire le fils tout court de son oncle, un pharmacien musulman aisé, et de sa tante, une Française débordante pour lui d’affection, il est accueilli de façon amicale et sans discrimination par quelques garçons de son âge, du petit groupe qu’on appellera par la suite les Pieds-Noirs. Jusqu’à un moment très avancé de la Guerre d’Algérie, on peut dire qu’il n’a pas à souffrir personnellement du racisme et que la situation décrite par Yasmina Khadra, bien que sans ménagement à l’égard de l’exploitation coloniale, n’a rien à voir avec l’apartheid tel qu’on le connaît à travers le modèle sud-africain. Le fait qu’une Française, certes plus âgée que lui, fasse son éducation sexuelle, peut passer pour un avantage de plus à l’actif de Jonas, s’agissant d’une période où la formation des jeunes gens à cet égard était encore problématique voire traumatisante. On dirait que l’auteur du roman s’emploie à éliminer tout ce qui pourrait expliquer le malaise et cette sorte d’apathie dans laquelle Jonas est le plus souvent plongé. Yasmina Khadra oppose un déni aux idées reçues, (ce qui ne veut pas dire qu’elles soient fausses) sur la difficulté pour un jeune homme d’origine musulmane à trouver sa place dans la société coloniale. Difficulté il y a, c’est évident. A partir d’un certain moment du livre, il propose certes une explication à cet état incertain voire angoissé mais il faut bien avouer qu’elle est bizarre et peu convaincante : Jonas tombe amoureux d’Emilie, fille de la Française qui a fait son éducation sexuelle, mais cette femme, pour des raisons un peu obscures, lui interdit toute relation avec sa fille et lui fait promettre de ne pas répondre à l’amour qu’Emilie manifeste pour lui. Par jalousie de femme, diront certains, ou par une sorte de tabou de l’inceste qui existe profondément dans les inconscients. Cependant la pression exercée sur Jonas par l’amour d’Emilie, de même que réciproquement sa propre passion pour elle, font que le respect de l’interdit paraît bientôt inexplicable ou plutôt demande qu’on lui trouve des explications puisque l’auteur ne les donne pas explicitement. En fait il les donne, ô combien, dès le début du livre, mais on ne les comprend que plus tard, par empathie pour ce malheureux garçon. Il devient finalement évident que ce qui l’empêche d’être heureux est un sentiment torturant de culpabilité à l’égard des siens, c’est-à-dire de sa famille biologique, son père le fellah ruiné, humilié déchu, sa mère et sa jeune sœur abandonnées à la misère des plus affreux quartiers d’Oran. Coupable non par sa faute, car c’est son père qui l’a confié à l’oncle au terme d’un débat intérieur d’une grande cruauté, mais coupable pourtant de n’avoir rien pu faire pour ces trois être aimés malgré quelques tentatives désastreuses et vite avortées. Tous les bienfaits qu’il a reçus après son adoption, non seulement matériels mais comportant surtout l’affection, l’éducation , la protection, sont autant de reproches qu’il se fait à un degré plus ou moins conscient et qui débouchent sur les bizarreries de son comportement. Yasmina Khadra est vraiment un romancier en ce sens qu’il se garde bien de tirer une théorie généralisante de la situation qu’il décrit, mais elle s’impose d’elle-même. L’interdit qui pèse sur un garçon musulman dans l’Algérie coloniale vient de ce que tout avantage tiré par lui de la situation serait une trahison à l’égard des siens. On a beaucoup parlé d’une tragédie de la double culture—notamment à propos d’Assia Djebar pour son dernier roman autobiographique, “Nulle part dans la maison de mon père”, où l’on voit comment elle est poussée à une tentative suicidaire par un sentiment insurmontable de culpabilité. #Yasmina #Khadra, de façon originale, déplace le lieu de ce qui a pu être la tragédie vécue par des jeunes gens éminents d’origine musulmane, parfaitement capables de s’intégrer au plus haut niveau à la société coloniale mais ... La moindre réflexion montre bien que la double culture n’est nullement en soi une difficulté ou un obstacle. Le #roman va à l’encontre de toute description simpliste ou rudimentaire, et mille fois entendues sans être plus convaincantes pour autant. En effet, il nous parle d’obstacles qui ne viennent pas du dehors, d’un racisme créateur d’exclusion ou d’un “choc culturel” perturbant comme on a beaucoup dit. Il nous montre que les obstacles les plus graves et de loin viennent du dedans et prennent la forme d’un interdit auto-infligé, s’opposant à un bonheur personnel qui prétendrait effacer tout l’environnement passé et présent. Futur aussi car c’est un peu le titre qu’on serait tenté de donner à la très triste histoire de Younès/Jonas : “No future”. Il n’y en aura ni pour lui ni pour Emilie. La guerre d’#Algérie (en fait toute l’histoire de la colonisation) s’est terminée par une victoire collective et par de nombreux désastres individuels irréparables. Que des écrivains algériens le disent est tout à l’honneur de leur humanisme et de leur liberté d’esprit. Source m.huffpost.com
18 Avril 2017 à 11:14
Roman : Le secret de la Girelle, d’Amina Mekahli
Il est des héritages que seules les femmes savent se léguer. De génération en génération, exclusivement entre elles, souvent de mère en fille. Bijoux, métiers, us, langages, contes, adages… Mais aussi, mal-être, blessures, soumission et carcans hérités avant tout d’une toute-puissance patriarcale. Des jougs qui se perpétuent, se consolident et deviennent presque impossibles à secouer à mesure qu’ils traversent les temps et les générations. A moins, bien sûr, d’une divine rébellion. D’un dessein insaisissable de femme, obstinément en quête d’une liberté perdue, déterminée à voguer à contre-courant et quand bien même sans fertile îlot. Baya est justement de celles-là. Personnage central dans Le secret de la girelle, premier mais très abouti #roman d’#Amina #Mekahli, Baya déconfit les siècles, les mixe et les tissent pour y invoquer d’extraordinaires visiteurs. Deux existences égarées dans le temps et dans l’espace, une âme libérée par ses beaux jardins et, par intermittence, celle d’un illustre peintre, échappé miraculeusement à l’Iinquisition : Goya ! Visiteur d’outre-tombe, d’une page sombre de l’Histoire, une âme égarée, torturée par l’art, la surdité et la nature par trop hideuse d’abominables congénères. Tout comme Baya d’ailleurs au fil d’une autre page aussi sombre de l’Histoire. Sourde et profane, elle s’exile dans ses sordides handicaps, comme pour tourner le dos au reste des hommes. Et telle la girelle, ce poisson exclusivement femelle, mais qui, acculé, se meut naturellement en mâle, Baya embrasse corps et âme une sourde et inexorable vie de révolte. Un désir effréné d’émancipation, incarné dans une quête éperdue et presque désespérée de l’image d’un joyau ornant le portrait d’une femme peint, ni plus ni moins, par Goya. Une toile mystérieuse et un joyau porteur à lui seul de tant de legs, de peines et de liens profonds, passés de siècle en siècle, de génération en génération, de mère en fille, pour devenir au final le symbole fort d’une divine marche vers la vie et la liberté, Le fil de l’âme. Bijou de dot, bijou de prestige, de domination et par-dessus tout, bijou à préserver jalousement et à transmettre absolument. «Tu vivras, car toi seule connais la langue maternelle, tu vivras, car ta fille sans toi sera sourde et muette au monde, ta fille ne connaîtra pas la langue du premier monde, tu vivras pour elle, pour la nouvelle Baya, pour toutes les Baya. Tu vivras, tiens bon, accroche-toi à ce fil que je t’offre...». Un fil de l’âme à porter «comme la vie autour du cou», décrit l’auteur. Puisse-t-il exorciser d’ancestrales malédictions…Récit à couper le souffle, écriture fluide et dépouillée, style délicieusement déconcertant, contexte spatio-temporel insaisissable, à peine deux véritables protagonistes et une foule d’«objets-personnages» comme autant d’âmes qui flânent sans contraintes de temps ni de lieux. C’est, en somme, cette surprenante fresque, à la fois engageante et bouleversante, que nous offre à contempler Amina Mekahli à travers son tout premier roman : Le secret de la girelle. A découvrir absolument ! Source www.elwatan.com
27 Oct 2016 à 11:53
Abane Ramdane au coeur d'un roman français
Au-delà de tout ce qui se dit et s'écrit au sujet de Abane Ramdane, tout le monde s'accorde à dire qu'il était un homme exceptionnel.
31 Mar 2016 à 10:59





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