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LES « ALGERIA WEB AWARDS » REVIENNENT POUR UNE NOUVELLE ÉDITION

Société - Internet - 12 Fév à 22:39

Les Algeria Web Awards (AWA), plus grande compétition web en Algérie, est de retour pour une 5e édition. Cette compétition nationale qui récompense le meilleur contenu web algérien, est organisée par l’agence Shift’IN sur initiative de Majda Nafissa Rahal et Chouaib Attoui, deux jeunes entrepreneurs dans la technologie et la communication digitale.Après le succès de la dernière édition qui a vu la participation de plus de 1 000 projets de 44 wilayas du pays et qui a suscité l’engouement de 45 000 votants. La 5e édition a été lancée officiellement lors d’une conférence de presse organisé hier à Alger. Cette année, le concours concerne un total de 20 catégories représentant sites web et médias sociaux, dont trois prix spéciaux qui récompensent l’entreprenariat féminin dans le domaine de la technologie, la meilleure application mobile de l’année et la meilleure campagne digitale de l’année.Chouaib Attoui, l’un des deux initiateurs du projet précise les ambitions de cette compétition : « L’objectif des Algeria Web Awards est de promouvoir, encourager et valoriser la création de contenu local sur les plateformes digitales. Nous allons décerner 20 prix au total pour valoriser un maximum d’acteurs de la scène digitale algérienne. Nous visons à impulser une concurrence saine entre les acteurs du digital algérien, qu’ils soient développeurs, web designers ou créateurs de contenu. »L’inscription aux AWA est ouverte à tous les créateurs du web algérien, du 12 février jusqu’au 07 mars 2019. À l’issue de cette phase, un jury d’experts algériens et étrangers aura 3 semaines pour sélectionner les nominés pour chaque catégorie. Les résultats de la sélection seront annoncés le 30 mars sur le site de la compétition www.awa.dz . Un vote sera ensuite lancé à l’égard du grand public, qui aura 2 semaines à partir du 31 mars pour voter pour ses sites web, pages sur les réseaux sociaux ou applications mobiles préférés.Majda Nafissa Rahal, initiatrice du projet, s’exprime sur le grand rôle que joue cette initiative dans le paysage digital du pays : « Dans un contexte de développement constant de l’écosystème numérique en Algérie, Algeria Web Awards joue un rôle fédérateur pour booster les différents acteurs à produire des solutions innovantes et créer un contenu local de qualité. En un mot, les #Algeria #Web #Awards œuvrent pour un web algérien meilleur ! »Les vainqueurs seront récompensés lors d’une grande cérémonie, qui comptera la présence de plusieurs personnalités, ainsi qu’un programme riche tout au long de la soirée.Toujours fidèle à l’esprit d’encourager la création de contenu digital, la cérémonie de remise des trophées pourra être suivie en direct en live-streaming et live-tweets.Les organisateurs des AWA lancent donc un appel à l’ensemble des acteurs du digital algérien afin de s’inscrire et de participer à cet évènement national dès aujourd’hui, en se rendant sur www.awa.dz
CÉLÉBRATION À TIZI OUZOU DU 3E ANNIVERSAIRE DE L’OFFICIALISATION DE TAMAZIGHT Hamid Bilek : “Il faut revoir le préambule de la Constitution”
La bibliothèque principale de lecture publique de la wilaya de Tizi Ouzou a abrité, hier, le coup d’envoi de la célébration du 3e anniversaire de l’officialisation de tamazight qui a été donné par le wali de Tizi Ouzou Abdelhakim Chater, en présence du président de l'Académie de la langue amazighe, Mohamed Djellaoui et de la directrice de la culture de la wilaya Nabila Goumeziane. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la visite des stands d’exposition de livres en tamazight suivie d’une prise de parole par le wali qui a appelé les membres de l’académie de la langue amazighe à travailler “dans un cadre académique et scientifique”, alors que le président de l’académie de la langue tamazight, lui, a insisté sur “la nécessité de sauvegarder les acquis et de travailler dans le sens de la transmission de ce legs”, tout en précisant que l’académie qu’il préside n’a pas encore été installée officiellement.De son côté, la directrice de la culture a estimé que “tamazight constitue un élément fondamental de l’identité algérienne et de la consolidation nationale” et que “la valeur de tamazight résulte de l’accès qu’elle permet aux diverses sphères du savoir, de la connaissance intellectuelle et artistique, de la richesse et de l’enrichissement”.Hamid Bilek, archéologue et ancien cadre au Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), qui participera ce matin à une table ronde sur “Le passage de la littérature berbère de l’oralité à l’écrit”, soulignera, en marge de cette cérémonie, que “trois ans après cette officialisation, nous sommes positivistes même si beaucoup reste à faire et si tamazight a accusé des centaines d’années de retard, il faut admettre qu’il y a des acquis, à commencer par l’officialisation de Yennayer qui nous autorise même, aujourd’hui, à demander à ce que le préambule de la Constitution qui dit que  ‘l’Algérie est terre arabe’, soit revu”.Hamid Bilek expliquera aussi que “l’#officialisation de #Yennayer nous donne cette profondeur historique avec un minimum de quinze siècles avant l’arrivée de l’Islam en Afrique du nord, ce qui  nous autorise à revoir le préambule de la constitution”, tout en précisant que “parmi tous ces acquis, il y a la naissance de l’académie amazighe ainsi que la création d’un centre de recherche dans le domaine de la langue et de culture amazighe à Béjaïa”. Et à Hamid Bilek de conclure que “la question de la transcription de #tamazight en caractères latins est tranchée car il y a un fait accompli et une expérience qui est même institutionnelle du fait que, depuis l’introduction de tamazight à l’université, dans le système éducatif et dans le travail colossal du HCA, nous avons formé plus d’un million de personnes en tamazight sur la base de textes écrits en caractères en latins, et à ce titre, nous estimons qu’il n’y a pas lieu de revenir sur ce choix qui est logiquement établi.”
08 Fév à 22:03
Le producteur Youcef Goucem est décédé suite à ses brûlures
Le producteur et propriétaire de l’agence de production Gofilm, Youcef Goucem, qui s’est immolé par le feu il y a plus de deux semaines, devant les locaux de la chaîne de télévision #Dzair #TV, est décédé hier, à l’âge de 61 ans, à l’hôpital de Douéra, à Alger.Il sera enterré aujourd’hui, dans son village natal, Tamazirt, chef-lieu de la commune d’Irdjen, dans la daïra de Larbaâ Nath Irathen, à une vingtaine de kilomètres de Tizi Ouzou. La mort de #Youcef #Goucem est tombée tel un couperet dans le milieu du cinéma et de la production audiovisuelle en général.Arezki Oulhadj, administrateur et directeur de production chez Gofilm, que nous avons rencontré hier, dès l’annonce du décès de Goucem, nous a confié : «C’est vraiment triste de perdre un homme qui a beaucoup donné pour le domaine de l’audiovisuel. Youcef a toujours ouvert son entreprise aux jeunes pour apprendre le métier.Il a d’ailleurs formé beaucoup de jeunes sans contrepartie. Sa mort nous a beaucoup affligés.» Notons que Youcef Goucem, qui a produit plusieurs films pour la télévision algérienne, a laissé dernière lui une veuve et quatre enfants. Rappelons aussi que le 10 janvier, soit trois jours après son immolation, une lettre ouverte des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel a dénoncé l’injustice contre le producteur.«Quels moyens pouvons-nous déployer pour lui venir en aide et tenter de réparer l’irréparable ? Vers quelle entité légitime allons-nous nous tourner pour faire valoir ses droits et les nôtres ? Sous quel sceau allons-nous viser notre position unanime, afin de porter nos voix à qui de droit ?Jusqu’à quand allons-nous nous continuer à nous accommoder d’être les témoins passifs de nos incapacités à servir notre intérêt commun ? Quand allons-nous enfin fixer notre responsabilité, pour mieux considérer celle des autres», lit-on dans ce document. Et aussi : «Laissons Youcef se rétablir de ses blessures et sa famille panser ses traumatismes et mettons-nous au travail.Organisons-nous, créons des plateformes, hiérarchisons nos propositions, identifions-nous les uns aux autres, canalisons nos énergies, chassons toute tentation récurrente de division ou de clivage, sécurisons nos arrières, bâtissons des associations, rétablissons nos syndicats, œuvrons pour l’amélioration de nos rapports à nos institutions…»
25 Jan à 16:25
Éclipse totale de Lune le 21 janvier Pour les Européens et les Africains, l’éclipse totale se produira à la fin de la nuit.
Les habitants des Amériques, d’une grande partie de l’Europe et d’Afrique de l’Ouest pourront observer une éclipse totale de Lune dans la nuit du 20 au 21 janvier, la dernière avant 2022.Pour les Européens et les Africains, l’#éclipse totale se produira à la fin de la nuit, peu avant le lever du Soleil. L’est de ces continents en verra moins en raison du lever du jour.Pour les Américains du Nord et du Sud, ce sera au début ou au milieu de la nuit.La pleine Lune sera dans l’ombre de la Terre de 03h34 à 06H51 GMT. Pendant la première heure, elle sera doucement “mangée” par la gauche. L’éclipse sera totale pendant une heure à partir de 04H41 GMT, selon les tableaux horaires fournis par la Nasa.La phase totale de l’éclipse sera environ trois quart d’heure plus courte que celle de la grande éclipse de juillet 2018, qui restera la plus longue du XXIe siècle.Pendant l’éclipse totale, la Lune ne sera pas invisible: elle sera rouge, comme lors de toutes les éclipses totales.Cette teinte sera due au fait que les rayons du Soleil ne l’atteindront plus directement. A la place, une petite partie des rayons rouges seront filtrés par l’atmosphère terrestre et réfractés vers la Lune (les rayons bleus, eux, divergeront vers l’extérieur).C’est le même phénomène qui colore en rouge les levers et couchers du Soleil vus depuis la Terre.“C’est la dernière chance avant un long moment de voir une éclipse totale de Lune”, a dit Bruce Betts, scientifique en chef de la Planetary Society, une organisation astronomique américaine.La prochaine éclipse totale visible depuis l’Europe aura lieu le 16 mai 2022, mais des éclipses partielles auront lieu dans l’intervalle. Des éclipses totales de Lune peuvent arriver deux voire trois fois par an.Elles correspondent à un concours de circonstances rare: il faut que la Terre se situe exactement entre le Soleil et la Lune.Encore faut-il que le ciel soit dégagé pour en profiter. Les nuages gâchent souvent le spectacle.Les passionnés d’astronomie pourront comparer les infimes variations de la teinte rouge de la Lune cette fois-ci. “Tout dépend de ce qu’il y a dans l’atmosphère”, explique Bruce Betts. “Tout comme les couchers de Soleil changent de couleur d’un jour à l’autre, les éclipses varient en fonction des particules dans l’atmosphère, ou s’il y a une éruption volcanique, par exemple”.Aucun télescope n’est nécessaire pour observer l’éclipse. Pour voir les cratères de la Lune, le planétologue rappelle qu’une simple paire de jumelles peut faire l’affaire
14 Jan à 19:42
Alger en fête à l'occasion de Yennayer (Photos) Célébration de la fête de Yennayer.
Alger-centre s’est réveillée ce samedi 12 janvier au rythme des festivités à l’occasion de la célébration du nouvel an amazigh #Yennayer 2969.De la musique, de la danse, du Baroud, et des défilés en tenues traditionnelles et des compétitions au programme de cette journée de fête. Jeunes et moins jeunes ont allié les festivités. Tout en couleurs, #Alger, s’est transformée, l’espace d’une matinée, en ville joyeuse et avenante. Retrouvez en images et vidéos, la célébration de cette fête nationale. 
13 Jan à 13:22
"Freehali" la plateforme des freelancers élargit ses services "Freehali" est une plateforme de de mise en relation entre freelancers et entreprises
Lancée en 2016, la plateforme “Freehali” de mise en relation entre freelancers et entreprises compte aujourd’hui 6900 utilisateurs dans 48 wilayas. Un nombre “en constante évolution” depuis le lancement de la plateforme, affirme Walid Benblidia, un des trois membres fondateurs de “Freehali”, qui promet de nouvelles fonctionnalités pour cette l’année 2019.“Freehali” qui signifie en langage courant “trouve-moi une solution” est à l’initiative de trois informaticiens de la wilaya de Blida : Walid Benblidia, Hachioji Chakib et Takjout Ramzi. L’idée de créer un outil qui répertorie les freelancers algériens exerçant dans différents métiers est née, explique Walid Benblidia, d’un constat : “un manque de visibilité des compétences algériennes dans différents domaines auprès des entreprises”.“Freehali, tente depuis son lancement de connecter les compétences, qui existent sur le marché du travail, aux entreprises pour répondre à leurs besoins. En passant par la plateforme, les intérêts des deux parties sont protégés. Grâce à un système d’évaluation, l’entreprise peut s’informer sur la qualité du travail du freelancer. Ce dernier répond à la proposition du client, négocie le prix de la prestation, et entame le travail une fois que la somme du contrat sera versée sur le compte de la plateforme”, poursuit notre interlocuteur.Il ajoute que ce système d’évaluation différencie la plateforme “Freehali” des autres sites d’annonces. C’est également une manière de stimuler les freelancers et de les inciter à donner le meilleur d’eux-mêmes, en créant une concurrence saine.“#Freehali”, qui entame sa troisième année d’exercice, attire de plus en plus les entreprises. Selon Walid Benblidia, les services de la plateforme sont sollicités par de grandes entreprises pour répondre à certains de leurs besoins. Cet intérêt grandissant pour la plateforme a permis à l’entreprise SARL Freehali d’élargir son équipe pour répondre à la demande. Les fondateurs de cette startup aspirent même, dans un avenir proche, à exporter les services de offerts par ” Freehali”.Le Maghreb, comme première étape“Une fois que nous aurons mis en place une base de compétences conséquente, et classée par domaines, nous planifions d’exporter nos services, dans une première étape, vers les pays du Maghreb. D’ailleurs nous sommes partis récemment en Tunisie à la rencontre de potentiels clients. L’objectif est de permettre aux freelancers algériens de travailler avec des entreprises étrangères ”, indique M. Benblidia.Il ajoute que des chefs d’entreprises algériens basés à l’étranger ont sollicité les services de la plateforme. Il explique que les besoins de ces derniers sont motivés par plusieurs facteurs notamment le coût de la prestation et la facilité de communication.“Les services de la plateforme intéressent la diaspora. Cette année nous avons eu comme client des Algériens installés en France, en Suisse et aux Emirats, ces derniers cherchaient à travailler avec de jeunes Algériens. Cet intérêt est motivant pour nous, et confirme le talent de nos freelancers et leur assiduité”, ajoute-t-il.Toujours dans l’optique d’améliorer les services de la plateforme “Freehali”, une application mobile est en cours de développement, informe Walid. Celle-ci aura un système de chat, ce qui facilitera la communication entre clients et freelancers.En outre, le paiement électronique sera également intégré à la plateforme dans un avenir proche. En version arabe et française, la plateforme “Freehali” propose une panoplie de services. Classés par rubriques, l’utilisateur y trouve des services dans divers domaines comme le graphisme et design, le business et consulting, la programmation et informatique, le marketing et publicité, la rédaction et traduction, l’image et vidéo, ainsi que musique et audio.
10 Jan à 22:21
RENCONTRE ENTRE DES CADRES DE LA WILAYA IV ET DE GAULLE EN JUIN 1960 Des témoins et des historiens en parlent
Sombre épisode de la Révolution tirant quasiment à sa fin où l’option de négociations avec les autorités coloniales était, pour ses initiateurs, inéluctable, sauf qu’il s’était trouvé des voix qui l’avaient contestée. Pis encore, ils ont été traités de traîtres, au mieux de fomenter un coup d’État. Mahsas avait bien traité Abane Ramdane d’interlocuteur valable des Français appuyant ainsi les détracteurs de Si Salah qui avaient entrepris la même démarche.Ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Si Salah ou l’affaire de l’Élysée, était, hier, au centre d’un débat à la Bibliothèque nationale. Avec la participation de la Fondation de la Wilaya IV historique, le symposium a réuni des moudjahidine et des historiens chercheurs afin de rétablir les faits dans leur contexte historique et mettre fin, le cas échéant, au procès d’intention dont ces responsables ont été victimes.Acte de bravoure ou simple trahison ? Telle était la question lancinante à laquelle les invités du symposium ont voulu répondre. Parmi les conviés, les organisateurs ont pris soin de cerner la problématique dans son volet, à la fois historique, avec les témoignages d’acteurs et de proches, du volet écriture d’histoire, mais aussi celui relatif à la méthodologie pour mieux s’imprégner du sujet et livrer la version la plus juste. Youcef Khatib, dit colonel Si Hassan, Lakhdar Bouragaâ, commandant de l’ALN y étaient invités et chacun a livré sa version des faits devant des enseignants et des historiens.Le premier à avoir pris la parole est le fils du colonel Si Salah, Rabah Zammoum, auteur du livre Si Salah, mystère et vérités. Une rencontre déterminante pour l’indépendance.  Dans son intervention, Rabah Zammoum a estimé que la rencontre entre les trois cadres de la Wilaya IV historique et le général Charles De Gaulle, alors président de la République française le 10 juin 1960, “était un événement majeur qui a déclenché tout un processus qui a suivi la rencontre”. Il a ajouté que lors des discussions entre les deux parties, De Gaulle a annoncé qu’il prendra langue avec le GPRA à propos de probables négociations pour mettre fin à la guerre. “Face à cette réplique de De Gaulle, les membres de la délégation menée par Si Salah ont répondu à De Gaulle que s’il prend attache avec le GPRA, il n’entendra plus parler d’eux”, a-t-il déclaré, précisant que “c’est justement là où se situe l’objectif de cette rencontre qui n’est autre que la fin de la guerre et l’indépendance de l’Algérie”. “Dix jours après la rencontre avec De Gaulle, le GPRA informe qu’une délégation menée par Ferhat Abbas est allée rencontrer des officiels français”, a-t-il encore rappelé.Ce fait historique, peu traité, ne peut rester indéfiniment caché, d’où le nécessaire examen des réalités historiques, seules à même d’éclaircir les zones d’ombre qui persistent encore dans cet épisode de la guerre de libération. Cette rencontre et cette initiative étaient-elles une remise en cause du CCE et du GPRA ? Sont-elles un coup d’état contre la délégation extérieure ? Autant de questions auxquelles des réponses doivent être apportées, car des différents points de vue donnés sur cette affaire, c’est l’épineuse situation des maquis de l’intérieur, dépourvus de moyens, à la fois logistiques, militaires et politiques qui auraient poussé les maquisards à rechercher une issue à la guerre, mais sans omettre le principe cardinal de leur révolte, à savoir l’indépendance nationale. “Si Salah a refusé de rester à l’extérieur et a préféré reprendre le chemin du maquis dès son retour du Maroc en 1957”, ont témoigné des responsables et membres de la Wilaya IV historique. Lakhdar Bouragâa a rappelé que cette rencontre qui “n’est pas venue du néant”, estimant que des contacts ont été entrepris par le biais d’un magistrat de Médéa, Mzighi, ou Tolba Abdelatif, du commandant Ali Khodja, a été pour beaucoup dans l’initiative de cette prise de contacts.Niant tout objectif visant à nuire à la Révolution, il a souligné l’importance de cette rencontre qui donnera un coup d’accélérateur aux négociations. Youcef Khatib, dans un témoignage écrit a souligné, pour sa part, que cette initiative ne peut, en aucun cas, être considérée comme une traîtrise, du fait que le combat des moudjahidine s’est poursuivi dans la Wilaya IV jusqu’au cessez-le-feu.
09 Jan à 23:22
Je n’ai pas pu dire adieu à mon fils
Le phénomène de la harga prend des proportions alarmantes. Le danger omniprésent ne dissuade pourtant pas une jeunesse désabusée, prête à prendre tous les risques pour fuir un avenir incertain. Les conséquences pour eux et pour leur famille sont sans commune mesure. El Watan Week-end est parti à la rencontre des mamans dans l’attente de leurs enfants ayant pris la mer en octobre dernier. Témoignages.Mardi 6 novembre, Madame Zikara ne le sait pas encore, mais c’est peut-être la dernière fois qu’elle voyait ses enfants, . Car le lendemain, Younès (26 ans) et Hicham (24 ans) prendront la route vers El Kala.Un rendez-vous a été fixé pour le jeudi 8 novembre à 3h30. Là-bas, un canot les attend pour joindre l’autre rive de la Méditerranée.Ce qu’ils n’ont pas réussi. Selon les échos de la famille, la barque qui transportait 14 personnes– dont un couple, des Algérois et des Annabis – aurait été attaquée au large par un autre groupe de #harraga qui voulaient voler leur argent et de l’essence.Quelques jeunes auraient réussi à rejoindre la terre à la nage, un corps a été retrouvé sur une plage une semaine après et six autres sont toujours portés disparus. Parmi eux, Younès et Hicham. Les deux frères ont grandi dans le quartier Meissonnier, à Alger-Centre. Issus d’une famille de six personnes, ils ont été élevés sans manquer de rien.Dans le même quartier, ils ont fréquenté l’école Abou Kacem Chebbi, puis le lycée Amr Bnou El Khattab, mais ils ont préféré se limiter au niveau terminale du secondaire et ont choisi de ne pas faire d’études supérieures. «Je n’ai jamais eu de mauvais échos sur leur éducation ou leur comportement. Ils étaient aimés par notre entourage, tout le quartier les aime et témoigne de leur bonne conduite», confie M. Zikara.Très attachés à leur quartier, les deux jeunes n’ont pas pu déménager avec leurs parents dans leur nouvelle maison. «On a déménagé il n’y a pas longtemps dans notre nouvel appartement AADL. On a eu les clés il y a quelques mois, mais les garçons n’ont pas voulu venir. Ils ont préféré rester à Meissonnier, dans notre F2», témoigne la maman.Des frères pas ordinairesAu vu des informations sur leur jeunesse, on comprend vite que Younès et Hicham ne sont pas des frères ordinaires. Malgré les deux ans qui les séparent, ils étaient très proches et complices. «Mes enfants étaient proches l’un de l’autre malgré les deux années d’écart entre eux.Ils ont grandi ensemble, ils travaillent ensemble, sortent ensemble, s’habillent de la même façon, ont les mêmes amis et font les mêmes choix… d’ailleurs, on les prenait souvent pour des jumeaux», confie leur maman. Si leurs choix étaient d’ordinaire les mêmes, ça n’a pas été le cas pour la harga. «Younès voulait se marier, fonder une famille et rester auprès de nous… C’est une personne très sensible à l’esprit de famille.Il aime beaucoup son pays, il n’a jamais pensé à le quitter.»Si Younès a pris le large ce 8 novembre, c’est pour protéger son petit frère et les jeunes du quartier qui sont partis avec eux. «Les rescapés du canot m’ont avoué qu’une fois sur le territoire français, Younès comptait se présenter au poste police le plus proche pour rentrer au pays. Il est parti juste pour accompagner son frère et s’assurer qu’il arriverait sain et sauf…C’est un garçon très sensible et gentil», raconte un ami intime de Younès. A la base, c’est Hicham qui voulait à tout prix quitter l’Algérie. Il y a quelques mois déjà, le jeune homme voulait tenter d’atteindre l’Europe via la Turquie. Son plan : prendre un billet vers la Turquie, passer la frontière vers la Grèce qui a la plus grande frontière de l’Union européenne.Il avait tout organisé tout seul, sans informer ses parents. «Je suis descendue à Meissonnier pour les voir un matin, et Hicham m’a lancé : ‘‘Mama, j’ai pris un billet, je pars aujourd’hui à 19h’’. Je ne m’attendais pas à ça, il m’a surpris… Il m’a ensuite dit qu’il lui fallait de l’argent pour payer un homme qui les aiderait à passer la frontière de la Grèce.Se retrouvant dans une impasse, on lui a donné une somme qu’on avait mise de côté son père et moi.»Apeurée par le parcours dangereux que son fils songeait de prendre, M. Zikara a tenté à maintes reprises de dissuader Hicham, jusqu’au jour de son départ.«Il devait partir avec trois amis. Je n’étais pas contente de sa décision, j’avais peur et il l’avait très bien compris. A la dernière minute avant embarquement, il a décidé de renoncer et est rentré à la maison», raconte Madame Zikara, qui se souvient qu’il lui avait dit : «Je ne pouvais pas te savoir pas bien et partir et te laisser. Je ne veux pas que tu sois triste à cause de moi.» Mais la réticence du jeune homme n’a pas duré longtemps.Car quelques semaines après, influencé par des amis du quartier installés en Europe et un jeune Annabi qui lui a proposé un marché, le jeune pense à traverser la mer sur une barque ! L’idée de la harga a commencé à s’installer chez Hicham quand il a reçu les messages de ses amis : «On est très bien, on a une belle vie, rien ne nous manque, venez et vous ne manquerez de rien…»C’est ce qu’on lui promettait. Puis, un autre facteur a accentué l’influence. La maman raconte : «Un ami à eux, Zaki, est venu de Annaba et a passé environ un mois avec eux à Meissonnier. A ce que je sache, c’est lui qui leur a présenté quelqu’un qui organise des harga à partir d’El Kala.»Téléphone muetM. Zikara n’était bien évidemment pas au courant du projet de ses enfants. Ce mercredi 7, elle les appelé plusieurs fois. Tout allait bien. Pour elle, ils étaient chez eux à Meissonnier. Le lendemain, dès 10h, les appels ne passaient plus. «J’ai passé toute la journée à les chercher et demander après eux. Vers 14h, j’ai appelé leur ami intime Youcef pour me renseigner, il m’a dit que les enfants étaient en mer depuis 13 heures déjà…Je ne savais plus quoi faire, mis à part de prier pour qu’il ne leur arrive rien», se souvient la maman éplorée. Quelques heures après, on l’appelle pour lui dire qu’ils sont biens arrivés, qu’il faut se connecter sur Facebook et attendre leur appel. Fausse alerte, quelques minutes après il s’avère que ce n’était pas leur barque. Meme chose vers 3h : un signal a été capté d’une barque en panne d’essence à 15 km de la Sardaigne.Ce n’était pas la leur, mais probablement celle du groupe qui aurait attaqué le canot de Younès et Hicham. «On m’a raconté qu’une fois au large, une autre barque s’est approchée et un certain Annabi dénommé Daïdou les attaqués avec une épée. Parait-il, Younes a essayé de le repousser avec un fumigène.Quand le feu s’est éteint, il aurait dit à ses amis de rejoindre l’autre barque le temps qu’il repousse l’agresseur. Il s’est sacrifié pour les autres, il a toujours été comme ça», ajoute M. Zikara. «Je ne sais plus qui ni quoi croire. Il y en a qui m’ont dit qu’il a été blessé, d’autres qu’il est tombé de la barque… Je n’ai aucune information sûre, je laisse mon destin à Dieu je n’ai que lui», lance M. Zikara, qui fond en larmes.Livrée à elle-même, la famille Zikara a depuis ce jour frappé toutes les portes pour avoir une éventuelle information sur le sort de ses deux enfants. «Je ne les ai même pas vus, je n’ai pas eu le temps de les prendre dans mes bras, je n’ai pas pu les embrasser… Ma foi en Dieu est grande, s’ils sont vivants j’espère qu’il me les rendra, s’ils sont morts, je suis consciente que c’est le destin et que Dieu a voulu ainsi», pleure madame Zikara. Mais le pire, c’est qu’elle n’est pas la seule.Plusieurs mamans pleurent leurs enfants et attendent de leurs nouvelles. Rien que depuis le début novembre, plusieurs villes ont été bouleversées par le phénomène harga. Des jeunes à la fleur d’âge prennent les barques pour «fuir» leur pays, laissant des familles affligées. Pour finir dans des centres de détention européens, en prison ou parfois comme nourriture des poissons…HandicapéA Bab El Oued, Nacéra Kherza n’a aucune nouvelle de son fils Kamel, 19 ans, depuis le 22 novembre. Il a pris le large depuis Annaba, vendredi 23. «Kamel s’est fait percuter par une voiture. Il était en convalescence, je n’aurais jamais pensé qu’il songeait de partir de cette façon, malgré le fait qu’il lui est arrivé d’exprimer sa volonté de quitter le pays»,explique Nacéra. En effet, le jeune homme, attardé mental et titulaire d’une carte de handicapé, en avait marre de sa situation. Toute sa vie, il n’a eu aucune prise en charge adéquate à son cas.Pour aller à l’école, il devait se déplacer chaque jour de Bab El Oued à Ben Aknoun, par manque de classe intégrée. Ce qui ne l’a pas encouragé à aller de l’avant dans ses études. Il n’a fait que les quatre années du palier primaire. Ce 22 novembre, Kamel est sorti acheter du café.Du moins, c’est ce qu’il a dit à sa mère. Car une fois dehors, un autre programme l’attendait. «Il m’a appelée pour me dire qu’il allait passer la nuit chez un ami à lui. Il n’arrêtait pas de me dire ne t’inquiète pas yema, il ne m’arrivera rien… Il me disait de prendre soin de moi et je la maison. Au bout du fil, je riais, je ne savais pas que c’était peut-être la dernière fois que je parlais à mon enfant», se rappelle-t-elle, les larmes aux yeux. Kamel savait très bien que le chemin qu’il s’apprêtait à prendre n’était pas facile.Même programme que les frères Zikara, avec un groupe de jeunes du quartier, il a pris la route vers Annaba, pour ensuite prendre la mer vers l’Italie. «Je n’étais pas tranquille ce jour-là. Kamel n’avais pas pris ses médicaments, je m’inquiétais beaucoup, surtout depuis l’accident qu’il a eu», explique Nacéra. Et de continuer : «On est resté sans nouvelles jusqu’au lendemain. Kamel n’avait pas de téléphone, c’est sur le portable de son ami qu’on a essayé de le joindre, mais rien, ça ne passait pas.»DeuilPlus de 24 heures passent. Samedi vers 2h, le frère aîné a reçu un appel. «Kamel a tenté une harga depuis Annaba, mais leur barque s’est renversée en mer.» A l’aube, par peur de sa réaction, on a dit à Nacéra que Kamel avait été à Annaba avec son ami pour acheter de la marchandise et qu’il a été arrêté par la police.«Mon fils est tout de suite parti à Annaba. Je n’ai pas pu rester à la maison à attendre, j’ai pris les papiers de Kamel, sa carte de handicapé, et je l’ai suivi. Je me suis retrouvée seule à rôder dans cette ville où je ne connaissais personne. Je ne savais pas quoi faire ni où aller, je suis donc rentrée sur Alger.C’est là que j’ai eu la vraie version. Que mon fils de 19 ans a pris un canot pour quitter le pays !» Le lendemain, deux des compagnons de Kamel rentrent chez eux. Ils expliquent à M. Kherza qu’en effet, le canot s’est renversé et qu’ils ont pu regagner la terre, contrairement aux autres dont ils ignorent le sort. Selon ces derniers, le nombre des personnes disparues est de sept. Jusqu’à aujourd’hui, Nacéra Kherza n’a pas eu de nouvelle de son fils. Elle ne sais pas s’il est mort ou vivant.Un jour sur deux, elle se rend aux services de la marine de la pêcherie, afin de relancer les recherches et dans l’espoir d’avoir du nouveau. «J’ai foi en Dieu, je veux avoir des nouvelles de mon fils… S’il est mort, je veux au moins avoir ses vêtements pour calmer mon chagrin… (Pleurs) Mais rien n’a été rejeté par la mer, il n’a non plus été confirmé que leur barque a coulé… Rien, nous n’avons aucune information capable de nous aider à passer cette peine. Nous sommes livrés à nous-mêmes… Seul Dieu connaît le secret de ce qui lui est arrivé», déplore Nacéra.Selon cette dernière, Kamel a à plusieurs reprises dit qu’il voulait quitter le pays. Mais la goutte qui a fait déborder le vase, est «la suppression du marché des Trois Horloges et du marché de dlala de Bab El Oued». En effet, le jeune homme se débrouillait bien dans le commerce. Avec son frère, ils achetaient des survêtements et des baskets pour les revendre sur le marché de dlala (marché informel). «Il ne trouvait plus quoi faire depuis.En plus, il a toujours été victime des forces de l’ordre. On lui a saisi sa marchandise à plusieurs reprises, pris au commissariat de nombreuses fois… Avec sa fragilité mentale, Kamel prenait ça comme une sorte d’acharnement», explique Madame Kherza. Pendant que ces mamans, et plusieurs autres, sont en attente de nouvelles – bonnes ou mauvaises – de leurs enfants, l’Algérie continue de voir partir ses jeunes. Elle a dit : Les harraga peuvent être partagés en 3 catégories1 – Ceux qui sont désespérés de voir leur vie leur échapper et qui décident de partir quel que soit le risque et «tant pis si je meurs, takoulni houta oua ma takoulniche douda» dans le sens où il vaut mieux être mangé par les poissons au vrai sens du mot que de pourrir dans une vie qui n’a pas de sens.2 – Ceux qui sont dans le rêve et du coup n’évaluent pas le risque, «mourir en mer ça n’arrive qu’aux autres». On se prépare bien, il n’y a pas de risque. Dans ce cas il y a un déni du risque et de la mort. Le harrag se projette et se voit déjà ailleurs, mais c’est le désir de vivre qui est le plus fort. Il ne cherche pas à mourir, mais il meurt en prenant trop de risques.3 – Ceux qui considèrent que la vie dans leur pays n’est pas intéressante. «Ma mentalité, ma philosophie de vie est faite pour là-bas et non ici…»C’est le cas de Karim qui a essayé neuf ou dix fois. Il a un magasin, de l’argent, une villa, sa famille est aisée. Son rêve est d’être «là-bas». Un de ses copains harrag et a réussi à avoir ses papiers et il a vécu ce fait comme un échec personnel et n’a de cesse de recommencer…Ce qu’il faut comprendre, c’est que la harga ne date pas d’hier, elle a été exacerbée par le visa. Avant, dans les années 1970-1980, on parlait «d’embarquement clandestin», on trouvait des ados cachés sous des cordages, dans des bateaux… Ils savent qu’ils risquent de mourir, mais écartent l’idée et se disent que «ça vaut la peine, si je réussis, j’aurais la belle vie».C’est également un phénomène mondial : il y a bien sûr la misère financière et matérielle, mais il y a aussi l’esprit d’aventure de la jeunesse, ensuite l’attirance des pays riches qui miroitent, paraissent sans problème et incarnent l’esprit de réussite, de brillant, de vie… Il faut rappeler pour les pays musulmans la crise globale : économique, sociale, culturelle.Le manque de perspectives et le poids des coutumes et du religieux qui pèsent de tout leur poids sur la vie des musulmans et obligent les jeunes à l’hypocrisie et au mensonge, alors ces jeunes veulent être ailleurs, vivre leur vie, gagner assez d’argent pour vivre décemment. Ils pensent que lorsqu’on gagne 1200 euros on a la belle vie.Ce n’est bien sûr que des rêves puisque la plupart des harraga restent des années dans la clandestinité, dans la misère matérielle et affective. Il y a eu un documentaire fait par une jeune scénariste sur les clandestins en France, malheureusement, il n’a pas été suffisamment exploité pour montrer aux jeunes que est la vie misérable d’un clandestin en Europe…Professeur Badra Mouatassem Mimouni. Directrice de recherche au Crasc et enseignante au département de psychologie de l’université d’Oran.
21 Dec 2018 à 14:01
RACHAT DES PARTS DE “BEN M’HIDI” PAR DES PRODUCTEURS PRIVÉS “Ce film n’appartient pas à Bachir Derraïs”
Plusieurs producteurs privés sont intéressés par le rachat des droits du film, à cet effet, le ministre de la Culture a répondu catégoriquement que “Ben M’hidi appartient à ses financeurs et non pas au producteur exécutif”.Suite à l’interdiction de sortie en salles du film Ben M’hidi de Bachir Derraïs par le ministère des Moudjahidine, des producteurs privés sont intéressés par le rachat des droits du biopic.Apparemment, cette proposition a déplu aux ministères concernés, à savoir celui des Moudjahidine qui détient 29% des parts, et celui de la Culture qui en détient 40%. “Ce film n’est pas la propriété de Bachir Derraïs, il appartient à ses financeurs, alors que le réalisateur n’est que le producteur exécutif”, a déclaré Azzedine Mihoubi, dans un point de presse, organisé mardi à l’Opéra d’Alger, lors de l’ouverture du Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes. Tout en poursuivant : “Nous nous efforçons à faire sortir ce film de cette impasse. Car, il est honteux que Larbi Ben M’hidi soit au milieu d’une telle polémique, il ne doit pas rester otage de cette situation.”À ce propos, le ministre a rappelé que “le public a pu assister à la projection de tous les films réalisés après ce biopic, tandis que celui de Derraïs est à sa sixième année”. Et de préciser : “Les ministères de la Culture et des Moudjahidine, se sont mis d’accord pour que le film sorte de ce tourbillon. Nous voulons qu’il soit projeté dans le respectde la loi.”Concernant, les 45 réserves émises par la commission de visionnage “soit la suppression de 60% du long métrage”, Mihoubi a expliqué : “Cette commission a demandé à Derraïs de revoir pour la troisième fois les réserves émises sur le film. C’est une autre chance que nous offrons au réalisateur mais s’il n’y a pas de résultats concluants, il y a d’autres solutions légales.” Et d’ajouter : “Nous allons appliquer la loi, ce long métrage, comme pour tous les films, est régi par des textes de loi et des accords.” Le ministre de la Culture a, par ailleurs, tenu à rappeler que la commission est composée de “spécialistes et d’historiens dont la mission est l’étude des films relatifsà l’histoire réelle du pays. Un réalisateur qui devient historien, cela n’arrive que dans notre pays !” Tout en s’interrogeant : “Pourquoi la commission n’a pas sanctionné les autres films sur la Révolution ? Nous n’avons connu aucune difficulté car ces réalisateurs ont respecté le scénario original. Alors que Bachir Derraïs a apporté des changements qui touchent le fond de l’histoire.”
21 Dec 2018 à 13:52




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La mémoire et l'oubli

Société - Cinéma - 16 Dec 2017 à 22:52


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Agerruj YETTWAFREN: Une aventure... Un talent

Société - Cinéma - 06 Juin 2016 à 21:51

Cinématique de TIZI-OUZOU, heure 14 h, les lumières s'éteignent et le film commence. Ce long-métrage intitulé "#Agerruj_YETTWAFREN" (Le Trésor caché) raconte l'histoire de deux étudiants Thiziri et Mayas qui cherchent un thème pour leur mémoire de fin d'études. Thiziri , désorientée par le fait de ne pas encore trouvé un thème à l'instar de ces camarades, raconte à son amie l'embarras dans lequel elle se trouve. Celle-ci lui propose de travailler sur le Trésor "Agerruj". Un trésor caché dont seul l'artisan-bijoutier, du village connaît l'histoire. Le vieil homme leur conta l'histoire du trésor perdu et les orienta vers le village où ce trésor aurait été perdu. Arrivés au village, on les conseilla de se rendre chez la veuve d'un forgeron décédé qui aurait su où et comment arriver à ce trésor. AU CARREFOUR DES VALEURS En empruntant le chemin de l'aventure qui les mena très loin dans la découverte d'impressionnantes coutumes que les deux étudiants, citadins qu'il sont, ne s’en étaient jamais atendus. Dans le village où les deux hôtes passeront plus de temps qu'il croyaient, il sont transportés dans la nostalgie des temps anciens. La modestie et surtout la générosité sont les jalons de nos ancêtres. Autant de qualités dont les deux "intrus" ignoraient la portée et la profondeur. "Agerruj" signifie pour les deux universitaires des bijoux anciens qui se vendrait à un prix exorbitant, mais pour les habitants du villages ça constitue un repère identitaire, un ancrage ancestral enraciné et une terre fertile. Des racines qui percent des millénaires transmis par nos grand-mères autour du chaleureux feu du "Kanoun". UN PUBLIC APPLAUDISSEUR " Ce film que je considère comme étant d'une valeur morale inestimable, doit faire partie du programme pédagogique pour accompagner l'enseignement de Tamazight afin de donner un aspect pratique à son apprentissage" commente une spectatrice,toute contente. Le public était particulièrement satisfait par la qualité de l'image, du sens et de du scénario qui font défaut dans certaines productions cinématographiques malgré les moyens colossaux qui sont mis à disposition du réalisateur tant financières que techniques. Sur ce point un acteur renommé ayant joué un rôle dans le film dira que "réaliser un tel exploi avec des modestes moyens relève presque du miracle. Il y a des gens qui font peu avec beaucoup de moyens mais d'autres avec peu de moyens, il font des choses grandioses!", un témoignage fort significatif ! CHAPEAU BAS À revoir ce film, on croirait admirer le produit d'un chevronné réalisateur habitué au milieu du septième art et surtout d'un quinquagénaire ou même sexagénaire ayant la nostalgie de ses souvenirs d'enfance. Aziz Chelmouni, Trente-sept ans, citoyen de Makouda, qui comptabilise à son actif la réalisation de deux film dont le premier est intitulé "Tamacahout N'Seliyouna". La manière dont il a usé de son génie laisse à prédire un avenir prometteur à ce jeune talentueux. Une initiative salutaire à encourager pour que les générations futures ne soient pas en "décalage" culturel avec leurd aïeux. Actu33

La femme non voilée: Le trouble obsessionnel du conservateur rétrograde algérien Par Aziz Benyahia

Société - Femme Algérienne - 07 Juin 2016 à 17:17

Question :A quoi reconnaît-on un islamiste conservateur et rétrograde ? Réponse :Il manifeste un Trouble Obsessionnel du Comportement ( TOC ) dès qu’il voit une femme non voilée. On assiste depuis quelques jours à une recrudescence de cette maladie si l’on en croit la presse. Les journaux font état d’un foyer infectieux qui s’est déclaré à l’Ecole Normale Supérieure de Bouzaréah. Vous savez, c’est dans cet établissement qui date de la colonisation que l’on forme le gratin de nos enseignantes, celles qui ont la lourde charge de préparer nos élites de demain. Ces futures enseignantes sont « priées » de se voiler, pour « voiler leur honneur ». C’est ce qu’on lit sur les affiches placardées dans l’école. Une véritable campagne sérieusement orchestrée. Dans l’univers de ces messieurs, une femme qui ne se voile pas, se déshonore et mérite par conséquent le sort réservé aux catins et aux femmes de petite vertu. Et chez ceux-là, le châtiment va de la lapidation au meurtre. Les psychiatres nous expliquent que cet instinct dominateur chez l’homme traduit un sentiment de frustration dans les sociétés misogynes et fermées. Chez les obsédés sexuels, la femme sera toujours l’objet de désir permanent mais elle devient Satan après qu’elle eut servi. Elle est aussitôt maudite pour avoir fait céder la digue de l’interdit et coupable d’avoir inspiré le viol. C’est ce raisonnement qui aboutit à la diabolisation de la femme. L’homme n’est pas coupable de faiblesse, il est victime de l’ensorcellement de la femme. Et c’est donc elle qui est fautive. Rien ne les arrête. Ils n’hésitent plus à déformer l’esprit et la lettre du texte sacré, en faisant croire que le voile et ses mystérieuses variantes ( #niqab, #jilbab, #burqa ) sont des obligations canoniques. A les croire, Khadija, épouse du Prophète (Asws), conduisait sa caravane par 50 degrés à travers le désert inhospitalier d’Arabie et vêtue de noir de pied en cape, sans oublier les gants et les chaussettes noires. On n’en viendrait à rire du grotesque du tableau n’était la gravité de la situation de la femme en pays musulman. Récemment, une saoudienne pilote de chasse, interviewée à la télévision, déclarait non sans un brin d’humour, qu’elle n’avait pas le droit de conduire de voiture dans son pays. Le ridicule ne tue plus décidément. Il faut quand même dire qu’il faut être singulièrement taré pour penser que les musulmans auront rejoint le peloton de tête des nations civilisées le jour où ils auront entre autre, définitivement voilé leurs femmes. Défense de rire ! La plupart des dirigeants des Pays musulmans le pensent ou feignent de le penser. Mais le résultat ne change pas. Ils veulent mettre sous l’éteignoir la moitié de l’humanité puisqu’ils pensent que la destinée des femmes c’est de faire des enfants et de s’occuper de leur éducation. A cette allure, le statut de la femme n’atteindra pas en matière de liberté le niveau qu’il avait atteint du temps du Prophète (Asws) voire même quelques siècles plus tard. Aux premiers temps de l’islam les femmes venaient défier les hommes dans les joutes poétiques et sur le terrain des affaires. C’est une femme qui dirigeait de main de maître le grand marché de La Mecque. Les femmes prenaient part aux travaux de recherche dans « Dar el Hikma » à Bagdad, au Caire ou à Cordoue. On n’y parlait pas de voile. On venait y chercher la science et le savoir. C’est une tunisienne Fatima el Fihria qui a créé en 859 la qaraouiyine, première université du Monde à Fès au Maroc. Elle et sa sœur, se présentaient à visage découvert et participaient à la vie de la Cité au milieu des hommes. Autres temps, autres mœurs. A l’époque, le bouillonnement des idées, l’esprit d’ouverture et la recherche du savoir éclipsaient toute considération de virilité mal placée ou de domination fantasmée du mâle. Aujourd’hui, les nouveaux prédicateurs ont choisi une autre voie. Avec eux, l’islam doit être dépouillé de sa spiritualité pour laisser place aux apparences et aux approximations. Peu leur importe la mise à l’écart de la femme et son exclusion de la bataille pour le progrès. L’essentiel est que les apparences soient sauves, quitte à rester à la traîne du reste du monde. Qui aurait pensé qu’un jour, chez nous, on assisterait à ce genre de suicide. Dans les périodes les plus noires de la colonisation et les plus incertaines, nous puisions dans l’islam de nos parents l’énergie qui nous a permis de soulever des montagnes à mains nues. C’est vrai qu’on ne parlait pas de niqab, ni de jelbab, ni de hijab, mais du haïk, bien de chez nous, lui, qui avait la magie de forcer le respect et de nous faire baisser les yeux et la voix par réflexe de bonne éducation et par sens de l’honneur, précisément, au passage de ces silhouettes toutes de blanc vêtues et autrement plus élégantes et plus rassurantes. Source: #algeriefocus

La statue de Hocine Ait Ahmed inaugurée à Ath Ouacif

Société - FFS - 16 Avril 2016 à 09:33

La statue de feu Hocine #Aît_Ahmed a été inaugurée ce vendredi 15 avril dans la commune de Ath Ouacif, dans la wilaya de Tizi Ouzou, ont rapporté hier des sources locales sur les réseaux sociaux. Plusieurs cadres et militants du parti du Front des Forces Socialistes (FFS) ainsi que des habitants de la commune Ath #Ouacif ont assisté à la cérémonie d’inauguration de cette statue. Cette oeuvre composée de résine représente le fondateur du #FFS debout, son imperméable sur son avant-bras gauche et tenant un livre de la même main. Cette représentation du militant pour l’indépendance et la démocratie en Algérie, initiative de l’APC et financée également par l’#APW, a été réalisée par trois jeunes artistes. Il s’agit de Ahcène Blibek, Hamid Ferdi et Salmi Samir, trois “beaux-aristes”, diplômés de l’École Régionale des Beaux Arts d’Azazga (ERBAA). L’oeuvre de ces trois sculpteurs a ainsi été inaugurée quelques jours avant celle de l’écrivain et anthropologue Mouloud #Mammeri, programmée pour le #20avril prochain à #Ath_Yenni, à l’occasion du 36e anniversaire du #Printemps #berbère. Source HUFFPOSTE ALGÉRIE

Celia Ould Mohand ; Le grand cadeau pour moi, c’est le public

Société - Chanson kabyle - 30 Mar 2016 à 14:58

De passage à Tizi-Ouzou, la petite princesse de la chanson kabyle ne s’attendait pas, à cet accueil extraordinaire de la part de la population. Entre deux séances de photos, la star a bien voulu répondre à nos questions. La Dépêche de Kabylie : ça fait belle lurette que vous êtes dans la chanson, racontez-nous vos débuts dans ce domaine… Celia Ould Mohand : j’ai été dans ce domaine depuis mon enfance. J’avais à peine 4 ans quand j’ai commencé à fréquenter l’atelier de musique et du théâtre à l’association ‘’Numidia’’ d’Oran. Mes parents ont remarqué cette passion en moi, donc ils m’ont orienté vers cette association. C’était vraiment une aubaine pour moi. Le contact avec ce milieu m’a propulsé et m’a permis d’aller de l’avant. Par la suite, j’ai eu l’opportunité de me produire dans des festivals : le premier était celui de l’association ‘’Raconte-arts’’. Et puis, quelques années plus tard, c’est ma première scène. Un enchaînement extraordinaire, j’allais d’un festival à un autre ; d’une fête à une autre. Un peu fatiguant mais ça vaut le coup. Vous avez décroché plusieurs prix auparavant. Parlez-nous en… En 2012, j’ai eu le troisième prix de la chanson oranaise. En 2013, le deuxième prix de la chanson kabyle à Béjaïa et en 2014/2015, le premier prix de la chanson amazighe à Tizi-Ouzou. Et la sélection avec Alhan oua chabab, cela s’est passé comment ? J’ai fait le premier casting à Oran, puisque c’est là-bas que je vis. Ensuite, un deuxième casting national à Alger pour le choix d’une liste de 70 candidats et enfin le dernier casting était pour la sélection de 21 finalistes qui ont intégré, par la suite, l’école d’Alhan Wa Chabab et j’étais, comme vous le savez, parmi eux. Parlez-nous un peu de cette école C’est vraiment une école. Il y a tout un programme là-bas. Il y a le sport, ensuite les cours et les répétitions. Une famille des grandes voix. Les candidats chantent dans toutes les langues. Même les arabophones interprètent des chansons en kabyle, n’est-ce pas ? À l’intérieur de l’école, on ne pense ni à la langue ni à la musique. Notre souci majeur réside dans la prestation : comment tu chanteras et ce que tu donneras. D’ailleurs, des arabophones ne maîtrisant aucun mot du kabyle, chantaient des chansons en cette langue. Vous vous attendiez à cette consécration ? Au début, je ne pouvais pas savoir puisque c’était les 21 meilleures voix. Mais vers la fin, je commençais à me poser des questions, j’avais un grand espoir quand-même, d’autant plus que je n’étais jamais nominée, et puis voilà ! Une campagne de dénigrement contre la personne de Dariassa a enflammé les réseaux sociaux. D’après les internautes, Dariassa aurait interdit à Noufel de chanter une chanson de Matoub… Ce n’est pas vrai, d’ailleurs on a fait le démenti à la radio. Il ne lui a jamais interdit de chanter la chanson de Matoub. D’ailleurs, Noufel était souvent repêché par le public Il mérite. Il s’est donné à fond. Les téléspectateurs ont apprécié son engagement et sa persévérance. Ce prix est une autre motivation pour vous je pense ? Avant tout, c’est une grande publicité pour moi. Au début, j’ai été connue seulement en Kabylie et un peu moins à Oran, mais avec Alhan Wa Chabab, une autre porte m’est ouverte, mon public s’est élargi : il est devenu national. Des projets ? Un album avec l’équipe d’Alhan Wa Chabab fait partie de ce prix. Donc, je l’espère de tout cœur. On dit que vous avez reçu un milliard de centimes et un appartement, en plus du micro d’or, est-ce vrai ? J’ai reçu le micro d’or et trois cents millions de centimes. Le grand cadeau pour moi, c’est le public. Un conseil pour les jeunes chanteurs... Avant tout, Alhan Wa Chabab est une école. Elle nous apprend beaucoup de choses. Mais, il n’st pas facile d’y accéder, il faut être persévérant et imposant. Dans quelques jours, l’association ‘’Arraw n Gaya’’ organise, ici, à Tizi-Ouzou, une présélection au concours national de la chanson amazighe. Un mot pour les candidats qui s’y présenteront puisque vous étiez déjà passée par là ? J’encourage les jeunes à y participer. C’est ce concours là qui m’a ouvert les portes et m’a incitée à suivre cette voie. Votre dernier mot… Je vous remercie, je remercie tous les gens qui ont voté pour moi. C’est grâce à eux que j’ai eu ce prix. Merci pour votre journal, La Dépêche de Kabylie pour cet entretien. Source La Dépêche de kabylie

J’ai été de ceux qui ont tenté de réconcilier Aït Ahmed et Ben Bella

Société - Histoire - 27 Mai 2016 à 13:25

Du Cameroun à la France, en passant par l’#Algérie, #Hervé #Bourges, ancien responsable de l’audiovisuel français, raconte dans un nouvel ouvrage ses rencontres avec des personnalités politiques. Sous forme d’abécédaire, on découvre dans J’ai trop peu de temps à vivre pour perdre ce peu, son 15e ouvrage, ses relations avec des ministres, des hommes et femmes de communication, des présidents ainsi que ses liens avec les hommes d’Etat algériens au début des années 60’. - Pourquoi avez-vous choisi de raconter vos rencontres avec des hommes d’Etat algériens dans votre livre ? J’ai vécu une vie multiple. L’Algérie en est une partie essentielle qui a marqué ma vie. Je suis arrivé en Algérie pour mon service militaire alors que, militant anti-colonialiste, je luttais contre la guerre. Ensuite, je suis resté aux côtés du président Ben Bella jusqu’en 1967. J’ai connu tous les responsables, j’ai été celui qui a tenté de réconcilier #Aït_Ahmed et #Ben_Bella. Mais je ne me suis pas mêlé des conflits internes, j’ai voulu rester ami avec tous ces hommes-là, malgré leurs divergences. - Quels souvenirs gardez-vous des hommes qui deviendront présidents ? A cette époque-là, j’avais une grande admiration pour Mohamed #Boudiaf, qui avait l’image d’un grand révolutionnaire, d’un homme droit et honnête. J’ai aussi connu Abdelaziz Bouteflika, qui tenait de grands discours évocateurs d’un avenir apaisé. Mais cela ne s’est pas réalisé. Le président est aujourd’hui quelqu’un pour qui j’ai de l’estime. - Quel lien avez-vous conservé avec l’Algérie aujourd’hui ? Mon attachement à l’Algérie n’est pas que politique. J’ai gardé des relations avec des gens qui n’ont pas eu de responsabilités, et qui restent mes amis, comme les jeunes que j’ai rencontrés près de Sétif lors de mon service militaire. Aujourd’hui, je me bats pour la francophonie, pour la diversité en France, mais aussi pour que les relations entre la France et l’Algérie soient saines, dans le respect de l’indépendance des deux pays. Hervé Bourgesi Agé de 83 ans, Hervé Bourges, journaliste, a dirigé plusieurs médias audiovisuels français avant de prendre la tête du Conseil supérieur de l’audiovisuel en 1995. Passioné de théâtre, il met en scène Antigone dans les ruines de Djemila alors qu’il est envoyé en Algérie pour son service militaire. Il a été conseiller d’Ahmed Ben Bella à l’indépendance de l’Algérie. Il prépare son 16e ouvrage, Dictionnaire amoureux de l’Afrique, aux éditions Plon. Source EL WATAN

De l’impuissance des hommes à la puissance des mots

Société - Algérie - 02 Sep 2017 à 22:32

“... le droit temporairement bafoué est plus fort que le mal triomphant ... Je crois que ce que des hommes centrés sur eux-mêmes ont détruit, des hommes centrés sur les autres pourront le reconstruire”, Martin Luther KingOn ne meurt pas parce qu’on est malade, on souffre lorsqu’on est malade et c’est parce qu’il peut mourir qu’il arrive à l’homme d’être malade. On ne meurt pas, non plus, parce qu’on est vieux, on manque de ressource seulement lorsqu’on est vieux, parce que notre corps peine à réparer les dommages dus au vieillissement. L’homme meurt par honte ou par impuissance.Honte et impuissance sont deux mots qui nous parlent, qui raisonnent au plus profond de chacun de nous mais qui demeurent du domaine de l’incompris et du peu exploré, pourtant ce sont deux émotions qui jalonnent toute notre existence. Ces deux mots provoquent en nous des sentiments mitigés allant du blocage à l’empêchement, en passant par le repli et le renoncement.La honte est une émotion assassine qui conduit l’homme à l’inertie, au renoncement et à l’emmurement. Le sentiment d’impuissance le renvoie à son incapacité morale, relationnelle ou opérationnelle de faire face à une situation et le confronte à son seuil d’incompétence. Lorsque l’homme se trouve, en plus, privé de ses capacités à faire face à la situation, la honte s’installe alors pour alimenter son impuissance et cette dernière renforcera la honte de ne pouvoir changer sa situation.L’impuissance acquise est cette forme d’immobilisme, d’abandon induit par une conviction que l’on acquiert d’expérience, souvent malheureuse, qu’il n’y a aucune solution, qu’on ne peut rien faire pour changer les choses. Elle n’est jamais définitive, elle est réversible, l’expérience l’a démontré et l’histoire l’a toujours confirmé. Ceux qui tablent sur l’impuissance acquise oublient leurs propres postulats : la possibilité pour l’homme de retrouver sa puissance par sa capacité à apprendre (90% de nos comportements sont des acquis, désapprendre n’a jamais été possible), à renouveler sa connaissance, à s’adapter et à changer sa vie. L’homme a toujours eu cette faculté, extraordinaire, non seulement à trouver les moyens nécessaires pour atteindre des objectifs et régler des problématiques, mais aussi et surtout à combiner ceux à sa disposition s’ils ne sont pas adaptés à la situation ou même à en concevoir de nouveaux.Sans porter de jugement sur les actions des hommes, ni douter de la sincérité de leurs engagements, encore moins jeter l’anathème sur leur décision, le but étant, au contraire, de reconnaître la portée de leur actions et l’utilité de leur contributions, je constate amèrement, la démission de nombre de nos concitoyens et leur retrait du paysage qu’ils ont, pour un temps, occupé.D’abord Monsieur Hafid Derradji, célèbre journaliste et commentateur sportif reconnu, qui décide d’arrêter d’animer une rubrique tenue à TSA dans la langue de Molière. Ensuite, l’éminent professeur et intellectuel Monsieur Omar Aktouf, plusieurs fois primé sous d’autres cieux, qui décide de ne plus participer au débat national. Enfin, le non moins célèbre et sociologue engagé Monsieur Nacer Djabi qui décide de se retirer de l’université. Tous ont un point commun, ils ont dénoncé et ont renoncé.Une différence, du moins apparente, subsiste. L’un arrête par ce qu’un être cher le lui a demandé, l’autre parce qu’il considère que ses travaux n’ont pas eu l’intérêt qu’il serait en droit d’espérer et parce qu’il ne supporte plus les critiques dont il est systématiquement l’objet, et le dernier par impuissance. En réalité tous renoncent par impuissance. “Partir c’est mourir un peu”, disait Alphonse Allais. C’est mourir tout court, je dirai. Quitter son lectorat, ses débats, son université, c’est effectivement mourir pour eux et même si on vous retrouve, sur d’autres lieux, sous d’autres formes et avec de nouveaux projets, vous serez effectivement et définitivement mort pour ce à quoi vous avez renoncé un jour. Personne ne peut réduire l’homme au silence, sa liberté n’est pas confiscable. D’abord parce que la nature de l’homme est plus encline à la liberté qu’à la soumission. Ensuite, parce que l’homme est instinctivement nourri par la passion de vivre pleinement sa liberté en la défendant de toutes ses forces. Enfin, parce que même soumis, même docile, l’homme sait qu’il ne sera pas à l’abri tant qu’il aura quelque chose à consentir, à perdre.Les gens font couramment un amalgame entre contre-pouvoir et anti-pouvoir. Si ce dernier peut être légitimement considéré comme subversif, le premier est, tout naturellement, une composante essentielle de la démocratie. Ce manque d’espace pour le contre-pouvoir, ce manque de possible, nourri dangereusement l’anti-pouvoir, on glisse alors d’une pratique fondatrice vers une pratique destructrice et ne pas le comprendre révèle un manque flagrant de compétences sociales.Un intellectuel n’a pas besoin de mandat, il n’a pas de champ de compétence, il se mêle de tout, tout le regarde et rien ne lui échappe. Il est seul et n’a de place avec personne, il n’arrive plus à se situer dans l’univers social, il ne le veut pas et il n’est pas censé le faire. Il sera peut-être, certainement et souvent, blâmé, ses positions décriées mais jamais remercié, ni, en son vivant ou parmi les siens, reconnu.Les bouleversements observés dans notre monde d’aujourd’hui, notamment dans les moyens d’expression, de communication et d’information et des possibilités de partage et d’échange, conjugués au rôle d’acteur de moins en moins assumé par les intellectuels au profits de celui, plus confortable, de simple commentateur, nous poussent à penser que ce rôle est désormais de la responsabilité de chacun de nous.Alors même si des dizaines arrêtent d’alimenter le débat public, cessent d’irriguer la pensée critique, de contribuer à l’éclosion de nouvelles idées, des centaines d’autres les relayeront : “L’Algérie est un pneu increvable”, comme aimait à le répéter si bien, si fort, feu Houari Boumediene.