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La mémoire et l'oubli

Société - Cinéma






En novembre 2017, on a pu voir sur certains écrans un documentaire d'un genre original et très personnel, Carré 35. Il est l'œuvre d'Eric Caravaca, connu surtout comme acteur, mais proche de certains écrivains comme son ami et collaborateur Arnaud Cathrine. Son documentaire se présente comme une enquête, au sein de sa famille et d'abord auprès de sa propre mère, à propos d'un fait singulier qu'il découvre tardivement.

Avant sa naissance (1956) et celle de son frère, ses parents ont eu une petite fille morte à l'âge de trois ans d'une maladie cardiaque au dire de sa mère. La bizarrerie vient du fait qu'on n'en a jamais parlé dans la famille et que toute espèce de traces, photos ou films, ont complètement disparu. Le réalisateur découvre peu à peu que cette petite fille était trisomique, ce que sa mère se refuse à admettre, et c'est sur ce déni ou cette occultation qu'il s'interroge principalement.

Cet événement s'est passé au moment où ses parents habitaient le Maroc, à Casablanca, (sans être pour autant des colons) mais n'allaient pas tarder à quitter le pays en train de devenir indépendant. Ces circonstances historiques suggèrent à Eric Carnavaca un rapprochement très intéressant, entre l'occultation d'un événement privé et familial et celle de la situation encore coloniale où ils vivaient à cette époque (impliquant une pratique quotidienne de l'aveuglement sur certains faits).

Voici ce que le réalisateur dit à ce propos dans un entretien au sujet de son film, pour lequel il a exhumé aussi bien les films en super-8 de sa famille que les images d'archives, longtemps taboues, des crimes des soldats français au Maroc et en Algérie: "Les mécanismes d'oubli, de censure et d'autocensure sont les mêmes (...) Mes parents n'avaient pas le comportement de colons, mais ils s'étaient habitués à ne pas voir ces exactions pourtant bien visibles. Ces trous de mémoire qu'on a fabriqués, la société française les paye encore cher aujourd'hui".




Cette suggestion du réalisateur fait apparaître la pauvre petite Christine, née et morte au Maroc dans le début des années 50, comme le symbole non pas seulement de tout ce qu'on a voulu occulter sur certains comportements coloniaux mais de tout ce à quoi des gens comme ses parents, qui étaient loin d'être les pires, opposaient une sorte de déni qu'on pourrait dire spontané et sans doute inconscient.

Il est donc clair que ce documentaire touche au problème très débattu de la mémoire ou des mémoires, sur lequel ont beaucoup débattu les historiens, notamment ceux de la Guerre d'Algérie, pour laquelle l'expression "guerre des mémoires" a justement été forgée.

Il n'est évidemment pas question de retracer tous les affrontements qu'elle désigne et qui ont parfois été violents. Peut-on considérer qu'on s'en dégage progressivement ? Oui peut-être mais non sans difficulté et risque de rechute. Le mieux est de s'en remettre au grand historien spécialiste de cette question, Benjamin Stora, dont le jugement à cet égard est nuancé.

Il indique la date de 2004 (plus de quarante ans donc après la fin de la guerre) comme une étape importante mais certainement pas définitive:  "En 2004 sort un ouvrage sur la guerre d'Algérie qui porte pour sous-titre : La fin de l'amnésie. Une trentaine d'historiens français et algériens travaillent ensemble pour la rédaction de ce livre d'histoire. La sensation d'absence, que j'avais pointée en 1991 dans mon ouvrage La Gangrène et l'Oubli, semble alors dépassée. La sortie de la dénégation, du silence, s'amorce et, désormais, le travail de réconciliation peut commencer. Et pourtant..."

Il se trouve qu'on parle beaucoup en ce moment du philosophe Paul Ricœur disparu aujourd'hui mais que le Président français Emmanuel Macron revendique comme son Maître. Or tout ce qui concerne la mémoire a été une des grandes préoccupations de ce philosophe, qui a écrit à ce sujet un livre considéré comme fondamental : La Mémoire, l'histoire, l'oubli (2000). De manière bien intéressante, l'importance qu'il accorde à la mémoire (évidemment indispensable et essentielle) va de pair avec ses mauvais usages ou usages dangereux. Il vaut la peine de réfléchir aux trois catégories dans lesquelles il range ces derniers : la mémoire empêchée, la mémoire manipulée et la mémoire abusivement commandée.

La première attire l'attention sur les difficultés du travail de remémoration. La deuxième, liée à l'idéologie, est le fait d'un gouvernement ou d'un pouvoir qui exploite des documents passés pour se légitimer au présent. La troisième, encore plus répandue, est ce qui se passe quand l'histoire dans sa version officielle est récitée par des écoliers ou quand l'hymne national est chanté avant des compétitions sportives ou lors de commémorations officielles et de fêtes nationales.

Paul Ricœur est un philosophe austère et sans complaisance, le commun des mortels s'efforce de résoudre au moins mal ses propres problèmes et l'on a un exemple de ce genre de tentative dans le roman d'Alice Zéniter intitulé L'art de perdre (2017). Elle est écrivaine française (jeune mais reconnue pour son talent déjà affirmé) et petite-fille de harkis. L'histoire qu'elle raconte est celle de sa famille, de 1930 à aujourd'hui, en France certes par la force des choses mais jamais loin par la pensée d'une Algérie qui reste son origine quoi qu'il en soit.

Naïma représente la troisième génération (celle de l'auteure elle-même, âgée de trente-et-un ans).

Pour se dégager de ce qui pèse sur elle, Naïma entreprend de mener une "enquête au pays" qui sera sûrement utile à sa libération. Son récit s'attache aux trois personnages les plus représentatifs d'une déjà longue histoire : le patriarche, le fils, la petite-fille. C'est ainsi que son roman est amené à évoquer trois époques et trois pans d'histoire personnelle et collective.


Ce faisant, il correspond pleinement à ce qu'on attend de ce genre littéraire, qui puise souvent sa matière dans un travail de mémoire, dont La Recherche du temps perdu de Proust reste le modèle inégalé. Entre histoire et fiction, le roman assume un mélange inévitable d'objectivité et de subjectivité.




Auteur

Nordine.B

Propriétaire du site www.actu-algerie.com

16 Dec 2017 à 22:52

Lu : 32 fois

Source : www.huffpostmaghreb.com


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Le producteur Youcef Goucem est décédé suite à ses brûlures
Le producteur et propriétaire de l’agence de production Gofilm, Youcef Goucem, qui s’est immolé par le feu il y a plus de deux semaines, devant les locaux de la chaîne de télévision #Dzair #TV, est décédé hier, à l’âge de 61 ans, à l’hôpital de Douéra, à Alger.Il sera enterré aujourd’hui, dans son village natal, Tamazirt, chef-lieu de la commune d’Irdjen, dans la daïra de Larbaâ Nath Irathen, à une vingtaine de kilomètres de Tizi Ouzou. La mort de #Youcef #Goucem est tombée tel un couperet dans le milieu du cinéma et de la production audiovisuelle en général.Arezki Oulhadj, administrateur et directeur de production chez Gofilm, que nous avons rencontré hier, dès l’annonce du décès de Goucem, nous a confié : «C’est vraiment triste de perdre un homme qui a beaucoup donné pour le domaine de l’audiovisuel. Youcef a toujours ouvert son entreprise aux jeunes pour apprendre le métier.Il a d’ailleurs formé beaucoup de jeunes sans contrepartie. Sa mort nous a beaucoup affligés.» Notons que Youcef Goucem, qui a produit plusieurs films pour la télévision algérienne, a laissé dernière lui une veuve et quatre enfants. Rappelons aussi que le 10 janvier, soit trois jours après son immolation, une lettre ouverte des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel a dénoncé l’injustice contre le producteur.«Quels moyens pouvons-nous déployer pour lui venir en aide et tenter de réparer l’irréparable ? Vers quelle entité légitime allons-nous nous tourner pour faire valoir ses droits et les nôtres ? Sous quel sceau allons-nous viser notre position unanime, afin de porter nos voix à qui de droit ?Jusqu’à quand allons-nous nous continuer à nous accommoder d’être les témoins passifs de nos incapacités à servir notre intérêt commun ? Quand allons-nous enfin fixer notre responsabilité, pour mieux considérer celle des autres», lit-on dans ce document. Et aussi : «Laissons Youcef se rétablir de ses blessures et sa famille panser ses traumatismes et mettons-nous au travail.Organisons-nous, créons des plateformes, hiérarchisons nos propositions, identifions-nous les uns aux autres, canalisons nos énergies, chassons toute tentation récurrente de division ou de clivage, sécurisons nos arrières, bâtissons des associations, rétablissons nos syndicats, œuvrons pour l’amélioration de nos rapports à nos institutions…»
25 Jan à 16:25
RACHAT DES PARTS DE “BEN M’HIDI” PAR DES PRODUCTEURS PRIVÉS “Ce film n’appartient pas à Bachir Derraïs”
Plusieurs producteurs privés sont intéressés par le rachat des droits du film, à cet effet, le ministre de la Culture a répondu catégoriquement que “Ben M’hidi appartient à ses financeurs et non pas au producteur exécutif”.Suite à l’interdiction de sortie en salles du film Ben M’hidi de Bachir Derraïs par le ministère des Moudjahidine, des producteurs privés sont intéressés par le rachat des droits du biopic.Apparemment, cette proposition a déplu aux ministères concernés, à savoir celui des Moudjahidine qui détient 29% des parts, et celui de la Culture qui en détient 40%. “Ce film n’est pas la propriété de Bachir Derraïs, il appartient à ses financeurs, alors que le réalisateur n’est que le producteur exécutif”, a déclaré Azzedine Mihoubi, dans un point de presse, organisé mardi à l’Opéra d’Alger, lors de l’ouverture du Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes. Tout en poursuivant : “Nous nous efforçons à faire sortir ce film de cette impasse. Car, il est honteux que Larbi Ben M’hidi soit au milieu d’une telle polémique, il ne doit pas rester otage de cette situation.”À ce propos, le ministre a rappelé que “le public a pu assister à la projection de tous les films réalisés après ce biopic, tandis que celui de Derraïs est à sa sixième année”. Et de préciser : “Les ministères de la Culture et des Moudjahidine, se sont mis d’accord pour que le film sorte de ce tourbillon. Nous voulons qu’il soit projeté dans le respectde la loi.”Concernant, les 45 réserves émises par la commission de visionnage “soit la suppression de 60% du long métrage”, Mihoubi a expliqué : “Cette commission a demandé à Derraïs de revoir pour la troisième fois les réserves émises sur le film. C’est une autre chance que nous offrons au réalisateur mais s’il n’y a pas de résultats concluants, il y a d’autres solutions légales.” Et d’ajouter : “Nous allons appliquer la loi, ce long métrage, comme pour tous les films, est régi par des textes de loi et des accords.” Le ministre de la Culture a, par ailleurs, tenu à rappeler que la commission est composée de “spécialistes et d’historiens dont la mission est l’étude des films relatifsà l’histoire réelle du pays. Un réalisateur qui devient historien, cela n’arrive que dans notre pays !” Tout en s’interrogeant : “Pourquoi la commission n’a pas sanctionné les autres films sur la Révolution ? Nous n’avons connu aucune difficulté car ces réalisateurs ont respecté le scénario original. Alors que Bachir Derraïs a apporté des changements qui touchent le fond de l’histoire.”
21 Dec 2018 à 13:52
Bachir Derrais, réalisateur : « Je n’ai pas voulu montrer comment Ben Bella a donné une gifle à Ben M’hidi »
ENTRETIEN. Bachir Derrais est le réalisateur du film « Ben M’hidi », interdit de projection en Algérie par le ministère des Moudjahidine pour non-respect du scénario.Le ministère, à travers le Centre national de recherches et d’études sur le mouvement national et la Révolution, demande au cinéaste de revoir sa copie.Une quarantaine de réserves lui ont été envoyées. Le scénariste, Mourad Bourboune a, de son côté, déclaré à TSA qu’il n’a pas été averti lors du début du tournage, qu’il n’a pas vu une seule image du film et qu’il n’a pas été payé.Bachir Derrais répond, dans cet entretien, aux réserves du ministère des Moujahidine, à Mourad Bourboune et à ceux qui lui ont reproché de dénaturer des faits historiques liés au parcours de Larbi Ben M’hidi, un des chefs de la Guerre de libération nationale et un des neuf fondateurs du FLN, exécuté sans jugement par les militaires français en 1957 à Alger.Mourad Bourboune, qui dit avoir écrit le scénario du film, révèle, dans une déclaration à TSA, n’avoir pas vu une image du film. Qu’en est-il exactement ?Hier, j’ai dîné chez lui (à Paris) et j’ai publié une vidéo sur Facebook. Donc, je ne sais pas pourquoi il parle de cela. Il y a un making-off, qui a été diffusé par El Djazairia One, où l’on voit Mourad Bourboune assister au tournage et au montage du film.A-t-il vu le film?Il a vu de grands extraits, mais il n’a pas vu la version finale du long-métrage.Mourad Bourboune dit également n’avoir pas été informé lors du début du tournage…Il faut savoir une chose, le scénariste du film n’est pas Mourad Bourboune, mais Abdelkrim Bahloul. Même le ministre de la Culture le dit. Boureboune a écrit un texte de 40 pages, repris par Bahloul pour le scénariser. Il a écrit un scénario de 120 pages. Dans un premier temps, Olivier Gorce (scénariste français) a développé le texte de Boureboune, mais la version finale, celle que nous avons tournée, est celle de Bahloul.A LIRE AUSSI : Le film « Ben M’hidi » interdit de projection en AlgérieBourboune ne peut pas affirmer qu’il n’était pas au courant par rapport au début de tournage. Par courtoisie, je lui ai fait visiter les lieux de la construction des décors. Cela dit, je tiens à rassurer l’opinion publique qu’il n’existe aucun problème avec Bourboune qui est comme un père pour moi, je le respecte beaucoup.Est-il vrai que le scénario a été changé entre ce qui a été présenté à la commission du FDATIC et ce qui a été réalisé ?Non. Tout ce qui a été dit par rapport à cette question est faux. C’est du mensonge. Nous n’avons pas changé le scénario. Le premier texte de Mourad Bourboune, comme je l’ai souligné, n’a pas été accepté par la commission du FDATIC. Il a été réécrit et une autre copie a été déposée au niveau de la commission (Bourboune a soutenu, dans sa déclaration à TSA, que son scénario a été déposé et lu par les commissions des ministère de la Culture et des Moudjahidine). Moi et Bahloul avons fait plusieurs voyages vers la vallée de la Soummam (Bejaïa), en Tunisie et ailleurs. Bahloul a vu les décors (en Tunisie) et a écrit certaines scènes en fonction de cela. Rien n’a été changé par rapport à la version de Bahloul. Cela dit, le réalisateur a apporté sa petite touche. Pendant le tournage, beaucoup de témoins sont venus nous voir comme Tayeb Thaâlbi, le compagnon de Ben M’hidi à Tlemcen. En plein tournage, Belaid Abane (neveu de Abane Ramdane) m’a conseillé d’aller le rencontrer. J’ai effectivement filmé Thaâlbi. Il m’a donné beaucoup de détails notamment sur les voyages de Ben M’hidi au Caire et au Maroc.Ceux qui sont en train de m’attaquer sur cette question n’ont qu’à aller discuter avec M. Thaâlbi, lui qui était compagnon également de Abane Ramdane, de Zighout Youcef et de Mohamed Boudiaf. À Tlemcen, Ben M’hidi logeait chez Thâalbi dans une école.Certains ont dit que votre film est orienté contre Ahmed Ben Bella. On évoque notamment cette scène où Ben M’hidi dit à Ben Bella d’être devenu chef après avoir pris un café avec Gamel Abdel Nasser (président égyptien)…Ceux qui disent que j’ai inventé cela, je les défie. Qu’ils contactent Tayeb Thaâlbi qui est cité dans les livres d’Histoire. Il est connu. Je lui ai montré des scènes du film. Il m’a dit : « On dirait que tu étais avec nous ». Nous avons plus de 300 heures de rush. Brahim Chergui nous a aidés pour restituer la détention de Ben M’hidi. J’ai un enregistrement avec lui de plus de trois heures. Le regretté Malik Aït Aoudia était avec moi. Chergui nous a racontés en détails, jour pour jour, la détention. Il était dans la même cellule que Ben M’hidi à Scala (Alger). Ils ont été arrêtés le même jour et transférés vers le même endroit. Il nous a tout dit jusqu’au jour où Ben M’hidi a été transféré par Paul Aussaresses. Nous avons un making-off du film que nous n’avons pas encore monté où l’on retrouve tous les témoins clefs dont Brahim Chergui qui a vécu avec Ben M’hidi depuis Biskra et jusqu’à la mort. Personne n’a contesté son témoignage (en 2012, Brahim Chergui, Tayeb Thaâlbi et Hachemi Troudi ont suscité un vif débat après avoir critiqué l’action militante d’Ahmed Ben Bella, ndlr)Donc, le film est resté fidèle au parcours de Ben M’hidi ?Nous n’avons rien inventé. Que les gens regardent le film nous disent s’il évoque le parcours de Larbi Ben M’hidi ou pas. Quand on découvre un fait, qui n’est pas dans le scénario, on l’ajoute. C’est tout a fait normal. C’est comme un auteur qui constate l’existence d’un document important avant l’impression d’un livre. Il est naturel qu’il le rajoute pour que son livre soit complet. C’est ce que nous avons fait. Nadjib Oulbsir, premier assistant-réalisateur, a chapeauté l’enrichissement de l’écriture du scénario sans le détourner …Qu’en est-il du conflit entre Ben Bella et Ben M’hidi ?Je n’ai pas voulu montrer comment Ben Bella a donné une gifle à Ben M’hidi (lors d’une réunion au Caire) . Et si j’avais tourné cette scène, qu’est-ce qu’on aurait dit ? Je n’ai pas voulu montrer cette scène parce que c’était dégradant pour Ben M’hidi. Ben Bella a frappé Ben M’hidi comme un voyou.Quelle était la raison ?Beaucoup de choses parce que Ben M’hidi a notamment reproché à la Délégation extérieure du FLN de ne pas envoyer des armes (vers le front intérieur). Il avait fait de nombreux autres reproches. Tout ce que nous avons montré est écrit dans les livres comme ceux de Ferhat Abbas, de Khider, de Debaghine, Mahsas, Ait Ahmed, etc. Même dans les mémoires de Fethi Al Dib (chef des services secrets égyptiens durant les années 1950/1960), il y a toute un chapitre sur cette question . Tayeb Thaâlbi nous a dit que Ben M’hidi voulait juger Ben Bella. Les historiens peuvent me démentir…Que comptez-vous faire après le blocage de votre film par le ministère des Moudjahidine ?Nous sommes en train d’ouvrir les discussions. Je vais proposer une commission de gens sages qui ne dépendent ni de moi ni du ministère des Moudjahidine pour visionner le #film et faire un compte-rendu. Cette commission sera composée de la sœur (Dhrifa Ben M’hidi) et du neveu (l’architecte Mohamed Larbi Merhoum) de #film #Ben #M’#hidi, le neveu de Abane Ramdane, Lakhdar Bouregâa (ancien chef de la wilaya historique IV) Ahmed Bedjaoui (critique), Daho Djerbal (historien), Abdelmadjid Merdaci (sociologue), Halim Faidi (architecte), Benjamin Stora (historien), Karim Younes (ancien président de l’APN et essayiste), Nadia Labidi (ex-ministre de la Culture et députée), Nazih Benramdane (député), Fodil Boumala (journaliste), Athmane Ariouat (comédien) et Noureddine Ait Hamouda (député, fils du colonel Amirouche).Si ces gens me disent que je me suis trompé , je refais le montage en prenant en compte leurs observations. Le ministère des Moudjahidine (à travers le Centre national de recherches et d’études sur le mouvement national et la Révolution) m’a envoyé des réserves dans un document non signé. Je ne sais même pas qui a émis ces réserves. Celui qui avait l’habitude de parapher ce genre de document était en vacances (au moment de l’envoi du courrier).Vous allez donc faire la proposition de cette commission au ministère des Moudjahidine…Oui. Un intermédiaire de haut niveau m’a contacté et m’a demandé d’essayer de trouver un terrain d’entente à travers l’ouverture d’un dialogue. J’ai alors proposé la commission de visionnage, composée d’Algériens reconnus, pour une projection du film. Chacun aura à faire des remarques. Nous nous sommes référés, moi et Bahloul, à 84 ouvrages pour l’élaboration du scénario. Des livres d’Histoire qui sont en vente en Algérie et qui ne sont pas interdits.La bagarre entre Ben Bella et Ben M’hidi est portée dans la plupart des livres. Pourquoi personne n’a demandé de les interdire ? Ou parce qu’ils pensent que les gens ne lisent pas les livres mais qu’ils regardent les films ? C’est un paradoxe.Donc, pour répondre aussi à tous les détracteurs, j’ai mis les 84 livres dans une valise qui pèse 80 kg. J’ai pris chaque ouvrage, souligné les passages et mis des post-it. Si on me le demande, je cite la source. Je suis prêt à venir avec ma valise de livres et affronter n’importe quelle commission de visionnage et n’importe quel historien. J’ai mes armes. Si on me dit, ceci est faux, je fais sortir l’ouvrage qui mentionne le fait montré dans le long-métrage.
09 Sep 2018 à 13:18
Le film « Ben M’hidi » interdit de projection en Algérie
Le #film « Ben M’hidi » de Bachir Derrais, qui devait sortir ce mois de septembre, est interdit de projection en salles en #Algérie.La décision a été prise par le ministère des Moujahidine à travers le Centre national d’études et de recherches sur le mouvement national qui a la charge de suivre les films et documentaires traitant de la guerre de libération nationale (1954-1962).Sur son compte Facebook, le réalisateur a publié une photo du courrier qui lui a été adressé par le centre dont le siège est à Alger. Dans le document figurent plusieurs observations sur le biopic consacré au parcours de Larbi Ben M’hidi, formulées après le visionnage du film par un comité.Le comité a notamment demandé au réalisateur de montrer « tous les aspects historiques » relatifs à la vie du colonel #Larbi #Ben #M’#hidi, un des fondateurs du FLN, membre du Comité de coordination et d’exécution (CCE), créé après le Congrès de la Soummam en 1956. Arrêté puis torturé par les soldats français à Alger, Larbi M’hidi a été pendu en mars 1957 sous les ordres du général Paul Aussaresses (la version officielle française évoque le suicide dans la cellule).Ben M’hidi, joué par Khaled Benaissa, fait un discours dans le film de Bachir Derrais (DR)« Ils n’ont pas approuvé le contenu du film et interdisent sa projection dans la version actuelle. Ils ont trouvé qu’il n’y avait pas beaucoup de violence, pas assez de scène de guerre alors que j’ai fait un film politique. Ils m’ont reproché de n’avoir pas montré la torture, les embuscades, ils voulaient un film à la « Ben Boulaïd » (d’Ahmed Rachedi ). Si je devais les suivre, j’aurais fait un film de cinq heures. Ils ne connaissent pas le cinéma. Ils ne savent pas que le film dure 1h50 dans lequel, on raconte une histoire selon un angle précis », explique à TSA, Bachir Derrais.« On m’a reproché de porter atteinte aux symboles de la Révolution »Le comité du Centre relevant du ministère des Moudjahidine n’a pas du tout adhéré au film. « Ils demandent de refaire le film. Ils m’ont demandé pourquoi j’ai montré les désaccords entre les chefs de la Révolution. J’ai notamment montré les différends entre Abane et Ben Bella, entre Ben M’hidi et Ben Bella, entre les gens de l’intérieur et ceux de l’extérieur. Et j’ai évoqué la guerre de leadership. On m’a reproché de porter atteinte aux symboles de la Révolution. Je n’ai rien inventé. Tout est écrit dans les livres de Khider, de Ferhat Abbas et de Benyoucef Benkhedda », a-t-il soutenu.
03 Sep 2018 à 08:51
Décès du comédien Amar Maarouf à 76 ans
Natif d’Alger en 1942, Amar Maarouf s’est fait connaître dans le théâtre où il a entamé sa carrière artistique et a joué aux cotés de grands comédiens à l’image de Rouiched avec qui il a partagé les planches dans la pièce “El bouaboune” (Les concierges).FACEBOOK/FAYCAL METTAOUILe comédien Amar Maarouf, connu pour ses rôles dans le théâtre et le cinéma, est décédé dimanche dans un hôpital algérois où il avait été hospitalisé, a-t-on appris de Association culturelle Lumières dont il est membre. Natif d’Alger en 1942,  #Amar #Maarouf  s’est fait connaître dans le théâtre où il a entamé sa carrière artistique et a joué aux cotés de grands comédiens à l’image de Rouiched avec qui il a partagé les planches dans la pièce “El bouaboune” (Les concierges).  Au cinéma, le défunt a été distribué dans des rôles (secondaires) notamment dans “La bataille d’Alger” du réalisateur italien Gillo Pontecorvo.  Il a joué également dans des feuilletons de télévision tels que “El Massir” de Djamel Fezzaz. Amar Maarouf  sera inhumé cet après-midi au cimetière de Rouiba, à l’est d’Alger, précise la même source.  
03 Juil 2018 à 10:35
Lancement d'une campagne de crowdfunding pour le film "Alger By Night" de Yanis Koussim
Pohoto du tournage de Alger By NightLe réalisateur du film en post-production “Alger By Night”, Yanis Koussim, a lancé hier 17 juin, une campagne de Crowdfunding sur la plateforme “kiss kiss Bank Bank”, afin de générer les fonds nécessaire pour terminer son premier long-métrage, bloquée depuis plusieurs mois au niveau du ministère de la culture.“Alger By Night” est une coproduction entre l’Algérie, la France et la Norvège avec la contribution du Quatar. Le scénario du film de Yanis Koussim relate, à travers plusieurs personnages, le monde de la nuit Algérois.  ″À cause de cette histoire j’ai perdu beaucoup de temps, j’ai des contrats à honorer avec d’autres partenaires donc je me dois de trouver des solutions pour finir le film. Je lance donc cette collecte de fonds et suite aux conseils des coatchs de KisskissBankbank, j’ai décidé que la somme à atteindre par le Crowdfunding allait être celle qui me permettra d’aller au bout du montage image du film, soit 9000 euros. Mais avec l’espoir de bien dépasser cette somme, pour couvrir toute la post-production estimée à 75.000 euros, et arriver à la copie finale” précise le réalisateur.Sur la plateforme de “kiss kiss Bank Bank”, Yanis Koussim explique l’urgence de la situation. “Alger By Night” a traversé depuis le début de sa réalisation toutes sortes de péripéties. Aujourd’hui des deadlines approchent, que ce soit avec les différents fonds qui ont soutenu le film, mais également avec des festivals importants qui pourraient sélectionner “Alger By Night” pour leur programmation. Il est donc primordial qu’il soit fini dans les prochains mois, informe #Yanis #Koussim.Ce Crowdfunding est donc un espoir pour que “ #Alger #By #Night” voit le jour. Il permettra au réalisateur de reprendre la post-production 
19 Juin 2018 à 22:59

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