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L'association Waha de Constantine: une thérapie éducative pour une "école sans tabac"

Société - Tabagisme



Galvanisée par des résultats jugés prometteurs dans le cycle primaire, l’association Waha d’aide aux malades atteints de cancer de Constantine enrichie sa pratique thérapeutique éducative anti-tabac et duplique son arsenal pédagogique, allant, pour mener à bien sa mission de sensibilisation à la dangerosité du tabagisme, jusqu’à s’incruster dans la “bulle″ de collégiens et lycéens.

Ainsi, après avoir préalablement ciblé le cycle primaire, par le biais de l’intégration de fiches pédagogiques dans le programme scolaire de 4 ème et 5 ème année primaire de l’école pilote Meziane Cherif (nouvelle ville Ali Mendjeli), et les élèves du premier niveau du secondaire à travers une série de conférences, l’association Waha est désormais sur “les trois fronts″, en orientant à présent son action en direction des collégiens.

Un programme de travail a été réalisé, à cet effet, en collaboration avec la direction de l’Education (DE) et le corps enseignant du CEM Abdelhamid Kerboua (El Khroub), retenu pour accueillir cette expérience, a expliqué à l’APS Ahmed Zemouli, vice-président de l’association Waha.

Initié dès le début de l’année scolaire, ce programme s’est traduit par l’élaboration de 15 fiches pédagogiques sur les dangers du tabac, intégrées dans différentes matières et répartis sur les quatre (4) niveaux, a-t-il ajouté, précisant que des questionnaires de renseignement anonymes seront distribués aux élèves pour connaitre leur rapport exact avec le tabac (notamment s’ils ont déjà fumé ou pas).

“L’expérience +école sans tabac+ sera entamée à partir du mois de janvier 2019″, a indiqué, de son coté, Ahmed Kehili, directeur du CEM Kerboua, relevant que “la préparation des séquences d’apprentissage, qui concerneront toutes les matières y compris celle d’éducation physique, a été faite l’année dernière par les enseignants dont les propositions ont été retenues et intégrées dans le programme scolaire, et ce, en collaboration avec l’association Waha”.

M.Kehili a expliqué que trois séquences d’apprentissage (fiches pédagogiques portant sur le tabac) ont été préalablement expérimentées au cours du 1 er trimestre 2018 et ont suscité l’adhésion des élèves et des parents, se félicitant que son établissement était déjà une ”école sans tabac″.

Elargir le cycle de conférences sur les méfaits du tabac

Autre action à reconduire pour l’actuelle année scolaire par l’association Waha, c’est l’extension de l’initiative visant à organiser des cycles de conférences de sensibilisation sur les méfaits du tabagisme en direction des lycéens de 2ème année secondaire (AS) du lycée Kateb Yacine situé à Ali Mendjeli, après avoir ciblé, en 2017, les élèves de 1ère AS.

Pilotant le groupe Waha de lutte contre le tabac, Dr Najet Guemmadi, spécialiste en pneumologie, a fait savoir que ses membres vont poursuivre l’action entamée en 2017 avec les élèves de 1ère AS du lycée Kateb Yacine en renouvelant l’approche consistant à organiser des conférences sur les méfaits du tabac.

Concernant les lycéens de 2ème AS, qui ont suivi ces conférences en 2017, le groupe Waha de lutte contre le tabac envisage de développer un nouveau thème relatif aux “dangers de la chicha″ (narguilé), a révélé la spécialiste, d’autant que “la chicha contient 25 fois plus de goudron et 2,5 fois plus de nicotine que la cigarette, en plus des maladies contagieuses du fait de passer de bouche en bouche″.

Pour la présente année scolaire et la prochaine, le groupe Waha de lutte contre le tabac aspire, en outre, à enrichir les questionnaires d’évaluation, à normaliser des conférences type, améliorer l’approche pédagogique, étendre l’expérience aux classes de terminale du lycée Kateb Yacine et l’élargir à d’autres lycées de la wilaya.

 Une école sans tabac par commune d’ici l’année prochaine

Première du genre à l’échelle nationale, l’expérience de l’école sans tabac, validée par le ministère de l’Education nationale (MEN), cible donc désormais trois (3) établissements scolaires des trois paliers de l’enseignement, avec en perspective la création de “12 écoles sans tabac dans la wilaya de Constantine, soit une par commune, d’ici la prochaine rentrée scolaire″, a souligné Dr Guemmadi.

Une ambition confortée par les résultats de l’évaluation menée fin 2017, visant à analyser l’impact des conférences et des cours qui ont été dispensés aux élèves ciblés.

A cet effet, un premier bilan établi par le groupe Waha de lutte contre le tabac auprès de 90 élèves (trois (3) classes de 4ème AP) de l’école Meziane Cherif de Ali Mendjeli, sur la base d’une production écrite sur le tabac, ont mis en exergue une “bonne″ assimilation des cours dans l’ensemble avec 44 % des élèves ayant obtenu entre très bien et bien, 38% entre bien et moyen et 18% faible, a détaillé la spécialiste en pneumologie.

L’évaluation des conférences sur les méfaits du tabac destinées aux lycéens a également permis de relever que sur 316 élèves agés entre 15 et 19 ans, 32 sont des fumeurs (soit 10% des élèves), tous de sexe masculin à part une fille, a-t-elle assuré.

D’après un questionnaire d’évaluation anonyme soumis aux lycéens concernés (neuf (9) classes de 1 ères AS), ils étaient 49 % à répondre correctement à une question portant sur les composants de la cigarette avant la conférence, alors qu’après la conférence le pourcentage des bonnes réponses à atteint 92%.

A noter, par ailleurs, que le groupe Waha de lutte contre le tabac, de l’association Waha d’aide aux malades de cancer de Constantine? a été honoré, le 6 octobre dernier par la ministre de l’Education nationale, à l’occasion de la journée de l’enseignant pour son projet d’école sans tabac.  


Auteur

Nordine.B

Propriétaire du site www.actu-algerie.com

09 Jan à 22:15

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Source : m.huffpostmaghreb.com


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Santé : le tabagisme, un des principaux facteurs déclencheurs du cancer de la prostate
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Selon l'OMS, le tabac tue plus de 7 millions de personnes par an dans le monde
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30 Mai 2017 à 19:09
7 fumeurs sur 10 ont déjà essayé d'arrêter la cigarette (sans succès)
Tous les fumeurs vous le diront : arrêter la cigarette, c'est (beaucoup) plus facile à dire qu'à faire... Menée auprès de 1103 fumeurs réguliers en France, une nouvelle enquête Ifop/Pfizer jette un éclairage nouveau sur le comportement de ceux-ci face à l'arrêt du #tabac.On y apprend d'abord qu'en France, 7 fumeurs sur 10 (69 %) ont déjà essayé de dire « adieu » à la #cigarette - 42 % d'entre eux ont même tenté le coup plusieurs fois. Problème : dans le cadre de leur démarche anti-tabac, 11 % des fumeurs seulement ont choisi de se faire accompagner par un professionnel de santé (37 % d'entre eux par un tabacologue, 36 % par un médecin généraliste) ; 52 % (1 fumeur sur 2) ont préféré essayer en solo ; 37 % se sont tournés vers des thérapies alternatives, telles que l'hypnose ou la sophrologie. 24 % des fumeurs réguliers soutiennent que la volonté seule suffit pour arrêter de fumer.« Ces résultats révèlent à quel point le sevrage tabagique est une démarche compliquée, loin d'être considérée comme légère ou insouciante par la plupart des fumeurs » analyse Fabienne Gomant, directrice adjointe de l'Ifop.Stress, pression sociale et... prise de poidsLes raisons de l'échec ? Le stress, pour 37 % des Français fumeurs, qui confient avoir repris la cigarette à la faveur d'une période difficile. Mais d'autres raisons, plus insidieuses, émergent aussi : ainsi, 12 % des personnes interrogées se sont remises à fumer parce qu'on leur avait proposé une cigarette, 10 % parce qu'ils vivaient au quotidien avec une personne fumeuse et 9 %... à cause de la prise de poids qui survient en parallèle du sevrage tabagique.« Les principales difficultés rencontrées par les fumeurs qui entreprennent un sevrage tabagique sont à la fois physiques - par exemple effet de manque, prise de poids - et sociales qui se manifestent par des difficultés à sortir, à se confronter à des situations de convivialité ou à être en présence d'autres fumeurs », indique le Dr Anne-Laurence Le Faou, responsable du centre ambulatoire d'addictologie de l'hôpital Européen Georges Pompidou, à Paris.Pour rappel, en France, le tabac reste la première cause de mortalité évitable avec 78 000 décès par an, dont 47 000 par cancer. Et si on arrêtait ?
21 Mai 2017 à 20:22
Ce qui arrive à votre corps quand vous arrêtez de fumer
Vous qui tenez cette #cigarette entre vos doigts, sachez qu’une seule par jour suffit à vous tuer prématurément. La cigarette a des effets incroyablement nocifs sur l’oxygénation et la tension artérielle, en passant par le risque de développer des pathologies graves comme le cancer du poumon ou de la bouche et 6 fois plus de maladies cardiovasculaires et respiratoires. Vous rendez-vous compte que celle que vous consumez vous consume à son tour ? 60% des fumeurs, soit 10 millions d’entre eux, disent envisager de renoncer à la cigarette. Réussir à s’y tenir reste un objectif souvent difficile à atteindre. Ceux qui ont passé ce cap, surmontable toutefois avec beaucoup de volonté, ont commencé à remarquer des changements étonnants seulement 20 minutes après s’être résolus à arrêter la cigarette. De quelques minutes à des années entières, voici comment le corps renaît de ses cendres. Un fumeur ne pourra espérer retrouver l’état de santé d’une personne n’ayant jamais grillé une cigarette qu’au bout de 15 ans de sevrage. L’arrêt du tabac diminuera progressivement les symptômes allergiques, la poussée de bronchites et l’intensité des crises d’asthme. L’haleine devient moins fétide, le teint vous en remercie, retrouvant petit à petit son élasticité et un aspect plus sain. Les effets de l’arrêt de la cigarette sur le corps – 20 minutes après la dernière cigarette, la fréquence cardiaque et la tension artérielle redeviennent normales. Rien de bien notoire diront les plus sceptiques, mais ce n’est que le début de gros chamboulements. – 8 heures plus tard, le monoxyde de carbone et la nicotine sont réduits de moitié dans le sang, et l’oxygénation des cellules se rééquilibre. – Au bout de 24 heures, le sang est épuré du monoxyde de carbone, les poumons ont évacué la fumée et le mucus qui s’y sont accumulés, et les risques d’infarctus du myocarde s’amenuisent. – Après deux jours, l’ex-fumeur retrouve le sommeil, l’odorat et le goût. Son sang est purgé de la nicotine et ses terminaisons nerveuses ranimées. – Après une durée d’abstinence s’étalant entre deux semaines et neuf mois, la respiration et la circulation sanguine s’améliorent. La fatigue, l’essoufflement et les quintes de toux sont un lointain souvenir. À noter que les femmes enceintes qui arrêtent de fumer ne courent plus le risque d’avoir un enfant souffrant d’hypotrophie (diminution du poids du bébé). – Une année après, les risques de maladie cardiovasculaires, tout comme celui d’être sujet à une maladie coronarienne sont réduits de moitié. – 5 ans après, l’époque de la fumette est révolue ! Le risque d’accident vasculaire et d’infarctus rejoignent le même niveau que celui d’un non-fumeur. La menace des cancers de l’œsophage, de la bouche et de la vessie diminue de 50%. – Si vous tenez encore 10 à 15 ans, les risques de cancer lié au #tabagisme sont faibles. Encore quelques années et plus personne ne se doutera que vous avez un jour fumé.
15 Mai 2017 à 22:59
Le risque de faire une hémorragie cérébrale s'effondre dès l'arrêt du tabac
Dès que vous écrasez votre dernière cigarette, vous en retirez des bénéfices immédiats : stabilisation de la #tension artérielle et du rythme cardiaque, diminution du risque d'infarctus du myocarde, cellules qui "respirent" mieux… Les résultats d’une publication de chercheurs finlandais, parus dans la revue Neurology, viennent encore allonger la liste des bonnes raisons de ne pas tarder à arrêter le tabac. Les scientifiques de l’université d'Helsinki, ont montré qu’un arrêt total de la cigarette était corrélé à un écroulement de la survenue d’un type d’AVC particulièrement mortel. Dans 80% des cas, l’AVC est dû à une artère qui se bouche dans le cerveau : on parle d'AVC "ischémique". Plus rarement, l’accident peut aussi être dû à une artère qui se rompt et saigne : c'est l'AVC dit "hémorragique". Le saignement, la plupart du temps, se produit dans le cerveau lui-même. Mais il peut se produire dans les méninges, ces espaces qui entourent le cerveau : il s’agit souvent d’une rupture d’anévrisme. C’est précisément sur ce dernier type d’accident, pourvoyeur de mort subite, que se sont penchés les chercheurs finlandais. Une chute brutale et massive des hémorragies méningées En Finlande, en quinze ans seulement (entre 1998 et 2012), le nombre d’hémorragies méningées a baissé de 45% chez les femmes, et de 38% chez les hommes âgés de moins de 50 ans. Chez les plus de 50 ans, le recul, s'il est moins important, est tout de même significatif (-26% pour les femmes, -16% pour les hommes). Les scientifiques ont mis à jour la raison de cette chute spectaculaire : le tabac en Finlande, comme dans les autres pays de l'Europe du Nord, n'a plus vraiment plus la cote. Entre 1998 et 2012, chez les 15-64 ans, la consommation de cigarette a chuté de 30%. Le lien entre #AVC et tabagisme n'est pas nouveau, même en ce qui concerne une faible consommation. Une récente étude, finlandaise elle aussi, avait d'ailleurs déjà montré qu'une seule cigarette par jour augmentait le risque d'hémorragie cérébrale, en particulier chez les femmes. Mais la rapidité avec laquelle l’arrêt du tabac est protecteur contre ce type d'accident n'était pas encore connu. Ces résultats pourraient motiver encore un peu plus les fumeurs prêts à "décrocher". Source : francetvinfo
17 Aoû 2016 à 11:30
LUTTE CONTRE LE TABAGISME Après la prévention, place à la sanction
Le Pr Salim Nafti déplore la non-application des nombreuses lois portant sur l’interdiction du tabac dans les lieux publics et lieux de travail. Selon lui, il est temps de passer à la sanction des contrevenants. Vingt à trente mille Algériens meurent des conséquences du tabac annuellement. Des chiffres alarmants avancés par le pneumo-phtisiologue, le professeur Salim Nafti, qui affirme que les consommateurs de tabac qui ne décèdent pas des conséquences du tabagisme sont, toutefois, malades. «De par sa nicotine, le tabac est une véritable drogue. Il est 25 fois plus addictif que la cocaïne. C’est la drogue la plus toxique et la plus dangereuse alors qu’elle est tolérée et sa vente est autorisée», a-t-il déploré hier, au forum du quotidien El Moudjahid, à Alger, à l’occasion de la Journée mondiale «Sans tabac». Pour lui, le tabagisme en Algérie nécessite une lutte permanente d’autant que «toutes les lois existantes demeurent non-appliquées». Il cite à titre d’exemple l’interdiction de fumer dans les lieux publics qui existe depuis plus de 25 années et qui fait défaut sur le terrain. «Il y a également la loi de 2005 qui a fixé à toutes les entreprises un délai de six mois pour se conformer à la loi mais depuis, aucune disposition n’a été prise», dit-il avant d’incomber la non-application de tous ces textes de lois à l’«absence de volonté». «Il faut appliquer la loi pour que l’entreprise soit sans tabac, l’école sans tabac, les bus sans tabac, les restaurants sans tabac, et que les contrevenants soient sanctionnés», dit-il encore. Plaidant pour la diminution de la consommation du tabac, notamment chez les jeunes, le Pr Nafti précise que le tabagisme coûte très cher à la santé publique. «Sur un dinar encaissé par le Trésor public par la vente de cigarettes, l’Etat dépense trois dinars pour compenser les dégâts. L’Etat n’a aucun bénéfice à encourager la consommation du tabac», indique-t-il. Il estime qu’il est temps de passer à la dissuasion et rendre la cigarette inaccessible. «Le tabac coûte très peu en Algérie et son prix est maintenu depuis des années alors que dans les pays européens, il est dix à vingt fois plus cher et son prix ne cesse d’augmenter», fait-il remarquer. Rappelant que le tabac est un produit imposable, le spécialiste s’interroge : «Comment permettre la vente des cigarettes sur les trottoirs et comment tolérer la vente à l’unité, pourtant interdite par la loi ?». Il assure d’ailleurs que 50% des #cigarettes vendues en #Algérie sont contrefaites. Selon lui, le #tabac contrefait est trois à quatre fois plus toxique. «Où est l’Etat ? Où est le ministère du Commerce ? Où sont les services de sécurité ? Où sont les Douanes ?», s’interroge-t-il encore avant d’interpeler le ministre des Finances pour revoir à la hausse le coût du tabac. Il insiste également sur la réduction des espaces autorisés pour #fumer. «Ailleurs, ils sont arrivés à interdire la #cigarette sur les plages et chez nous, il y a une tolérance inouïe pour le tabagisme. Il faudra copier ces pays pour protéger aussi bien les enfants, les jeunes et tout le monde», dit-il. Le pneumo-phtisiologue persiste : cigarette, tabac à chiquer ou chicha, c’est très nocif et entraîne des effets néfastes pour la santé. «Il a été prouvé que tous les enfants de parents fumeurs font des #rhinopharyngites, des #bronchites, de l’#asthme, des morts subites des nourrissons…. Une étude japonaise a montré que 13% des femmes dont le mari fume font un cancer des poumons ». Pour le professeur Nafti, le mois de Ramadhan est une «opportunité» pour arrêter de fumer. «Trente jours est une période acceptable pour arrêter de fumer», dit-il. Source Le Soir D'Algérie
31 Mai 2016 à 07:40

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