RENCONTRE ENTRE DES CADRES DE LA WILAYA IV ET DE GAULLE EN JUIN 1960 Des témoins et des historiens en parlent | actu-algerie.com: Information et Actualité





RENCONTRE ENTRE DES CADRES DE LA WILAYA IV ET DE GAULLE EN JUIN 1960 Des témoins et des historiens en parlent

Société - Histoire

Image introuvable

Sombre épisode de la Révolution tirant quasiment à sa fin où l’option de négociations avec les autorités coloniales était, pour ses initiateurs, inéluctable, sauf qu’il s’était trouvé des voix qui l’avaient contestée. Pis encore, ils ont été traités de traîtres, au mieux de fomenter un coup d’État. Mahsas avait bien traité Abane Ramdane d’interlocuteur valable des Français appuyant ainsi les détracteurs de Si Salah qui avaient entrepris la même démarche.


Ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Si Salah ou l’affaire de l’Élysée, était, hier, au centre d’un débat à la Bibliothèque nationale. Avec la participation de la Fondation de la Wilaya IV historique, le symposium a réuni des moudjahidine et des historiens chercheurs afin de rétablir les faits dans leur contexte historique et mettre fin, le cas échéant, au procès d’intention dont ces responsables ont été victimes.
Acte de bravoure ou simple trahison ? Telle était la question lancinante à laquelle les invités du symposium ont voulu répondre. Parmi les conviés, les organisateurs ont pris soin de cerner la problématique dans son volet, à la fois historique, avec les témoignages d’acteurs et de proches, du volet écriture d’histoire, mais aussi celui relatif à la méthodologie pour mieux s’imprégner du sujet et livrer la version la plus juste. Youcef Khatib, dit colonel Si Hassan, Lakhdar Bouragaâ, commandant de l’ALN y étaient invités et chacun a livré sa version des faits devant des enseignants et des historiens.

Le premier à avoir pris la parole est le fils du colonel Si Salah, Rabah Zammoum, auteur du livre Si Salah, mystère et vérités. Une rencontre déterminante pour l’indépendance.  Dans son intervention, Rabah Zammoum a estimé que la rencontre entre les trois cadres de la Wilaya IV historique et le général Charles De Gaulle, alors président de la République française le 10 juin 1960, “était un événement majeur qui a déclenché tout un processus qui a suivi la rencontre”. Il a ajouté que lors des discussions entre les deux parties, De Gaulle a annoncé qu’il prendra langue avec le GPRA à propos de probables négociations pour mettre fin à la guerre. “Face à cette réplique de De Gaulle, les membres de la délégation menée par Si Salah ont répondu à De Gaulle que s’il prend attache avec le GPRA, il n’entendra plus parler d’eux”, a-t-il déclaré, précisant que “c’est justement là où se situe l’objectif de cette rencontre qui n’est autre que la fin de la guerre et l’indépendance de l’Algérie”. “Dix jours après la rencontre avec De Gaulle, le GPRA informe qu’une délégation menée par Ferhat Abbas est allée rencontrer des officiels français”, a-t-il encore rappelé.
Ce fait historique, peu traité, ne peut rester indéfiniment caché, d’où le nécessaire examen des réalités historiques, seules à même d’éclaircir les zones d’ombre qui persistent encore dans cet épisode de la guerre de libération. Cette rencontre et cette initiative étaient-elles une remise en cause du CCE et du GPRA ? Sont-elles un coup d’état contre la délégation extérieure ? 

Autant de questions auxquelles des réponses doivent être apportées, car des différents points de vue donnés sur cette affaire, c’est l’épineuse situation des maquis de l’intérieur, dépourvus de moyens, à la fois logistiques, militaires et politiques qui auraient poussé les maquisards à rechercher une issue à la guerre, mais sans omettre le principe cardinal de leur révolte, à savoir l’indépendance nationale. “Si Salah a refusé de rester à l’extérieur et a préféré reprendre le chemin du maquis dès son retour du Maroc en 1957”, ont témoigné des responsables et membres de la Wilaya IV historique. Lakhdar Bouragâa a rappelé que cette rencontre qui “n’est pas venue du néant”, estimant que des contacts ont été entrepris par le biais d’un magistrat de Médéa, Mzighi, ou Tolba Abdelatif, du commandant Ali Khodja, a été pour beaucoup dans l’initiative de cette prise de contacts.

Niant tout objectif visant à nuire à la Révolution, il a souligné l’importance de cette rencontre qui donnera un coup d’accélérateur aux négociations. Youcef Khatib, dans un témoignage écrit a souligné, pour sa part, que cette initiative ne peut, en aucun cas, être considérée comme une traîtrise, du fait que le combat des moudjahidine s’est poursuivi dans la Wilaya IV jusqu’au cessez-le-feu.


Auteur

Nordine.B

Propriétaire du site www.actu-algerie.com

09 Jan à 23:22

Lu : 69 fois

Source : www.liberte-algerie.com


Vos réactions
Patragez









PropellerAds

Dans le dossier Histoire
Des grandes espérances à la sanglante désillusion : l’Algérie en noir et blanc de Ammar Bouras
La sortie de la #décennie dite #noire a été escamotée en Algérie. Un grand traumatisme non traité et dont on ne tire aucun enseignement. Il y a juste une société qui traîne un lourd stress post-traumatique, des rancoeurs enfouies, des familles cassées, des amitiés perdues et une tendance à la “harga” qui s’est amplifiée sous le silence contraint.L’amnésie a été dictée comme une obligation légale avec le fameux article 46 de la “charte pour la paix et la #réconciliation #nationale” qui édicte le mot d’ordre du vainqueur aux mémoires forcément diverses et contradictoires des Algériens: trois à cinq ans de prison qui quiconque par “ses déclarations, écrits ou tout autre acte, utilise ou instrumentalise les blessures de la tragédie nationale…”.Mais le silence n’est pas seulement une injonction du pouvoir. Ces années-là où les espérances ont été grandes et le naufrage violent, de nombreux algériens, pour ne pas dire la société entière, hormis ceux qui font dans les instrumentalisations politiques grossières, est dans le refoulement. Une sorte de mécanisme d’autodéfense pour oublier aussi bien les espérances - et donc de ne plus en avoir pour le présent - que la violence fratricide incompréhensible et insoutenable.  Le livre de photo du photographe-plasticien Ammar Bouras, “1990-1995- Algérie, chronique photographique”, paru chez Barzakh, révèle - terme photographique par excellence - une partie de ces espérances que nous avons cessé d’avoir et de ces peurs et angoisse que nous ne voulons plus voir.Du mouvement à la spiraleC’est en noir et blanc. La lumière pour l’exaltation d’une société qui croyait entrer dans une nouvelle ère, dans une nouvelle histoire, le sombre pour l’échec qui s’énonce, déjà, dans la peur des uns et des autres, avant de basculer dans la violence.La force de ce livre est de ne pas commencer par 1992, l’année du basculement dans les affrontements, mais en 1990, à un moment où tous les espoirs sont permis. Les Algériens, islamistes, démocrates ou autres qui marchent, au sens propre et au sens figuré, pour eux-même mais aussi pour dénoncer ce qui arrive aux autres, en Irak notamment.Des historiques qui reviennent après des années d’exil et de bannissement mémoriel, comme pour Aït Hocine Ahmed et Ahmed Ben Bella, des femmes et des hommes anonymes qui s’impliquent en politique. C’est, en dépit des inquiétudes, des peurs et de la confrontation déjà en germes, une Algérie en mouvement que décrivent les premières années. Après ce n’était plus un mouvement mais une spirale folle d’une #Algérie qui sombre dans le morbide.#Ammar #Bouras travaillait pour le compte d’Alger Républicain, journal très engagé dans ce qui sera la grande fracture dans la société - et qui lui-même connaîtra une fracture interne illustrée par les images de la grève qui donnera naissance par la suite au Matin - mais ces images sont au-delà de cela.Chacun les lira probablement de manière différente, selon le point de vue qu’il avait eu à l’époque, mais ce sont des photos qui secouent, réveillent et révèlent. Et qui, peut-être, avec d’autres témoignages à venir aideront à faire la thérapie d’un pays encore sous stress post-traumatique et qui ne veut pas voir ou revoir.Ammar Bouras, “1990-1995- Algérie, chronique photographique”,Préface de Malika Rahal, Entretien avec Adlène Meddi- Editions barzakh  Prix : 2.800 DA
20 Fév à 23:30
De Novembre 1954 à Août 1956Plaidoyer pour l’institution d’une commémoration du 20 Août 1956, date de la tenue du Congrès de la Soummam
Par D. Lamani, ex-officier de l’ALNLa lutte algérienne contre l’occupant français ne date pas du 8 mai 1945, et n’a pas débuté avec Messali Hadj non plus. Elle a existé dès le débarquement de l’armée française en 1830 et s’est poursuivie jusqu’en 1962 sur une période dépassant un siècle.Ce qui légitimise d’ailleurs, pour cette lutte menée par les Algériens contre la France, la fameuse appellation de guerre de cent ans, plus et mieux que pour la série d’escarmouches anglo-françaises, attribuées en partie à Jeanne d’Arc et les rois de France contre l’Angleterre qui en occupait une grande partie.En effet, on oublie souvent que l’Algérie n’a été définitivement et complètement occupée qu’en 1934.  Soit plus de cent ans après le fameux débarquement de Sidi Ferruch en 1830. Les dates historiques sont là : la lutte des Algériens n’a jamais pris fin. Les insurrections et batailles ne se sont jamais définitivement arrêtées, se relayant de façon continue et intermittente, de région en région.  Pour cette guerre plus que centenaire — elle a duré pas moins de 104 années —, rappelons-nous ces nombreuses batailles, insurrections et résistances armées, qui se sont étalées sur deux siècles consécutifs : celui de la fin du XIXe et celui du début du XXe.  Luttes et résistances des Algériens contre l’occupant français au cours du XIXe siècleLes batailles, luttes, résistances et insurrections du XIXe siècle ont été menées par les Algériens de toutes les régions du pays : celles du Nord, du Sud de l’Est et de l’Ouest, selon l’implacable chronologie suivante : • Après Sidi Ferruch, 1830, il y eut la bataille de Staouéli, suivie de la résistance de la Mitidja. • En 1832 commenceront celles de l’Emir Abdelkader. • De 1836 jusqu’à 1848, nous assistons aux batailles de Constantine. • La bataille de Oued El Alleug eut lieu en 1839.• En 1845, ce sont les batailles de Sidi Brahim.• La résistance des Zaâtchas avec cheikh Bouziane qui tombera au champ d’honneur au cours de la bataille de Sidi Mazari, en novembre 1849.• En 1851, suivirent les déclenchements de la résistance par Chérif Boubaghla et Bennaceur Ibn Chohra. • En 1852, il y eut le déclenchement de la résistance de Laghouat. • En 1854, la résistance de Lalla Fatma N’soumer, avec son éclatante victoire sur le maréchal de France, Randon.• En 1857, six tribus kabyles repoussent un bataillon de l’armée française lors de la bataille de Chellata.• 1864, il y eut les batailles des Ouled Sidi Cheikh. Elles durèrent plus de 20 ans.• 1871 connut la guerre menée par Hadj Mokrani et cheikh Ahaddad qui ont pu libérer plusieurs régions du pays.Cette même année connut d’autres insurrections, telles que celles des Béni Menaceur,  de Bouchoucha qui prit Oued Souf, celle de Moulay Ech-chekfa, celle de Mohammed Benabdallah qui engagea la bataille de Negrine,• 1873, Cherif Bouchoucha lance des attaques sur plusieurs positions françaises situées dans le sud du pays. Il est fait prisonnier et sera exécuté une année plus tard.• 1876, déclenchement de la résistance de l’oasis El Amiri (Biskra),• 1879, une autre résistance éclata dans les Aurès,• 1881, ce sont les résistances des Touareg et de cheikh Bouamama.• Celle du M’zab eut lieu en 1882.• Après la mort de l’Emir Abdelkader en 1883 à Damas, l’armée française luttait encore et toujours en 1888 contre les tribus de djebel Ammour qui venaient de rejoindre la résistance de Ouled Sidi Cheikh engagée dès 1881 par cheikh Bouamama.• 1893 connut l’extension des maquis dits «de bandits d’honneur» dans toute la Kabylie.Ajoutons à cela que les statistiques françaises elles-mêmes donnent pour un autre aspect de cette lutte, 51 077 attentats nationalistes commis entre 1886 et 1894 contre l’occupation. Ce qui ne donne pas moins de 5 675 attentats par an, soit une vingtaine par jour.  Et là, on constate déjà  que 50 années après le débarquement en Algérie, les troupes françaises n’avaient guère dépassé au sud la ligne  El Oued, Touggourt, Ouargla, El-Goléa, Aïn Sefra.Poursuivons avec les batailles de résistance du XXe siècle • En 1901, c’est le déclenchement de la résistance de Aïn TurkiI ainsi que celle de Miliana sous la direction de cheikh Yacoub Ibn El Hadj.• 1902, révoltes du Hoggar et du Tassili n’Ajjer.• En 1905, déclenchement de plusieurs incendies en Kabylie et à Chlef,• 1912, déclenchement de la résistance des Bani Chougrane dans les montagnes de Mascara,• En 1913, la bataille de Ghat fut une défaite cuisante pour l’occupant français. Les troupes du capitaine Edouard Charlet durent rejoindre leur poste arrière après une fuite de 120 km à pied, leurs montures étant détruites,• En 1915, la confrérie des Senoussi se révolte dans la région de Djanet.• En 1917, cheikh Ammoud, dans la lutte targuie, enclenchée dès 1881, remporte la brillante victoire de Djanet ; la même année, la révolte éclate dans les Aurès.• 1927, batailles de Tindouf, la région n’est conquise par les Français qu’en 1934 par le colonel Trinquet sous les ordres du général Giraud. La chronologie donnée ci-dessus montre bien que ce n’est qu’en 1934, soit 104 années après le début de l’occupation (en 1830), que la dernière région du pays fut occupée. Après 1934, la date-phare dans le processus de lutte de Libération nationale sera 1954. Les vingt années qui séparent ces deux dates ont été mises à profit par le nationalisme algérien pour faire les bilans, tirer les conclusions des expériences passées relatives aux luttes antérieures afin de se préparer politiquement et militairement à l’ultime  révolution libératrice qui éclatera le 1er novembre 1954.   La première conclusion faite, c’est qu’au cours de tout un siècle et 4 années, les batailles furent fort nombreuses et les luttes et résistances armées contre le colonialisme demeurèrent sporadiques et localisées.Elles restaient limitées au niveau des régions et n’ont pas eu l’envergure souhaitée avec la dimension du territoire national.C’était là le principal point faible qui a permis d’ailleurs à l’occupant de se maintenir et de réprimer méthodiquement et séparément ces luttes régionales récurrentes.Et c’est ce point faible que la révolution de Novembre 1954 a pris essentiellement en compte pour le corriger, et pleinement réussir dans sa démarche que venait renforcer en matière d’organisation et de structuration  la plateforme du Congrès de la Soummam Les buts de guerre politico-militaire y sont alors définis.Ceux-ci visaient : • l’affaiblissement de l’armée française, pour lui rendre impossible une victoire par les armes ;• la détérioration, sur la plus grande échelle possible, de l’économie de la France par le sabotage, les grèves pour rendre impossible l’administration normale du pays(*) ;• la perturbation au maximum de la situation en France sur le plan économique et social et rendre impossible la continuation de la guerre(*) ;• enfin, l’isolement politique de la France en Algérie et dans le monde. C’est là une évolution des plus tranchées que connut la révolution de NOVEMBRE.L’objectif premier du Crua (Comité révolutionnaire pour l’unité et l’action), composé de dirigeants du MTLD (centralistes et ex-membres de l’OS) et créé en mars 1954, visait bien à donner déjà, comme son nom l’indique, à cette lutte armée la dimension nationale de l’unité d’action au niveau d’un parti d’envergure nationale. (Les protagonistes furent du côté des centralistes Lahoual Hocine, Abdelhamid Sid Ali, Dekhli Mohamed, et à la fin Bouchebouba Ramdane et du côté de l’OS Mostefa Ben Boulaïd et Mohamed Boudiaf).  Mais cette réunification du parti du MTLD, afin de préparer par la suite le déclenchement de la lutte armée, et prévue antérieurement par l’OS lors de sa création, n’a pas vu le jour, et le Crua vit sa dissolution en juillet 1954.Dès lors, les dates marquantes ayant suivi pour présider à la mise sur les rails de la lutte armée à mener jusqu’à son terme l’ultime grande bataille qui conduira à l’indépendance sont les suivantes ;Le Crua n’ayant, de son côté, pas atteint son objectif (celui de réunifier le parti et préparer le déclenchement de la lutte armée), il y eut :  - Le 23 juin 1954, la réunion des 22 à El-Madania (ex-Clos-Salembier - Alger) au domicile de Derriche Lyes. Ces 22, tous ex-membres de l’OS, représentaient déjà toutes les régions du pays, prirent la résolution définitive d’engager la lutte armée.- La dissolution du Crua interviendra tout de suite en juillet 1954.- Quant à la réunion suivante, celle du 10 octobre 1954, elle permet de structurer le territoire national en zones de responsabilité politico-militaire et de désigner le responsable qui sera à la tête de chacune de ces zones.La réunion du 23 octobre 1954 du groupe des six à Raï Hamidou (ex-Pointe Pescade), au domicile de Mourad Boukechoura, quant à elle, décide finalement  la création du FLN et de l’ALN et arrête la rédaction définitive de la Déclaration du 1er Novembre 1954. La Déclaration du 1er Novembre 1954• Le contenu de celle-ci se résume ainsi :• Elle a fixé la date du déclenchement de la lutte armée, pour l’ensemble du territoire national, au 1er Novembre 1954 à zéro heure. • Une  autre décision  importante avait été prise : celle de se rencontrer en début de l’année 1955, pour faire le point  et  le bilan de la nouvelle situation afin d’adapter l’organisation politique et militaire en fonction des résultats de la lutte  enclenchée sur le terrain, et face  aux développements et mesures qui ne manqueraient pas d’être prises par l’occupant français surpris, comme il le sera, dès le 1er novembre par l’étendue  et  l’envergure de la manifestation armée à travers l’ensemble du territoire national. Cette réunion n’a pas pu se tenir, comme prévu, pour le début de l’année 1955, en raison du fait que la moitié des six chefs historiques ont été mis hors de combat.En effet, le premier, Didouche Mourad, est tombé au champ d’honneur le 14 janvier 1955 ; le deuxième, Mostefa Ben Boulaïd a été arrêté à la frontière tunisienne le 11 février 1955, il tombera au champ d’honneur le 22 mars 1956. Quant au troisième, Rabah Bitat, il est arrêté le 23 mars 1955 à Alger.Cette nouvelle situation a fait que cette réunion importante soit reportée de facto à une date ultérieure non définie.Ce qui donnait du temps aux nouveaux responsables de zones de prendre en charge leurs nouvelles responsabilités au niveau de leur zone politico-militaire, mais surtout de rétablir le contact entres les différentes zones précédemment créées.C’est le 20 août 1956, lors du Congrès de la Soummam, préparé principalement par Abane Ramdane et Larbi Ben M’hidi, qu’eut lieu finalement la réunion cruciale qui allait dans le sens de la décision des 6 lors de leur dernière réunion de la Pointe Pescade le 23 octobre 1954. Ainsi, seuls Ben Mhidi, Larbi et Krim Belkacem seront présents à cette réunion (car encore opérationnels).  Ce recul dans le temps a permis de procéder à une réflexion plus en profondeur de l’action, tant sur le plan militaire que politique,  pour venir confirmer la stratégie militaire du 1er Novembre : celle de déclencher la lutte armée sur l’ensemble du territoire.Il fallait également placer l’ensemble des forces et partis politiques du pays sous la houlette d’une seule et unique direction, celle du Front de  libération nationale.Cette stratégie a évité aux Algériens de vivre ce que vit encore aujourd’hui une résistance à plusieurs têtes, comme le cas actuel de la Palestine.Cette approche stratégique proposée par Abane Ramdane (**) a été adoptée et  permis le regroupement  sous l’égide du FLN : des centralistes, du MTLD, de l’UDMA, de l’Association des Oulémas ainsi que du PPA, et du Parti communiste algérien. Prévu d’abord dans le Nord-Constantinois puis dans les Bibans, le congrès s’est tenu finalement à Ifri, petit village de la vallée de la Soummam en zone 3 (future Wilaya III).Il a donné lieu à la plateforme de la Soummam qui prenait, entre autres, en charge les objectifs impératifs du Crua, en plus vaste pour ce qui est de l’unification de l’action militaire et politique en arrêtant l’organisation. Comme il a été souligné par des acteurs importants de cette période ; «Le #Congrès de la #Soummam a fait d’une révolte, une révolution, et a évité à l’Algérie de rééditer les ‘‘échecs du passé’’.» Force est de reconnaître, avec du recul, que le Congrès de la Soummam est le congrès qui a défini les fondements de la nation algérienne, et a constitué le véritable acte fondateur de l'État algérien moderne et le pilier déterminant pour la réussite de la révolution algérienne.Quand la France put prendre connaissance du contenu de cette plateforme de la Soummam, elle comprit qu’elle avait en face, cette fois ci, de véritables révolutionnaires de grande trempe, avec des plans, une organisation, toute une stratégie politico-militaire moderne et d’actualité que plusieurs leaders des révolutions africains sont venus étudier et s’en inspirer, comme feu le président Mandela qui a fait une formation dans les rangs de l’ALN.Ce qui nous amène instamment à plaider, pour notre part, la préconisation d’une commémoration annuelle à la mesure du contenu de la plate-forme qui y a été adoptée pour venir donner un second souffle grandiose à la valeureuse révolution du 1er Novembre 1954. Le Congrès de la Soummam (20 août 1956)Organisé principalement par Abane Ramdane et Larbi Ben M’hidi, le congrès entérinera les décisions suivantes :• Le découpage du territoire national en wilayas et leur délimitation (voir annexe I). L’ensembles des zones est redéfini et découpé en 6 wilayas. • Chaque wilaya est commandée par un colonel dont les adjoints sont des commandants. Le conseil de wilaya, présidé par le colonel qui la commande, comprend un adjoint militaire, un adjoint politique, un officier de renseignement, un responsable de la propagande et un responsable financier. • Les wilayas sont elles-mêmes divisées en zones (mintaqas) commandées par des capitaines et des lieutenants.• Les zones comprennent des régions (nahias) sous la responsabilité d’un sous-lieutenant et d’aspirants.• Et les régions étaient découpées en secteurs (kasmas) commandés, eux, par un adjudant et des sergents-chefs.La décision de mise en place des structures centrales :CNRA, CCE qui donnera un centre de décision politico-militaire uniqueAinsi le Congrès de la Soummam verra naître les dix commandements qui régiront l'ALN et dont les missions sont  :1. Poursuivre la lutte de libération jusqu'à l'indépendance totale.2. Poursuivre la destruction des forces de l'ennemi et la récupération maximum du matériel qui a permis à l’ALN de continuer le combat malgré la construction des lignes Morice et Challe. 3. Développer le potentiel matériel, moral et technique des unités de l'ALN (variante : des unités de l'armée).4. Rechercher au maximum le mouvement, la dispersion avec regroupement et l'offensive5. Renforcer la liaison entre les postes de commandement (P. C.) et les différentes unités.6. Développer le réseau de renseignements au sein de l'ennemi et au sein de la population.7. Développer le réseau d'influence du FLN auprès du peuple afin d'en faire un appui sûr et constant (variante : absence de mention de «auprès du peuple») et interversion des points 6 et 7.8. Renforcer la discipline dans les rangs de l'ALN (variante : dans le sens de l'armée).9. Développer l'esprit de fraternité, de sacrifice et d'équipe parmi nos combattants.10. Se conformer aux principes de l'Islam et aux lois internationales dans la destruction des forces ennemies.La plate-forme de la Soummam : ses forces et la faiblesse des arguments de ses détracteurs• La plate-forme de la Soummam analyse la situation politique 20 mois après le déclenchement de l’insurrection, fixe les objectifs à atteindre et les moyens d’y parvenir. En outre, elle pose le problème des négociations et les conditions de cessez-le-feu qui ont prévalu et servi de base, cinq ans plus tard, comme préalables aux négociations d’Évian :Nous citerons : 1. Reconnaissance de la nation algérienne unie et indivisible (opposée à la fiction coloniale de «l’Algérie française» et à toute idée de partage ethnique ou confessionnel). 2. Reconnaissance de l’indépendance de l’Algérie et de sa souveraineté pleine et entière, dans tous les domaines, y compris la défense nationale et la diplomatie (contre le principe du type d’autonomie interne concédée par la France à la Tunisie et au Maroc). (Ne pas oublier que nous sommes en 1956).3. Libération de toutes les Algériennes et de tous les Algériens emprisonnés, internés ou exilés pour activité politique ou armée. 4. Reconnaissance du FLN comme seul représentant du peuple algérien et seul habilité à toute négociation ; en contrepartie, le FLN est garant et responsable du cessez-le-feu au nom du peuple algérien.«Seul le CNRA est habilité à ordonner le cessez-le-feu dans le cadre fixé par la Plate-forme proclamée dès lors  «Plate-forme de la Soummam».Face à la propagande de la France qui accusait le FLN d’être au service d’une puissance étrangère, la Plate-forme de la Soummam définira ainsi la Révolution : «La Révolution algérienne est un combat patriotique dont la base est incontestablement de caractère national, politique et social. Elle n’est inféodée ni au Caire, ni à Londres, ni à Moscou, ni à Washington.» L’allusion au  Caire  déplut fortement au président égyptien Abd-Nasser Certes, il n’y a pas eu de doctrine mais un effort pour combler le vide idéologique et politique existant : ce n’était qu’une plate-forme, elle ne pouvait que fixer les objectifs stratégiques de la guerre et les moyens d’y parvenir, notamment les conditions du cessez-le-feu. Son mérite aura été d’avoir fourni aux militants et aux cadres du FLN, à l’extérieur comme à l’intérieur, des repères d’orientation clairs et fermes pour la poursuite du combat.Le principe de la nation algérienne, partie intégrante du Maghreb arabe, fut solennellement proclamé.Vis-à-vis de la minorité européenne et juive, le droit d’opter pour la nationalité algérienne est reconnu à titre individuel et sur demande de l’intéressé.Ce qui a honoré la Révolution algérienne, c’est qu’il n’y a jamais eu de pogrom anti-juif. Le boycott des commerçants juifs fomenté par l’ennemi fut étouffé dans l’œuf par le FLN dès 1956. Malgré la participation active de certains éléments juifs et chrétiens à la répression, les 7 années et demie de guerre ne connurent  non plus pas de profanation de leurs lieux de culte (synagogues, églises ou cimetières).La Plate-forme de la Soummam a fait connaître au monde le visage d’un pays luttant pour une cause juste, dépourvue de chauvinisme et de haine raciale, ouverte à tous ses habitants, et tournée vers l’avenir.On a reproché au Congrès de la Soummam de n’avoir pas approfondi l’idéologie de la Plate-forme, notamment son côté social. Le problème qui se posait alors n’était pas d’ordre idéologique mais une question de survie pour le peuple algérien ; le problème était : «colonialisme» ou «indépendance».On a reproché aussi au Congrès de ne pas s’être prononcé pour le «socialisme».Le problème n’était pas dans l’alternative «colonialisme» ou «socialisme»,  mais, encore une fois, dans l’alternative «colonialisme» ou «indépendance».La tendance islamiste, quant à elle, a de son côté reproché au Congrès de ne pas s’être prononcé pour un «État islamique». S’il en avait été ainsi, le Congrès se serait séparé entre tendance islamique et nationaliste, et aurait entraîné l’éclatement du FLN, pour la plus grande joie du colonialisme, les armes se seraient retournées entre frères.On a également reproché à cette plateforme l’absence des femmes ainsi que celle de certains autres représentants de la société dans la liste du CNRA comme celle de Français ayant aidé le FLN.De tels reproches ne tiennent pas la route. En effet, pour ce qui est de la représentativité de la femme, la 1re Assemblée nationale de l’Algérie indépendante montrait, toute proportion gardée, qu’il y avait plus de femmes à l’Assemblée nationale algérienne que la France n’en n’avait à l’Assemblée française.En effet, en 1962, la composante des assemblées était comme suit :• Pour la France, avec plus de 50 millions d’habitants, il y avait 7 femmes sur les 482 députés français, soit 1% de femmes et donc 0,14 député-femme par million d’habitants. • Pour l’Algérie, à la même époque, avec moins de 10 millions d’habitants, il y avait autant de femmes députées, donc 7 femmes (soit 8%) sur les 194 élus de l’Assemblée nationale algérienne ou 0,70 député-femme par million d'habitants.    Rappelons enfin qu’en ce qui concerne l’absence au niveau de commandement de Français ayant participé à la lutte et nous ayant aidés, ils n’aimaient pas être mis au-devant de la scène politico-militaire ; mais à l’indépendance, ils figuraient de la façon la plus significative comme représentants du peuple  algérien au sein de l’Assemblée nationale au nombre de pas moins de 17 (députés). Nos martyrs ont droit à la considération qu’ils méritent et notre jeunesse à la vérité. Toute la vérité concernant l’histoire de leur pays.D. L.(*) Entamée par Abane dès sa sortie de prison, réfugié au domicile de Rebah Lakhdar connu par l’ensemble de la classe politique et estimé par eux, il demanda en ces termes à Rebbah Lakhdar : «Je veux rencontrer toutes les personnalités qui comptent  dans notre société.»  Pendant des semaines, il squatta l’appartement pour y recevoir ses nombreux interlocuteurs : dirigeants centralistes du PPA-MTLD, de l’UDMA, du PCA, des Oulémas, Aïssat Idir, le futur chef de l’UGTA, Moufdi Zakaria, l’auteur de l’hymne national de notre pays, ainsi que quelques figures de la bourgeoisie pour une aide financière, nerf de la guerre. Au niveau politique et à la suite de multiples rencontres,  Abane réussit à arracher aux délégués qu’ils procèdent à la dissolution de leurs formations politiques respectives et qu’à titre individuel, leurs militants s’intègrent dans le processus de la création du FLN en vue de soutenir l’ALN dans tous les domaines.(**) Opération d’interdiction de fumer pour réduire les recettes fiscales (le prix des cigarettes est composé de plus de 80% de taxes)... En 1956, le nombre d’attaques contre les services de sécurité français ainsi que les sabotages contre pas moins de 180 installations industrielles a atteint le nombre de 400 ; le but est de montrer aux Français le type de climat d’insécurité relativement identique à celui imposé au peuple algérien, bien entendu, sans les enfumades, sans le napalm, les mines et les barrages électriques des frontières de l’Est et de l’Ouest.Annexes I : Répartition des wilayas• Wilaya I (Aurès-Nementchas) : régions de Batna, Khenchela, Biskra, Tébessa, Souk-Ahras et le Sud-Constantinois• Wilaya II (Nord-Constantinois) : régions de Constantine, Philippeville et Bône• Wilaya III (Kabylie) :- Au nord : de Boumerdès à Aokas sur le bord de la Méditerranée.- A l'est, d’Aokas à Sétif en suivant le tracé de la RN9 jusqu'à Boussaâda.- Au sud, à Sour-El-Ghozlane et Bouira-Ville.- A l'ouest, de Bouira à Boumerdès via Lakhdaria.• Wilaya IV (Algérois) : Régions d’Aumale, de Blida-Médéa et d’Orléansville.• Wilaya V (Oranie) : s'étend des confins algéro-marocains, au sud, à la Méditerranée, au nord, et de Marnia, à l'ouest, aux monts de l'Ouarsenis, à l'est.• Wilaya VI (territoires du Sud, Sahara) : s’étend de Boussaâda à Laghouat. Région qui ne deviendra véritablement opérationnelle qu’après le Congrès.
02 Nov 2018 à 21:59
Pour que l’esprit du 1 novembre ne s’éteigne pas
1 novembre 1954 : une balle s’élance vers le ciel par une nuit fraîche de liberté. Elle bat des ailes, puis culmine dans le firmament des montagnes de l’Aurès. Nedjma pétrie d’espoir et de révolte, elle est l’éclaireur d’une longue lutte pour l’#indépendance du peuple algérien. Durant cette même nuit, une jeune organisation dénommée le Front de libération nationale publie par l’intermédiaire dans son secrétariat une déclaration appelant le peuple algérien à rassembler et organiser toutes “les énergies saines pour la liquidation du système colonial”.À cette époque, l’acronyme F.L.N. est encore peu connu. Mais les jeunes membres de cette organisation révolutionnaire avaient déjà osé l’affront suprême: tenter de “renouveler” le mouvement national algérien, et lutter “par tous les moyens pour la restauration d’un État souverain, démocratique et social”.Les Mostefa Ben Boulaïd, Krim Belkacem, Larbi Ben M’Hidi, Rabah Bitat, Mohamed Boudiaf, Mourad Didouche, Hocine Aït Ahmed, Ahmed Ben Bella et Mohamed Khider n’avaient que la fougue et la volonté d’une jeunesse prête à se battre corps et âme au nom de la liberté, de la justice et de la dignité.Par ses hommes et sa gloire, cet #FLN courageux et frugal nous a légués, à nous autres jeunes Algériens, l’esprit de la lutte et la résilience et une tradition du refus de l’ascendance qui a fait le renom de notre histoire de par le monde. Cet FLN “historique” nous a aussi laissés entre nos mains le texte inaugural du 1 novembre comme un document-témoin à protéger et à méditer, sans cesse.On y lit notamment les raisons de la rupture avec la France, les objectifs internes et externes de la révolution, la dimension nord-africaine du mouvement national, et les grandes lignes du projet d’indépendance: soit la construction d’un État souverain, démocratique et social qui consacre la liberté pour tous les Algériens. Plus de 56 ans après l’indépendance du pays, ce texte inaugural demeure d’une surprenante actualité. C’est pour cela qu’il est nécessaire de célébrer le 1 novembre par la connaissance historique et la relecture critique de notre passé commun.L’esprit du 1 novembre n’est pas dans l’entonnement des chants guerriers ou les célébrations fastueuses d’un passé révolu, mais dans la réappropriation de ce que fût grand et noble dans une telle entreprise, et la nécessité d’actualiser ses principes et ses objectifs à l’aune de nos conquêtes inachevées. C’est seulement ainsi que nous resterons fidèles au projet des pères fondateurs et que nous veillerons scrupuleusement sur notre révolution. Nous nous souvenons de ces premiers instantsComme des moments pétris de sentiments.Dans la misère du temps d’avantEt la douleur du vécu présentTa gloire fût dans les cris de ta révolution. Ô que nous nous remémorons ces premiers hommesEux qui ont gravé ta grandeur sur les stèles de leurs cœurs.Sacrifice du sang et de la raisonPerte de parents et d’enfantsIls ont levé ta bannière haut vers le cielJusqu’à fixer l’étoile sur ton firmament. À l’origine, ta révolte fût portée par tes plus jeunes enfants,Ils avaient tous à peine trente ans.Rêveurs fous et conscients de l’engagementIls ont mené une bataille sur tous les frontsPour que justice triomphe sous chaque maison. Ô que nous nous rappelons du jour de ton indépendance,Moment de joie, intemporel et divin.Après la violence de l’odyssée coloniale  Et la vaillance de ta lutte pour l’indépendanceTes hommes s’enivrèrent d’un émoi jamais connu auparavant. Ta voix révolutionnaire fût entendue par tous les damnés de la terreDes mondes colonisés jusqu’aux contrées les plus éloignées.Ta conscience historique et ta lutte arméeOnt subjugué les peuples en mal de liberté. Ô que nous nous souvenons que ton nom fût grandQuand tu défendais la justice, la dignité et la liberté.Mais ta voix libre s’est affaiblie avec le temps.Quand ta révolution fût mâchée par le partiEt que ton peuple ne fût plus de la partie. Est-ce le temps qui confère à ta gloire sa propre cadence de beauté?Corps large aux épaules ankyloséesYeux vifs, violacés sur teint bronzéTu perds de ton sublime naturel et de ta beauté. Aujourd’hui, médiocrité grandeur natureEt sombre doute autour de ta tête.Ciel noir en tessonsLorsque tes propres fils ne dédaignent plusÀ te violenter, ouvertement. Vieux caciques sacrifiant ta chaire sur l’autel de la déraisonPetits barons et potentats jouant des coudes violents.Tout ce petit monde te prend la mainRien que pour mieux lesté ton cœur battant. Rêve de nos ancêtres et nos parentsNous te promettons d’une voix tiède et sereineQue par le travail et l’engagement,L‘esprit de ta révolution survivra,Éternellement.
01 Nov 2018 à 20:00
Le lieutenant Zernouh Mohamed (EL-HOURANI): Chef du 3ème bataillon de choc de la wilaya 3 (KABYLIE)
-Qui est ZERNOUH MOHAMED ?Né à ZAAFRANE-DJELFA, fils d’ABDELKADER BEN AHMED, ce bédouin des vastes steppes de l’atlas saharien a été dès son enfance confronté à la dure vie de la campagne. Après des études coraniques il s’engagea à l’âge de l’adolescence en ces années quarante (40) de disette et de vie difficile dans les rangs de l’armée française non par conviction mais par besoin de survie.-Itinéraire :                                                      Son travail de collaboration au bénéfice de la révolution armée qu’il a toujours assumé avec abnégation au gré de ses mutations s’est poursuivi dans la continuité dés son affectation en 1957 au poste d’EL-HORANE HAMMAM-DHALAA (M’SILA) du 8éme R.S.A une unité blindée ; c’est ainsi que le sergent chef ZERNOUH MOHAMED informait et ravitaillait l’A.L.N en wilaya 3 par l’intermédiaire de ses contacts de l’A.L.N les défunts aspirant MESSAOUDI BOUBEKEUR et le sergent chef ADOUANE  ABDELHAFIDH des renseignement et liaisons.Par conséquent la prise d’assaut le 04/02/1958 à 18h45’du poste d’EL-HORANE dont il fut l’artisan rapporta à la wilaya 3 un butin de guerre inespéré de 61 mulets chargés d’armement-munitions tous calibres confondus,17 (dix-sept) militaires français du 8e RSA faits prisonniers dont le chef d’unité le lieutenant OLIVIER DUBOS et la mise hors d’état de service des 7 blindés en dotation et autres matériels roulants (témoignages de ses compagnons d’armes les officiers #ALN Si Ouali Abdelaziz, Si Aslat Meziane et Si Messaoudi Boubekeur, livres de Djoudi Attoumi officier ALN, témoignages vidéos officiers ALN #wilaya #3). Zernouh Mohamed avec le Colonel Amirouche Aït HamoudaPhoto prise aprés l'attaque de la caserne d'El Horane le 4 fevrier 1958.-extraite du livre de Hamou Amirouche -YVES SUDRY dans son ouvrage : «  les prisonniers des djounouds   : relate : ‘’Ce jour là, le soldat BONNET est de garde avec un de ses camarades à la porte barbelée du poste. Il scrute depuis un peu plus d’une heure le dédale des pitons boisés, quand le maréchal des logis ZERNOUD (ZERNOUH), un militaire de carrière musulman, s’approche de lui : tu peux rentrer, je vais te remplacer. BONNET obéit sans discuter à son supérieur et regagne sa chambrée. Un quart d’heure plus tard un homme en kaki s’approche du poste. ZERNOUH rassure le soldat resté de garde : je le connais, c’est un ami. L’homme n’est plus qu’à quelques mètres. D’un geste brusque, le maréchal de logis (ZERNOUH) désarme la sentinelle et l’immobilise tandis-que son complice bondit en avant et lui tranche la gorge. La porte grande ouverte une centaine de djounouds investissent le poste. Les spahis, pris par surprise, ne peuvent opposer de résistance. deux sont pris, sept autres blessés. L’attaque n’a duré que quelques minutes. Les fellaghas se retirent après avoir mis le feu au matériel et aux automitrailleuses. Ils emmènent avec eux un officier, le lieutenant Olivier Dubos, et seize prisonniers. Parmi eux : Robert Bonnet, Pierre de Gaillande et Ingenio Deveza…  ‘’.Pour cette opération d’éclat le sergent chef ZERNOUH sera élevé au grade d’aspirant galons qui lui ont été remis par le colonel AMIROUCHE en personne et affecté au  bataillon de choc, une unité d’élite créé par l’illustre colonel en janvier 1958 ou il servira successivement sous les ordres du lieutenant CHAIB MOHAND OURABAH puis sous ceux du lieutenant HOCINI LAHLOU tombés tous les deux au champ d’honneur.Au mois d’avril 1958, il a été chargé par le colonel AMIROUCHE d’une mission d’échange d’information et  de  coordination entre les wilayas 3 et 6 ; il se rendra en compagnie d’un groupe de moudjahidines à ZAAFRANIA au DJEBEL MESSAAD (BOUSSAADA) PC de la wilaya 6 ou il aura le grand honneur de rencontrer le commandant OMAR DRISS. Une deuxième fois le hasard a voulu qu’ils affrontent ensemble l’ennemi français quelque part dans le DJURDJURA.Au milieu de l’année 1958, il a été promu au grade de lieutenant et fut désigné en qualité de chef du bataillon de choc par le colonel AMIROUCHE dont il deviendra un fidèle et proche collaborateur. Sous sa conduite, l’unité en question livrera contre l’ennemi plusieurs batailles et embuscades.Au mois de septembre de l’année 1958, il a été décoré de la médaille du courage (médaille du mérite et de la valeur combative) pour hauts faits d’armes par le colonel AMIROUCHE.                                        En janvier 1959 le lieutenant ZERNOUH MOHAMED surnommé EL HOURANI partira à la tête du bataillon de choc en mission spéciale dans les AURES ou il aura à accomplir plusieurs actions de combat dont la plus en vue est la bataille du djebel REFAA prés de MEROUANA.            Quelques jours après le retour du bataillon de choc des AURES  au mois de mars de l’année 1960 pour fin de mission, le lieutenant ZERNOUH tombera au champ d’honneur dans une bataille prés d’EL KSEUR ( BEJAIA ) au mois d’avril de l’année 1960 après avoir soutenu avec acharnement un combat de plusieurs heures face à l’ennemi jusqu’à  l’épuisement des munitions de son arme MAS 56 forçant le respect de l’ennemi qui ne manquera pas de lui présenter les honneurs pour son héroïsme .
30 Oct 2018 à 23:04
BÉLAÏD ABANE, PROFESSEUR EN MÉDECINE ET HISTORIEN, À “LIBERTÉ” “La Soummam a donné une dimension politique et révolutionnaire à la lutte”
Auteur de quatre ouvrages sur la vie, le parcours et l’apport d’Abane Ramdane à la Révolution de Novembre, Bélaïd Abane, professeur en médecine et historien, aborde, dans cet entretien, l’apport du Congrès de la Soummam à la lutte armée. Il évoque, également, le rôle d’Abane Ramdane et son apport à la lutte.Liberté : Nous célébrons le 62e anniversaire du #Congrès de la #Soummam. Quelle était l’importance de ce rendez-vous dans la poursuite de la lutte armée pour l’indépendance ?Bélaïd Abane : Le déclenchement de la lutte armée en Novembre 1954 était le résultat d’une décision volontariste dans la marche du mouvement national vers la libération et l’indépendance. Aussi, l’idée d’un congrès de la Révolution va s’imposer pour une nécessaire clarification doctrinale. La lutte armée, partie sur le mode insurrectionnel avec l’étincelle du 1er Novembre, va prendre une dimension révolutionnaire avec l’apport du Congrès de la Soummam. Quatre axes principaux vont consolider la trajectoire de la lutte : la clarification doctrinale comme je viens de le souligner ; sa politisation en profondeur ; l’unification des potentialités politiques nationales (le FLN en sera l’unique creuset) ; l’institutionnalisation : le Comité de coordination et d’exécution (CCE) et le Conseil national de la Révolution (CNRA), incarneront, désormais, la direction de la Révolution. L’ALN est structurée en une armée révolutionnaire moderne avec sa hiérarchie politico-militaire à tous les échelons, avec ses grades, son éthique… Doctrinalement, la raison politique  guidera toute action militaire. La Révolution, y compris dans ses objectifs diplomatiques, dépendra essentiellement de l’évolution intérieure. C’est le credo des primautés du politique sur le militaire et de l’intérieur sur l’extérieur. Face à la puissance occupante, les buts de la guerre et les conditions de cessez-le-feu sont définis. Enfin, vis-à-vis de l’opinion internationale, la Révolution algérienne, avec la Plateforme de la Soummam, avait sa feuille de route et battait, enfin, pavillon algérien pour reprendre une métaphore marine. L’Algérie, en tant qu’entité étatique distincte de la puissance occupante, existait de fOui. Tout à fait, mais pas que cela. N’oublions pas que l’un des credo de la Soummam était aussi “tout pour le front de la lutte armée”. La Soummam, par son apport doctrinal, a assurément donné une dimension politique et révolutionnaire à la lutte armée. Mais si on relit la Plateforme de la Soummam, on notera que la question militaire était également centrale. C’est, en effet, à la Soummam que les éléments épars et, parfois, antagoniques d’une ALN naissante ont été structurés en une armée révolutionnaire moderne. L’armée algérienne d’aujourd’hui (l’ANP), née dans les maquis, a été structurée au Congrès de la Soummam. Le grade de colonel est resté le plus haut dans la hiérarchie militaire depuis le 20 Août 1956 jusqu’en 1984, date à laquelle furent nommés les premiers généraux.Au-delà de ces apports, la Soummam a, cependant, posé problème, a suscité et suscite encore aujourd’hui des oppositions. Étaient-ce seulement des questions de pouvoir ou y avait-il aussi des divergences portant sur des projets politiques antagoniques ?  D’abord, il est incontestable que la Soummam fut un moment majeur dans le processus de libération algérien. Pour la première fois dans son histoire coloniale, l’Algérie apparaissait comme une entité étatique distincte de la puissance occupante. Avec son “gouvernement” et son Parlement. Et pourtant, il y a eu des oppositions. Très brièvement, d’abord celle de la délégation extérieure qui s’est sentie sous-représentée dans les organes dirigeants. Les Aurès-Nememcha ont également contesté les décisions de la Soummam, les considérant comme faisant la part trop belle aux politiques. En réalité, la wilaya I se débattait dans des querelles internes sans fin depuis la mort de ses chefs Bachir Chihani et Mostefa Ben Boulaïd. Le système algérien, né du coup de force de 1962, a également occulté l’étape soummamienne de la Révolution. Le déni avait commencé depuis l’assassinat de ses deux principaux promoteurs : Ben M’hidi (mars 1957) et Abane (décembre 1957). L’inversion des primautés (primauté du militaire installé à l’extérieur) a suivi avec le reniement par Krim de son engagement soummamien. Plus tard, les détenteurs du pouvoir ont fait l’histoire de la Révolution à leur gloire et profit. Ils ont renié tout ce qui n’allait pas dans le sens de leur légitimation. Voyez aussi le sort réservé à la glorieuse Fédération de France du FLN, véritable fer de lance de la lutte, tant militairement, que surtout financièrement. Enfin, le Congrès de la Soummam passe aux yeux de certains idéologues restés loin du champ de bataille comme trop moderne, voire laïque. Il faut, pour être complet, rappeler que pour Ben Bella et Mahsas, ses deux principaux contempteurs, le Congrès de la Soummam est une affaire de Kabyles, donc, à leurs yeux, suspecte. Mais vous avez raison, il y a également une question de projets antagoniques portant sur la nature de l’État, les rapports entre politique et militaire, la place de la religion et la question de la citoyenneté. Toutes ces questions sont encore d’une brûlante actualité, d’où l’hostilité persistante de certains milieux pour la Plateforme de la Soummam et Abane en particulier.Vous avez finalisé quatre ouvrages sur la vie, le parcours, mais surtout l’apport d’Abane Ramdane à la Révolution. Comment cet homme, encore en prison en Novembre 1954, a-t-il pu prendre sa place et devenir le n°1 de la Révolution ?Effectivement, au 1er Novembre 1954, Abane était encore en prison. Mais comme je l’ai montré dans mes livres, Abane était étroitement associé au projet de Novembre. Il faisait partie du comité révolutionnaire de 12 dirigeants pressentis pour prendre en mains le projet révolutionnaire. Dans ce comité, en plus des six de l’intérieur et des trois de la délégation extérieure, il y avait Abane, Debaghine et probablement Zighoud. Abane est libéré le 18 janvier 1955 et est entré dans la clandestinité début mars 1955. En arrivant à Alger, il a pris sa place comme dirigeant à part entière. Ceux qui prétendent qu’il a été désigné par tel ou tel autre dirigeant à la tête d’Alger sont loin de la vérité. Le vide politique, l’essoufflement du projet novembriste et la nécessité faisant loi ont imposé Abane comme l’homme de la situation. Très rapidement, il a la haute main sur toutes les questions d’ordre national et international comme le dit Ben Khedda dans ses livres. Il est, de fait, le seul dirigeant à avoir assumé un tel rôle. Personne d’autre avant lui et personne après lui. La création des organes dirigeants à la Soummam va clarifier la situation et répartir les tâches, même si Abane reste le membre prééminent d’un pouvoir devenu institutionnellement collégial.Comment a-t-on pu alors réduire son rôle au sein du CCE ?L’expatriation des organes dirigeants vers la Tunisie a engendré de nouveaux rapports de force. Les militaires chefs de wilaya ont tous rappliqué à Tunis et au Caire pour prendre leur place. Abane, qui préconisait la primauté du politique et de l’intérieur, n’était plus en odeur de sainteté. Il va être politiquement marginalisé par les chefs militaires qui deviennent alors la force prépondérante de la Révolution. En faisant de l’uchronie (comment l’histoire se serait déroulée si…), les choses auraient été totalement différentes si la session du CNRA d’août 1957 s’était tenue à Alger ou dans une autre ville de l’intérieur. Les chefs militaires ne seraient pas tous venus pour prendre leur place dans les organes dirigeants et les credo soummamiens n’auraient sans doute pas été répudiés. Et Abane, porté par les primautés de l’intérieur et du politique, aurait probablement gardé son influence.Et on est allé jusqu’à sa liquidation physique. Y avait-il déjà une course au pouvoir avant l’indépendance ?    Effectivement, parce qu’Abane était considéré comme un obstacle sur la route du pouvoir. En dépit de tous les antagonismes qui l’opposaient aux colonels, Abane avait réussi à se constituer une force politique qui représentait aux yeux de ses adversaires une menace pour leur statut de chefs inamovibles et de prétendants au pouvoir post-indépendance. Sa décision de rentrer en Algérie pour restaurer la primauté de l’intérieur avec l’appui des chefs de wilaya a précipité sa mort. Cet assassinat est un acte fondateur négatif de l’histoire politique algérienne. La liquidation physique sans risque est apparue comme une solution facile à la résolution de tout problème politique. Cela a continué après l’indépendance. Les régimes, qui se sont succédé depuis 1962, portent à leur passif nombre d’assassinats d’opposants ou, tout simplement, d’empêcheurs de tourner en rond. C’est une marque de fabrique du système politique algérien.Récemment, une annexe de l’École militaire de Cherchell a été baptisée du nom d’Abane Ramdane. Quelle lecture en faites-vous ?Franchement pour moi, c’est un non-événement. Baptiser une annexe de l’Académie militaire de Cherchell du nom d’un des plus hauts dirigeants politiques de la lutte de Libération nationale, initiateur concepteur et organisateur du premier congrès de la Révolution, membre prééminent du CCE et du CNRA, constitue une perte déconcertante des repères. Abane, Ben M’hidi, Boudiaf, Ben Boulaïd… auraient mérité bien plus qu’une annexe d’école militaire, un hôpital ou une coopérative immobilière… Pour revenir à Abane, la reconnaissance académique a précédé la reconnaissance officielle qui dépend, elle, des gouvernants du moment. Il est, en effet, l’un des rares dirigeants auxquels se rattache une œuvre en propre. L’avenir et l’histoire finiront bien par séparer le bon grain de l’ivraie.
21 Aoû 2018 à 17:35
Un travail est en cours pour la collecte de la matière première pour écrire l'histoire de l’Algérie
M. Zitouni a détaillé que 160 heures d’enregistrement des témoignages de moudjahidine et des fils de chouhada ont été réalisées à l’université de Constantine.DRLe ministre des Moudjahidine Tayeb Zitouni a indiqué dimanche à Tébessa que les services de son département ministériel à travers toutes ses instances dans les wilayas s’emploient à “collecter la matière première pour écrire l’histoire de l’Algérie et la transmettre aux futures générations”.Au cours de son passage sur les ondes de la radio algérienne de Tébessa, lors d’une émission, au premier jour d’une visite de deux jours,  à l’occasion de la célébration du double anniversaire du soulèvement du nord Constantinois et le #Congrès de la #Soummam (#20 #août 1955/1956), coïncidant avec la journée nationale du Moudjahid, le ministre a souligné que “des grandes étapes ont été réalisées dans  la collecte des témoignages vivants des moudjahidine et des biographies des moudjahidine et des martyrs, ainsi que de la collecte de détails sur les divers événements révolutionnaires vécus par l’Algérie durant les 132 années de la colonisation française en préparation pour le début de l’écriture de l’histoire”.Il a dans ce sens ajouté que la collecte de ces témoignages  est effectuée à travers toutes les directions et les musées des moudjahidine, le Centre national d’études et de recherche sur le mouvement national et la révolution 1954 et les centres de repos des moudjahidine soulignant que ces instances ont été dotées de différents équipements numériques pour l’enregistrement des témoignages.M. Zitouni a détaillé que 160 heures d’enregistrement des témoignages de moudjahidine et des fils de chouhada ont été réalisées à l’université de Constantine, au cours de la dernière année universitaire dans le cadre d’une convention signée entre son département et celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique relevant “qu’actuellement des chercheurs dans le domaine de l’histoire analysent les données collectées pour s’assurer leur authenticité”.Par ailleurs, le ministre des Moudjahidine a indiqué que son département œuvre à recenser les sites historiques et les monuments de la Guerre de Libération détaillant que jusque là, 1 273 cimetières de chouhada, 1449 centres de torture ont été recensés en sus de plus de 3000 sites historiques en cours de  classification en vue de son intégration dans le patrimoine national.S’agissant de l’amélioration de la situation des Moudjahidine, M. Zitouni a affirmé que son département  s’emploie à lutter contre la bureaucratie et à alléger les procédures administratives des Moudjahidine, à travers notamment la numérisation des archives rappelant la décentralisation dans la délivrance de certains documents.Il a ajouté dans le même contexte que “tous les dossiers des pensions des Moudjahidine remis au ministère de tutelle ont été étudiés”, afin, a-t-il appuyé de “les protéger socialement et psychologiquement et d’améliorer leur situation et préserver la mémoire historique collective”.Le ministre des Moudjahidine a entamé sa visite dans la wilaya de Tébessa en procédant à l’inauguration de l’Institut national spécialisé de formation professionnelle dans la commune Boulhaf Dyr, baptisé  Mustapha Benboulaid, d’une capacité de  300 places pédagogiques et d’un  internat de 120 lits.Dans la commune de Morsott, située à 30 km au nord du chef lieu de wilaya, M. Zitouni a présidé une cérémonie de remise  de 60 logements publics locatifs (LPL) dans  le cadre du programme national de distribution de 30 000 unités de différentes formules à travers  40 wilayas.Le ministre des Moudjahidine devra poursuivre sa visite lundi dans la wilaya de Tébessa en présidant la cérémonie de célébration nationale du double anniversaire du soulèvement du nord Constantinois et le Congrès de la Soummam (20 août 1955/1956), coïncidant avec la journée nationale du Moudjahid en honorant des moudjahidine avant de prendre part aux travaux d’une conférence nationale sur ces événements organisée par  le Centre national d’études et  de recherche sur le mouvement national et la révolution 1954.
20 Aoû 2018 à 17:50

Ailleurs sur le web

Nous suivre
Annonce
PropellerAds
Vidéothèque

Les plus lues

Soufflet avec une pâte facile de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 22 Juin 2016 à 13:59

source : #Youtube #OumWalid 

Msemen à la farine le plus facile à faire de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 10 Oct 2016 à 10:55

Le secret pour réussir les msemens à la farine réside dans la pâte qu'il faudra bien travailler, type de farine et aussi dans le feuilletage,voir la vedio pour mieux comprendre le procédé. source : #youtube #OumWalid

Cake au Flan de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 04 Dec 2016 à 12:09

C'est un de mes desserts préférés je le fais vraiment souvent j'aime énormément sa texture bien fondante, vous pouvez choisir le goût que vous souhaitez chocolat, vanille, fraise ou caramel sans tarder voici la recette... source : #youtube #OumWalid

TIZI-OUZOU: La liste des bénéficiaires des logements sociaux dévoilée

Actualité - TIZI-OUZOU - 15 Nov 2016 à 18:15

Le chef-lieu de Tizi-Ouzou à connu une matinée particulièrement mouvementée, caractérisée par des coupures de routes au niveau de plusieurs quartiers et pour cause l'affichage de la liste des bénéficiaires des logements sociaux (Logement Public Locatif). Des citoyens qui ont postulé à cette formule et dont les noms ne figuraient pas sur liste ont barricadé plusieurs routes par des pneus en fumée provoquant des embouteillages dans le centre ville. Le fait de voir les attentes des protestataires prolongées ont fait tombé à l'eau toutes les tentatives des autorités locales pour essayer de calmer les esprits.

Sablé au halwa turc et cacahuètes

Elle Mag - Recettes - 28 Juin 2016 à 09:22

Ingrédients: pour environ 28 pièces (selon la taille de l'emporte-pièce) 250 g de beurre 125 g de halwa turc 50 g de sucre glace 2 jaunes d’œufs 1 paquet de levure chimique 1 càc de vanille 80 g de cacahuètes grillées et finement moulues Farine au besoin (environ 500g) Décoration: Environ 400 g de cacahuètes grillées et moulues 1 pot de confiture d'abricot Préparation: Battre le beurre avec le sucre puis ajouter la halwa turc et bien mélanger Ajouter les jaunes d’œufs un par un ensuite les cacahuètes moulues Ajouter la vanille puis la farine avec la levure jusqu'à obtention d'une pâte souple et lisse Laisser reposer la pâte un petit peu Étaler la pâte sur un plan de travail fariné à 5mm d'épaisseur Découper les sablés à l'aide d'un emporte-pièce ou un verre puis faire une ouverture au centre à l’aide d’un petit emporte pièce Faire cuire pendant environ 15 minutes à 180° Une fois les sablés refroidies, les rassembler en les collant avec de la confiture Badigeonner les sablés de confiture à l'aide d'un pinceau puis passer aux cacahuètes et décorer avec du chocolat fondu. source : fan-decuisine