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Décoloniser le système politique, donner la pleine et entière citoyenneté au peuple algérien

Société - Chronique

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«La pile Wonder ne s'use que si l'on s'en sert». Qui ne connaît pas ce slogan publicitaire qui veut convaincre le consommateur d'acheter la pile en question plutôt que celle de ses concurrents ? 

Même les mots s'usent à force de s'en servir 

Ce slogan, si simple et si terre-à-terre, tellement il est frappé de bon sens, peut tout aussi bien servir à faire avancer la vente d'autres produits de consommation, de la vulgaire pâte dentifrice à la voiture automobile de luxe, sans oublier les produits alimentaires d'usage courant. 

On peut également étendre son emploi aux concepts abstraits de la philosophie comme de la politique. Car rien ne réduit la valeur d'un concept que son usage excessif, mal à propos et dans des circonstances qui ne conviennent pas au sens où il est généralement accepté. 

La démocratie, un concept démonétisé 

On n'a nullement besoin de recourir aux lumières des analystes politiques pour constater que l'un des termes les plus souvent employés pour justifier toutes sortes de mauvaises actions menées contre les peuples, tant de l'intérieur que de l'extérieur, est le concept de «démocratie». 

Dans la période actuelle, toutes les agressions extérieures, les coups d'Etat militaires, les interventions extérieures, violentes ou secrètes, les soulèvements spontanés ou manipulés, les actes terroristes, et bien d'autres actions que condamnent tant le bon sens que la morale politique la plus élémentaire, se parent du qualificatif de «démocratique» pour se justifier. Ainsi, voit-on toute une partie du monde réduite en cendres, ses villes et ses villages détruits, sa population civile tuée ou déracinée, ses institutions étatiques les plus banales mises hors d'état de fonctionner, etc. etc. Tout cela au nom de la démocratie. 

C'est en quelque sorte répandre le virus de la peste, créer une situation d'épidémie de cette maladie terrible, au nom de la «lutte pour améliorer la santé des populations visées». 

Même Israël, la seule colonie de peuplement occidental encore existante, justifie son projet de génocide des Palestiniens par le caractère «démocratique» de son système politique, omettant de rappeler que ce système ne concerne que les «Juifs,» qui seuls jouissent de tous les droits politiques et personnels, et du statut «d'êtres humains», la population palestinienne ayant le droit de tenter de survivre dans une système où elle est soumise à 5500 règlements de sécurité et ne jouit même pas du droit de circuler en toute liberté et du droit à la propriété privée. On veut même, dans «la patrie des droits de l'homme», interdire que le système colonial, même s'il est «juif» dont Israël est le parfait exemple, soit dénoncé car ce serait de « l'antisémitisme». N'y a-t-il pas de plus raciste que cette interdiction qui fait automatiquement des Palestiniens des «untermenschen» (sous-hommes) selon l'expression nazie bien connue, puisqu'il est interdit de décrire l'oppression sioniste dont ils souffrent de la part d'un Etat qui se déclare «juif» ? Faut-il blâmer les Hans chinois pour cette oppression ? 

Que l'ancienne puissance coloniale adhère à cette ligne n'a rien de surprenant, car le système colonial « juif » en Israël lui rappelle le bon vieux temps du «colonialisme civilisateur» dont le peuple algérien a connu les méfaits et le racisme pendant plus d'un siècle. 

La démocratie comme arme de destruction massive 

Et, de plus, on constate que l'usage du terme «démocratie» à des fins de destruction massive n'intervient que quand les «intérêts vitaux» de ces nations qui se sont donné pour noble objectif de «rendre le monde meilleur» sont en jeu. On ne veut pas démocratiser tous ceux des Etats du monde qui, d'une manière ou d'une autre, ont des régimes «non démocratiques» mais seulement ceux de ces Etats dont les actions portent préjudice à ces «intérêts vitaux.» 

Bref, on veut bien défendre la démocratie, à condition que ça rapporte, tout comme on est disposé à appuyer le despotisme s'il rapporte plus que la démocratie. On se trouve donc, non dans une processus de «fin de l'histoire,» mais plutôt d'exploitation cynique d'un terme qui est supposé représenter le progrès ultime des sociétés, et qui implique la moralisation de la gestion des affaires politique au profit de tous les citoyens, et non à celui d'un petit groupe de pays ou de personnes au sommet de la «pyramide alimentaire,» du pouvoir politique mondial ou national. 

Le colonialisme est loin d'avoir été une école de démocratie 

On a donné un mauvais «nom» à la démocratie, comme on a donné hier, au bon vieux temps du partage du monde entre puissances colonisatrices, un mauvais nom à «la mission civilisatrice» qui servait de slogan à l'invasion coloniale. 

L'Algérie, comme entité géographique, a été - faut-il le rappeler ? l'un des premiers pays «colonisés» à connaitre la pratique démocratique, puisque le système «démocratique» a été l'un des «bienfaits» de la colonisation, pour remplacer le système «féodal» de la période antérieure. 

Le problème est que les bienfaits de cette pratique démocratiques ont été limités à la population minoritaire en provenance de la puissance coloniale ou de pays européens, population généralement chrétienne, la population algérienne autochtone continuant à être gouvernée selon les mêmes principes féodaux hérités de la période des deys. Le slogan «liberté, égalité, fraternité» était inscrit en lettre d'or sur le frontispice des toutes les «communes à plein exercice,» dont la composition démographique était dominée par des «Blancs de blancs» judéo-chrétiens. Ce n'était pas seulement la laïcité qui n'avait pas le droit de cité en Algérie, et n'était pas exportable, selon les dires mêmes de Gambetta, un des présidents du Conseil de l'époque, mais même ces «fameux droits de l'homme» dont la patrie était censée être la puissance coloniale. 

On rappellera, en passant, qu'il y a avait en fait, trois régimes politiques dans l'Algérie coloniale : 

- la démocratie représentative exclusivement au profit de la population émigrée ou autochtone judéo-chrétienne ; les «communes de plein exercice» concrétisaient ce système de démocratie représentative dans les régions où la population judéo-chrétienne était majoritaire ; 

- l'administration directe de la population «indigène,» terme qui désignait les Algériennes et Algériens, puisque le qualificatif d'Algériennes et Algériens était réservé aux populations judéo-chrétiennes résidentes en Algérie, et son emploi par les «Indigènes» était considéré comme subversif. Cette administration couvrait les régions du Nord dans laquelle la «population indigène» était majoritaire et était établie sous forme de «communes mixtes.» 

- l'administration militaire dans les territoires du Sud, faisant de cette partie de notre pays une vaste caserne coloniale, où la population était soumise à l'impôt du sang au profit de l'armée coloniale, et selon les caprices du «caïd» indigène local. 

Même le principe de base démocratique de l'égalité devant la loi a été rejeté par le système colonial 

L'Algérien était, certes, considéré comme «Français» de par la loi, mais il avait des droits et des obligations qui ne coïncidaient pas avec son statut juridique proclamé. Avec les «évènements», la pratique juridique avait perdu toute relation avec le statut de «Français» octroyé à l'Algérien. Mitterand, alors ministre de l'intérieur, puis ministre de la Justice pouvait ordonner que soit exécuté sur-le-champ tout Algérien pris les armes à la main. On n'a pas entendu beaucoup de protestations relevant que tout crime commis ressortissait du code pénal et de procédures judiciaires définies par la loi française. On ne se souvient pas que ce ministre ou les exécutants de ses ordres ait été censuré ou poursuivi pour avoir ordonné l'exécution sommaire de «Français,» en violation des lois de la République. 

Les crimes commis au nom de la démocratie, comme au nom de la «mission civilisatrice» dont se réclamait le système colonial en Algérie sont trop nombreux pour qu'un court écrit puisse en épuiser la liste. Le silence imposé par les lois françaises contre le rappel des crimes coloniaux qui ont été perpétrés jusqu'à la dernière heure du système colonial, prouvent, s'il le fallait, que la patrie des droits de l'homme a encore beaucoup à faire sur le plan moral pour se laver de ses crimes commis au nom d'idéaux dont elle prétendait et continue à prétendre qu'elle en est la concrétisation. Ce sursaut moral est évidemment son affaire. Les seuls à ne pas jouer aux censeurs du système politique algérien, et à ne pas tenter de donner des leçons au peuple algérien, sont bien les anciens colonisateurs. 

La démocratie n'est pas un des legs du colonialisme 

On ne peut pas donc dire que l'expérience «démocratique» a été l'un des «legs» du système colonial, au contraire. L'Algérie a hérité d'une expérience politique coloniale où les belles déclarations, les nobles principes qu'évoque le concept politique de «démocratie» étaient accompagnés de pratiques politiques n'ayant aucun rapport avec la démocratie, et ne faisant que cacher le maintien en vie des comportements politiques hérités du système militaro-féodal animé par le régime des deys. Combien de générations faut-il pour effacer dans les pratiques sociales tous les comportements, toutes les habitudes, y compris l'usage de la langue du colonisateur ? Il n'y a pas de réponse à cette question. 

Mais faire croire que le système colonial n'a pas laissé dans la mentalité des Algériens d'autre trace que les institutions administratives, la législation, l'attrait pour les structures de consommation et les goûts de l'ancienne puissance coloniale, y compris les goûts littéraires, c'est faire preuve de mauvaise foi ou d'inconscience. Si ces prémices, que l'observation la plus superficielle de la société algérienne permet de vérifier, sont acceptées, et elles ne peuvent que l'être, la décolonisation politique de l'Algérie est loin d'être achevée, et le système politique algérien reflète des pratiques, et des réflexes, qui trouvent leur source dans les pratiques et réflexes qui ont servi à la puissance coloniale de s'assurer la domination de la «population autochtone». 

La prise de conscience de la continuité du système colonial dans la pratique politique algérienne constitue le premier pas vers le progrès politique dans le pays, progrès qui passe par la mise en place d'un système institutionnel donnant réellement le pouvoir au peuple, et reconnaissant la centralité de la Constitution comme fondement de ce système, et non comme simple règlement intérieur que se donne le pouvoir politique pour légitimer et légaliser son autorité. 

La tâche essentielle est donc de rompre avec la pratique politique coloniale, qui faisait fi de son propre système institutionnel et avait fait de la violation de ses propres principes politiques hautement proclamés le fondement de cette pratique. Le système colonial a appris aux Algériens que les principes, les lois devaient obéir, dans leur mise en œuvre, aux besoins politiques du moment, et ne pas être considérées comme des guides rigides auxquels les autorités politiques devaient à tout prix se conformer dans leur comportement. 

En conclusion 

A l'indépendance, les Algériens n'avaient d'autre exemple de système politique que celui mis en place par les autorités coloniales, et visant deux objectifs : 

- faciliter l'exploitation des ressources naturelles du pays au profit exclusif de la minorité blanche judéo-chrétienne ; 

- Entretenir les divisions entre les différents éléments du peuple algérien pour perpétuer la domination et l'exploitation du pays. 

En termes d'expérience politique, les Algériens ont été à la plus mauvaise des écoles. Le colonisateur n'a commencé à penser à démocratiser les Algériens qu'au dernier quart d'heure de sa domination, faisant du système électoral un instrument de pacification à usage strictement militaire. Il ne s'agissait pas de concrétiser un idéal démocratique, mais seulement de combattre «la rébellion» par un instrument plus sophistiqué que le fusil ou la bombe, mais non moins violent, car destiné à perpétuer l'oppression coloniale. 

Les autorités coloniales avaient 132 années devant elles pour apprendre aux Algériens ce qu'était la vraie démocratie, et pour les «civiliser.» Ils n'ont accompli ni l'une ni l'autre de ces missions. S'ils nous avaient appris la démocratie, nous l'aurions eue dés l'Indépendance. S'ils nous avaient civilisés, nous n'aurions pas eu besoin de leur assistance technique pour construire et gérer l'aéroport d'Alger, et pour creuser et gérer le métro de la capitale, et nos librairies seraient pleines exclusivement ou presque de livres écrits par des Algériennes et Algériens ! 

Il ne s'agit pas là de tout mettre sur le dos du système colonial, ni même de minimiser le rôle des autorités publiques dans la construction politique algérienne après l'indépendance, mais seulement de rappeler que la rupture historique qu'était cette indépendance n'a ni transformé, comme par miracle, la société algérienne, ni effacé sur elle les traces du système colonial. 

On ne se décolonise pas automatiquement en devenant indépendant. Cela demande un effort concerté et cohérent. L'Etat national algérien a-t-il fait cet effort ? Rien n'est moins certain, et tout un chacun peut le constater. 

Il est temps de mettre fin à ce système politique, mélange de «commune mixte» et de «territoire militaire,» qui reflète une tradition politique héritée du système colonial, et non un choix libre de la part des Algériennes et Algériens. 

Les efforts des dirigeants algériens doivent se porter sur la «décolonisation» de leur système politique et la reconnaissance, finalement, de la citoyenneté algérienne pleine et entière. 

Certains évoquent l'exemple syrien. L'analogie est la forme la plus primitive de l'analyse politique et il n'est nul besoin d'être versé dans les arcanes de la géopolitique pour conclure qu'il n'y a aucun rapport entre la situation de l'Algérie et celle de la Syrie, à moins que cette analogie ne soit rien d'autre qu'une menace de noyer le pays dans un bain de sang si les Algériennes et Algériennes persistent à demander de devenir finalement des citoyens de plein statut dans une Algérie libérée des pratiques politiques hérités du système colonial. 

Ce que veulent les Algériennes et les Algériens, c'est un changement de système, non sa perpétuation sous le couvert d'un calendrier électoral présidentiel. 

Qui vivra verra ! Et il ne reste qu'à espérer que les détenteurs réels du pouvoir résistent à la tentation de l'usage de la violence armée pour garder à tout prix les privilèges qu'ils tirent de ce pouvoir. 

Auteur

Nordine.B

Propriétaire du site www.actu-algerie.com

04 Mar à 22:13

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Source : www.lequotidien-oran.com


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Dans le dossier Chronique
Les vingt commandements de LA RUE algérienne
1- Cette révolution de soie est le labeur du génie du nouveau jeune peuple algérien. Ces jours-ci, la rue ressemble aux rêves des martyrs qui marchent à pied dans la rue Larbi Ben M’hidi.2- La rue est sortie dans la rue pour appeler à la rupture définitive avec le pouvoir en place depuis vingt ans. Elle n’appelle pas, plutôt elle exige le départ du président A. Bouteflika. Pas de cinquième mandat. Mais aussi elle appelle à la fin du système politique rentier.3- La rue est sortie dans la rue pour reconquérir la dignité nationale violée par une bande entourée d’un clan politico-économique périlleux et nuisible au pays.4- La rue est sortie dans la rue pour réclamer la création d’un État civil et républicain. Pas de royaume familial sous un masque républicain. Pas d’État islamiste théocrate.5- La rue dénonce la création d’un système appelé le makhzen algérien, dénonce la culture de la soumission et le culte de la personnalité.6- Pour une vraie PREMIERE (pas une deuxième) république démocratique et pluraliste longtemps rêvée par nos martyrs et nos vrais moudjahidine.7- Parce que le pouvoir en Algérie souffre d’un problème politico-générationnel, la rue marche pour mettre fin à ce pouvoir qui gouverne au nom de la légitimité révolutionnaire de 54. Avec le grand respect à la révolution et aux révolutionnaires.8- Seules la légitimité de l’intelligence, de la compétition et du savoir-faire dans la gestion des affaires publiques sont la clé de la réussite politico-économique en Algérie.9- La rue est sortie dans la rue pour réclamer une vie politique saine et transparente, ainsi la séparation de la religion et de la politique est une nécessité absolue.10- Pour plus de respect aux martyrs et aux moudjahidine, les vrais moudjahidine, et afin d’arrêter tout chantage émotionnel qui utilise la glorieuse histoire de la révolution dans des pratiques hégémoniques politiques, la suppression du ministère des Moudjahidine, en le remplaçant par un service s’occupant honorablement des anciens combattants auprès du ministère de la Défense, est un vœu structural.11- La rue est sortie dans la rue pour le respect du religieux et pour protéger le fidèle, et afin de libérer la religion de tout chantage ou utilisation politique, l’annulation du ministère des Affaires religieuses, avec tout le respect à la religion, toutes les religions, en le remplaçant par un service auprès du ministère de l’Intérieur est une démarche courageuse vers l’édification d’un État civil et temporel.12- La rue est sortie dans la rue pour nous dire qu’atteindre un niveau de bonne santé de l’État civil temporel exige la visibilité de la femme par la participation politique, sociale, économique, culturelle et scientifique.13- Pour une égalité civile entière entre les femmes et les hommes du pays.14- La rue est sortie dans la rue pour instaurer une justice indépendante afin de respecter toutes les libertés ; la liberté individuelle, la liberté de la presse, de la confession et de la pensée.15- Pour une nouvelle constituante républicaine annonciatrice d’un avenir rassurant, confiant et transparent.16- Pour un gouvernement de transition, constitué de technocrates capables par leur génie de mener le rêve de la rue vers la réalité réelle.17- La rue est sortie dans la rue pour une présidence collégiale temporaire formée d’un groupe de sages, de personnalités politiques propres, de symboles de l’art et de la culture, des leaders de la société civile…18- Pour la dissolution des deux chambres, celle des parlementaires et celles des sénateurs (APN et Sénat).19- Pour une commission souveraine et libre, constituée d’un ensemble de juristes, de sociologues, d’économistes, d’universitaires, de personnalités indépendantes… chargée de la rédaction d’une nouvelle Constitution garante de l’avenir d’une Algérie moderne du 21e siècle.20- La rue est sortie dans la rue pour exiger la fin du centralisme autoritaire et bureaucratique. Et afin de sauvegarder l’Algérie républicaine forte et unie, État de droit, et afin de lutter contre la corruption généralisée et la dilapidation étendue des ressources naturelles du pays, l’instauration de la régionalisation positive est une nécessité structurale majeure.
09 Mar à 22:11
Cinq raisons qui font que le 22 février sera plus utile aux Algériens que le 05 octobre
Les manifestations du 22 février ouvrent une nouvelle période politique en Algérie. Elle couve le potentiel de plus transformer le pays que ne l’a fait la période ouverte par les émeutes du 05 octobre 1988.L'affirmation peut paraître présomptueuse et précipitée. Les marches du 22 février 2019 supérieures sur le repère orthonormé de l’Histoire des peuples que les émeutes d’octobre 1988 ?  Difficile à soutenir à priori. Octobre 88 a mis fin au système du parti unique, apporté une constitution garantissant les libertés fondamentales, dont celle de la presse, de réunion et de manifestation et énoncer les règles de l’alternance politique qui a d’ailleurs débuté effectivement en juin 1990 avec le passage d’une majorité de mairies entre les mains du FIS.  Mais le fait est que le processus d’octobre s’est enlisé politiquement, avant de déboucher sur une terrible guerre civile qui a permis le retour à une autocratie molle autour d’un président, Abdelaziz Bouteflika, hostile aux acquis démocratiques d’octobre. Ce qu’a changé octobre 88 est considérable. Il a échoué sur l’essentiel. Une alternance politique par les urnes comme régulateur de la vie publique du pays, et même une succession d’alternance, évaluée comme criterium d’une transition démocratique aboutie.  Pourtant le 22 février 2019 porte en lui le potentiel de changer plus en profondeur et surtout plus durablement que le 05 octobre 1988, la vie citoyenne des Algériens. En voilà cinq raisons.1-Une revendication expliciteLe mouvement algérien du 22 février exprime une revendication politique claire ; le refus de la présidence à vie de Abdelaziz Boutelfika. Octobre 1988 avait comme toile de fond le 3e mandat de Chadli Bendjedid dont la réélection était prévue avant la fin de l’année. Elle n’a cependant pas cristallisée la colère des jeunes des quartiers populaires qui  se sont attaqués à tous les signes de l’autorité de l’Etat et dénoncé la hogra, le clientélisme du régime Chadli et leur mal-vie liée à la crise économique survenue deux ans plus tôt. Le refus du 5e mandat est d’essence citoyenne et démocratique. Il n’est pas possible, certains s’y sont essayés dès vendredi soir, de faire dire aux manifestants de vendredi dernier autre chose. Cela est arrivé avec les jeunes émeutiers de 1988.  Le président Bouteflika et plusieurs acteurs de sa génération ont toujours soutenu que le peuple algérien ne voulait pas du pluralisme en 1988 mais seulement des conditions de vie décentes que le régime de Chadli Bendjedid n’arrivait plus à lui assurer. Cela a justifié, en creux, la remise en cause de ces acquis d’octobre qui n’étaient pas « une vraie demande sociale ». Le fait est que la colère d’octobre n’a pu être contenue que par l’annonce de réformes politiques signifiant implicitement la fin du système du parti unique. L’ouverture démocratique en 1998 a été un compromis entre les élites hors-système, les couches populaires et le pouvoir politique. En 2019, les algériens, dans un spectre social très large, veulent le respect d’une constitution qui prévoit un véritable pluralisme porteur d’alternance effectif. Ils sont dans le « degagisme » propre aux révolutions arabes. Ils ont tracé explicitement la feuille de route des réformes à venir.  Il sera plus difficile de les en détourner.2-Un pacte générationnelLes manifestants du 22 février ont spontanément intégré l’histoire récente du pays pour débloquer l’espace public.  Pas de violence. Le chantage à la fitna ne marche plus. Ils ont apporté la preuve qu’ils étaient en mesure d’occuper la rue par dizaines de milliers et d’être pacifiques. Le mouvement évite la fracture « lyrique » du discours sacrificiel né au cœur des journées d’octobre 88. Le sang des algériens a coulé abondamment. Le pouvoir a reconnu officiellement 159 morts. Le sacrilège fratricide était survenu d’entrée dans la transition démocratique. Il a symboliquement ouvert la voie à la dérive sanglante de l’après – arrêt du processus électoral de janvier 1992. La société algérienne de 2019 a mis longtemps à trouver un modus operandi qui lui permette de reprendre son initiative citoyenne en ne prêtant pas le flanc à la dérive violente. La plus grande force du mouvement algérien du 22 février est qu’il est intuitivement pénétré de la conviction que le changement peut venir de la mobilisation pacifique du peuple. C’est le fruit d’un subtil compromis générationnel. Ceux qui ont vécu la guerre civile et en redoutent le retour, concèdent finalement à ceux qui sont jeunes et dont l’avenir est compromis par un régime indécrottable, leur droit à la contestation. A condition qu’il soit exercé pacifiquement. La société est  finalement mieux auto-encadrée qu’en 1988 en dépit de tous les efforts du système pour la dévitaliser politiquement durant plus de deux décennies. Le contre-système d’information lié aux réseaux sociaux a produit du lien social compensatoire. Le mot d’ordre de « salmya », l’exigence pacifique a d’abord circulé sur le web avant de gagner la rue. En un mot, le 22 février s’appuie sur une éducation citoyenne, donc pacifique, plus large que celle du 05 octobre. Cela lui donne le potentiel inestimable de résister à la pression du débordement par la violence. Donc de produire des effets de changements plus larges et plus durables.3-Un déclin terminalLe 05 octobre 1988 est arrivé à un moment ou ni la génération de la libération nationale, ni le modèle économique rentier n’avaient épuisé leurs cartouches.  Le 22 février 2019 coïncide avec le déclin terminal des deux.  La génération de la libération nationale ne peut plus jouer de sa légitimité historique pour cause de fin de cycle biologique. Le modèle rentier redistributeur en mode clientéliste est à bout de souffle.  L’un et l’autre ont contribué-aider en cela par l’illumination meurtrière du salafisme politique, à finir de remettre en cause le processus d’octobre parce qu’ils se voyaient continuer de vivre et de prospérer. Après l’interruption du processus électoral  et les violences ouvertes par cet acte, le pays a construit sa résilience sur deux piliers. La rente énergétique s’est reconstituée à la fin des années 90 par les volumes après les découvertes pétrolières de Hassi Berkine et la production gazière de In Salah et Tiguentourine  puis par les prix au début des années 2000. Pendant ce temps la génération de la guerre de libération nationale a remis la main sur le leadership politique contesté durant l’épisode de précédent en allant chercher dans l’imaginaire populaire des années Boumediene, le personnel de relance du pacte national. Rien de tout cela n’est possible sur la feuille de route que vient d’écrire pour l’Algérie l’irruption citoyenne du 22 février. Ni reconstitution de la capacité à exporter des hydrocarbures en grands volumes, ni possibilité de reproduire le modèle générationnel de leadership politique basé sur la légitimité de la libération nationale.  Il faudra tout réinventer. La période politique qu’ouvre le 22 février est chargée d’un spectre beaucoup plus large de possibles. Elle peut être plus naturellement encline à construire un pacte démocratique et citoyen en lieu et place du vieux pacte nationaliste et patrimonial. Ce que l’onde du 05 octobre 1988 n’a pas réussi à faire à cause notamment de l’impréparation de la société, du pouvoir et de la stratégie insurrectionnelle islamiste radicale, sans issue.4-Une  maturation politiqueLe mouvement du 22 février peut être plus prégnant dans l’histoire du pays car les solutions politiques de sortie de crise sont déjà prêtes. Ce n’était pas le cas en 1988. Le débat politique transversal était inexistant. Les salafistes captaient une partie de l’opinion par le réseau des mosquées en défiance de tout le reste de la société. L’opposition clandestine n’était pas connue des algériens. Les historiques Ait Ahmed et Ben Bella étaient en exil. Il a fallu que le sang coule à flot pour que ces acteurs deviennent à Sant Egidio, début 1995, une classe politique en mesure de faire des propositions au pouvoir.  La dictature du parti unique a rendu plus complexe la naissance du pluralisme. A L’hôtel Mazafran de Zeralda en juin 2011, Said Sadi, moderniste, et Ali Djeddi, ex-FIS se sont parlés pour esquisser une charte de bonne conduite institutionnelle. La régulation de l’alternance au pouvoir est admise chez toute l’opposition, islamistes radicaux d’antan compris. Elle restait à être acceptée par le pouvoir. Le 22 février 2019 va se charger de le faire. C’est en cela qu’il a plus de chance d’être bénéfique à la modernisation institutionnelle du pays. Le camp de l’opposition est déjà d’accord sur l’essentiel : respecter les règles du jeu, indifféremment des projets politiques. C’était exactement l’inverse dans la transition ouverte par octobre 1988. Le FIS était dans une démarche d’acceptation utilitariste du processus électoral qu’il était prêt à renier à tout moment, et ne s’en cachait pas. Les partis du pouvoir, FLN, aussi ne donnaient pas encore les gages de l’alternance. Le parti dirigé alors par Abdelhamdi Mehri continuait d’être travaillé en son intérieur par « L’Etat profond », légitimiste. Aujourd’hui, une immense plage d’opportunité va s’ouvrir grâce à la plus grande faiblesse des obstacles idéologiques face à la demande sociale du changement institutionnel en faveur d’un Etat des libertés et du droit. Ingénierie politique d’une transition vers l’alternance est  prête. Il fera gagner du temps et des énergies au mouvement populaire qui va continuer de grandir les prochaines semaines. Et donc faire avancer plus vite le pays vers les solutions qui construisent l’avenir. On peut ajouter à l’avantage du mouvement algérien du 22 février, la maturation du projet démocratique de la légitimité par les urnes au sein de l’ANP. Le discours de rupture antisystème que tient le candidat général à la retraite Ali Ghediri s’alimente d’éléments de langage favorable aux libertés et à l’alternance démocratique. Cela ne peut pas être totalement non représentatif de la culture politique qui s’est développée dans les rangs de la haute hiérarchie de l’armée algérienne depuis trois décennies. Ce serait plutôt son chef d’Etat Major, Ahmed Gaïd Salah, qui serait anachronique et politiquement isolé, en s’accrochant à la perpétuation, vaille que vaille, du pacte nationaliste patrimonial, dont il incarne la phase terminale. L’ANP de l’après 22 février ne pourra pas être un obstacle à la conquête démocratique des algériens. Elle est, une fois rebattue les cartes à sa tête, mure pour en accepter les conséquences institutionnelles, toujours moins compliquées à accompagner qu’un retour à l’affrontement contre l’expression populaire, avec ses dérives à l’empreinte mémorielles encore si vives dans le pays.5-Un déterminisme historiqueLa 5e et dernière raison qui fait que le mouvement algérien du #22 #février est parti pour produire un plus grand bond en avant au pays que ne l’a fait le 05 octobre 88 est un déterminisme de l’Histoire et de la géopolitique.  La mondialisation a intégré les marchés nationaux dans un flux global. Elle a accéléré l’uniformisation des modèles politiques de gouvernance. L’Europe de l’est, l’Amérique du sud, de nombreux pays d’Asie ont balancé vers des régimes à alternance démocratique. Le mouvement touche l’Afrique sub-saharienne de plus en plus amplement depuis 15 ans. Contrairement à ce qu’ont voulu faire croire les “vendeurs” de la stabilité, le printemps arabe a lancé une onde politique longue. Elle travaille les sociétés de la région en profondeur. Les Algériens ont échoué après octobre 1988 à rester à l’avant garde de la modernisation politique. Mais ils savaient aussi que leur place dans la #marche des peuples vers la liberté n’était pas celle à laquelle voulaient les confiner la présidence à vie de Abdelaziz #Bouteflika et de son système. Ils ne reçoivent pas seulement les images de la Syrie déchirée ou de la Libye divisée.  Ils regardent aussi les tunisiens fiers de leur révolution et dignes dans un régime qu’ils peuvent sanctionner librement par les urnes à chaque échéance. Le déterminisme historique et géo-politique voudrait que le pays de la sphère arabe qui a entamé le premier une transition démocratique il y’ a trente ans, ne peut pas être le dernier à la parachever. Par le poids de son économie, par le dynamisme de sa population, par le niveau de son urbanisation et de son éducation, l’Algérie a historiquement les critères pour entrer dans le club de plus en plus large des Etats de liberté et de droit. Ces entrées ne sont jamais irréversibles. Mais lorsqu’une société y a gouté, elle tend à y revenir plus facilement si par malheur elle devait régresser et en sortir momentanément. De ce point de vue la force tectonique du #05 #octobre #1988 est bien sur sans commune mesure. Le mouvement qui vient de partir sous nos yeux enchantés va emmener loin notre pays. Vers le meilleur. Rien n’aurait, cependant, été possible sans les jeunes des quartiers populaires qui se sont lancés à l’assaut de la citadelle du parti unique et de sa nomenklatura un soir d’octobre 1988.
28 Fév à 21:52
Un “processus de consensus” à défaut d’un “candidat du consensus” ?
Ont-ils vraiment tenu cette réunion ? Il y aurait des raisons d’en douter dès lors que certains d’entre eux l’ont formellement démenti. Mais il y a autant de raisons de croire que le conclave a bel et bien eu lieu et que le démenti, ici, n’a qu’une seule fonction : garder le secret bien au chaud. Car il est parfaitement conforme aux mœurs politiques du sérail de traiter dans l’ombre des questions cruciales qui engagent le peuple et le pays. Et il n’est pas de bonne presse de l’avouer.Quel serait donc ce secret que les membres du quatuor appelé “Alliance présidentielle” voudrait maintenir à l’abri des regards ? Une seule certitude : l’#élection #présidentielle est le seul sujet susceptible de justifier qu’un sommet de quatre partis soit entouré d’un tel mystère. Il devait être question d’une décision pour le moins lourde pour que soit justifié un tel black-out. On peut donc penser que l’on a parlé, non pas du scrutin présidentiel en vue de la mise en place d’une stratégie électorale qui permettrait au “candidat de l’Alliance” de l’emporter, mais plutôt de la gestion de l’opération succession. Il s’agirait, donc, de concocter une tout autre démarche. Le moment est sans doute venu de trancher définitivement entre l’option du 5e mandat et celle du “plan B”. Peut-être serait-on déjà au stade de la définition précise de ce “plan B”, voire de sa mise en route qui serait ainsi lancée hier depuis la résidence présidentielle de Zéralda. Le lieu choisi pour la tenue de cette réunion “secrète” n’est d’ailleurs pas fortuit. Il confère, en effet, un cachet présidentiel à la démarche. De là à faire valoir l’idée que celle-ci est d’inspiration bouteflikienne, il n’y aura qu’un pas qui, le moment venu, sera franchi. Et c’est supposé “légitimer” ce qui aura été convenu depuis hier, c’est-à-dire le “le plan B”.Ce plan consisterait en le choix du successeur ou en quelque “processus politique” qui permettrait au régime de faire d’une pierre deux coups : éviter l’écueil du 5e mandat et s’assurer de “la continuité” selon un mode opératoire consensuel. À défaut du traditionnel et classique “#candidat du #consensus”, on aurait droit, pour 2019, à “un coup de force consensuel”. Ce qui revient presque au même. Quelle forme prendrait celui-ci ? Si l’option du report de l’élection paraît trop osée, il ne faut pas oublier que rien n’est scandaleux aux yeux des gardiens du système politique algérien.Il suffira juste de formaliser le processus convenu. La “conférence nationale” déjà proposée par un membre de l’Alliance pourrait convenir pour ce faire.
21 Dec 2018 à 13:37
Point de vue : Pour la sauvegarde de la patrie
 L’avenir proche de la patrie est très certainement en danger. Ce qui relevait de la prévision, il y a quelques années, est aujourd’hui une réalité vécue par la majorité des Algériennes et des Algériens. Ce qu’il y a lieu de faire face à une telle situation découlera d’un diagnostic de la situation de la patrie, aujourd’hui et demain. Alors, il sera possible de définir les remèdes et les modalités de les administrer.Aujourd’hui, la patrie souffre de problèmes au niveau de la société, du système de pouvoir et ses conséquences sur les institutions ainsi qu’au niveau de l’économie nationale.La société souffre de cinq maux qui lui sont propres, plus l’influence dangereuse des réseaux sociaux.Ces cinq maux sont : la perte de la morale collective ; la violence qui devient l’instrument privilégié de règlement de conflits entre les individus, entre les groupes d’individus et même entre les groupes d’individus et l’Etat ; la corruption généralisée ; l’individualisme«Akhti rassi» ; le fatalisme «Allah ghaleb». Ajouter à cela, l’influence négative des réseaux sociaux.D’où, le premier pas vers la sauvegarde de la patrie commence par l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme pour remédier aux cinq maux et pour intérioriser la citoyenneté «mouwatana» chez chaque citoyenne et chaque citoyen.Le système de pouvoir se décrit par trois caractéristiques : l’autoritarisme, le patrimonialisme et le paternalisme.L’autoritarisme : «Vous êtes avec moi en applaudissant, sinon je vous considère contre moi et je mobilise tous mes moyens pour vous faire taire.» Alors, la haute hiérarchie n’est pas informée sur la situation réelle de la patrie, dans la mesure où elle n’entend que ceux qui l’applaudissent.Le patrimonialisme est un système qui se reconnaît par la présence d’un chef entouré de cercles de courtisans qui se font la guéguerre pour plaire au chef afin de bénéficier de ses gratifications. Cela peut être un poste important, un projet ou un prêt… Mais ils considèrent la société comme arriérée, non apte à la politique. Alors, il se crée un gap énorme entre gouvernants et gouvernés.Le paternalisme, c’est la présence d’un chef qui se considère comme le père du peuple ; donc «ma relation avec ‘‘mon peuple’’ doit être directe, sans intermédiaire». Consciemment ou non, il affaiblit les institutions intermédiaires (Parlement, gouvernement, administrations). D’où, l’affaiblissement des institutions.En plus de ces trois caractéristiques du système de pouvoir, il faut prendre en considération la rente et la prédation dans l’utilisation de la rente ; ce qui mène vers un Etat déliquescent.L’Etat déliquescent se définit scientifiquement par cinq critères :– l’institutionnalisation de l’ignorance et de l’inertie : moins vous possédez de savoir scientifique, moins vous êtes capable d’engagement plus vous avez de chance de gravir les niveaux élevés de la hiérarchie de l’Etat ;– le culte de la personnalité ;– l’institutionnalisation de la corruption. Celle-ci devient partie intégrante du fonctionnement des institutions ;– un nombre très restreint d’individus prennent les décisions stratégiques à la place des institutions habilitées ;– l’émiettement des clans au sommet de la hiérarchie de l’Etat.Malheureusement, ces cinq critères sont présents dans le fonctionnement du système de pouvoir algérien. Nous sommes bien dans un Etat déliquescent.D’où la nécessité de changement de tout le système de gouvernance, et pas seulement, le changement des individus.L’économie nationale avait connue une situation d’aisance financière exceptionnelle pendant plusieurs années :– des réserves en devises couvrant trois années d’importations sans besoin d’exporter ;– une dette extérieure presque nulle ;– un fort excédent budgétaire ;– un taux d’épargne de 50% du PIB, c’est-à-dire que quand il y a une production de 100 DA ; 50 DA étaient épargnés ;– un taux de thésaurisation de 20%, c’est-à-dire que sur 100 DA produits, 20 DA restaient dormants ;– une surliquidité au niveau du système bancaire.Autrement des moyens importants pour financer des programmes d’investissements productifs ambitieux.Malheureusement, cette aisance financière était accompagnée par la mauvaise gouvernance, ce qui a débouché sur la pénurie de moyens de financement de l’économie et du Budget de l’Etat.Effectivement, les recettes annuelles d’exportation des hydrocarbures sont passées de 63 milliards de dollars en 2013 à 27 milliards en 2016 et elles dépasseront difficilement la barre des 30 milliards de dollars dans l’avenir. Alors que les dépenses d’importations et de transferts ont atteint 76 milliards de dollars en 2014, composées de 68 milliards d’importations de biens et services, comparativement aux 12 milliards en 2001, et 8 milliards de dollars de transfert des bénéfices des sociétés étrangères exerçant en #Algérie.D’où la nécessité d’élaborer et de mettre en œuvre un programme économique moins dépendant des exportations des hydrocarbures.Les tenants du pouvoir doivent comprendre que leur départ est inscrit dans la logique de l’histoire. Le retarder ne fera qu’aggraver leur propre situation, malheureusement, aussi celle de la patrie.Il faut bien considérer que le maintien du système de pouvoir actuel par des élections présidentielles, telles qu’elles ont été organisées jusqu’à maintenant, est un suicide collectif pour les tenants du pouvoir mais aussi pour le peuple.C’est le moment pour se mobiliser pour la sauvegarde de la patrie.Cette mobilisation commence par le travail à la réponse à trois questions :– quel instrument de mobilisation ? Est-ce la création d’un front unifié pour la sauvegarde de la patrie ?– Quel mode d’organisation de la mobilisation ? Est-ce la création de cercles de partisans pour la sauvegarde de la patrie ?– Quel programme de sauvegarde pour venir à bout des maux dans la société, pour la construction d’un Etat digne du prestige de la Révolution nationale et des potentialités du pays, pour la construction d’une économie diversifiée ?Ensemble pour la sauvegarde de la patrie.
15 Dec 2018 à 20:26
Benchicou III à la veille d’un Bouteflika V: plongée au scalpel en autocratie
On ne complexera pas Benchicou d’avoir écrit un troisième livre sur Bouteflika. La situation du pays l'impose.“Le #mystère #Bouteflika”, un autre livre sur Abdelaziz Bouteflika, signé Mohamed Benchicou, ancien directeur du journal Le Matin, journal irrévérencieux disparu en juillet 2004, au lendemain de l’élection de Bouteflika II.  C’est le troisième livre d’une des meilleurs plumes de la presse nationale algérienne sur la présidence de Bouteflika. A la question inévitable sur ce “#Benchicou III”, l’auteur y répond sans hésitation en reprenant la formule des écrivains André Brink et Nadine Gordimer en réplique à ceux qui leur reprochaient de n’écrire que sur l’apartheid: “It is our landscape”, c’est cela notre contexte, notre réalité.”Difficile de nier que cette réalité algérienne, celle de la possibilité de plus en plus forte d’un cinquième mandat, ne soit aussi présente et sans doute pesante pour une bonne partie des Algériens.En journaliste et intellectuel, Benchicou est dans “l’actu” algérienne. “Il n’y aurait pas eu de ‘’nouveau livre sur Bouteflika’’ s’il avait quitté le pouvoir en 2009, comme le prévoyait la constitution”.Une commande de l’éditeur...mais pas que Dans son avant-propos, l’éditeur Riveneuve, à l’origine de ce nouveau livre sur Bouteflika, souligne que Mohamed Benchicou “connait presque intimement” le Président. “Comment oublier que le directeur d’un des cinq journaux privés les plus influents en Algérie doit au second [Bouteflika] d’avoir vu son média interdit et d’avoir passé deux ans en prison (2004-2006), en dépit de ses problèmes de santé ?”.“Alors que se profile un cinquième mandat, l’idée a été de mettre à jour la précédente édition toujours demandée, Notre ami Bouteflika”, ajoute-t-il. C’est ainsi que ce troisième livre a vu le jour. On ne complexera donc pas Benchicou d’avoir écrit un troisième livre sur Bouteflika. Pour lui, si le pays est dans cette situation si déprimante, c’est justement parce que ceux qui sont en devoir d’écrire, de parler et de témoigner ont renoncé.Le quatrième mandat et les conditions de l’exercice de la fonction présidentielle par un chef de l’État frappé par un AVC suscitent “une angoisse légitime chez tout le monde, une demande de vérité à laquelle ceux qui ont pour mission de répondre n’y répondent pas, par choix personnel, par crainte de rétorsion ou par je ne sais quoi”, souligne l’ancien directeur du Matin. On ne complexera donc pas Benchicou d’avoir écrit un troisième livre sur Bouteflika. Pour lui, si le pays est dans cette situation si déprimante, c’est justement parce que ceux qui sont en devoir d’écrire, de parler et de témoigner ont renoncé. “C’est parce qu’il n’y a pas suffisamment de livres, d’écrits, de reportages sur cette équipe qui prend le pays en otage, c’est parce que nous qui avons, dit-on,  la mission de remuer la plume dans la plaie, nous journalistes, écrivains, universitaires, artistes, managers, entrepreneurs, qui regardons ailleurs, c’est parce que nous avons renoncé à nos obligations envers la société…”Le journaliste ne se prive, d’ailleurs, pas de rappeler que les livres consacrés à Mitterrand ou Chirac ont dépassé les cinq cents et que pour Macron, qui n’a pas encore fini sa première année de pouvoir, on enregistre déjà près d’une centaine de livres. “Récit d’une déchéance”Dans un livre dont la structure s’apparente à un long rappel des affaires ayant marquées le règne de l’actuel chef de l’État, la sentence de Mohamed Benchicou est sans appel: “A la dix-neuvième année de règne de Bouteflika, racontera-t-on plus tard, l’on apprit que deux réfugiés sur cinq qui débarquent clandestinement en Espagne et en France étaient Algériens ! Une histoire triste. L’histoire d’un démantèlement de l’État algérien, de ses institutions, de sa diplomatie, l’histoire que j’aurais aimé ne pas avoir à raconter”.Le livre, souligne-t-il, est “un récit de la déchéance algérienne, d’un président qui promettait en 1999 d’abolir la corruption, de moderniser la pratique politique, de réhabiliter la transparence, d’effacer le chômage et de rendre la dignité à l’Algérien et qui a fait tout le contraire !  Au lieu d’inscrire son action dans la continuité d’un État pérenne, ou du moins d’essayer, au lieu de promouvoir l’initiative, libérer les énergies, renforcer la transparence, il a consolidé le pouvoir absolu, étouffé l’expression démocratique, découragé les initiatives, accru la censure, généralisé l’esprit de lucre, aboli la concertation.”Mais, précise Benchicou, le nouveau livre n’est pas “une synthèse de toutes les affaires publiées ici ou ailleurs”. “Publié où ? Chez qui ? Avez-vous lu une vraie enquête sur le scandale Chakib Khelil ? Comment cela fut-il possible?”.Mohamed Benchicou essaie surtout de “revenir sur la source de cette entreprise de mise à sac”. Ce livre, dit-il, “c’est l’histoire, écrite peut-être précipitamment, avec des lacunes sans doute, de 19 ans de gestion pharaonique du pouvoir, d’opacité, de frime, de vanité et de frivolité qui, aujourd’hui, placent le pays dans une posture alarmante. En 19 ans, avec un pétrole vendu jusqu’à 130 dollars le baril, Bouteflika a mis l’Algérie en faillite, cette même Algérie que le général Zéroual avait gouverné et maintenu debout avec un pétrole à 11,90 dollars exactement.” Une ”écriture humaine”Le pouvoir personnel est-il une souffrance? L’auteur dit avoir voulu “dépeindre un homme meurtri” par la maladie mais qui est aussi “esclave de ses ambitions” et “accepte d’endurer l’insupportable douleur plutôt que de se retirer de l’éprouvant exercice du pouvoir.”À LIRE AUSSI :  Bouteflika LD cinquième mandat en marche “Les autocrates sont plus seuls qu’on ne le croit”, atteste Benchicou. Et méfiez-vous, averti l’auteur “ces passages où je décris le président dans sa résidence de Zeralda ne sont pas aussi imaginaires” qu’on serait amené à le penser. Le choix de faire de la visite du président français Emmanuel Macron à Alger comme début et fin du livre, est pour l’auteur, “un instantané de nos tristes paradoxes”.  “La rencontre, plus d’un demi-siècle après l’indépendance, entre le jeune dirigeant d’une vieille puissance colonisatrice et un vieux monarque d’un jeune pays”.Cinquante cinq ans après l’indépendance, relève-t-il avec tristesse, “la jeunesse du jeune pays demande au jeune président du vieux pays des visas pour aller vivre dans le vieux pays dirigé par un jeune président et fuir le jeune pays dominé par un vieux dirigeant”.L’approche de la Présidentielle de 2019, n’est-elle pas à l’origine de ce nouveau livre? Benchicou est catégorique. Il n’écrit pas en  fonction des “agendas politiques” du pouvoir. “Ses kermesses ne m’intéressent pas. Elles servent à donner un peu de suspense et de crédit démocratique à une pitoyable fête foraine, qu’on appelle ”élection présidentielle ”.Cette présidentielle, affirme-t-il, trouvera bien “des parodistes ‘’informés de très bonne source’’ qui vont nous convaincre que les jeux ne sont pas encore faits, qu’il faut s’attendre à des surprises. Cela a déjà commencé, avec cette information selon laquelle les frères de Bouteflika seraient ‘contre’ le cinquième mandat. Cela va se poursuivre avec toutes sortes de fadaises, y compris celles très savantes de spécialistes de la politique qui s’échineront à nous persuader de l’existence ‘d’autres scénarios’”.La fatalité du 5e mandatPour Benchicou, il n’y pas de doute, les jeux sont faits. “Bouteflika a été au centre d’une stratégie mondiale qui veut faire de l’Algérie une zone inféodée à des intérêts extérieurs. La longévité de Bouteflika aux commandes du pays s’explique par la convergence entre cette stratégie et la soif de pouvoir de cet homme qui veut et qui va rester président jusqu’à la mort.”Sur la fatalité d’un cinquième mandat, il est implacable : “Bouteflika n’a plus d’adversaires au sein du système. Tout cela est retracé dans le livre. J’ai tenté de m’appesantir sur l’infinie ambition de pouvoir de Bouteflika, un facteur mésestimé par tous, alors qu’il est le point nodal de tout ce qui se passe. Le président se prépare à enclencher 5 autres années de règne dans l’opacité totale.” Que faire dès lors ? “Apprendre à être ni héros ni traîtres, ni dévots, ni hérétiques, ni candides, ni donneur de leçons, ni Jourdain ni Scapin, mais juste ces êtres humains qui auront su résister au sortilège du renoncement.” Sur un plan économique, il suffit à Benchicou de résumer les années Bouteflika dans l’état de l’économie nationale. “Je ne vous apprends rien, après 19 ans de règne sans panache, les caisses sont vides, l’industrie est nulle, la production hors-hydrocarbures qui était de 3% en 1999 est toujours 19 ans et 1000 milliards de dollars plus tard, toujours de 3 % en 2018, cela veut dire que notre pays a fait du surplace durant 19 ans, le temps qu’il a fallu à la Corée du sud pour devenir une puissance économique mondiale !”Le bilan est, aux yeux de l’auteur, un désastre: “comment un pays qui ambitionnait de se hisser au niveau de l’Espagne ou de l’Italie, s’est retrouvé, vingt ans plus tard, au rang des nations maudites qui envoient leurs enfants quémander refuge à l’Espagne et l’Italie?”Mohamed Benchicou est dans le pessimisme et il souligne au sujet de l’avenir du pays que “nous n’avons plus de prise sur rien. Peut-être même verrons-nous un Chakib Khelil diriger le gouvernement?”.Que faire dès lors ?  “Apprendre à être ni héros ni traîtres, ni dévots, ni hérétiques, ni candides, ni donneur de leçons, ni Jourdain ni Scapin, mais juste ces êtres humains qui auront su résister au sortilège du renoncement.”
03 Avril 2018 à 19:23
Personne n'échappe à la vindicte de Boudjedra à l'exception notable de Said Bouteflika
Amis lecteurs, j’ai pris sur moi de lire pour vous le dernier “pamphlet” de Rachid Boudjedra Les Contrebandiers de l’histoire, paru aux éditions Frantz Fanon, dans une collection spéciale intitulée “Mise au point”. J’ai pris sur moi, parce que, comme beaucoup, j’ai encore dans mon coeur une affection que je voudrai intacte pour l’auteur de L’escargot entêté. Et entêtée je demeure à vouloir continuer à penser à Rachid Boudjedra, en dépit de lui, comme à l’un des meilleurs romanciers que l’Algerie a enfantés. Un exercice qui devient pénible et douloureux à la lecture des Contrebandiers de l’histoire, ce texte que l’auteur décrit comme “un brûlot” et que son éditeur a pris le soin de définir en couverture comme un “pamphlet”. Mais que dire? Cela fait longtemps que Boudjedra a abandonné le roman pour lui préférer le “brûlot” et qu’il se sent plus à l’aise dans le registre du dénigrement et de la dénonciation. Le problème est qu’il semble avoir, avec Les Contrebandiers, épuisé toutes ses ressources créatrices et ses capacités à structurer un texte, au point où le résultat a du mal à se hisser y compris à la définition de pamphlet ou de brûlot. Ce n’est pas tant la violence des Contrebandiers de l’histoire qui est remarquable mais le fait que cela ressemble à de la violence aveugle. Personne ne semble être à l’abri de la rage boudjedrienne: ni la longue liste des écrivains qu’il traite en veux tu en voilà de “harkis”, de “larbins”, de “prédateurs”, de “psychopathes” ou de tueurs “membres du GIA”. Ni les éditeurs de livres, ni ceux des journaux, ni les enseignants universitaires, ni les historiens, ni les réalisateurs de cinéma, ni les Algériens qui ont quitté l’Algérie pendant la guerre civile… personne n’échappe au moulinet de Boudjedra. Personne n’échappe à la vindicte de Boudjedra à l’exception notable de Said Bouteflika: (…) "Said Bouteflika qui me déclara son soutien total et dénonça l’ignominie dont j’ai été la victime. J’ai été très ému et très content de cette intervention du premier conseiller du Président de la République que je salue et remercie ici très chaleureusement. Il était là en tant que représentant de l’autorité de l’Etat et en tant qu’intellectuel. Ce que d’autres n’ont pas eu le courage de faire." C’est donc par de chaleureux remerciements au frère de Abdelaziz Bouteflika, président de l’Algerie depuis 1999, que l’auteur décide curieusement de clore un livre où il fait entre autres le procès du système politique et économique: (…) "Les Algériens, toutes classes confondues, qui en ont marre qu’on leur fasse quotidiennement l’éloge de la mondialisation et du libéralisme économique qui les appauvrit grâce à une inflation terrifiante … Et lors des dernières législatives les Algériens ont répondu à ces falsifications politiques en s’abstenant de voter à… 65% et ce n’est pas un chiffre c’est un CRI." Aux paradoxes qui s’accumulent dans ce pamphlet, s’ajoutent les erreurs et les contrevérités. Kamel Daoud qu’il calomnie en affirmant qu’il était membre des GIA, n’a évidemment jamais fait partie des Groupes islamiques armés (GIA) cela n’est pas seulement une accusation farfelue et grotesque mais sa non véracité est vérifiable immédiatement: Daoud était le chroniqueur le plus adulé des lecteurs du Quotidien d’Oran pendant les années où les GIA ont sévi, il était chroniqueur, reporter, il était même rédacteur en chef du Quotidien d’Oran, il suffit de visiter les archives du plus vieux quotidien de l’Oranie pour s’en assurer. Les erreurs historiques où l’auteur se trompe de date, confond un massacre avec un autre: "C’est ainsi que s’est développée la thèse que c’est le colonel Amirouche, le chef de la Wilaya 3, qui a commis le massacre de Melouza perpétré en 1956". Alors que le massacre de Melouza (qui se trouve au nord de la ville de M'Sila, à la lisière du Constantinois et de la Kabylie) a été perpétré en 1957 et non pas en 1956 et que personne jusqu’à aujourd’hui n’a attribué la responsabilité de ce crime-là au colonel Amirouche. Mais encore? Ferial Furon, auteur de Si Bouaziz Bengana, dernier roi des Zibans, est parfois appelée “Muriel Furon”. Mais c’est probablement grâce à Wassyla Tamzali, auteure de Une éducation algérienne, que Boudjedra nous livre les passages qui resteront dans l’anthologie des oeuvres les plus burlesques: "(…) Cette bourse mensuelle de 300 DA permettait aux étudiants de vivre correctement. Mais pour Wassyla Tamzali, elle lui permettait de faire des achats superflus en robes et chaussures de luxe qu’elle se procurait dans un magasin chic situé juste en face de l’Université, et à côté de La Brasserie des Facs…. elle faisait de l’exhibitionnisme de classe pour nous épater et nos provoquer." Et toujours à propos de Wassyla Tamzali qui révulse l’auteur parce qu’elle émet les thèses, dit-il, du “qui tue qui” à propos des massacres des années 90 : "(…) Moi qui portais (toujours!) deux capsules de cyanure qui m’avaient été données par un ami pharmacologue de l’Université d’Oran." "Moi qui portais une barbe fournie et naturelle et une perruque aussi fournie mais artificielle, je fus donc abasourdi par ce discours de Wassyla Tamzali (…)" Rachid Boudjedra semble tellement hanté par les traitres à la cause nationale, les harkis, les vendus qu’il en devient obnubilé, il écrit “ce livre pour dire [sa] rage et [sa] colère contre un climat délétère et une partie (infinie!) de la société qui est complice de la trahison qui se propage” mais il oublie de nous dire pourquoi il semble penser qu’en ce moment précis de son histoire notre pays connait un mouvement littéraire favorable “à la traitrise” ou au révisionnisme historique ou “à la haine de soi”? Il ne nous livre aucune analyse, ni tentative d’explication du phénomène qui semble l’obséder. Tout ce qu’il fait c’est une sorte de liste infernale, qui n’en finit pas de s’allonger. Des listes de Schindler, des traitres à jeter à la vindicte populaire et des potences, voilà tout ce qu’offre Les contrebandiers de l’histoire, sans même nous faire la politesse, à nous ses lecteurs désarçonnés, d’y mettre un peu d’effort, ou de style. Les contrebandiers de l'histoire, Rachid Boudjedra. Editions Frantz Fanon. Tizi Ouzou, 2017.
09 Oct 2017 à 22:38

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