Le coup de gueule d'une étudiante au sujet de l'agression contre le carré féministe (vidéo) | actu-algerie.com: Information et Actualité





Le coup de gueule d'une étudiante au sujet de l'agression contre le carré féministe (vidéo)

Société - FEMME



Algérie : Lors des manifestations contre le système en place une jeune étudiante, victime d'agression par un groupe d'hommes qui ont essayé de lui arracher sa pancarte en la sommant de rentrer chez elle et de regagner sa place : la maison ! S'est dignement défendu.

Un combat qui risque de durer encore longtemps si la société algérienne tolère le complexe de supériorité de certains esprits venus d'un autre âge malgré leur apparence moderne. 




Auteur

Nordine.B

Propriétaire du site www.actu-algerie.com

08 Avril à 22:31

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Dans le dossier FEMME
Caner du sein : J’ai reconstruit ma vie sans mon mari
Quand on se marie, c’est pour le meilleur certes, mais aussi pour le pire. Nadjia* y a cru, mais hélas, dans son cas, la maladie a signé la fin d’un mariage de plusieurs années. Son mari l’a quittée à cause de son #cancer #du #sein. Aujourd’hui, quelques années après, cette femme-courage a triomphé de la mort et retrouve la joie de vivre. #Témoignage.«‘‘Tu sens l’odeur de l’hôpital… Tu n’es plus une #femme complète… Mgat3a (Mutilée)… Demi-femme…’’, c’est ainsi qu’il me parlait alors que je me battait contre le cancer».Quand une tragédie arrive, une famille est censée devenir plus forte et plus soudée. Mais dans nombreux cas, les relations ne s’en sortent pas indemnes.C’est le cas de Nadjia, 54 ans. Il y a sept ans de cela, son mariage a succombé à cause de la maladie. Son mari et père de ses deux enfants l’a quittée à cause de son cancer du sein. Le diagnostic est tombé en 2011. Le couple était marié depuis plus de douze ans et a eu deux enfants. Un garçon, l’aîné, avait 11 ans et la fille 8 ans…A l’époque, Nadjia était une femme au foyer en bonne santé. Elle n’avait presque jamais été malade et ses grossesses se sont très bien déroulées. Jusqu’au jour où elle découvre une tache rougeâtre sur sa poitrine. «En touchant, on pouvait bien ressentir une masse… J’étais en panique totale, je ne connaissais pas beaucoup de la maladie.» Aussitôt, Nadjia en parle à sa sœur qui l’accompagne pour faire tests et examens.Après quelques jours, le diagnostic tombe : cancer du sein. «La nouvelle m’a totalement détruite au début, je n’ai pas accepté ma maladie… Pour moi, c’était la fin, je n’arrêtais pas de penser à mes enfants et ce qui allait leur arriver si je succombais au cancer.Cela n’a pas été facile pour ma famille non plus, ma sœur s’est évanouie en apprenant la nouvelle, ma mère était anéantie…», témoigne-t-elle, les larmes aux yeux. «Mon ex-mari, étrangement, j’ai bien remarqué qu’il a été secoué et choqué. Il a même essayé de me rassurer en me disant : ‘‘Ne t’inquiète pas, la médecine a évolué et il y en a qui s’en sortent’’. J’ai senti son soutien, ce qui m’a beaucoup aidée au début…» Quelque temps après, Nadjia est désenchantée.Le diagnostic traîne un changement brutal dans son couple, commençant par le désintérêt. Son mari, un homme instruit, cadre dans une entreprise publique, ne l’aide pas dans son combat. Durant plusieurs semaines de traitement, il n’a jamais accompagné sa femme à l’hôpital, ni ne l’a aidée à faire le ménage et pris soin des enfants.«Ma sœur et mon frère étaient toujours là pour moi, mais j’avais besoin de son soutien à lui, c’est différent !»Selon elle, son mari était indifférent à sa situation et à sa souffrance. «Les vomissements, les douleurs, le manque d’appétit… il s’en fichait complètement.Grâce à une connaissance, j’ai pu bénéficier d’une prise en charge rapidement, mais ça n’a quand même pas été facile de suivre et avoir les traitements nécessaires. Je n’arrêtais pas de faire des allers-retours à l’hôpital et c’est là que tout a basculé.»  Nadjia rentrait à la maison épuisée et dans l’incapacité de faire le moindre effort physique.InsultesElle ne faisait plus à manger tous les jours, ne pouvait plus laver le linge et ne s’occupait plus de la maison comme elle le faisait avant la maladie. Sa sœur et sa mère l’aidaient de temps à autre. Elles lui préparaient à manger, faisaient le ménage parfois, mais ne pouvaient quand même pas l’assister 24 heures sur 24 à cause de certains problèmes avec le mari. «Il rentrait et ne touchait à rien.Même pas le goûter des enfants. Si je ne le faisais pas moi-même, il était impossible qu’il le fasse. Le pire, quand il avait besoin de quelque chose et qu’il ne le trouvait pas, il me criait dessus, me traitant de tous les noms et me reprochant de négliger mes responsabilités de femme et de maman. Au bout de quelque temps, il ne rentrait pratiquement à la maison que pour dormir, donc tard la nuit.Non seulement il ne s’intéressait plus à moi, mais aux enfants aussi. Les week-ends, il les passait avec sa famille ou ses amis.» En plus de sa négligence et ses sautes d’humeur, Nadjia subissait quotidiennement les humiliations de son mari devenu violent, avec des paroles blessantes, et ce, devant les enfants. «Leur présence ne le gênait pas.Sous leurs yeux, il m’insultait et m’humiliait pour les raisons les plus banales… Il a commencé par quitter la chambre, jugeant que je puais les hôpitaux…» Pour le professeur Badra Mouatassem Mimouni, directrice de recherche au Crasc et enseignante au département de psychologie et d’orthophonie à l’université Oran 2, le rejet de l’époux est motivé pour affecter encore plus la personne malade d’abord et lui faire perdre confiance.«Si la personne la plus proche d’elle ou les membres de sa famille qui doivent la soutenir et l’aider à s’en sortir la repoussent ou la méprisent, cela peut provoquer une dépréciation de soi et une dépression. On sait que la dépression affaiblit le système immunitaire.Alors que cette femme a besoin de toutes ses forces pour lutter contre le cancer, elle doit faire face (et donc à dépenser de l’énergie vitale) à la souffrance née de l’incompréhension et du rejet», analyse-t-elle. Et d’ajouter : «La chirurgie et la chimio ne suffisent pas à combattre le mal, il faut l’affection de l’entourage, son maternage, sa tendresse et son soutien pour renforcer le mental du patient et l’aider à lutter contre la maladie, sinon tous les médicaments du monde ne suffiront pas.»AblationAussitôt programmée pour une opération, la patiente passe sous le bistouri et subit une ablation totale des deux seins. Un sur-choc. «Je pense que je n’étais encore préparée à ça. Je pensais qu’après la chirurgie je ne pourrais plus me considérer comme une femme. A quoi je vais ressembler ? Aurais-je toujours une apparence de femme ?…  J’étais totalement perdue et ces questions me hantaient.Mais ma famille m’a soutenue. Ma sœur m’a donné beaucoup de courage. Je pensais à mes enfants, il fallait être forte pour eux. Mon mari, lui, était absent. Il n’est même pas venu à l’hôpital, sous prétexte qu’il ne pouvait pas s’absenter du travail.»Selon le professeur Badra Mouatassem Mimouni, face à pareille situation, la meilleure méthode pour rassurer la patiente commence sans doute par le soutien psychologique. Elle développe : «L’écoute, la compassion et la reconnaissance des sentiments de souffrance dans un premier temps doivent prévaloir.Ensuite, il vaut mieux mettre l’accent sur les aspects positifs (cela aurait pu être plus grave, toucher d’autres organes, etc.). On peut aussi mettre en lumière le fait que sa famille est avec elle et restaurer son narcissisme et montrer que les prothèses amovibles et non amovibles existent et qu’elles sont bien acceptées.L’image de la femme n’est pas altérée et elle peut toujours rester jolie.» Le professeur Mimouni souligne par ailleurs que la gravité et la souffrance sont plus facilement dépassables avec un bon soutien psychologique pour une femme mariée qui a des enfants que pour une jeune fille qui voit ses chances s’amenuiser de trouver un mari qui l’accepte après une ablation.«Mgat3a»Au réveil après l’anesthésie, le sentiment de soulagement de ne plus avoir la tumeur n’atteint pas le sommet chez la maman, envahie par la peur d’affronter l’entourage avec son nouveau corps. En rentrant chez elle, Nadjia n’arrivait plus à se regarder dans une glace, n’appréciait aucune tenue sur elle et se renfermait sur elle-même.«Je me sentais faible et fragilisée. Ce n’était pas évident de reprendre une vie ‘‘normale’’», nous dit-elle. Elle ne sortait pratiquement pas, ne recevait personne chez elle et faisait tout pour éviter le regard des autres. «C’était aussi compliqué dans mon couple. Au milieu de cette tourmente, j’avais besoin de mon mari pour reprendre confiance en moi et mon estime de soi. Mais ça n’a pas été le cas…Il rentrait de plus en plus tard, il ne me parlait presque pas, j’étais inexistante pour lui.» Vaincue par toutes les épreuves qu’elle a connues, Nadjia a perdu le goût de se faire belle ou à prendre soin de sa personne. Elle a perdu plusieurs kilos et est devenue pâle à cause de la malnutrition.«Je n’étais que l’ombre de moi-même. Je ne me reconnaissais plus !» Nadjia dit que l’indifférence de son mari est sans doute due au fait qu’elle ne lui plaît plus, ne l’intéresse plus et ne répond plus à ses espérances. Seule devant la situation de son couple qui ne cessait d’empirer, la mère de famille a tenté de toutes ses forces de reprendre en main sa vie de famille et décidé de faire plus d’efforts.Pour elle, il n’était plus possible que ses enfants vivent dans une atmosphère pareille. «Après tout ce qui s’est passé, notre vie intime n’existait plus. Mon mari avait quitté la chambre depuis plusieurs mois et on ne se retrouvait plus. Moi, j’étais tout le temps fatiguée, épuisée du traitement et je n’avais aucun désir envers lui. Un soir, je l’ai invité à regagner la chambre, il m’a violemment repoussée, me traitant de mutilée, mgat3a… Je me suis sentie comme un monstre qu’on a peur d’approcher. C’était horrible.»Le professeur Cherifa Bouatta, vice-présidente de la Société algérienne de recherche en psychologie (SARP), explique que «certains maris fuient le lit conjugal et se réfugient ailleurs, loin de leur femme. Mais les femmes aussi ne sont pas toujours prêtes à avoir des relations sexuelles, certaines n’éprouvent plus de désir et préfèrent s’éloigner, en faisant chambre à part et en s’absentant du domicile conjugal.»DouleurSe sentant mal et anéantie, Nadjia a décidé de s’enfermer dans sa chambre et ne parler à personne, même pas à ses enfants. Selon le professeur Badra Mimouni, des cas comme celui de Nadjia il en existe beaucoup, mais il est très rare que les femmes décident d’en parler à des professionnels ou à leur entourage.Elle explique : «Les femmes parlent difficilement des choses intimes. Elles ont le sentiment de se rabaisser et de perdre leur estime de soi. J’ai rencontré un seul cas, le mari était comme ‘‘dégoûté’’ de voir ce vide sur la poitrine de son épouse, mais cela n’a pas été jusqu’à la rupture, il a pris de la distance affectivement…Cela a été très dur pour la femme au début, et puis les deux ont réussi à dépasser ce moment difficile et rétablir progressivement leur relation». Une étude faite par le professeur Cherifa Bouatta souligne que sur 75 femmes cancéreuses, 35% reçoivent des réactions et comportements négatifs de la part de leur mari. «Elles sont 35% de femmes à penser que la réaction de leur conjoint est une réaction hostile, humiliante ou indifférente.Leurs commentaires sont on ne plus significatifs de la douleur qu’elles ressentent face à celui qui a partagé leur vie jusque-là. Une de ces femmes interpelle les hommes et dit : ‘‘Il faut dire aux hommes de ne pas condamner les femmes, le cancer ce n’est pas de leur faute’’», affirme l’étude.Parmi les commentaires de ces femmes on retrouve : «Il n’est plus le même, il ne s’intéresse plus à moi, je lui reviens trop cher et je ne suis plus une femme entière» (49 ans, sans profession) ; «Il pense que j’ai apporté le malheur à la maison, il ne s’occupe ni de mes soins ni de mes traitements, pour lui, je suis une charge, sale et contagieuse» (37 ans, femme de ménage) ; «Celui-là alors, c’est toute une histoire, il a une peur de la maladie. Il s’est retiré de cette histoire parce que je porte le mal» (56 ans, brodeuse à domicile).Demi-femmeAu lendemain de la dispute, après une visite surprise, la sœur de Nadjia a appris ce qui est arrivé et a averti son frère qui les a rejointes pour tenter de discuter avec le mari et régler le problème. «Pour lui, le fait que ma famille intervienne était la goutte qui a fait déborder le vase.Il ne l’a pas accepté. Il a commencé à crier et a même failli me frapper, me lançant : ‘‘Va-t-en chez toi, je ne peux pas finir ma vie avec une demi-femme… Personne ne peut d’ailleurs et tout le monde comprendra pourquoi je te quitte. Tu es mutilée et tu resteras toujours malade’’…»Après ce coup, affaiblie par ses tentatives de sauver son couple, Nadjia décide de se soumettre et accepte la séparation et le divorce ensuite.Au bout de quelques semaines, elle reçoit la convocation du tribunal. «Tout s’est très vite passé, je me suis vite sentie soulagée, j’ai retrouvé le sens et le plaisir de vivre avec une famille qui m’aime et qui me respecte… La réaction des enfants m’inquiétait, mais ils ont accepté ensuite. Je pense qu’ils étaient conscients de ce qui se passait.D’ailleurs, je pense qu’aujourd’hui ils lui en veulent plus que moi parce qu’aujourd’hui ils sont assez grands pour comprendre ce que c’est le combat contre le cancer.» On sortant de cette douloureuse épreuve, Nadjia ne se doutait pas qu’une nouvelle vie l’attendait.Peu à peu, elle a repris goût de la vie, elle recommence à sortir et reprend les réunions de famille et d’amis. «Je n’oublierai jamais ce que m’a sœur a fait pour moi et comment elle m’a aidée à dépasser cette épreuve. Je ne sais pas ce que je serais devenue si elle n’avait pas été là.»ConsciencesAujourd’hui, après tout ce qu’elle a enduré, Nadjia reprend goût à la vie et a retrouvé l’estime de soi. Un an et demi après son divorce, la femme meurtrie dans sa chair a refait sa vie. Son cousin, qu’elle n’avait pas revu depuis plusieurs années, l’a demandée en mariage. «La demande m’a totalement bouleversée au début.Je n’imaginais pas refaire ma vie après ce qui m’était arrivé. J’avais peur de revivre la même expérience et de sombrer de nouveau dans les problèmes et la déprime… Ensuite, j’ai accepté et je me suis dit pourquoi ne pas tenter le coup une deuxième fois.Les hommes ne sont pas tous les mêmes et mon cousin connaissaity bien ma situation avant de venir demander ma main.» Plus que cela, sur le plan professionnel et afin de subvenir aux besoins de ses enfants et alléger la responsabilité de son frère et sa mère, avec sa sœur, Nadjia a investi dans une micro-entreprise de couture et confection de tenues traditionnelles.Aujourd’hui, Nadjia gagne très bien sa vie et couvre ses frais et les frais de ses deux enfants dont elle a la garde. «Je me sens épanouie. Ma famille est à côté de moi, j’ai un travail, un mari qui me respecte et qui partage le bon et le moins bon avec moi.»Si cette dame a accepté de raconter son histoire, ce n’est nullement par vengeance ou pour faire pitié, mais surtout pour réveiller les consciences : «La vie ne s’arrête pas à un homme qui vous quitte ou à une déception amoureuse. Et si on est malade, on combat pour nous, pour la vie, pour les proches et les gens qu’on aime. Le cancer ne veut pas toujours dire la mort.» *Le prénom a été changé.Dans le même dossier: Portrait Sarah Bouzid ingénieur à la Sonatrach le leadership dans la peau
12 Oct 2018 à 18:26
Portrait- Sarah Bouzid, ingénieur à la Sonatrach: le leadership dans la peau
Chez Sonatrach, Sarah Bouzid n’a pas cessé de braver les obstacles tout au long de son parcours. Aujourd’hui coordinatrice technique des projets chez la compagnie nationale à 28 ans, cette ingénieur en pétrochimie de formation n’a reculé devant aucun défi, soit-il physique, technique ou, surtout, social. Première ingénieur exploitant féminin recrutée au gisement gazier Rhourde Nouss depuis son inauguration en 1988 à Ouargla, Sarah est sans doute une “précurseuse” de la parité homme-femme dans le secteur énergétique en #Algérie.  Depuis son arrivée dans ce gisement, elle a multiplié les ascensions inédites tout en surmontant les obstacles techniques par sa formation et sociaux par sa volonté. Elle espère atteindre, dans un avenir proche, le top management de la compagnie. De toute manière, “ce n’est qu’une affaire de temps”, rassure-t-elle.Sarah Bouzid est ingénieure en pétrochimie. “J’ai suivi une formation de chemical-engineering à la faculté des hydrocarbures et de chimie à Boumerdès où j’ai passé 5 ans. Par la suite, j’ai réussi le concours de l’IAP (Institut algérien du pétrole) pour une formation de deux années en exploitation des hydrocarbures”, fait-elle savoir.Ce chemin était avant tout une décision. “Le secteur de la pétrochimie a toujours été une passion. J’aime relever les défis, spécialement dans le domaine du process. J’aurai pu évoluer dans l’agro-alimentaire comme dans le management des déchets mais j’ai eu cette opportunité chez la Sonatrach et je l’ai saisie”.Au terme de ce cursus en 2015, elle a effectué un stage au champ gazier de Rhourde Nouss. Son arrivée n’est pas passée inaperçue puisque Sarah était la première ingénieure exploitante à être recrutée dans ce gisement depuis son inauguration en 1988.Précurseuse“Au début, c’était bizarre”, confie-t-elle. C’était une nouveauté, tant pour le personnel que pour le management. “Le personnel était surpris de voir un ingénieur féminin sur le terrain tandis que le management ne savait pas réellement quelle serait la réaction du personnel face à cette “entorse””, raconte Sarah au HuffPost Algérie.Le personnel sur le terrain avait de quoi être surpris. S’il est vrai que les ingénieurs et techniciens féminins étaient de plus en plus nombreux à être recrutés chez la Sonatrach, dans le cadre de l’opération recrutement de 8000 éléments en 2015, très peu d’entres eux s’aventuraient sur les terrains. Sarah ne faisait par partie de celles-ci. Pour déconstruire les préjugés chez le personnel du gisement et prouver ses capacités, elle a même demandé à travailler de nuit. “Malheureusement, mon manager, après avoir consulté le médecin de travail de la région, a donné son refus, au vu de la loi”, explique-t-elle.Déçue, l’ingénieure a accepté son sort et le personnel du gisement de Rhourde Nouss a, cependant, pris connaissance de cette requête. “Ils étaient étonnés de ma volonté. Je leur expliquais que je voulais subir et vivre la même chose que les autres. Mais pas que. C’était un challenge pour moi. Aurais-je été capable ?”, s’interroge-t-elle.  Dans ce gisement, où elle était Operations engineer, Sarah Bouzid a vite évolué. “Je n’aime pas stagner dans le même poste. La vie n’attend pas”, estime-t-elle, souriante. Elle supervisait ainsi les opérations de maintenance et les pannes d’exploitation.Plus tard, elle est nommée dans l’équipe chargée du projet de la normalisation ISO 50001 dans la région de Rhourde Nouss, une des quatre régions pilotes en Algérie. ll s’agissait d’un système de management d’énergie qui devait être implémenté au niveau du process du gisement.Séduit par ses compétences, le management lui propose vite un rôle dans la division technique du gisement. “Ce n’était même pas moi qui a entendu parler de cette division technique. C’était une suggestion de mon manager, qui a fait part de son appréciation pour mes raisonnements logiques et mes réactions face aux problèmes”.Ses supérieurs lui ont ainsi annoncé la création de cette division et lui ont suggéré de la rejoindre. Après un entretien, Sarah est promue comme Coordinatrice technique des projets, chargée de proposer directement des solutions aux problèmes techniques.“Impératif de changer les mentalités”“C’était une nouvelle aventure. Une suite logique de ma carrière”, estime-t-elle. Sarah, qui est passée par l’opération et la pratique sur le terrain, se tourne ainsi vers les projets. Un poste qui nécessite plus d’efforts. “Avant, c’était un problème de fatigue physique. Désormais, cela exige plus de formation et de travail sur soi”, affirme-t-elle.En tant que Coordinatrice technique des projets, “je suis amenée à innover dans chaque projet pour faire face à divers problèmes”. Ce poste exige également un travail d’équipe et de coordination permanent. “Il faut avoir des connaissances dans les autres spécialités mais également un bel esprit de management et de leadership”, explique Sarah.En tant que #femme, la fatigue physique n’est pas la seule difficulté à laquelle Sarah a dû faire face durant son parcours. Les mentalités sociales sont la principale contrainte à laquelle doivent faire face les ingénieures dans le secteur énergétique, estime-t-elle.“C’est quand même difficile pour les femmes. Socialement, la mentalité algérienne imagine mal une femme responsable”, affirme-t-elle. Sarah Bouzid souligne ainsi la nécessité de montrer qu’une femme qui travaille n’est pas une “anomalie sociale”. Bien au contraire, la présence d’éléments féminins “crée un surplus de potentiel et de la valeur ajoutée dans une équipe”.“Il faut accepter que les femmes choisissent de travailler dans certains secteurs longtemps dominés par les hommes. C’est une liberté. Elles veulent évoluer, elles ont la capacité et la compétence pour le faire”, dit-elle.A la Sonatrach, si les cadres sont égaux et touchent des salaires identiques selon les postes, le nombre de managers féminins est très réduit. ”Le pourcentage de personnel féminin a augmenté à la compagnie, grâce à un système de quota. La compagnie fait des efforts dans ce sens. Toutefois, à Rhourde Nouss par exemple, le nombre de personnel féminin ne dépasse pas les 10%. Pourtant, nous avons les compétences nécessaires”.Sarah souhaite ainsi que les chances d’accès au management soient équitables. “J’aimerais bien voir que les critères pour qu’une ingénieure devienne cheffe de service soit ses compétences sur le terrain. Ce n’est pas tout à fait le cas”, regrette-t-elle.  “Une affaire de temps”Cette ingénieure en pétrochimie est tout de même confiante pour l’avenir dans le secteur énergétique. “Cela va sûrement changer dans quelques années. De plus en plus de femmes travaillent dans la maintenance et partent à la découverte du terrain”.Les nouvelles diplômées pourront suivre ses conseils et marcher sur ses pas, elle, qui se contentait de suivre le parcours des personnalités féminines ayant réussi dans les grandes boites pétrolières. “Cela m’a toujours donné de l’énergie”. “Dans ce domaine, il faut avoir un esprit innovateur, avoir confiance en soi. Tout est possible mais rien n’est facile”. Confiante dans le futur,  elle se voit dans un poste de leadership dans quelques années. “J’ai toujours rêvé de cela. Même mes collègues croient en moi : j’ai tout pour devenir manager. Je dois juste travailler sur moi-même. C’est juste une affaire de temps. Rien qu’une question de temps.
11 Oct 2018 à 22:39
Colorado fait polémique sur le web avec une publicité sexiste qui normalise la polygamie
BAD BUZZ - Décidément, pas un mois ne se passe sans une polémique autour d’une pub sexiste. Après Nestlé, et sa fausse téléréalité, c’est au tour de la marque de peinture Colorado de s’attirer la foudre des internautes.Dans une vidéo, mise en ligne par la marque ce jeudi 14 juin, on suit le personnage de “Lhajj”, à la recherche des peintures idéales pour satisfaire... ses quatre femmes.Chacune semble incarner un des clichés adonnés à la femme marocaine: la bimbo bien plus jeune que son époux, l’intello à lunettes, la campagnarde au caractère bien trempé ou encore la première épouse pieuse et conservatrice. Une campagne qui semble s’inspirer du film marocain à succès “À la recherche du mari de ma femme”, sorti en 1993.Si la marque a retiré après quelques heures cette pub des réseaux, la vidéo a tout de même été relayée par plusieurs internautes, choqués par son contenu: Et les commentaires partagés sur les réseaux sociaux ne sont pas tendres: “Partager un homme avec trois autres femmes? La misogynie est le terme clé pour les marques en ce moment”Beaucoup ont notamment pointé du doigt la vision et le style de cette publicité, digne d’un autre temps:“Malheureusement c’est comme cela que la majorité imagine encore le Maroc. Beaucoup diront que cela représente le ‘courant dominant’ de la société, ou du moins ‘le bon vieux temps’. C’est honteux de voir des marques comme Nestle, et maintenant Colorado, détruire les efforts accomplis pour l’émancipation des femmes. Honte à eux.”Certains se sont par ailleurs demandé si la marque n’a pas tenté de générer ce “bad buzz” volontairement:Le HuffPost Maroc a tenté de contacter l’entreprise, qui n’a toujours pas donné de réponses à nos sollicitations.Bad buzzDepuis quelques années, de nombreuses voix sur les réseaux sociaux dénoncent le sexisme normalisé dans les publicités marocaines. Récemment c’est Nestlé qui a fait les frais de la colère des internautes après la diffusion d’une web série mettant en scène une faussé télé réalité. Elles y montraient une mère bourgeoise cherchant une épouse à son fils en demandant à un groupe de participante de... cuisiner un gâteau. Le groupe a fini par retirer la publicité suite à la polémique et s’excuser.Exception à la règle, la marque de détergent Mio a eu de son côté les faveurs du public grâce à sa mise en scène audacieuse et pas moins réaliste pour autant d’hommes en train de faire le ménage. Dans son rapport de 2016 sur la représentation des femmes dans les spots publicitaires, la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) avait pointé du doigt la persistance des stéréotypes du genre dans les publicités marocaines: “La femme est confinée dans la sphère privée et dans le rôle traditionnel d’épouse et mère, responsable du bien-être ménager du foyer, dépendante du soutien matériel de l’homme, du conseil des autres et à l’occasion de leurs appréciations critiques (en l’occurrence, celles de la mère et de la belle-mère)”, indiquait la HACA après avoir analysé 138 spots pendant le mois de ramadan 2014.
14 Juin 2018 à 22:09
Quand les médecins sous-estiment les maux des femmes
Si ces propos semblent d'actualité, ils ont pourtant été écrits par Hippocrate il y a près de deux mille ans. Principalement théorisée par des hommes, la médecine demeure, en 2018, pensée pour et par le masculin. Au détriment de milliers de femmes qui estiment que leurs maux ne sont ni compris ni entendus.Dans un article du New York Times, la journaliste santé Camille Noe Pagán alerte sur une certaine négligence de la souffrance féminine au sein du corps médical. Phénomène auquel elle raconte avoir elle-même été confrontée :«"Vous me semblez être en pleine santé", a décrété avec enthousiasme ma médecin généraliste. Je l’ai regardée, incrédule. Je venais tout juste de lui dire que je ne prenais plus de plaisir à passer du temps avec mes enfants et que je peinais à accomplir les tâches du quotidien, à la maison comme au travail. […] Je savais pertinemment qu’être incapable de mener une vie normale était un signe alarmant et qu’il fallait que je me fasse aider. J’appelais à l’aide. Mais le docteur n’avait pas l’impression que j’en aie besoin.»«Faites du sport et essayez le yoga!»Trop souvent, le mal-être -physiologique comme psychologique- qu’expriment les femmes est mis sur le compte du stress, du surmenage ou d’un mode de vie jugé insuffisamment sain. «Faites de l’exercice et du yoga, ou envisagez la médiation. Et dormez davantage.», avait-on suggéré à cette jeune mère de famille, dont l’anxiété la tenait justement éveillée des nuits entières. Comme la sienne, bien des consultations se concluent abruptement par un «essayez-ça et revenez me voir dans quelques mois, d’accord?», laissant des patientes frustrées et doutant désormais de la légitimité de leurs plaintes. Toutes n’auront pas la force de consulter à nouveau, et celles qui le feront se verront parfois confrontées à la même impuissance.«Il m’a fallu plusieurs mois avant de trouver le courage d’aller voir un autre praticien -un thérapeute, cette fois - qui, effaré par le récit de mon expérience précédente, m’a assurée qu’il y avait plein d’options pour me permettre d’aller mieux», raconte Camille Noe Pagán. Remise sur pied grâce à une psychothérapie fructueuse, cette dernière a décidé de se pencher sur la question: comme elle, combien de femmes ont vu leurs soucis de santé sous-estimés et balayés d’un revers de main?L'enseignement de la médecine pointé du doigt«Les professionnels de santé peuvent, inconsciemment, avoir intériorisé des données biaisées qui impactent la manière dont les femmes sont entendues, comprises et traitées», explique Docteure Tia Powell, professeure d’épidémiologie clinique à l’Albert Einstein College de New York.Les connaissances transmises aux étudiants en médecine proviennent de textes scientifiques rédigés par des hommes il y a plusieurs dizaines d’années…voire siècles! Et dont les conclusions sont aussi désuètes qu’inadaptées aux réalités biologiques du #sexe #féminin. «Les facultés de médecine prennent progressivement conscience de ce problème, mais il y a encore du chemin à parcourir», poursuit la chercheuse qui, malgré sa profession, a elle-même été victime d’un mauvais diagnostic.«Il y a un certains temps, j’avais perdu 5 kilos en deux mois. Je suis allée voir mon #médecin en lui disant craindre le retour d’une maladie chronique dont je souffrais par le passé». Après avoir exposé plusieurs arguments allant à l’encontre de ma suggestion, il avait ajouté : «et vous avez sûrement fait un régime» - sans que je n’aie dit quoi que ce soit qui puisse laisser penser cela. Je doute que le docteur aurait supposé la même chose concernant un patient masculin». Après une batterie d’examens, l’intuition de Tia Powell s’était d’ailleurs révélée juste.«C’est dans votre tête»Plusieurs enquêtes médicales, note le New York Times, démontrent que médecins et infirmières prescrivent moins d’anti-#douleurs aux #femmes qu’aux #hommes. Et ce, alors même que les femmes se plaignent de douleurs plus fréquentes et plus intenses que ces derniers.Une étude menée par l’Université de Pennsylvanie révèle quant à elle que les femmes attendent en moyenne 16 minutes de plus que les hommes avant de se voir administrer un traitement anti-douleurs aux urgences. En cause: une solide croyance selon laquelle la souffrance féminine serait généralement psychosomatique ou causée par un stress émotionnel. Le fameux «c’est dans votre tête». Par conséquent, comme l’a constaté le département de cardiologie de Yale, les femmes hésitent davantage à signaler une potentielle crise cardiaque que les hommes, par peur d’être jugées hypocondriaques.Les récents débats médicaux autour de l’endométriose -maladie chronique qui touche 1 femme sur 10 et se manifeste par de violentes douleurs pelviennes, des règles abondantes et même parfois une infertilité- montrent une progression des moeurs, bien qu’encore trop lente. Faute de recherches suffisamment poussées, de nombreuses zones d'ombres persistent autour de cette maladie, et d’autres pathologies féminines sont encore très largement sous-diagnostiquées.«N’hésitez pas à dire: "j’ai l’impression que vous ne me prenez pas assez au sérieux"»Pour lutter contre la négation de la souffrance féminine, il convient dans un premier temps, selon Docteure Fiona Gupta (neurologiste à l’hôpital new-yorkais du Mount Sinai), d'encourager les femmes à assumer leurs préoccupations et à persévérer face aux professionnels de santé qui ne les entendent pas.Pour cela, poursuit-elle, un travail de pédagogie reste à faire. Elle conseille aux femmes de ne pas hésiter à demander aux médecins sur quelles bases scientifiques se fondent leurs recommandations, ainsi que les moyens concrets de vérifier leur validité et leur efficacité. «Soyez directes», martèle-t-elle. «N’hésitez pas à dire: «j’ai l’impression que vous ne me prenez pas assez au sérieux». Un bon médecin se doit avant toute chose d’être à l’écoute et, insiste Docteure Powell, «conçoit d’abord le soin comme une conversation et non une énumération d’instructions».
14 Mai 2018 à 12:47
10 raisons étonnantes qui empêchent une femme de tomber enceinte
De multiples raisons connues sont à l’origine d’une infertilité au sein du couple comme l’âge ou l’erreur de datation quant à la période d’#ovulation. Mais, ce n’est pas tout, ces 10 autres raisons sont à l’origine d’une infertilité, découvrez-les ! Le stress  Le facteur stress est à l’origine de bons nombres de troubles physique et psychique. D’ailleurs, le stress diminue significativement la fertilité selon une étude de l’Université de Colombus (Ohio). Les chercheurs ont évalué l’état de stress de plus de 370 femmes ainsi que le temps mis avant d’être enceintes et ils ont constaté l’effet négatif du cortisol, c’est-à-dire l’hormone du #stress, sur la fertilité. Alors mesdames, relaxez-vous, à l’aide du yoga et/ou de la méditation par exemple, si vous souhaitez tomber #enceinte. Le poids Le poids a un rôle essentiel en ce qui concerne les chances de reproduction d’un couple. En effet, une variation de poids importante, c’est-à-dire une prise ou une perte de poids, peut être à l’origine d’une #infertilité. À noter que la graisse corporelle a un effet négatif sur la production de l’hormone essentielle à l’ovulation chez la femme ainsi qu’à la production spermatique chez l’homme. C’est pourquoi, un poids sain augmentera vos chances de concevoir.  La pollution La pollution de l’air aurait un impact négatif quant à la qualité du sperme, et donc de la fertilité, selon une étude réalisée par l’Université de Hong-Kong. En outre, les perturbateurs endocriniens constituent actuellement l’un des premiers facteurs de baisse de la fertilité chez les hommes. Ainsi, veillez à contrôler la qualité de votre environnement, et notamment votre intérieur, et les produits que vous utilisez afin de mettre toutes les chances de votre côté.  Les substances néfastes Tabac, alcool, drogues, médicaments font partie des produits qui limitent la fertilité chez l’homme et chez la femme. Il est donc conseillé, en cas de désir d’enfant et pour préserver sa santé, de limiter voire supprimer ce type de substances néfastes.  L’alimentation Au même titre que les fluctuations de poids, le contenu de votre assiette joue un rôle important dans votre réussite pour tomber enceinte. Une mauvaise alimentation provoque une infertilité, c’est pourquoi il est essentiel d’adopter une alimentation équilibrée, qui aide à coordonner la production d’hormones (œstrogènes et progestérone) et qui offre les nutriments essentiels au bon déroulement d’une grossesse dont la vitamine B9 et le calcium.  Les maladies  Outre les troubles psychiques ou le mode de vie, l’infertilité est liée à différentes maladies. Le diabète, l’obésité, l’insuffisance rénale, les maladies sexuellement transmissibles, l’endométriose, les lésions des trompes de Fallope sont des maladies qui causent l’infertilité. Par conséquent, un dépistage précoce de ces maladies, et leur traitement si possible, améliore la fertilité et facilite la décision quant aux options possibles pour procréer.  La qualité du sperme  Pour qu’une femme puisse tomber enceinte, son partenaire doit être en bonne santé tout comme ses spermatozoïdes. En effet, la qualité du sperme est nécessaire pour augmenter les chances de se reproduire. Alors, en cas d’infertilité, un #spermogramme, c’est-à-dire un examen médical pour analyser la qualité du #sperme, est réalisé. À noter que différents facteurs causent un sperme de mauvaise qualité dont l’alimentation et la consommation de substances néfastes.  La qualité de la glaire cervicale  Si la qualité de la glaire cervicale n’est pas bonne, à cause de troubles hormonaux, d’infections ou de médicaments, elle peut être un obstacle à la #grossesse. Ainsi, si un couple a des difficultés à avoir un enfant, un test de Hünher est réalisé. Il permet d’analyser le comportement des spermatozoïdes dans la #glaire #cervicale à la suite d’un #rapport #sexuel. Le groupe sanguin  D’après une étude réalisée par l’Université Yale et l’Albert Einstein College of Medicine de New York, le groupe sanguin aurait une influence sur les chances de tomber enceinte. Selon les chercheurs, les femmes du groupe sanguin de type O, dont le taux d’hormone folliculo-stimulante (FSH) est supérieur à 10, ont plus de difficultés à avoir un enfant car elles ont moins d’ovules, comparées à celles du groupe A.  10. L’utilisation du lubrifiant  Le lubrifiant entrave l’action de la glaire cervicale mais il amoindrit également la qualité du sperme car les ingrédients chimiques présents dans le lubrifiant affaiblissent la mobilité des spermatozoïdes. En outre, la salive contient des enzymes digestives ayant le même impact et les huiles minérales diminuent la capacité des gamètes mâles à pénétrer l’ovule. Optez simplement pour des préliminaires prolongés !
28 Mar 2018 à 22:38
La sociologue algérienne Lazreg Marnia distinguée à New York pour ses travaux académiques
L’universitaire et sociologue algérienne, Lazreg Marnia, a été honorée par la Société des Consuls généraux (#Sofc) à New York pour ses oeuvres académiques et ses contributions importantes dans le domaine de la promotion des droits de la femme. #Lazreg #Marnia, professeur de sociologie à l’université Hunter College de New York, s’est vue décernée le certificat de reconnaissance de la Sofc, lors d’une cérémonie organisée à New York à laquelle ont pris part les représentants du corps diplomatique et consulaire et les autorités du pays hôte. Auteur de plusieurs ouvrages de référence traitant des classes sociales et des mouvements culturels, le professeur Lazrag Marnia s’est également intéressée, tout au long de sa carrière académique, aux questions des droits des femmes, de l’histoire coloniale et du développement international. Ses travaux traduits en plusieurs langues lui ont valu d’être nommée consultante pour le programme des Nations Unies pour le développement et coordinatrice de la Banque Mondiale sur la question du genre pour l’Europe et l’Asie centrale. La lauréate a également organisé et dirigé plusieurs ateliers sur les questions liées aux femmes et à leur développement au Moyen Orient, en Afrique du Nord et en Asie. Elle est aussi à l’origine de plusieurs publications, dont entre autres: "Emergences des classes en Algérie: études sur le colonialisme et le changement socio-politique", "L’Eloquence du silence: les femmes algériennes en question", "La Torture et le déclin de l’empire colonial: d’Alger à Bagdad", ainsi que "Questionner le voile: lettre ouverte aux femmes musulmanes". Marnia Lazrag, qui détient un PHD en sociologie de l’université de New York, a été récompensée plusieurs fois par des universités américaines. En 2017 elle a été nommée membre émérite de l’Advanced Research Collaborative au Gradute Center. Intervenant lors de cette cérémonie, la Consule générale d’Algérie à New York, Mme Sabria Boukadoum, a mis en avant les réalisations et les contributions de la sociologue, soulignant son rôle dans la sensibilisation sur les pratiques des empires coloniaux à l’égard des femmes à travers le monde. Il s’agit de la troisième distinction consécutive décernée par la Sofc à des femmes algériennes qui se sont illustrées dans divers domaines de la recherche scientifique. La Sofc, plus grand corps consulaire au monde comprenant 115 consulats généraux, a déjà récompensé en 2016 Mme Hakima Amri, professeur agrégée de biochimie et physiologie à l’Université de Georgetown et en 2017, Mme Rouni Rahmouna consultante et experte en qualité des produits pharmaceutiques. "Toutes les trois sont des membres illustres et actives de notre communauté aux Etats-Unis", a relevé Mme Boukadoum.
08 Mar 2018 à 12:51

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