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Yahi : “Pourquoi n’ont-ils pas radié Hannachi en 2014 ?”

Sport - Football Algérie

Le président de l’USC qui vient d’être radié à vie pour toute activité sportive par la commission de discipline de la LFP est scandalisé par cette sanction.

Dans une déclaration à Liberté, Abdelmadjid Yahi crie à la hogra : “Ce n’est pas à Haddadj de prendre une sanction pareille à mon encontre.

Yahi : “Pourquoi n’ont-ils pas radié Hannachi en 2014 ?”

La radiation à vie d’un président de club ou d’un joueur ne relève pas des compétences de la FAF et de la LFP. C’est à la suite d’une proposition faite par la FAF au MJS, à l’Observatoire national du sport et au COA, conformément à l’article 100 de la loi_04_10 du 18 août 2004, qu’une mesure de radiation devra être prise. C’est déjà une flagrante violation des lois et règlements de la République”, dénonce d’emblée Yahi. Et d’ajouter : “Je ne suis guère surpris par cette sanction, car je sais comment fonctionnent nos structures.

Ils ont fait descendre illégalement Aïn Fakroun en croyant que l’USC va se taire, c’est faux. On est là pour défendre notre cause jusqu’au bout”
, indique Yahi, qui estime avoir évité la violence dans plusieurs villes comme Oum-El-Bouaghi compte tenu du fait que les supporters sont frustrés par les sanctions injustes prises contre l’USC. “Je me demande si la sanction prise dans l’affaire CRBAF-ASK est illégale ? Pourquoi ?”, s’interroge-t-il.

Et d’enchaîner : “Ils ont appliqué le règlement de la Fifa qui ne colle pas avec cette affaire, alors que l’article 81 alinéa c de notre règlement est clair et sans équivoque dans cette histoire. Pourquoi n’ont-ils pas appliqué cet article 81 en défalquant les 3 points à l’ASK ? La commission de discipline devrait être en principe présidée par un juriste conformément au règlement de la Fifa, Haddadj est un chimiste donc il n’a pas le droit de la présider.

Lorsqu’ils m’ont convoqué la première fois, ils m’ont posé la question sur mes déclarations tenues à la télévision. Je me suis expliqué, ils étaient tous d’accord avec moi”, explique-t-il. Yahi fait savoir que la LFP fait dans les deux poids, deux mesures.

“En 2014, le président Hannachi avait déclaré ouvertement devant tout le monde que Raouraoua lui a demandé de céder le match au Ahly du Caire, pourquoi Haddadj ne l’avait-il pas convoqué pour le radier ? Vous voyez que chez nous, c’est toujours la hogra et la politique des deux poids, deux mesures.”

À propos du recours qu’il compte introduire, Yahi explique qu’il va respecter toutes les procédures et qu’il réserve une surprise à ceux qu’ils l’ont sanctionné. “Je vais engager un recours auprès de la FAF qui ne va pas aboutir, ça c’est sûr ! Ensuite, j’irai au TAS algérien, si là aussi on me boude, il ne restera que la Fifa, et là, je peux vous dire que j’ai d’autres choses plus graves à révéler. Je préfère ne pas les divulguer jusqu’à ce que la procédure soit respectée à fond. En Algérie, on s’est habitué à ce genre de pratique”, conclut le président qui a offert le premier titre de champion à l’USC durant les années 90.

Source LIBERTÉ


Auteur

Nordine.B

Propriétaire du site www.actu-algerie.com

09 Juin 2016 à 00:25

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L’ES Sétif se retire de la Coupe d’Algérie et de la Ligue 1
Le président de l’#Entente de #Sétif, Hassan #Hamar a annoncé ce dimanche la décision prise par son club de se  retirer du championnat et de la coupe d’Algérie, rapporte l’agence officielle. “La direction du club a décidé de se  #retirer du #championnat et de la #coupe d’#Algérie dont les demi-finales sont  programmées pour vendredi et samedi prochains“, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse animée en compagnie du président du conseil d’administration de la Société sportive par actions “Black Eagles”,  Azedine Arab, du premier adjoint du président, Hassan Sensaoui et du duo du  staff technique, Kheireddine Madoui et Malik Zorgane. Hassan Hamar a expliqué que l’#ESS a décidé de boycotter les deux  compétitions nationales en guise de protestation contre “un calendrier  illogique qui a pénalisé l’Entente et bon nombre d’autres équipes qui sont  restées sans compétition pendant près de deux mois” mais également contre “les innombrables fautes d’arbitrage qui ont plombé le parcours de l’ESS  cette saison“. Il a cité l’exemple de la journée de samedi, la 26e, qui a vu son équipe concéder le point du match nul à domicile face à l’USM Harrach (0-0), “un  score final qui aurait pu être tout autre” selon lui si l’arbitre n’avait  pas privé l’Entente d’”un but valable et de deux penalties“. Au cours de cette conférence de presse, Kheireddine Madoui et Azzedine Arab ont affirmé qu’ils soutenaient “pleinement” la décision prise par la direction.
15 Mai 2017 à 09:45
Ligue 1 : Tous les matches à la même heure
Les rencontres des trois dernières journées du Championnat de Ligue 1 auront lieu le même jour à la même heure ... Les rencontres des trois dernières journées du Championnat de Ligue 1, soit les 28e, 29e et 30e, auront lieu le même jour à la même heure, sur décision de la Ligue de Football Professionnel (LFP), et ce dans le but d'assurer l'équité entre les différents clubs et éviter tout jeu des coulisses. "Pour assurer un déroulement de fin de saison dans les meilleures conditions d’éthique, la Ligue de Football Professionnel informe les clubs de Ligue 1 que les trois dernières journées du championnat national se dérouleront le même jour et à la même heure", explique le communiste publié sur le site de l'instance chapeautant le football d'élite. Les rencontres se dérouleront à 17 heures pour des raisons organisationnelles. "Faute d’installations d’éclairage adéquates dans certains stades, La LFP a décidé que toutes les rencontres débuteront à 17h00", précise la LFP. Si pour le titre, le verdict est déjà tombé, l'USM Alger s'adjugeant le Championnat haut la main, il n'en est pas de même pour les places qualificatives pour les épreuves continentales, et encore moins pour la dernière place de descendant en Ligue 1. Plusieurs clubs sont en effet encore menacés, et devront encore lutter jusqu'au bout pour ne pas accompagner l'ASM Oran et le RC Arbaa en Ligue 2. Le programme des trois dernières journées: Vendredi 13 mai : 28ème journée Samedi 21 mai : 29ème journée Vendredi 27 mai : 30ème journée. Source : dzfoot
08 Mai 2016 à 14:37
Affaires USC-JSMB et CRBAF-ASK : Un scandale à ciel ouvert !
Yahi : «Hamoum et Zefzef ont fait le nécessaire pour éviter la relégation à la JSMB et à l'ASK» A l’ère du «professionnalisme» dans notre football, le bricolage continue d’être légion et l’amateurisme est le mot qui lui sied le plus. Avant-hier, une énième affaire vient nous rappeler la dure réalité de notre football, à savoir que l’Algérie est loin du monde du professionnalisme. Rappel des faits, la Ligue 2 Mobilis, dite « professionnelle», disputait son ultime journée avec un enjeu de taille, sceller le sort des équipes qui rétrograderont en Division amateur national. Toutes les oreilles étaient dirigeaient vers les stades Zerdani-Hassouna d’Oum El Bouaghi, qui accueillait l’USC-JSMB, et Allag-Mohamed de Aïn Fekroun, où se jouait CRBAF-ASK. Mathématiquement, un nul suffisait à la JSMB et l’USC pour rester en Ligue 2 Mobilis à condition que l’ASK tombe face au CRBAF, c’était le scénario le plus probable aux yeux de tous les observateurs car personne ne donnait cher de la peau de la formation khroubie à Aïn Fekroun. Finalement, l’impossible a eu lieu, l’ASK échappe à la relégation grâce à une victoire contre le CRBAF dans un match qui aura duré… 119’. Oui, vous avez bien lu 119’, et ce n’était pas un match de Coupe d’Algérie qui est allé aux prolongations, mais bien d’une rencontre qui devait être terminée après 90’ de jeu. Les supporters de Aïn Fekroun décident de la relégation de l’USC La «mascarade» a bel et bien eu lieu, alors que s’acheminait vers un match nul dans les deux rencontres citées plus haut, l’incroyable s’est produit au stade de Aïn Fekroun. Les supporters du CRBAF ont envahi le terrain et bien évidemment la partie a été arrêtée par l’arbitre comme le stipulent les règlements généraux. Le match n’a repris qu’après… 20 minutes et bien évidemment le match USC-JSMB était terminé. L’ASK a réussi à marquer dans le temps additionnel, une interminable partie ! Du stade Zerdani-Hassouna, la colère fusa et le président de l’USC, Abdelmadjid Yahi, en a été le porte-parole. «Tout a été combiné pour que l’USC soit reléguée. Les supporters du CRBAF ont envahi le terrain pour exiger de leurs joueurs de donner la victoire aux Khroubis et cela pour que l'USC rétrograde et c'est ce qui s'est passé», a-t-il déclaré en substance. On croyait que cette façon de faire (arrêt du match par un envahissement de terrain) était révolu en 2016, finalement il n’en rien, elle est toujours d’actualité. L’arbitre aurait subi des pressions pour reprendre le match Au stade de Aïn Fekroun, il n’y avait plus de place au foot. Les supporters avaient pris d’assaut le terrain car ils étaient en colère contre le résultat sur lequel allait s’achever le match 0-0 et pourtant ce résultat n’avait aucune incidence sur l’avenir de leur club chéri. Ce dernier avait assuré son maintien bien avant cette ultime journée. Ils n’étaient pas en colère car l’éthique n’avait pas été respectée, l’éthique exigeait bien évidemment que le CRBAF joue à fond cette rencontre. «Au CRB Aïn Fekroun, on ne marche pas dans la combine. Alors cessez de nous accuser moi et mon club d’avoir avantagé l’AS Khroub et de lui avoir facilité la tâche pour gagner ! Mes joueurs ont tout fait pour gagner et Il y avait une pression terrible qui pesait sur l’équipe avant, durant et après le match», a déclaré le président de Aïn Fekroun. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, une partie des supporters de Aïn Fekroun étaient en colère car justement l’éthique était respectée. Pour eux, leur équipe devait perdre, c’est du jamais vu, peut-être une première dans les annales du football mondial. Pour ces personnes, l’ASK, à tout prix, devait gagner pour que l’USC rétrograde en DNA. Le pire est que l’arbitre de la rencontre, M. Brahimi, devait arrêter la partie car les conditions de sécurité n’étaient pas assurées et pour les joueurs et pour les officiels. Mais selon certaines informations, ce referee aurait subi une pression énorme pour que la partie aille à sa fin. «Ce match doit se terminer», lui aurait-on ordonné. Nul n’est au-dessus de tout reproche ! Si on croit la troisième partie de ce conflit, à savoir l’ASK, les accusateurs du jour ne sont pas au-dessus de tout reproche. A en croire les Khroubis, le match entre l’USC et la JSMB aurait été arrangé pour qu’il n’y ait pas de vainqueur afin que ce soit l’ASK qui rejoigne la DNA. «Le club a été victime d’un complot. Il a été orchestré pour qu’on descende en Division nationale amateur, mais Dieu merci, on s’est sauvés à la dernière journée. Ceux qui ont été derrière ce complot ont fini par descendre eux- mêmes en DNA», a fait remarquer le président du directoire de l’ASK. Un professionnalisme remis en cause Cette nouvelle affaire, avec ses tenants et ses aboutissants, remet en question ce professionnalisme mis en place à la va-vite et qui ne sied surtout pas à un football qui n’offre pas une plate-forme adéquate pour l’installer, notamment en Ligue 2 Mobilis, une division dont certains clubs qui le composent ne remplissent pas le cahier des charges du professionnalisme. Ils ne sont là que parce qu’il faut 16 clubs pour former cette division, mais au-delà de ce cahier des charges, ce sont les mentalités qui ne sont pas prêtes à changer car le professionnalisme est avant tout une attitude à adopter à tous les niveaux. Il est temps de revoir ce projet qu’est le professionnalisme et il est surtout temps que l’EN A ne soit plus cet arbre qui cache la forêt, cette vitrine reluisante qui dissimule un intérieur de magasin insalubre. Yahi : «Hamoum et Zefzef ont fait le nécessaire pour éviter la relégation à la JSMB et à l'ASK» Abdelmadjid Yahi a utilisé des mots crus pour dénoncer ce qu'il a appelé une véritable cabale pour que l'USC soit rétrogradée. Le président de l'USC est revenu sur certains matchs de la dernière journée de championnat de L2 Mobilis. Une journée dont les résultats ont fait que l'USC se retrouve en DNA. Le président du club d'Oum Bouaghi nous a dit que la rétrogradation de son club est la résultante de toute une stratégie qui a été mise en place. Selon lui, les acteurs sont les responsables du CRBAF et d'autres clubs ainsi que des officiels, dont des arbitres et des dirigeants du football national. «Les hadjis qui sont à la tête de notre football doivent avoir honte» Abdelmadjid Yahi n'a pas hésité à tirer à boulets rouges sur les responsables du football et en particulier le président de la commission d'arbitrage : «Les hadjis qui sont à la tête de notre football doivent avoir honte. Ils ont désigné un arbitre sur mesure pour officier notre match contre la JSMB.» «Tout a été combiné pour que l'USC soit reléguée» «Hamoum, le président de la commission d'arbitrage, a tout fait pour que le club de Béjaïa ne soit pas relégué. L'arbitre qui a été désigné a rempli convenablement la mission qui lui était dévolue, alors que la logique aurait voulu que ce soit un arbitre confirmé qui aurait dû être désigné. Cet arbitre nous a massacrés pour que la JSMB réussisse à prendre le point du nul qui est, pour elle, synonyme de maintien. Non content de nous refuser un but parfaitement valable, il a expulsé un de nos joueurs. Il en est de même pour Zefzef (vice-président de la FAF, ndlr) qui a fait le nécessaire pour éviter la descente à l'ASK. Il est certain que des complicités existent au niveau des plus hautes instances du football.» «Ce qui s'est passé à Aïn Fekroun est une première dans les annales du football» Le premier responsable de l'USC est revenu sur la rencontre qui s'est jouée à Aïn Fekroun, une daïra de la wilaya d'Oum Bouaghi. Le CRBAF a reçu l'ASK qui, lui aussi, été menacé de relégation : «Ce qui s'est passé à Aïn Fekroun est une première dans les annales du football. Les supporters du CRBAF ont envahi le terrain pour exiger de leurs joueurs de donner la victoire aux Khroubis et cela pour que l'USC rétrograde et c'est ce qui s'est passé. Ce match a duré plus de deux heures et le but victorieux de l'ASK a été inscrit bien au-delà du temps réglementaire sur une passe décisive d'un joueur de Aïn Fekroun. Tout cela s'est passé sous l'œil bienveillant des dirigeants du CRBAF, des officiels et avec la bénédiction de l'arbitre.» «Les Médéens ont vendu des matchs en toute impunité» Abdelmadjid Yahi a aussi évoqué le comportement qu'il juge scandaleux de certaines équipes : «Les responsables de l'O Médéa ont vendu des matchs et cela au vu et au su de tout le monde et en toute impunité. On se demande après cela pourquoi il n'y a aucun joueur local au sein de l'EN. Les responsables du football savent tout cela et s'ils n'en rendent pas compte devant la justice des hommes, ils auront à le faire devant la justice divine et ils paieront cette injustice face aux efforts et aux litres de sueur de nos joueurs. Je dirais, pour conclure, que tout a été combiné pour que l'USC soit reléguée.» Bekouche (Pdt CRBAF) : «Comment on combine un match et on encaisse un but dans le temps mort ?» Le président du CRB Aïn Fekroun, Hacène Bekouche, est sorti de son mutisme et refuse qu’on incombe la responsabilité à son club d’avoir combiné le dernier match de championnat face à l’AS Khroub. Bekouche n’est pas resté les bras croisés et s’est défendu tout en niant en bloc ces accusations gratuites de certaines parties : «Les joueurs ont fait tout leur possible pour gagner ce match face à l’AS Khroub pour terminer la saison à une place honorable, mais en vain. C’était un match très difficile devant une équipe qui a jeté toutes ses forces dans la bataille pour assurer son maintien. Comment voulez-vous qu’on combine un match et qu’on encaisse un but dans le temps mort de la partie ?» «Je refuse en bloc qu’on nous accuse moi et mon club» Hacène Bekouche est très en colère et surtout très déçu des déclarations de certaines parties qui l’accusent ainsi son club le CRBAF d’avoir avantagé l’ASK au détriment d’une autre équipe pour qu’elle soit reléguée en division nationale amateur : «C’est n’importe quoi, et ce sont des accusations gratuites, car au CRB Aïn Fekroun on ne marche pas dans la combine. Alors cessez de nous accuser moi et mon club d’avoir avantagé l’AS Khroub et de lui avoir facilité la tâche pour gagner. Mes joueurs ont tout fait pour gagner et il y avait une pression terrible qui pesait sur l’équipe avant, durant et après le match.» «Je ne veux plus parler de ce match» En conclusion, le premier responsable du CRB Aïn Fekroun a bien voulu mettre un terme à cette cette agitation qui n’a aucun sens à ses yeux : «Le CRB Aïn Fekroun ne mange pas de ce pain et on ne marche pas dans la combine. Alors je demande à ces gens qui veulent semer la zizanie et créer toute une polémique de ne plus parler, sinon je passe à autre chose. Je ne veux plus parler de ce match. La saison est terminée, et on se projette d’ores et déjà sur la prochaine, où on compte former une équipe capable de jouer les premiers rôles et l’accession en Ligue 1 Mobilis. Alors ne me parlez plus de cette rencontre face à l’AS Khroub.» Barkat (pdt ASK) : «On a comploté contre nous mais Dieu nous a sauvés» Le président du directoire de l’AS Khroub, Ahmed Barkat, est heureux du dénouement de cette saison qui a vu le club khroubi assurer son maintien parmi l’élite : «Je suis content que l’ASK ait été sauvé de la relégation. Dieu merci, nous sommes contents. Je tiens à remercier les gens de la ville qui étaient au côté du club dans ces moments difficiles.» Par ailleurs, le président de l’ASK n’a pas manqué l’occasion de souligner le complot qui a été orchestré, selon lui, contre l’ASK : «Le club a été victime d’un complot. Il a été orchestré pour qu’on descende en Division nationale amateur mais Dieu merci, on s’est sauvés à la dernière journée. Ceux qui ont été derrière ce complot ont fini par descendre eux- mêmes en DNA. Cela est une preuve que nous méritons ce maintien et que ceux qui ont orchestré le complot contre l’ASK dans les coulisses méritent de jouer en DNA la saison prochaine.» source : le buteur
08 Mai 2016 à 09:42
Hakim Medane : « Gourcuff savait ce qui l’attendait avant de venir travailler chez nous »
L’ex-international algérien des années 90, Hakim #Medane, parle, dans cet entretien accordé à TSA, de la démission de Christian Gourcuff, mais aussi de la situation que vit le football algérien en mettant l’accent sur la nécessité d’opérer des changements au niveau des responsables des clubs pour donner une nouvelle impulsion au football national. On va commencer par l’actualité marquée par la démission du sélectionneur national, Christian Gourcuff. Comment interpréterez-vous cette décision de quitter le navire alors que l’équipe est bien partie pour se qualifier à la CAN 2017 et même au Mondial 2018 ? Je dirai qu’il y a dû avoir quelque chose qui s’est passée entre le sélectionneur et les responsables du football dans notre pays, avec bien sûr tout ce qui entoure la sélection. Je suppose qu’il y a eu une mésentente entre les deux parties; ce qui a amené Christian Gourcuff à afficher son envie de partir et d’écourter son aventure avec les Verts. Justement, il a évoqué une volte-face de la part des dirigeants de la Fédération par rapport au projet qu’il voulait réaliser pour relancer le football algérien et sur lequel il s’était entendu avec le président de la FAF… Je présume qu’avant d’accepter la mission qui lui a été confiée, Christian Gourcuff a sûrement discuté avec les responsables de la FAF, mais personne ne connait exactement les détails de l’accord passé entre les deux hommes. Lui, il a reçu une proposition qu’il a acceptée, maintenant je suppose qu’il y a eu un revirement de sa part ou de celui des dirigeants, je pense que c’est ce qui a provoqué la cassure. Ajoutez à cela ce qui s’est passé lors des matches amicaux disputés en mois de novembre dernier au stade du 5-Juillet qui ont provoqué une rupture entre Gourcuff, le public et même une partie la presse. A cet effet, Gourcuff n’a pas omis de mettre en avant la position de presse qu’il a jugée hostile. Il a eu aussi le sentiment d’avoir été lâché par la Fédération au cours de cette période. Cet épisode du 5-Juillet est-il une raison suffisante, selon vous, pour qu’il lâche tout. Ne s’est-il pas empressé de tirer des conclusions alors que vous connaissez personnellement les avantages de jouer au 5-Juillet, notamment l’ambiance formidable qui y règne lors des grands rendez-vous ? À mon sens, tout le monde a compris que le débat sur l’opportunité de jouer au 5-Juillet ne servait à rien du fait que les joueurs, mais aussi les dirigeants de la FAF, préfèrent recevoir au stade Tchaker de Blida. Ça ne date pas d’aujourd’hui. Ça a commencé avec Saâdane puis Halilhodzic et par la suite Gourcuff. Je prédis que cela soit le cas aussi pour le futur sélectionneur. Ce choix obéit à des considérations extra sportives comme la superstition et la crainte de la pression. Du coup, tous les joueurs de la sélection préfèrent évoluer à Tchaker au lieu du 5-Juillet à quelques exceptions près. Seuls les amoureux du foot et du spectacle espèrent encore jouer au 5-Juillet. Moi personnellement je préfère que la sélection mérite de jouer dans un grand stade pas seulement au 5-Juillet ou à Blida mais plutôt partout en Algérie parce que l’équipe nationale appartient à tous les Algériens. Mais on sait bien pour quelles raisons les Verts avaient fui le 5-Juillet au départ. C’était à cause de l’état lamentable de sa pelouse. À présent, la pelouse a été refaite et toute l’infrastructure améliorée pour offrir le meilleur cadre possible pour les joueurs et les supporters… Je suis entièrement d’accord que toutes les commodités sont réunies pour que la sélection nationale retrouve le 5-Juillet, que ce soit en matière de capacité d’accueil du stade qui peut contenir jusqu’à 80 000 spectateurs ou encore sur le plan de la qualité de la pelouse qui est devenue impeccable. Sauf que certains joueurs avancent l’alibi d’avoir leurs repères au stade Tchaker. Un alibi qui est recevable un certain temps, mais à un moment donné il faut dépasser toutes ces superstitions pour libérer cette équipe qui renferme des éléments de haute facture qui pratiquent du très beau football. C’est une très belle génération qui devrait mieux s’exprimer sur un terrain comme celui du 5-Juillet. Vous avez dit, tout à l’heure, qu’on ne connaissait pas les détails de l’accord passé entre #Gourcuff et le président de la FAF. Cependant, certains de ces détails ayant trait à la formation ont été dévoilés par les cadres de la DTN, notamment Toufik Korichi, qui avait parlé de l’implication de Gourcuff dans la refonte du football algérien… Effectivement, on a entendu dire que Gourcuff n’était pas venu seulement pour driver la sélection nationale. Il devait, en outre, former les entraîneurs. Qu’on le veuille ou pas, Gourcuff a un certain bagage et il donne des conférences partout. Mais vous savez, chez-nous, la passion est tellement grande qu’on change aisément d’avis et de position. Le plus difficile pour Gourcuff était le fait qu’il ait été toujours un entraîneur de club qui se met, chaque matin, en tenue pour diriger son groupe. Du jour au lendemain, il se retrouve en train de diriger des stages de trois jours lors des dates Fifa et coacher une fois tous les trois mois. Il est clair que le terrain lui manquait ainsi que cette ambiance du travail au quotidien. Cela reste, bien sûr, un avis personnel. Gourcuff a, en outre, dressé un tableau noir du football algérien en le qualifiant de milieu violent et déstructuré accusant un manque de formation et de stabilité, notamment des entraîneurs. Que pouvez-vous dire pour commenter ce bilan, vous qui connaissez bien le football algérien ? Je dirai qu’une personne comme Gourcuff a dû bien se renseigner avant de venir travailler en Algérie. Il a eu des échos, il a eu des joueurs algériens sous sa coupe. Cela sans oublier qu’il connait un peu la mentalité algérienne. Je dis que ce n’est pas maintenant, après avoir eu un différend avec ses employeurs ou avec la presse, qu’il découvre tous ces défauts. Les Algériens sont des passionnés. Il se passe des choses qu’on dénonce tous, mais je pense que cela ne se passe pas que chez-nous. Ce qui est regrettable est le fait qu’il fasse de telles déclarations une fois parti et après avoir obtenu son quitus de la #FAF. Il aurait dû, dès le départ, refuser le challenge sachant qu’il n’y avait pas de formation ni de stabilité. Cela ne date pas d’hier et tout le monde le savait. Toutefois, il a été un peu dur dans ce jugement. Lorsqu’il parle de formation, Slimani a été formé en Algérie, Belkaroui est aussi un pur produit du #football algérien comme c’est le cas de Soudani. Ce qui ne les a pas empêchés de réussir à l’étranger… La meilleure réponse que je puisse lui fournir est que lorsque je faisais partie du staff technique de la sélection des U17 on a été vice-champion d’Afrique et on a pris part à la Coupe du monde des U17. Il y a, aussi, la sélection olympique qui a décroché la qualification aux JO de Rio avec des joueurs du cru. Du coup, dire qu’on n’a pas de formation serait faux, comme c’est faux de prétendre avoir une très bonne formation. Je crois qu’on a des hauts et des bas dans ce domaine. On est perfectible sans pour autant dire qu’on est aussi nuls que ça. Pour revenir au problème de la stabilité, au-delà du phénomène qui frappe les clubs, il en est de même en sélection. #Halilhozic est parti, et avant cela #Saâdane. Où réside le problème, à votre avis, pour situer un peu les responsabilités : du côté des entraîneurs qui sont partis sur de bonnes notes ou des dirigeants qui n’arrivent pas à garder leurs coaches ? La Fédération a pour mission de ramener des sélectionneurs en mesure d’apporter un plus à notre équipe nationale. Ces sélectionneurs ont des objectifs à atteindre. S’ils réussissent c’est tant mieux, dans le cas contraire ils doivent accepter la donne de l’obligation de résultats. Vous avez cité l’exemple de Halilhodzic, il est parti après une phase finale de Coupe du monde où il a réalisé un bon parcours avec les Verts, il a eu une belle offre du Japon, il est parti. Il y a l’Euro qui se jouera en mois de juin et au bout, des sélectionneurs pourraient partir malgré les bons résultats de leur équipe. On peut citer l’exemple du sélectionneur italien qui a déjà signé à Chelsea et qui partira même s’il gagne l’Euro. Je pense que les conditions de travail d’un sélectionneur diffèrent totalement de celles d’un entraîneur dans un club. Dans ce cas, il est bizarre de le débarquer dès le premier faux pas alors qu’on devrait le laisser travailler sur le long terme. Pour rebondir un peu sur ce que vous avez dit sur les entraîneurs en clubs. La FAF a limité le nombre de licences pour les coaches à deux par saison alors que les présidents changent d’entraîneurs à tour de bras. Ne croyez-vous pas que nos entraîneurs ne sont pas assez protégés ? Je pense que les entraîneurs doivent eux-mêmes se protéger. S’ils avaient un syndicat et qu’ils étaient solidaires entre eux on n’arriverait pas à cette situation. Moi quand je vois des entraîneurs qui sont en place et que leurs collègues se proposent pour les remplacer au pied levé, je considère cela comme un manque de classe. Qu’en est-il de la décision prise par la Fédération de ne plus recruter de joueurs étrangers ? Sur ce registre, je suis entièrement d’accord avec les membres du bureau fédéral qui ont pris cette décision. Si on ramène des joueurs qui apportent un plus et qu’ils sont payés, il n’y a aucun souci. Mais le problème qui se pose est qu’on est en train de recruter des joueurs qui sont moyens et en plus on ne les paie pas. Sauf que si on prend l’exemple de Zaâbia du MCO, de Diawara de la JSK, de N’doye du MOB, ce sont des pièces maîtresses dans leurs équipes… Au risque de me répéter, c’est une très bonne chose de ramener des éléments qui apportent un plus à l’équipe. Sauf que le phénomène qui est constaté est qu’on recrute des joueurs. Vous avez cité trois ou quatre exemples de joueurs qui ont réussi, mais qu’en est-il des joueurs qui ne sont pas utilisés alors qu’ils ont signé des contrats sans percevoir leurs dus ce qui oblige la FAF à les indemniser pour éviter des sanctions pour la sélection. Personnellement j’ai connu Dabo à la JSK qui était un excellent joueur, à Béjaïa j’ai eu Yannick Njong qui était brillant. Maintenant, si on ne peut pas assurer les salaires de ces joueurs, il est inutile de les ramener. Ce qui nous amène à parler du professionnalisme. N’existe-t-il pas un moyen de pression pour obliger les clubs à honorer leurs engagements sans que les bons paient pour les mauvais payeurs. Il y a les droits télés ou encore la menace de défalcation de points ou même de relégation ? C’est dommage, mais c’est la réalité qui fait que les bons paient pour les mauvais. Ayant été joueur mais aussi manager, vous connaissez les deux faces du football, technique et administrative. Ne pensez-vous pas que nos clubs professionnels n’ont de professionnel que le nom ? Avec l’arrivée du professionnalisme, beaucoup de choses devaient se faire, même l’État avait prévu des mesures d’accompagnement pour aider les clubs désireux de passer au statut de professionnel, mais vous savez le plus dur chez-nous est qu’on veut changer la politique du sport, notamment du football, sans pour autant changer les hommes. Et on ne peut pas avancer de la sorte parce que les gens qui géraient du temps des clubs amateurs où les moyens étaient limités se sont retrouvés à gérer des SPA et diriger un soi-disant conseil d’administration. On ne peut pas. Je suis désolé. Pour changer de politique, il est nécessaire de ramener les personnes capables de faire aboutir les choses. On était amateurs, on est devenu professionnels, maintenant il se pourrait qu’on passe au semi-professionnel mais sous la coupe des mêmes dirigeants. C’est de la rigolade, arrêtez quand-même. A part un ou deux clubs qui ont compris ça, le reste qui représente la majorité fonctionne avec des méthodes révolues d’une autre époque. On passe, justement, à un club que vous connaissez très bien pour y avoir joué et y avoir occupé le poste de manager, à savoir la JSK. L’équipe souffre encore cette saison et elle n’est pas encore tirée d’affaire. Comment expliquez-vous cette situation ? Je pense que la JSK vit une situation difficile. Elle qui était habituée à jouer les premiers rôles chaque saison se retrouve durant les quatre dernières années dans l’incapacité de jouer dans la cour des grands. Je crois, personnellement, que cela est dû au manque de moyens par rapport au passé. Aussi, il y a eu beaucoup de choix qui sont contestables. Sur quel plan ? Je parle du choix des joueurs, du choix du staff. Peut-on classer la JSK dans cette catégorie de clubs qui ont besoin de changement ? Oui. Tous les clubs en #Algérie ont besoin de changement, mis à part un ou deux. Maintenant, si on veut instaurer le professionnalisme il faut du sang neuf. Il faut, aussi, une autre mentalité et des gens qui soient puissants sur le plan financier. Vous avez évoqué, en outre, l’aspect technique avec le choix des joueurs et des staffs. Pour avoir travaillé à la JSK avec des techniciens étrangers, notamment Jean-Yves Chay, et des coachs locaux, estimez-vous que Mouassa a vraiment provoqué le déclic ou bien c’était la volonté des joueurs qui a fait la différence ? Mouassa est quelqu’un qui connait la maison. Et lorsqu’il y a un changement cela provoque parfois le déclic. Je crois que l’équipe s’est lâchée. Il a réussi à faire des résultats mais le plus dur reste à faire et si on veut avancer il faut du temps. Je crois qu’il est trop tôt pour le juger. Dans la situation que vit la JSK, il lui faut au minimum trois ans pour concrétiser quelque chose d’intéressant. Est-ce que Bijotat n’avait pas, justement, lancé ce projet à long terme ? Il a, tout de même, mis dans le bain énormément de jeunes et son parcours n’est pas si catastrophique que ça du fait qu’il ait pris le train en marche… Moi, je ne connais pas Bijotat pour ne pas avoir travaillé avec lui. Après, j’ai vu quelques matches et suivi ce qu’il disait à travers les journaux. Cependant, j’estime qu’au cours de son passage à la JSK il n’a pas ramené le plus escompté. Il pouvait mieux faire. Vous prônez de laisser Mouassa, la saison prochaine comme l’a annoncé le président #Hannachi… Vous savez, à la #JSK on change tellement d’avis qu’il est difficile de se prononcer. Il est vrai que Mouassa est bien tant qu’il réalise des résultats, mais à la JSK on ne peut pas se projeter. Si vous aviez à dresser un bilan général sur le football en Algérie, que diriez-vous ? La qualité existe surtout dans les catégories jeunes. Le problème qui se pose est qu’on ne donne pas de moyens à ces jeunes-là. Au lieu de ramener des joueurs à droite et à gauche, il serait plus judicieux de favoriser les jeunes du cru et la formation. Même par le passé, il y avait des clubs qui avaient les moyens de recruter mais la majorité faisait de la formation. Prenez l’exemple du RC Kouba, du NAHD, d’El Harrach, de l’ASMO du WAT. Moi quand je vois ce qui arrive au WA Tlemcen et la division dans laquelle elle joue, cela me fait mal au cœur. C’est un club qui a toujours des jeunes catégories de qualité. Si on fait un bilan des joueurs issus du WAT qui évoluent dans des clubs de Ligue 1, on a de quoi former deux équipes de qualité. Ce sont toutes ces valeurs-là qu’on a perdues. Maintenant, on écoute trop la rue et c’est elle qui décide. Ce qui nous pousse à ne pas faire confiance aux jeunes. On veut à tout prix atteindre des objectifs impossibles à réaliser que ce soit sur le plan financier ou sportif. C’est là le mensonge des dirigeants. Il faut avoir le courage de dire : cette année je joue le maintien. La nouvelle mode est que toutes les équipes visent le podium comme si ce dernier pouvait contenir 15 équipes. Une autre chose importante, tant qu’on n’aura pas installé une commission de contrôle de gestion des #clubs on ne pourra pas avancer. C’est le seul moyen de vérifier la traçabilité des sommes que les joueurs et que les entraîneurs perçoivent sans qu’il y ait la moindre déclaration aux impôts ni à la sécurité sociale. On revient à parler de la responsabilité des dirigeants du football qui savent ce qui se passe sans que personne ne veuille agir. Source TSA
07 Avril 2016 à 13:18

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