CAN de Karaté-Do : Prestation historique des Algériens à Kigali | actu-algerie.com: Information et Actualité





CAN de Karaté-Do : Prestation historique des Algériens à Kigali

Sport - Afrique

Image introuvable


Lors de la 17e édition du Championnat d’Afrique de karaté qui s’est clôturée hier à Kigali (Rwanda), l’Algérie a terminé à la deuxième place sur 25 nations. La première place est revenue à l’Egypte qui était présente en force dans les deux catégories, juniors et seniors filles. En effet, grâce aux 15 médailles (7 en or, 1 en argent et 7 en bronze), le karaté algérien a frappé un grand coup en réalisant le meilleur résultat dans l’histoire de la participation algérienne au Championnat d’Afrique de karaté-do.

Cette consécration intervient après les deux médailles remportées par Hocine Daikhi (or) et Walid Bouabaoub (bronze) au cours des derniers Jeux méditerranéens de Tarragone 2018. Encore une fois, l’élite nationale de karaté qui a traversé des moments difficiles est en train de se distinguer sans bénéficier de conditions de préparation dignes de ce nom par rapport à ses adversaires égyptiens et autres. «Je remercie du fond du cœur les sélections nationales de karaté-do qui se sont bien défendues lors du Championnat d’Afrique, en réalisant le meilleur résultat dans l’histoire de la participation algérienne au Championnat d’Afrique.

Je ne répéterai jamais assez que cet exploit est le couronnement d’un énorme sacrifice et grâce à la sérénité qui règne au sein de toutes les directions de la Fédération algérienne de karaté. Cette excellente prestation a permisau karaté algérien de retrouver sa place dans le concert africain. A Kigali, tous les meilleurs karatékas étaient présents, vu que l’enjeu était d’engranger des points dans l’optique de décrocher une qualification pour les Jeux olympiques de Tokyo. A l’issue de cette compétition continentale, on va se pencher sur la préparation des JO-2020. Pour ce faire, il faut mettre tous les moyens à la disposition de nos élites capables de s’illustrer aux prochaines Olympiades», nous a dit hier le président de la Fédération algérienne de karaté, Slimane Mesdoui. A noter que la délégation algérienne de karaté regagnera Alger demain matin.


Auteur

Nordine.B

Propriétaire du site www.actu-algerie.com

03 Sep 2018 à 08:52

Lu : 78 fois

Source : www.elwatan.com


Vos réactions
Patragez









PropellerAds

Dans le dossier Afrique
Un Tunisien tué dans les eaux territoriales algériennes
Les autorités tunisiennes ont annoncé jeudi la mort d'un pêcheur tunisien, tué par les forces de sécurité algériennes alors qu'il se trouvait dans les eaux territoriales de l'#Algérie. «Un #pêcheur #tunisien a été tué par les tirs de la sécurité algérienne alors qu'il pêchait dans les eaux territoriales de l'Algérie», a indiqué à l'AFP le porte-parole de la Garde nationale, Houssameddine al-Jabali. Selon les informations préliminaires, le pêcheur, âgé de 33 ans, était à bord d'une embarcation en compagnie de deux personnes. «Ils ont reçu un avertissement de la sécurité algérienne, avant les coups de feu», a-t-on ajouté de même source. L'incident a eu lieu jeudi vers 10H30 locales (09H30 GMT) non loin de la région côtière de Tabarka, dans le nord-ouest de la Tunisie. Le pêcheur, qui a pu être débarqué en Tunisie, a succombé dans l'ambulance qui l'emmenait à l'hôpital dans la province de Jandouba (ouest). 
03 Fév à 21:30
Libye: Haftar retire ses menaces et accuse Al Jazeera
Le maréchal libyen Haftar, qui a menacé l’Algérie de guerre, s’est rétracté mardi 11 septembre 2018, dans une conférence de presse animée par son porte-parole, le général Ahmed Al-Mesmari. Khalifa Haftar a accusé le “journal qatari satanique” Al Jazeera d’avoir créé le chaos médiatique en rapportant ses déclarations.Le maréchal Khalifa Belqasim Haftar, commandant en chef de l’armée libyenne, a menacé d’entrer en guerre avec l’Algérie, dont l’armée “profitait de la situation sécuritaire de la Libye pour mener des incursions”.Al Jazeera rapportait que maréchal Haftar a affirmé, lors d’une réunion avec ses collaborateurs, “avoir informé les autorités algériennes de sa capacité de transférer la guerre en quelques instants aux frontières algériennes”. Deux jours plus tard, le ministre libyen des Affaires étrangères du gouvernement d’entente nationale,Mohamed Taha Siala a désavoué les déclarations du maréchal Haftar. À LIRE AUSSI: Crise libyenne : pourquoi Haftar cherche à se brouiller avec l'AlgérieIl s’est entretenu avec le ministre algérien des AE, Abdelkader Messahel, qualifiant les déclarations de l’officier militaire “d’irresponsables”.Les responsables libyens et algériens n’étaient pas les seuls à réagir puisque les déclarations de Haftar ont également suscité, tantôt les moqueries tantôt la colère des Algériens, internautes, journalistes et militants.Les relations algéro-libyennes sont plus grandes que le QatarCe qui semble avoir poussé le maréchal #Haftar à se rétracter, via son porte-parole, le général Ahmed Al-Mesmari, lors d’un point de presse. L’officier militaire, qui a retiré ses menaces de guerre,  a affirmé que les relations algéro-libyennes sont plus grandes que le chaos médiatique créé par la chaine qatarie Al Jazeera et ses idées diaboliques”. Il a ensuite réitéré que les relations entre les deux pays sont “solides, pas comme le Qatar qui n’a aucune relation avec les Etats voisins et qui envoie des terroristes”.Il a affirmé que la “#Libye ne mobiliserait aucun soldat contre une nation arabe, dont l’#Algérie”.
11 Sep 2018 à 14:58
Libye: Haftar accuse l'armée algérienne d'incursions et menace l'Algérie d'une guerre
Le maréchal Khalifa Belqasim Haftar, commandant en chef de l’armée libyenne, a menacé d’entrer en guerre avec l’Algérie, dont l’armée “profitait de la situation sécuritaire de la #Libye pour mener des incursions”.Selon le site d’information Al Jazeera, le maréchal Haftar a affirmé, lors d’une réunion avec ses collaborateurs, “avoir informé les autorités algériennes de sa capacité de transférer la guerre en quelques instants aux frontières algériennes”. “Nous ne permettons à personne de s’approcher de nous, en temps de guerre.  Les Algériens ont profité de l’occasion et ont pénétré sur le territoire libyen”, a-t-il déclaré.Il a rajouté que les autorités algériennes “se sont excusées” et lui ont expliqué que “l’incursion de l’armée algériennes était une opération individuelle qui prend fin dans une semaine”. 
09 Sep 2018 à 18:44
Présidentielles au Mali: la réélection d'IBK, le degré zéro de la politique
Mali: La réélection d’IBK, la preuve que les Maliens ont atteint le degré zéro de la politique. L’unique mot d’ordre des prochaines consultations africaines: Sortons les Sortants et Sortons du CFA. Le Relais de Bougouni (Q): Quel est votre appréciation des résultats des élections présidentielles maliennes de 2018 ?René Naba (RN): IBK, un président si mal élu à la légitimité minorée. Loin d’être un triomphe romain, la réélection d’Ibrahim Boubacar Keita, alias IBK, à la présidence malienne, apporte la preuve que les Maliens ont atteint le degré zéro de la politique en ce que le si mal élu, si pourtant décrié tout au long de sa première mandature présidentielle, a néanmoins triomphé de tous ses rivaux.Certes, IBK n’a recueilli que 41,2 pour cent des voix des inscrits au premier tour des élections présidentielles. C’est peu, mais suffisant pour être en position de force face à Soumaila Cissé puisqu’il a recueilli le double des voix comptabilisés pour son sempiternel rival. Le 2e tour a donc été un remake de la confrontation de 2013. Mais avec une nuance de taille toutefois: 767 bureaux de vote “neutralisés” ont privé de vote près de 245.000 électeurs essentiellement dans le nord contestataire.Sur fond de paupérisation croissante de la population, de désintérêt de la chose publique, voire même de découragement, la présidentielle de 2018 du Mali aura donc propulsé un président à la légitimité sinon minorée à tout le moins entachée. Et cela hypothéquera qu’il le veuille ou non la 2me mandature d’IBK, par ailleurs plombé par des scandales liés à l’affairisme. Les Maliens vivent un cauchemar d’autant plus épouvantable qu’en marquant leur préférence pour deux vieux pensionnaires du marigot politique, ils ont visiblement atteint le degré zéro de la politique.Pis, en désignant comme vainqueur de la consultation présidentielle, IBK, le partenaire en affaire du casinotier corse, Michel Toumi, les Maliens se sont livrés à ce qui s’apparente à un rare cas de suicide politique en direct sous couvert de démocratie.Q: Quel est votre jugement sur les deux candidats du 2e tour?RN: IBK versus Souleima Cissé: Le candidat de l’Internationale socialiste contre le candidat du Medef. IBK et Soumaila Cissé, deux anciens disciples du président Alpha Oumar Konaré se sont affranchis de leur ancien tuteur malien et de son parti ADEMA, mais jamais de leurs parrains français respectifs. Et si les Français se sont débarrassés du parrain d’IBK, François Hollande, par abandon du socialo motoriste à la suite d’un KO technique debout, les Maliens, visiblement fétichistes, continuent eux de s’accrocher à cette vieille relique de la Françafrique. Telle est dans toute sa cruauté l’invraisemblable réalité malienne.Son éternel rival, Soumaila Cissé, du fait de ses états de service et de sa connaissance des arcanes du pouvoir managérial en France, est apparu, qu’il le veuille ou non, comme le candidat du MEDEF en raison de son ancien parcours et des sympathies qu’il inspire en France.Que cet ancien haut cadre des grandes entreprises françaises (IBM France, Pechiney, Thomson et Air Inter), originaire de Toumbouctou, la ville martyre des hordes djihadistes d’Ansar Eddine pro-Qatar, n’ait pu faire la différence s’explique dans une large mesure par l’absence de charisme du challenger. Le vaincu devra en tenir compte pour l’avenir et se résoudre à laisser la place à plus performant.Un autre capé de la méritocratie occidentale, Modibo Diarra, astrophysicien, ancien de la NASA et président de Microsoft Afrique, pâtit des mêmes handicaps que le challenger Soumaila Cissé. Non pas tant pour sa carrière haut de gamme internationale, mais en raison de sa citoyenneté américaine et, surtout, le fait qu’il soit le gendre du Colonel Moussa Traoré, le dictateur de sinistre mémoire, le parricide de Modibo Keita, le père de l’indépendance malienne, tâche indélébile pour l’éternité.Q: Comment expliquez-vous la contr- performance d’Omar Mariko, qui ne figure même pas dans le groupe de tête?.RN: Le score dérisoire d’Omar Mariko, le candidat du Sadi (Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance), a laissé perplexe plus d’un observateur. Que le seul candidat véritablement contestataire, qui se soit franchement opposé à l’intervention française au Mali (opération Serval) et qui se soit de surcroît prononcé ouvertement pour la sortie du Mali du Franc CFA, Omar Mariko, l’ancien meneur de la révolte étudiante qui provoqua la chute de la dictature de Moussa Traoré, porteur du programme le moins conformiste, ne figure pas dans le peleton de tête de la compétition, pourrait paraître incompréhensible.Mais les explications de cette contre performance sont à rechercher dans le défaut d’organisation de sa machinerie électorale et l’absence de pédagogie politique développée par le candidat en direction de son électorat potentiel.Une explication complémentaire est à rechercher dans l’effet pervers de la pléthore des candidatures, laquelle en suggérant une apparence de démocratie, a constitué en fait une parodie de démocratie, provoquant une confusion du débat, une dispersion des forces, et partant, le brouillage du message civique, au bénéfice d’un clientélisme clanique démagogique.Vingt quatre (24) personnes ont postulé aux élections présidentielles maliennes de 2018. Trente quatre (34) sont candidats aux présidentielles du Cameroun de 2019 pour briguer la succession de Paul Biya (84 ans) au pouvoir depuis 34 ans et qui aspire à un nouveau mandat, nourrissant sans doute le secret espoir d’égaliser Molière et de mourrir sur la scène de ses turpitudes.Q: Comment sortir de cette spirale de l’échec ?RN: IBK, candidat de l’Internationale socialiste, et Souleima Cissé, candidat présumé du MEDEF, sont bel et bien les deux faces du néo-colonialisme français. Sa face hideuse. Dans le prolongement de cette belle brochette de nains politiques qui se sont succédés au pouvoir au Mali depuis plus de vingt ans: Amadou Toumani Traoré (ATT), Diouconda Traoré et Amadou Aya Sanogo, auparavant le dictateur Moussa Traoré, présent à la cérémonie de la première l’investiture d’IBK.Pour rompre avec cette spirale de l’échec, un seul mot d’ordre doit prévaloir lors des prochaines consultations africaines: “Sortons les sortants et sortons du Franc CFA”. Sachons des déboires électoraux la leçon retenir. Les Maliens et les Africains doivent se pénétrer de cette vérité d’évidence, nullement sacrilège: La France a été le fardeau de l’Afrique et non l’inverse.Il importe d’en tirer les conséquences et de secouer le cocotier. Au Mali la France est disqualifiée. Le chaos qui règne dans ce pays résulte d’une succession de faux pas de la diplomatie française. Voir à ce propos, ce lien.Le mot d’ordre des prochaines consultations africaines ne doit souffrir la moindre ambiguïté: Sortons les sortants pour que le Mali et l’Afrique sortent de leur sommeil dogmatique qui engendre des monstres. Sortons les Sortants et Sortons du CFA: Le Mali et l’Afrique se débarrasseront ainsi du fardeau pluri-séculaire de l’homme noir.Telle est l’impérieuse mission que doivent s’assigner les démocrates africains à l’occasion des prochaines consultations électorales, -la République Démocratique du Congo, le Cameroun et le Sénégal-, pour ôter, dans ce dernier cas, l’envie à son président, Macky Sall, de saliver devant les pâtisseries indigestes de l’armée française qu’elle servait aux troupes sénégalaises avant de les expédier au sacrifice suprême, en substitution des soldats français.Honte à Macky Sall d’avoir voulu gommer la souillure morale absolue du sacrifice de Thiaroye pour satisfaire ses appétits présidentielles. Une impérieuse mission que les démocrates africains doivent s’assigner pour que l’Afrique cesse d’être la risée du Monde
16 Aoû 2018 à 22:52
Libye: une soixantaine de disparus dans un nouveau naufrage en Méditerranée
Un nouveau #naufrage au large des côtes libyennes a fait au moins 63 disparus, dans un nouveau drame de l’immigration clandestine en #Méditerranée qui porte à près de 170 le nombre total des disparus depuis vendredi.Les soixante-trois #migrants sont portés disparus après le naufrage de leur canot pneumatique dimanche au large de la Libye, a indiqué mardi à l’AFP le porte-parole de la marine libyenne, citant les témoignages des rescapés.Selon le général Ayoub Kacem, 41 migrants ont pu être sauvés parce qu’ils portaient des gilets de sauvetage. “Les gardes-côtes n’ont pas trouvé de corps sur les lieux”, a-t-il précisé.Les rescapés ont indiqué que 104 personnes étaient à bord de l’embarcation, qui a coulé au large de Garaboulli, à quelque 50 km à l’est de Tripoli.Cette région est devenue depuis quelques mois le principal point de départ de canots pneumatiques surchargés de migrants qui veulent tenter la périlleuse traversée de la Méditerranée vers l’Italie.En plus des 41 rescapés, un navire des gardes-côtes libyens a accosté lundi à Tripoli avec à son bord 235 autres migrants, dont 54 enfants et 29 femmes, secourus dans deux autres opérations dans la même zone.Le navire est arrivé avec près de 24 heures de retard en raison d’une panne, a expliqué M. Kacem. “Alarmant” Vendredi, les corps de trois bébés ont été repêchés et une centaine de personne, dont des femmes et des enfants, ont été portées disparues dans le naufrage de leur embarcation, également au large de Garaboulli.Au total, 16 migrants, tous de jeunes hommes, ont été secourus.Selon l’OIM, le bilan des derniers jours, porte à 1.000 le nombre de morts en Méditerranée en 2018.“Le nombre de morts en mer au large des côtes libyennes augmente de façon alarmante”, a mis en garde lundi Othman Belbeisi, chef de mission de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en Libye.“Les trafiquants exploitent le désespoir des migrants avant que l’Europe ne réprime les traversées méditerranéennes”, a-t-il expliqué, dans un communiqué.La semaine dernière, le général Kacem a prévenu de son côté que les passeurs ont donné un coup d’accélérateur aux départs, craignant la fermeture des frontières européennes, après que Rome a interdit l’accès à ses ports des bateaux d’ONG.Plus de 1.000 migrants ont également été secourus ou interceptés par les garde-côtes libyens depuis vendredi.Une fois à terre ces migrants sont transférés par les autorités libyennes vers des centres de détention.Selon le communiqué de l’OIM, le directeur général de l’organisation, William Lacy Swing, compte se rendre à Tripoli cette semaine “pour voir dans quelles conditions se trouvent les migrants ramenés à terre par les garde-côtes libyens”. “L’OIM est déterminée à faire en sorte que les droits de l’homme de tous les migrants soient respectés”, a-t-il dit, selon la même source.RapatriementCette organisation mène un programme de “retour de volontaire” qui a permis le rapatriement de 9.000 migrants de Libye durant les six premiers mois de 2018, a indiqué lundi à l’AFP Jomaa Ben Hassan, coordinateur de ce programme dans la capitale Tripoli.L’OIM a rapatrié près de 20.000 migrants en 2017 dans le cadre de ce programme.Du temps du dictateur Mouammar Kadhafi renversé et tué en 2011, des milliers de migrants traversaient les frontières sud de la Libye longues de 5.000 km, notamment pour tenter la traversée de la Méditerranée vers l’Europe. La situation a empiré après la chute du dictateur, les passeurs profitant du chaos qui règne en Libye pour envoyer chaque année des dizaines de milliers de migrants à destination de l’Italie située à 300 kilomètres des côtes libyennes.Vendredi, après des semaines de tension maximale, les dirigeants de l’Union européenne sont parvenus à un compromis qui propose la création de “plateformes de débarquements” de migrants en dehors de l’UE pour dissuader les traversées de la Méditerranée.Pour des analystes, cet accord permet de sauver la face à plusieurs leaders en première ligne face à l’afflux de migrants depuis la Méditerranée mais reste flou et ne comporte pas suffisamment d’engagements concrets pour régler cette question. 
03 Juil 2018 à 10:30
Armées étrangères en Afrique : les Africains spectateurs des jeux d’influences entre les grandes puissances
L'attaque de ce dimanche 1er juillet à #Gao, #Mali, contre un convoi de l’opération française #Barkhane et de soldats maliens ayant fait 4 morts civils et 31 blessés, vient rappeler une réalité parfois oubliée : les forces militaires étrangères sont de plus en plus présentes en Afrique et le terrorisme toujours aussi actif.Depuis le début de la crise malienne de 2012 et la prolifération des groupes extrémistes dans le Sahel et sa région périphérique, cette présence militaire étrangère s’est étendue à d’autres régions en Afrique pour inclure des troupes au sol actives, avec l’installation d’une trentaine de bases logistiques et militaires sur une zone s’étendant du Golfe de Guinée jusqu’à la corne de l’Afrique en passant par le Sahel.présence militaire grandissante, qui trouve une justification officielle dans la lutte contre l’extrémisme violent et la piraterie maritime, reflète aussi un jeu d’influence auquel se livrent aussi bien des puissances occidentales telles les États-Unis et la France, que des pays émergents comme la Chine, l’Inde et la Russie.Face à cela, les États africains et l’Union africaine, fortement dépendants de l’aide extérieure sur le plan militaire, peinent à prendre en charge les défis sécuritaires du continent de manière autonome.La France, principale force militaire étrangère en AfriqueLa France, qui a conservé de puissants intérêts en Afrique après les indépendances dans les années 1960 grâce au système de la Françafrique, est, par le nombre de soldats déployés sur le continent, la première force militaire étrangère présente dans 11 pays africains totalisant près de 6000 militaires.La force française la plus importante en #Afrique est stationnée à Djibouti avec 1450 militaires comprenant des forces aériennes et maritimes dotées d’importants moyens matériels dans une zone stratégique d’où ils peuvent se projeter en l’Afrique de l’Est, au Moyen-Orient et dans l’océan indien où la France possède des départements d’outre-mer tels que l’île de la Réunion et Mayotte.La Côte d’Ivoire est le second pays à abriter le plus de soldats français avec 900 militaires puis vient le Gabon avec 350 militaires, suivi du Sénégal et de la Centrafrique en quatrième position, avec 350 militaires chacun.L’opération Barkhane qui comprend 4000 militaires est quant à elle déployée dans 5 pays à savoir le Tchad, où se concentre l’essentiel des forces françaises de cette opération, mais aussi le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Mali. Cette opération est dotée de moyens terrestres et aériens et disposent de plusieurs bases dont deux au Niger, Aguelal et Madama, qui se trouvent près de l’Algérie.La France maintient également des bâtiments militaires navals dans le Golfe de Guinée, en Afrique de l’Ouest, qui patrouillent des côtes-nord du Sénégal jusqu’aux frontières maritimes sud de l’Angola.Ce dispositif naval, appelé « Mission Corymbe » est destiné à préserver les intérêts économiques français dans la région et complémente les dispositifs déjà déployés en Afrique de l’Ouest.Les armées occidentales présentes en AfriqueLes États-Unis sont la deuxième puissance militaire étrangère présente en Afrique par le nombre de soldats et de bases militaires.Les États-Unis y déploient essentiellement des forces d’intervention rapides (Gabon, Ghana, Ouganda, Centrafrique, République démocratique du Congo et Somalie) mais surtout des bases aériennes pour les drones comme au Cameroun, au Kenya, au Seychelles et au Tchad.Les États-Unis disposent également d’une base aérienne au Niger couvrant tout le Sahel qui fonctionne en complémentarité avec un site militaire américain à Ouagadougou au Burkina Faso, chargé de la surveillance et du renseignement dans tout l’espace sahélien.La plus grande concentration de militaires américains sur le continent se trouve à Djibouti où les États-Unis ont leur commandement militaire pour l’Afrique, le fameux Africom. Cette force de 4000 soldats est la seule base permanente américaine en Afrique.Le Royaume-Uni a une unité permanente au Kenya chargée de la formation alors que des forces spéciales britanniques avec des moyens aéroportés sont stationnées au Mali, pas loin de la frontière algérienne, avec pour mission de lutter contre l’insécurité dans le Sahel.L’Allemagne dispose quant à elle d’une base aérienne au Niger qui appuie le personnel militaire allemand de la Mission des Nations unies au Mali où un détachement allemand est aussi déployé pour des missions de renseignement, de reconnaissance aérienne et de soutien logistique.La Belgique déploie au Mali 90 soldats chargés de la sécurité des instructeurs européens activant pour la Mission européenne d’entraînement dans ce pays.L’Italie qui dispose d’une base militaire en Libye à Misrata où sont stationnés 300 soldats, et une base maritime à Tripoli avec 400 soldats, peut utiliser l’espace aérien et les eaux territoriales libyennes. Des gardes corps italiens assurent la sécurité du Premier ministre libyen. L’Italie tout comme l’Espagne, dispose aussi de bases militaires à Djibouti.Le Japon est aussi présent militairement en Afrique. Il stationne 180 soldats à Djibouti où il compte agrandir sa base pour garder un œil sur la Chine.Concernant les forces navales, 16 pays européens ont déployé des bâtiments de guerre dans le cadre de la force navale européenne (Eunavfor) au large de la Somalie, dans le Golfe d’Aden et dans l’océan indien pour sécuriser ce secteur stratégique dans les routes commerciales internationales où les navires commerciaux subissent, depuis un certain nombre d’années, des actes de piraterie.Les armées des pays émergents en AfriqueDepuis un certain nombre d’années, d’autres pays tels que la Chine, l’Inde, la Russie, mais aussi ceux des pays du Golfe comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ont commencé à installer des forces militaires, principalement dans la Corne de l’Afrique.La Chine a installé sa première base militaire à l’étranger à Djibouti qui devrait accueillir près de 10 000 militaires en 2026 dans ce qui sera un avant-poste chinois en Afrique.L’Inde avait déjà installé dès 2007 une station d’écoute à Madagascar pour observer les déplacements de navires et écouter les communications dans l’océan indien. L’Inde va aussi construire une base navale aux Seychelles dans le cadre de la lutte contre la piraterie mais aussi pour surveiller la Chine.La Turquie a aussi mis sur pied une base militaire en Somalie pour entraîner le personnel militaire de ce pays.L’Arabie saoudite, qui est à la tête d’une coalition arabe contre la rébellion houthie au Yémen, projette de construire une base à Djibouti pour les besoins de ses opérations.Les Émirats arabes unis (EAU), eux, aussi engagés aux côtés de l’Arabie saoudite au Yémen, ont lancé la construction d’un port en eau profonde et d’une piste pour des avions de transport militaires, qui constituent une base logistique pour les opérations des Émirats aux Yémen.Les Émirats ont aussi stationné des avions de combat en Libye pour appuyer l’armée nationale libyenne du maréchal Haftar dans sa lutte contre les terroristes.En Somalie, les EAU contribuent à la formation et à l’équipement des forces anti-terroristes des services de renseignement somaliens. Ils y apportent aussi un appui à la police maritime du Puntland pour intercepter des armes destinées aux rebelles houthis. Au Somaliland, les EAU ont signé un bail de 30 ans pour une base navale et aérienne au niveau du port de Berbera.La Russie a un contingent de 200 soldats en Centrafrique où elle assure, depuis mars dernier, la protection rapprochée du président centrafricain. Elle forme aussi des bataillons de l’armée centrafricaine et a livré un stock d’armes de guerre à ce pays sous embargo à cause de la guerre civile après l’obtention d’une dérogation du Conseil de sécurité des Nations unies.Lutte contre le terrorisme et contrôle des migrationsLa présence grandissante de troupes étrangères sur le sol africain est allée de pair avec la multiplication des organisations terroristes dans la région du Sahel, comme Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Boko Haram dans le Nord du Nigéria, El Mourabitoun (fusion entre l’ex-Mujao et Signataires par le sang), l’État islamique dans le grand Sahara, entre autres groupes armés.Si la mission principale des forces étrangères dans la région est la lutte anti-terroriste, force est de constater que la situation ne s’est pas beaucoup améliorée sur le terrain.Les espaces sahéliens, et sahariens en général, sont plus que jamais en proie au terrorisme et aux trafics en tous genres allant de la drogue à la traite d’êtres humains.Idem dans la Corne de l’Afrique où les États-Unis mènent régulièrement des frappes contre les Shebab somaliens, un groupe extrémiste bénéficiant d’un ancrage social et territorial assez fort dans certaines parties du pays.La lutte contre la piraterie est aussi une autre raison de la présence de ces troupes notamment dans la région de la Corne de l’Afrique qui est un carrefour à cheval entre l’Afrique, le Moyen-Orient, l’océan indien et l’Asie.Le phénomène de la piraterie affecte l’une des routes commerciales les plus empruntées du monde entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie, ce qui a poussé à la création du Groupe de contact sur la piraterie au large des côtes somaliennes (GCPSC) et la force navale européenne (Eunavfor).Malgré cela, la piraterie a connu une recrudescence à partir de 2017. Ce phénomène affecte aussi le Golfe de Guinée et l’Afrique de l’Ouest où les attaques contre les navires marchands et les pétroliers ont connu une hausse de 75% entre 2015 et 2016.Cependant, tous les pays occidentaux ne sont pas uniquement intéressés par la lutte contre le terrorisme ou la piraterie.Des pays tels que l’Allemagne et l’Italie sont guidés par des motivations liées au contrôle de la migration. La décision du gouvernement italien, en décembre dernier, d’envoyer des troupes au Niger pour lutter contre le terrorisme, semble plus concerner le contrôle des flux migratoires. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, plus de 75% des migrants et des réfugiés arrivés en Italie en 2017 ont pour la plupart transité par le Niger.Préservations des intérêts économiques et jeux d’influence géostratégiquesLe Sahel, le Golfe de Guinée et plus largement l’Afrique de l’Ouest constituent une région extrêmement riche en ressources naturelles tels que le pétrole, le gaz, l’uranium, le cobalt, le plutonium, la bauxite, le phosphate, le manganèse et même le diamant.La région est le théâtre d’une rivalité croissante entre les puissances pour leur approvisionnement en ressources minières.La forte demande chinoise en ressources minières a accentué l’intérêt de beaucoup de puissances pour les ressources de la région avec en première ligne la France et les États-Unis mais aussi le Canada et les pays du Golfe qui se tiennent en embuscade.Par exemple, au Mali, troisième producteur d’or en Afrique, la France a laissé place aux entreprises anglo-saxonnes.Au Niger, quatrième producteur mondial d’uranium où la société française Areva exploite l’uranium nigérien quasiment sans partage depuis 40 ans, la Chine est venue concurrencer l’ancienne puissance coloniale en 2007.Les présences militaires française et américaine dans la région participent d’une réelle rivalité entre les deux puissances pour la sécurisation de leurs approvisionnements en ressources naturelles.D’ailleurs le dispositif français Barkhane au Sahel, au-delà de sa mission anti-terroriste, sert aussi à surveiller la région afin de sécuriser l’épicentre des intérêts français dans la région qu’est l’uranium nigérien, vital pour l’industrie nucléaire française.Mais c’est dans la Corne de l’Afrique que le jeu d’influence entre puissances est le plus parlant.Cette région, éminemment stratégique du fait qu’elle se trouve sur les routes commerciales maritimes entre l’Europe, l’Afrique, le Moyen-Orient, le sous-continent indien et l’Asie, accueille les bases militaires de 7 pays (États-Unis, Chine, Italie, France, Allemagne, Japon, Espagne et bientôt l’Arabie saoudite).La Chine, premier partenaire commercial de l’Afrique avec 149,2 milliards de dollars d’échanges en 2016 (56,9 milliards d’importations et 92,3 milliards d’exportations chinoises), veut être en mesure de contrer une quelconque menace sur ses liens commerciaux avec le continent dont elle importe énormément de matière première.L’Inde, qui est aussi devenu un partenaire économique important de l’Afrique (75 milliards de dollars d’échange en 2015 contre 1 milliard en 1995), veut aussi se placer sur le continent tout en gardant un œil sur son rival chinois.La Russie, en retrait en Afrique depuis la chute de l’Union soviétique, voudrait également reprendre pied sur le continent.Les puissances occidentales, et surtout les États-Unis, ont peur de perdre davantage d’influence en Afrique au profit de la Chine.Ce jeu d’influence auquel s’adonnent les puissances étrangères sur le continent et qui se traduit par une présence militaire accrue, est favorisé par la faiblesse des armées africaines qui les abritent.L’Union africaine (UA), qui n’a pas de force militaire propre, est quant à elle totalement hors-jeu.Une Afrique dépendante militairementLa multiplication des forces militaires étrangères en Afrique s’explique en partie par la faiblesse des armées africaines incapables d’assurer la sécurité sur leurs propres territoires.À l’exception de quelques pays des régions concernées par le terrorisme, comme l’Algérie, le Cameroun, le Nigéria ou l’Égypte, les autres pays tels que le Mali, le Niger et la Somalie doivent faire appel à des forces étrangères à l’Afrique pour faire face au terrorisme.L’UA, dont le budget est dépendant à près de 75% de l’aide étrangère, n’a pas non plus les moyens de compenser les faiblesses des armées africaines.Mêmes ses opérations de maintien de la paix sur le continent sont dépendantes de l’aide des partenaires étrangers à l’Afrique.L’UA voudrait bien contrôler l’activité militaire étrangère ou du moins jouer un rôle de coordination, et disposer d’une vue d’ensemble de toutes ces activités militaires sur le continent mais elle n’a tout simplement pas la capacité de le faire.Il se pourrait même qu’Addis Abeba ne connaisse même pas l’ampleur de l’expansion militaire sur le continent, comme en Somalie et en Libye, mettent en œuvre des agendas qui ne sont pas forcément ceux du continent.L’UA possède bien une Architecture de paix et de sécurité africaine (APSA) instituant une Force africaine en attente (FAA), mais celle-ci n’est jamais entrée en phase d’opérationnalisation, faute de financements nécessaires, encore une fois.Cette FAA devait être formée de 5 brigades interarmes ayant chacune un commandement propre issu des cinq communautés régionales du continent : Afrique du Nord, de l’Ouest, de l’Est, centrale, australe.Ces brigades, avec un effectif total de 6000 militaires, devaient être constituées d’unité de cavalerie blindée, d’infanterie, d’artillerie, de forces spéciales, génie, train, d’unités médicales ainsi que de gendarmes et d’une police militaires.En plus d’une brigade d’attente, chaque communauté régionale devait avoir un quartier général doté d’une cellule de planification.Ces brigades des forces d’attente régionales devaient aussi fournir 2500 hommes chacune pour des forces d’action rapide qui puissent être déployées rapidement en cas de besoin.Les FAA ne permettraient pas seules de régler tous les défis sécuritaires du continent mais elles devraient au moins permettre aux Africains d’y répondre de manière plus autonome et de contrer la présence de plus en plus nombreuse des forces militaires étrangères sur le continent.
02 Juil 2018 à 12:56

Ailleurs sur le web

Nous suivre
Annonce
PropellerAds
Vidéothèque

Les plus lues

Soufflet avec une pâte facile de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 22 Juin 2016 à 13:59

source : #Youtube #OumWalid 

Msemen à la farine le plus facile à faire de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 10 Oct 2016 à 10:55

Le secret pour réussir les msemens à la farine réside dans la pâte qu'il faudra bien travailler, type de farine et aussi dans le feuilletage,voir la vedio pour mieux comprendre le procédé. source : #youtube #OumWalid

Cake au Flan de Oum Walid

Elle Mag - Recettes - 04 Dec 2016 à 12:09

C'est un de mes desserts préférés je le fais vraiment souvent j'aime énormément sa texture bien fondante, vous pouvez choisir le goût que vous souhaitez chocolat, vanille, fraise ou caramel sans tarder voici la recette... source : #youtube #OumWalid

TIZI-OUZOU: La liste des bénéficiaires des logements sociaux dévoilée

Actualité - TIZI-OUZOU - 15 Nov 2016 à 18:15

Le chef-lieu de Tizi-Ouzou à connu une matinée particulièrement mouvementée, caractérisée par des coupures de routes au niveau de plusieurs quartiers et pour cause l'affichage de la liste des bénéficiaires des logements sociaux (Logement Public Locatif). Des citoyens qui ont postulé à cette formule et dont les noms ne figuraient pas sur liste ont barricadé plusieurs routes par des pneus en fumée provoquant des embouteillages dans le centre ville. Le fait de voir les attentes des protestataires prolongées ont fait tombé à l'eau toutes les tentatives des autorités locales pour essayer de calmer les esprits.

Sablé au halwa turc et cacahuètes

Elle Mag - Recettes - 28 Juin 2016 à 09:22

Ingrédients: pour environ 28 pièces (selon la taille de l'emporte-pièce) 250 g de beurre 125 g de halwa turc 50 g de sucre glace 2 jaunes d’œufs 1 paquet de levure chimique 1 càc de vanille 80 g de cacahuètes grillées et finement moulues Farine au besoin (environ 500g) Décoration: Environ 400 g de cacahuètes grillées et moulues 1 pot de confiture d'abricot Préparation: Battre le beurre avec le sucre puis ajouter la halwa turc et bien mélanger Ajouter les jaunes d’œufs un par un ensuite les cacahuètes moulues Ajouter la vanille puis la farine avec la levure jusqu'à obtention d'une pâte souple et lisse Laisser reposer la pâte un petit peu Étaler la pâte sur un plan de travail fariné à 5mm d'épaisseur Découper les sablés à l'aide d'un emporte-pièce ou un verre puis faire une ouverture au centre à l’aide d’un petit emporte pièce Faire cuire pendant environ 15 minutes à 180° Une fois les sablés refroidies, les rassembler en les collant avec de la confiture Badigeonner les sablés de confiture à l'aide d'un pinceau puis passer aux cacahuètes et décorer avec du chocolat fondu. source : fan-decuisine