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Des grandes espérances à la sanglante désillusion : l’Algérie en noir et blanc de Ammar Bouras
La sortie de la #décennie dite #noire a été escamotée en Algérie. Un grand traumatisme non traité et dont on ne tire aucun enseignement. Il y a juste une société qui traîne un lourd stress post-traumatique, des rancoeurs enfouies, des familles cassées, des amitiés perdues et une tendance à la “harga” qui s’est amplifiée sous le silence contraint.L’amnésie a été dictée comme une obligation légale avec le fameux article 46 de la “charte pour la paix et la #réconciliation #nationale” qui édicte le mot d’ordre du vainqueur aux mémoires forcément diverses et contradictoires des Algériens: trois à cinq ans de prison qui quiconque par “ses déclarations, écrits ou tout autre acte, utilise ou instrumentalise les blessures de la tragédie nationale…”.Mais le silence n’est pas seulement une injonction du pouvoir. Ces années-là où les espérances ont été grandes et le naufrage violent, de nombreux algériens, pour ne pas dire la société entière, hormis ceux qui font dans les instrumentalisations politiques grossières, est dans le refoulement. Une sorte de mécanisme d’autodéfense pour oublier aussi bien les espérances - et donc de ne plus en avoir pour le présent - que la violence fratricide incompréhensible et insoutenable.  Le livre de photo du photographe-plasticien Ammar Bouras, “1990-1995- Algérie, chronique photographique”, paru chez Barzakh, révèle - terme photographique par excellence - une partie de ces espérances que nous avons cessé d’avoir et de ces peurs et angoisse que nous ne voulons plus voir.Du mouvement à la spiraleC’est en noir et blanc. La lumière pour l’exaltation d’une société qui croyait entrer dans une nouvelle ère, dans une nouvelle histoire, le sombre pour l’échec qui s’énonce, déjà, dans la peur des uns et des autres, avant de basculer dans la violence.La force de ce livre est de ne pas commencer par 1992, l’année du basculement dans les affrontements, mais en 1990, à un moment où tous les espoirs sont permis. Les Algériens, islamistes, démocrates ou autres qui marchent, au sens propre et au sens figuré, pour eux-même mais aussi pour dénoncer ce qui arrive aux autres, en Irak notamment.Des historiques qui reviennent après des années d’exil et de bannissement mémoriel, comme pour Aït Hocine Ahmed et Ahmed Ben Bella, des femmes et des hommes anonymes qui s’impliquent en politique. C’est, en dépit des inquiétudes, des peurs et de la confrontation déjà en germes, une Algérie en mouvement que décrivent les premières années. Après ce n’était plus un mouvement mais une spirale folle d’une #Algérie qui sombre dans le morbide.#Ammar #Bouras travaillait pour le compte d’Alger Républicain, journal très engagé dans ce qui sera la grande fracture dans la société - et qui lui-même connaîtra une fracture interne illustrée par les images de la grève qui donnera naissance par la suite au Matin - mais ces images sont au-delà de cela.Chacun les lira probablement de manière différente, selon le point de vue qu’il avait eu à l’époque, mais ce sont des photos qui secouent, réveillent et révèlent. Et qui, peut-être, avec d’autres témoignages à venir aideront à faire la thérapie d’un pays encore sous stress post-traumatique et qui ne veut pas voir ou revoir.Ammar Bouras, “1990-1995- Algérie, chronique photographique”,Préface de Malika Rahal, Entretien avec Adlène Meddi- Editions barzakh  Prix : 2.800 DA
20 Fév à 23:30
Khenchela / Le portrait de Bouteflika arraché de la façade de l’APC par la population
Un portrait géant d’Abdelaziz #Bouteflika a été accroché à la façade de l’APC de #Khenchela par le P/APC de la commune qui est un élu #FLN. Un geste perçu comme une provocation, car la population n’a pas attendu pour l’arracher.Un peu partout en #Algérie, des manifestations spontanées ont eu lieu, ces derniers jours, pour protester contre le projet de cinquième mandat. La fracture entre l’ancienne et la nouvelle génération est flagrante et les jeunes n’hésitent plus à l’exprimer. À Khenchela, et après avoir arraché le portrait géant du raïs, on a scandé des slogans anti-pouvoir. « Dégage », scandait-on à tue-tête.Dans cette ville de l’Est algérien, la population a également bougé pour répondre aux provocations de son P/APC Kamel Hachoud, un élu FLN qui a menacé les candidats à la candidature qui s’aventureraient à venir recueillir des signatures dans sa commune.Une ambiance électrique régnait, notamment après que Rachid #Nekkaz soit arrivé pour recueillir les paraphes. Des milliers de jeunes étaient sur place pour le soutenir et l’aider à accéder à l’APC.facebook.com
Kherrata, Jijel, Sidi Bel Abbès, Bordj Bou Arréridj… : Vent de colère contre le 5e mandat
Après le choc, la réaction ! La candidature du président Bouteflika à la présidentielle du 18 avril prochain passe mal chez les Algériens. Elle ne suscite pas «l’enthousiasme des citoyens», comme l’avait affirmé le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, dans une déclaration à la chaîne française France 24, à partir d’Addis-Abeba (Ethiopie), où s’est déroulé, la semaine dernière, le sommet de l’UA.Au contraire, c’est la réprobation qui est au rendez-vous. L’opposition «citoyenne» à ce forcing s’organise. Elle prend forme au fil des jours. En effet, depuis l’annonce officielle de la volonté de l’actuel locataire du palais d’El Mouradia de briguer un 5emandat, plusieurs manifestations ont été organisées à travers le pays.La première réaction a eu lieu à Béjaïa, le jour même où le chef de l’Etat a annoncé sa décision de participer la prochaine joute. «Non au #5e #mandat !» scandaient des jeunes qui ont arpenté les rues de la ville. Le lendemain, une autre manifestation a eu lieu dans une commune à Oran.Lors de cette action, les contestataires se sont adressés au président Bouteflika en reprenant en chœur un seul slogan hostile à son reconduction pour une cinquième mandature. Le refrain a été repris, un jour plus tard, à Chlef et Bordj Bou Arréridj. Malgré les mises en garde venant du ministre de l’Intérieur et du chef d’état-major, la colère des citoyens ne s’estompe pas.Hier, dernier jour du week-end, des marches et rassemblements contre la reconduction du chef de l’Etat, malade et absent, ont été organisés dans plusieurs villes de l’est du pays. L’action la plus importante s’est déroulée à Kherrata, au sud-est de la wilaya de Béjaïa. Plusieurs centaines de jeunes ont battu, dès le début de la matinée, le pavé dans cette ville pour appeler également le «régime FLN à dégager».Très organisée, la marche s’est déroulée de manière pacifique avec des mots d’ordre hostiles au pouvoir et à l’option du 5e mandat, comme le montraient les images et les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. La ville de Jijel a abrité aussi une marche contre le 5e mandat. Constituée majoritairement de jeunes, la procession s’est ébranlée depuis le stade Hocine Rouibah pour sillonner les principales artères de la ville.Outre le slogan hostile au maintien du chef de l’Etat, les manifestants réclament aussi la chute du régime. «Echaab yourid isqat Enidam (Le peuple veut la chute du régime)», lançaient les contestataires. A Aïn Beïda, dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, environ une centaine de jeunes ont organisé un rassemblement au cours duquel des slogans contre le 5e mandat du président Bouteflika et contre le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, ont été scandés. «Djazaïr hourra démocratia (#Algérie libre et démocratique)», lançaient encore les manifestants, dont certains ont été interpellés par la police et relâchés quelques minutes après.Devenus des terrains d’expression libre, les stades ont été gagnés aussi par la fièvre anti-5e mandat. Lors du match comptant pour la 21e journée du championnat de la Ligue 2, ayant opposé, vendredi, l’USB à la JSMB, les supporters de Biskra ont exprimé, à leur manière, leur opposition à la candidature du président Bouteflika. «Les morts doivent être enterrés, on ne vote pas pour eux», ont-ils écrit sur une banderole brandie dans les tribunes.Pour rappel, un appel a été lancé, sur les réseaux sociaux, pour des manifestations dans les 48 wilayas, le 22 février prochain, pour exprimer l’opposition à la démarche des tenants du pouvoir, tendant à imposer un mandat à vie pour le chef de l’Etat. Le mouvement Mouwatana, pour sa part, a appelé pour des actions similaires durant la journée du 24 février.
Gaïd Salah fait la promotion du bilan de Bouteflika
Le vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, multiplie les sorties sur le terrain ainsi que les déclarations publiques qui se concentrent, depuis quelque temps, sur ce qu’il qualifie lui-même : «Un rendez-vous d’une importance majeure», la présidentielle du 18 avril prochain, bien sûr.En visite de travail et d’inspection dans la 5e Région militaire à Constantine, mardi et mercredi derniers, le patron de l’état-major de l’ANP a prononcé des discours politiques à chacune de ses haltes pour, d’abord, faire la promotion, comme tous les autres membres du gouvernement, du bilan de Abdelaziz Bouteflika à la tête du pays. «L’Algérie a certainement besoin d’hommes de valeur, qui ont eu foi en la glorieuse Révolution, qui continuent à la considérer en tant que rempart des valeurs nobles, et qui estiment que ceux qui y ont cru et se sont imprégnés de ses principes sauront, sans nul doute, consacrer tous leurs efforts, voire leurs vies, au service de l’Algérie», dira le vice-ministre de la Défense devant les cadres de la 5e Région. Une allusion assez claire à Abdelaziz Bouteflika qui, dimanche dernier, dans son message à la Nation où il annonçait officiellement sa candidature, disait, pour rappel, que «bien sûr, je n’ai plus les mêmes forces physiques qu’avant (…) mais la volonté inébranlable de servir la patrie ne m’a jamais quitté (…). Cette volonté et mon engagement au service de la patrie se nourrissent d’un attachement indéfectible au serment que j’ai fait aux glorieux chouhada et partagé avec les vaillants moudjahidine, mes compagnons dans la lutte de Libération nationale». Aussi Gaïd Salah évoquera-t-il, dans le même discours, «les réalisations», c'est-à-dire celles de Bouteflika, en ces termes : «Il est impossible d’omettre toutes ces réalisations et tous ces acquis, que personne ne peut négliger, sauf les ingrats dont les desseins sont hostiles et les discours sont pleins de haine, qui ne mesurent nullement le poids de la stabilité et de la sécurité de l’Algérie.» Le vice-ministre de la Défense nationale ne se suffit donc pas de qualifier d’«ingrats», comme tous ses collègues au gouvernement ou les chefs de partis de la coalition, tous ceux qui remettent en cause le bilan du désormais candidat officiel du pouvoir pour la présidentielle du 18 avril. Il leur prête encore des intentions maléfiques, allant jusqu’à les qualifier d’«ennemis de l’intérieur». En effet, «ces ingrats (…) ne considèrent aucunement le devenir du peuple algérien combattant, qui a su déjouer toutes les manœuvres et manigances, et faire face à l’hostilité de certains ennemis de l’intérieur et de l’extérieur, et j’insiste ici, poursuit encore Gaïd Salah, sur l’expression ‘’ennemis de l’intérieur et de l’extérieur’’ aspirant à faire de l’Algérie et de son peuple, qui est et restera attaché à l’esprit de Novembre en tant que doctrine et source d’inspiration, les otages de leurs intérêts abjects et de leurs ambitions sordides, car le peuple, qui a réussi à mettre en échec les manœuvres méprisables du colonisateur français, en dépit de tout ce qu’il a pu endurer, des pratiques et des manigances auxquelles il a fait face et des propagandes qu’il a su contrer, un peuple qui a tout aussi bien réussi, grâce à son esprit patriotique, et à sa grande conscience du sens de l’intérêt suprême de l’Algérie, à faire avorter le projet terroriste qui a usé des mêmes pratiques et des mêmes méthodes que celles employées par le colonisateur français, est un peuple digne de perpétuer le message de ses aïeux et de prendre la responsabilité de préserver leur legs.» Dans ce contexte particulier, à savoir la veille d’élections, il parle sciemment du peuple, en l’occurrence les électeurs, qui sauraient faire face, le 18 avril, à «des ingrats», ou encore, à «des ambitions démesurées», termes si chers au patron de l’état-major, ces deux derniers mois. Il est, en effet, difficile de ne pas penser, ici, à un candidat en particulier : le général-major à la retraite, Ali Ghediri ! Un candidat qui est décrété «persona non grata» par le pouvoir, le chef de l’état-major en particulier, avant même qu’il n’annonçait sa candidature. Dans de précédentes interventions publiques, Gaïd Salah parlait, s’agissant de Ali Ghediri, «d’individus aux ambitions démesurées (…)», par ailleurs manipulés, suggérait-il encore, par «des cercles occultes». A partir de Constantine, Gaïd Salah revient encore à la charge pour pilonner la même cible, à l’évidence : «Un peuple (algérien, ndlr) d’une telle conscience et d’un tel discernement n’a jamais été et ne pourra être une proie facile entre les mains de ceux qui se nourrissent de rêveries et d’illusions, qui sont prêts à vendre la sécurité de leur pays et la stabilité de leur patrie au prix de leurs intérêts, sacrifiant, sans scrupules, l’#Algérie et le futur de son peuple.» Cette accusation lancée par #Gaïd #Salah contre ceux qu’il désigne par «cercles occultes» ou «ennemis de l’intérieur» n’est pas nouvelle. Même #Bouteflika en a parlé, dans les mêmes termes, dans un précédent message, adressé à l’occasion de la rencontre gouvernement-walis, en novembre 2018. Bien sûr, cela ne peut, raisonnablement, être destiné à de simples opposants, partisans ou se recrutant parmi la société civile…
Bouteflika annonce sa candidature à la présidentielle
Le président #Abdelaziz #Bouteflika annonce sa candidature à la présidentielle d’avril 2019 dans un message adressé à la nation et diffusé par l’APS ce dimanche. Voici le message dans son intégralité:“MES CHERS COMPATRIOTES, II y a cinq années, vous m’avez porté à la Magistrature suprême pour poursuivre le processus de construction nationale. Ce choix exprimé par une large majorité, reflétait sans doute votre attachement à une oeuvre nationale marquante, autour de laquelle j’ai eu le privilège de rassembler vos convictions et de mobiliser vos énergies. En effet, dès ma première investiture à la tête de notre pays, je me suis consacré à éteindre le brasier de la Fitna, à rassembler de nouveau une nation meurtrie par la tragédie nationale et à engager la reconstruction d’un pays ébranlé par une crise multiforme.Ce défi a d’abord été relevé avec la Concorde civile, puis consolidé par la Réconciliation nationale que vous avez décidée souverainement. Grâce à ces choix historiques, la sécurité et la sérénité ont été rétablies dans notre pays, les blessures se sont cicatrisées et la fraternité est revenue au sein de la société. La voix de l’Algérie s’est de nouveau faite entendre avec force sur la scène internationale, et la Réconciliation nationale est devenue un exemple pour de nombreuses nations dans le monde.Dans la paix restaurée, le pays est devenu un vaste chantier, après une période difficile d’ajustement structurel économique et social douloureux. Les réformes se sont succédé dans de nombreux domaines, notamment ceux de la justice, de l’éducation, de l’administration et de l’économie. La démocratie ainsi que les droits et les libertés des citoyens ont enregistré de grandes avancées, consolidées par la dernière révision constitutionnelle. Dans le domaine économique, l’Algérie a conforté sa souveraineté, grâce à un désendettement massif, à l’accumulation de réserves de change et à la constitution d’une épargne publique appréciable.Ce sont ces facteurs qui nous ont permis de faire face à l’effondrement des prix du pétrole ces dernières années, et de poursuivre ainsi notre processus de développement. L’Algérie a également engagé des programmes massifs de construction d’infrastructures de base. Parallèlement, les réformes et les incitations publiques ont permis des progrès indéniables dans la diversification de l’économie et les exportations hors hydrocarbures. Au plan social, la situation s’est améliorée sensiblement.On le constate à travers le recul du chômage, la prise en charge effective de nos concitoyens en matière d’habitat, sur tout le territoire national, la large satisfaction des besoins des citoyens en eau et énergie, ainsi que par le triplement du nombre de nos enfants, filles et garçons, présents dans les écoles, les centres de formation, les instituts et les universités. Par voie de conséquence, l’indice du développement humain a atteint des niveaux remarquables dans les comparaisons internationales.La progression dans le développement a été accompagnée d’une évolution qualitative des fondements de la société. Ainsi, l’unité nationale a été confortée par la promotion de tamazight comme l’un des piliers de notre identité nationale aux côtés de l’Islam et de la langue arabe. De même, la femme a vu sa place et son rôle en politique et dans le monde du travail, rehaussés à la mesure de sa contribution à la libération du pays et à la construction nationale.Ainsi, avons-nous veillé à ce que notre jeunesse s’investisse davantage dans l’appropriation de son avenir par l’acquisition massive de la science et des connaissances, ainsi que par l’accès continu à la sphère productive et décisionnelle dans tous les domaines. Comme l’on a consacré notre plus grande attention à notre communauté nationale établie à l’étranger, compte tenu de son rôle historique remarquable dans la Glorieuse révolution et son attachement inconditionnel à la patrie.Et à cette occasion je réitère la poursuite des engagements de l’Etat dans la sauvegarde des droits légitimes de notre communauté nationale, et la prise en charge de ses préoccupations, tout en veillant à son implication dans développement national. Nous avons également modernisé l’Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, ce qui permet à notre pays de garantir sa sécurité, dans le contexte de crises et de conflits qui secouent notre région.Je saisis cette occasion pour renouveler l’expression de reconnaissance et de gratitude de la nation à tous les éléments de nos forces armées que je salue, Commandement, Officiers, Sous Officiers et Djounoud et tous ceux qui ont servi l’Algérie à travers cette glorieuse institution avec ferveur, fidélité et abnégation, et pour dire les sentiments de respect et de fierté que nous vouons à tous les corps de sécurité et corps constitués.Prions tous, maintenant, à la mémoire des martyrs du devoir national, qui ont donné leurs vies pour que notre peuple jouisse aujourd’hui de la stabilité, la sécurité et la quiétude, dans la République qui est le produit de la Glorieuse Révolution de Novembre. Au niveau international, l’Algérie est désormais, et le demeurera, un partenaire stratégique de nombreuses puissances actives dans le monde, en même temps qu’elle assume un rôle d’avant-garde dans les sphères auxquelles elle appartient, avec son palmarès riche et ses positions constantes.MES CHERS COMPATRIOTES, Ce sont sans doute, les avancées qu’a réalisé notre pays et la conscience des citoyens des enjeux et difficultés qui le guettent, qui ont amené, ces derniers mois, de nombreuses voix au sein de la classe politique et de la société civile à encore me solliciter pour poursuivre ma mission au service de la patrie.Je voudrais exprimer, ici, ma profonde reconnaissance aux auteurs de ces appels dont j’ai perçu les attentes. Ils me rassurent que je n’ai pas déçu la majorité de notre peuple, même si je n’ai certainement pas concrétisé la totalité de mes engagements envers lui, ni encore moins satisfait toutes ses attentes et ses ambitions qui sont grandes. Dans le même temps, je suis conscient que notre pays a encore de grands chantiers à prendre en charge et à parachever et de grands défis à relever.Bien sûr, je n’ai plus les mêmes forces physiques qu’avant, chose que je n’ai jamais occultée à notre peuple, mais la volonté inébranlable de servir la Patrie ne m’a jamais quitté et elle me permet de transcender les contraintes liées aux ennuis de santé auxquels chacun peut être un jour confronté. Cette volonté et mon engagement au service de la Patrie se nourrissent d’un attachement indéfectible au serment que j’ai fait aux glorieux chouhada et partager avec les vaillants moudjahidine, mes compagnons dans la lutte de libération nationale.C’est dans ce contexte, en réponse à toutes les sollicitations et dans un esprit de continuité dans l’accomplissement d’un devoir ultime, que j’annonce aujourd’hui ma candidature à l’élection présidentielle du mois d’avril prochain.MES CHERS COMPATRIOTES, En cette occasion, permettez-moi de partager avec vous quelques réflexions sur les contraintes et les exigences auxquelles notre pays devra faire face, les défis qui s’imposent à nous et les moyens de les relever. Les progrès accomplis sur la voie du développement économique, social et culturel ont fait apparaître de nouvelles exigences et de nouvelles ambitions dans notre société, en particulier chez nos jeunes générations, ouvertes sur le monde et fortement désireuses de participer activement au développement de leur Patrie.Les défis sont ceux liés à la consolidation d’une société de progrès, de justice et d’équité, politiquement consensuelle et socialement inclusive, fondée sur une économie productive et compétitive, progressivement débarrassée, sur le plan budgétaire et financier, de la dépendance excessive à l’égard des hydrocarbures.Sur la voie de la construction de cette société, nous devons aujourd’hui faire face à de multiples contraintes, notamment celles liées à la croissance de la population, à la multiplication des besoins à satisfaire, à l’érosion de nos ressources financières extérieures, aux incertitudes de l’économie mondiale, aux troubles régionaux et internationaux, mais également à l’apparition dans notre société de comportements contraires aux principes d’intégrité et au valeurs morales de respect du travail et du sens de l’effort.La prise en charge de ces exigences, défis et contraintes nécessite d’abord, des avancées supplémentaires dans les divers champs de la gouvernance, de la croissance économique et du développement socio-éducatif et culturel. Cependant, c’est surtout dans la conjonction de nos volontés et de nos énergies et leur mise au service de l’intérêt national que nous pourrons réussir la mutation vers cette société de progrès, de justice et d’équité, à laquelle nous aspirons tous.C’est fort de cette conviction que j’ai appelé, depuis plusieurs mois déjà, les forces de la Nation à faire émerger un consensus patriotique et politique qui leur permettra de mieux se mobiliser ensemble pour préserver nos acquis, défendre nos intérêts supérieurs et permettre au pays de continuer à progresser dans l’unité et la stabilité, au milieu d’un environnement régional fortement perturbé et dans une conjoncture internationale lourde d’incertitudes.Ma conviction est que le consensus est une vertu cardinale, grâce à laquelle notre peuple a pu assurer la cohésion dans ses rangs pour relever des défis majeurs, comme celui de la glorieuse Révolution de Novembre, et, plus proche de nous, ceux de la Concorde Civile et de la Réconciliation Nationale. Aussi, si vous m’honorez de votre confiance précieuse, le mois d’avril prochain, j’inviterai dès cette année toutes les forces politiques, économiques et sociales de la Nation à une Conférence nationale consacrée à la concrétisation du consensus sur les réformes et les changements que notre pays devra engager en vue d’aller plus loin dans la construction de son devenir et de permettre à nos concitoyens de continuer à vivre ensemble, de mieux en mieux, dans la paix et la prospérité.MES CHERS COMPATRIOTES, Permettez-moi de vous expliciter, maintenant, les motivations de cette Conférence ainsi que les missions dont elle sera investie. Je vous ai rappelé les réalisations que nous avons déjà concrétisées ensemble dans les domaines de la paix, de la concorde, des réformes et du développement.Ces réalisations demeurent à parfaire, notamment pour rétablir et consolider la confiance des citoyens dans les institutions, raffermir l’Etat de droit et la bonne gouvernance, et conforter un développement économique fondé sur la justice sociale et l’affirmation d’une économie nationale d’initiative, productive et compétitive.Les réformes politiques que j’ai engagées depuis 2011 visent la consolidation de la confiance des citoyens en leurs institutions, à travers, en premier lieu, la garantie d’une transparence des scrutins et la dynamisation de notre jeune démocratie pluraliste pour qu’elle puisse désormais proposer des alternatives crédibles aux électeurs.Elles visent également le renforcement du contrôle du parlement sur le pouvoir exécutif et la consécration de l’obligation de rendre compte pour tous les responsables, et à tous les niveaux, mais aussi, la concrétisation d’un rôle plus actif que la Constitution reconnaît à l’opposition au sein du parlement. Consolider la confiance des citoyens dans les institutions, nécessite également des réponses plus adaptées aux aspirations de notre jeunesse, qui parfois se tient loin de la vie politique et dont certains éléments choisissent même de recourir à des tentatives d’exil, extrêmes et suicidaires.C’est pourquoi nous devons assurer une présence plus forte des jeunes dans les instances exécutives et dans les assemblées élues, pour définir et mettre en oeuvre des réponses à leurs attentes. Par ailleurs, pour raffermir l’Etat de droit et la bonne gouvernance, il nous faut d’abord vaincre le fléau de la bureaucratie grâce à une modernisation et à une décentralisation accrue de l’administration publique, mais il nous faut aussi renforcer la contribution des citoyens à la gestion des affaires locales à travers la mise en place de mécanismes de démocratie participative, pour plus d’efficience dans la gestion du service public et sa pérennité.Mais raffermir l’Etat de droit, c’est surtout consolider l’indépendance de la Justice, et assurer une plus grande mise en oeuvre de ses décisions. C’est aussi progresser davantage dans la lutte contre la corruption par le renforcement des organes chargés de cette mission ainsi que par une plus grande implication de la société civile dans ce combat.Dans le domaine économique, nous devons approfondir les réformes structurelles et financières, pour faire face aux difficultés conjoncturelles actuelles et travailler à impulser une nouvelle dynamique de croissance, plus dense et plus compétitive. A cette fin, tous les changements nécessaires devront être introduits sans dogmatisme aucun, avec le concours du secteur public, du capital privé national et du partenariat étranger, et avec comme seule référence l’efficacité et la performance, la création d’emplois et l’augmentation des revenus du pays.Dans le domaine social enfin, nos principes de justice et d’équité sont des constantes nationales dont la concrétisation nécessitera des mises à niveau pour améliorer le pouvoir d’achat des citoyens et garantir la pérennité de notre système de protection sociale. Mais ce que nous souhaitons réaliser dans les domaines politique, économique et social ne peut véritablement être atteint que si nous travaillons à améliorer la gouvernance aussi bien dans les institutions et administrations de l’Etat que dans le secteur des entreprises, publiques et privées.D’où l’intérêt particulier que nous devons absolument accorder à l’émergence aux postes de responsabilité et de gestion d’une ressource humaine de qualité, formée, qu’il faut absolument encourager et protéger. Ce sont là quelques unes des préoccupations dont la Conférence nationale pourra débattre pour proposer des solutions ralliant le consensus le plus large possible.Outre l’élaboration d’une plate forme politique, économique et sociale, la Conférence nationale pourra aussi proposer un enrichissement profond de la Constitution, dans le respect de ses dispositions relatives aux constantes nationales, à l’identité nationale et au caractère démocratique et républicain de l’Etat. Les propositions que dégagera la Conférence Nationale me seront soumises pour leur concrétisation par les voies appropriées.MES CHERS COMPATRIOTES, Tel est donc le message que j’ai tenu à vous transmettre aujourd’hui, à la fois pour vous annoncer ma candidature à l’élection présidentielle du mois d’avril prochain, mais aussi pour vous faire part de mon intention sincère d’associer toutes les forces nationales, politiques, économiques, associatives et syndicales à la poursuite de la construction de notre démocratie.Ce faisant, j’appelle à faire prévaloir tout ce qui rassemble sur ce qui nous différencie les uns des autres dans le respect du pluralisme des visions, et j’aspire à voir l’Algérie, démocratique et pluraliste, s’unir davantage, avec force et avec efficacité, pour progresser encore plus dans la construction de son avenir.MES CHERS COMPATRIOTES, Oui Avec Vous et Pour Vous ! Nous Poursuivrons l’Edification dans la Fidélité ! Gloire A nos martyrs, Vive l’#Algérie.”
ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 2019 L’autre campagne… des idées de Nabni
Le collectif Nabni se lance dans la campagne présidentielle, non pas en tant que candidat, mais en producteur d’idées dont il espère pouvoir enrichir les prochaines confrontations politiques. “La campagne présidentielle à venir devrait être un moment riche de confrontation d’idées diverses. Le collectif, fidèle à son caractère non partisan, sera présent à travers ses propositions. Mais au-delà, nous nous engagerons sur de nouveaux sujets inédits pour Nabni, pour construire de manière participative une vision innovante qui nous fasse rêver collectivement. Tels sont les deux pans de notre feuille de route pour 2019 et 2020”, lit-on dans un communiqué parvenu, hier, à notre rédaction. Le collectif Nabni dit préparer, à l’occasion des joutes électorales d’avril 2019, un “livre blanc” qui se veut un recueil de propositions à verser aux débats de la campagne présidentielle. “Il s’appuiera sur tous les travaux du collectif, qui seront enrichis d’apports originaux pour former un programme ambitieux autour de quatre thèmes.” Il s’agit de “la primauté de la bonne gouvernance. Éléments fondamentaux de l’État de droit”, de “l’idéal de solidarité et de justice sociale”. Vers un nouveau modèle de redistribution sociale équitable, “vers le tout-emploi. La transformation de notre modèle économique et l’acquisition du savoir” et de la “mise en œuvre et concrétisation. Réforme de l’administration, exécution et résultats”. Ainsi, tout au long de la campagne électorale, #Nabni ne compte pas laisser l’arène occupée essentiellement par les candidats et leurs soutiens, mais entend contribuer au débat afin que “nos élections soient bâties sur de nouvelles idées”. À travers son projet intitulé “Nabni  2019”, ce think tank algérien entre ainsi en “campagne des idées” avec “l’espoir que ce livre blanc pourra inspirer les acteurs politiques”. Au-delà de la campagne, Nabni tend s’investir sur le long terme et se poser en producteur d’idées et de réformes. Le collectif dit ainsi s’inscrire dans le temps à long terme, “celui des grandes ambitions, des ruptures audacieuses et de la construction d’un projet de société autour de thématiques inédites”. Les membres du collectif Nabni ne manquent pas d’esquisser leur vision pour l’#Algérie de demain, comme lorsqu’ils parlent de leur “intime conviction que l’avenir de notre pays repose en grande partie sur la place de la femme dans la société. Nous rêvons d’une Algérie où les femmes sont non seulement les égales des hommes, mais aussi beaucoup plus souvent aux commandes de la décision publique, élues ou promues à des postes à haute responsabilité”. “Nous rêvons d’un projet écologique pour une Algérie verte et durable ; d’une intégration maghrébine étendue réduisant les séparations entre État-nations hérités du passé colonial. Nous rêvons d’une Algérie ouverte au monde et en particulier aux migrations issues de notre voisinage subsaharien.” Ce sont-là quelques thèmes que Nabni entend mettre sur la table, à l’occasion de la campagne électorale pour l’élection présidentielle d’avril 2019.
Un Tunisien tué dans les eaux territoriales algériennes
Les autorités tunisiennes ont annoncé jeudi la mort d'un pêcheur tunisien, tué par les forces de sécurité algériennes alors qu'il se trouvait dans les eaux territoriales de l'#Algérie. «Un #pêcheur #tunisien a été tué par les tirs de la sécurité algérienne alors qu'il pêchait dans les eaux territoriales de l'Algérie», a indiqué à l'AFP le porte-parole de la Garde nationale, Houssameddine al-Jabali. Selon les informations préliminaires, le pêcheur, âgé de 33 ans, était à bord d'une embarcation en compagnie de deux personnes. «Ils ont reçu un avertissement de la sécurité algérienne, avant les coups de feu», a-t-on ajouté de même source. L'incident a eu lieu jeudi vers 10H30 locales (09H30 GMT) non loin de la région côtière de Tabarka, dans le nord-ouest de la Tunisie. Le pêcheur, qui a pu être débarqué en Tunisie, a succombé dans l'ambulance qui l'emmenait à l'hôpital dans la province de Jandouba (ouest). 
03 Fév à 21:30
BANQUE D’ALGÉRIE Emission de deux nouveaux billets et une pièce de monnaie
La Banque d’Algérie a levé le voile, aujourd’hui dimanche, sur les nouvelles coupures de billets ainsi que sur la nouvelle pièce de monnaie qui seront en circulation durant la seconde moitié du mois en cours. Il s’agit de deux nouveaux billets de banque de 500 et de 1000 dinars ainsi que d’une pièce de monnaie de 100 dinars, «dotés des éléments les plus à jour en matière de design, de fiabilité et de sécurité ».Nouveau billet de banque de 1000 dinars (verso). Photo : Louiza AmmiNouveau billet de banque de 500 dinars (recto). Photo : Louiza AmmiNouveau billet de banque de 500 dinars (verso). Photo : Louiza AmmiLes responsables de la #Banque d’#Algérie et du Trésor public, présents à la conférence de presse, tenue dans les locaux de cette plus haute institution monétaire, ont tenu à préciser, d’emblée, que «les nouveaux billets de banque et cette pièce de monnaie circuleront concomitamment avec les autres billets de banque et pièces de monnaie actuellement en circulation, de même valeur faciale».Il ne s’agit ainsi que d’une opération de rafraichissement qui touche deux billets de banque et une pièce de monnaie.Nouvelle pièce de 100 dinars. Photo : Louiza AmmiCependant, tous les #billets qui seront retirés pour des raisons liées à leur état, ne seront remplacés que par les nouvelles coupures. Autrement dit, lorsqu’un billet est retiré pour détérioration de son état, la production ne se fera que sur les nouvelles coupures. A terme donc, les nouveaux billets de banque remplaceront graduellement les anciennes coupures retirées de la circulation, lesquelles d’ailleurs ne seront plus produites.Sur la question de savoir si cette nouvelle production était destinée à absorber les montants en circulation dans les réseaux informels, les responsables de la banque centrale étaient catégoriques : «L’opération n’est pas destinée à absorber les montants de l’informel. Pour cela, il y a des mécanismes qui sont dédiés à lutter contre l’informel».
03 Fév à 21:15
L'Algérie au coeur d'un ouvrage de référence paru à Washington
Fruit d’une collaboration avec le Forum des chefs d’entreprises (FCE), l’ouvrage vise, selon ses auteurs, à "inciter le public américain à considérer le potentiel inexploité de la coopération offert par l’Algérie dans une multitude de secteurs" .Ces dernières années les Algériens et les Américains ont manifesté un intérêt accru pour se comprendre et renforcer leur coopération mais les défis sont multiples, alors que les opportunités sont plus nombreuses, estiment-ils.L’ouvrage, intitulé " l’#Algérie et les relations transatlantiques " est cosigné par Sacha Toperich, vice-président du #think #tank, Jonathan Roberts, responsable des projets au niveau de ce centre de réflexion et Samy Boukaila, PDG de BKL Industries.Pour la rédaction de ce volume, les auteurs se sont appuyés sur une vingtaine de contributions rédigées par des acteurs politiques, des experts mais aussi par d’anciens responsables dans le secteur économique pour apporter un aperçu sur l’histoire, les réalités de l’Algérie et l’évolution de ses relations avec les Etats-Unis.Parmi les contributeurs à cet ouvrage collectif, figure le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, le responsable historique de la fédération du FLN en France, Ali Haroun, l’ancien ministre et ancien PDG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar et les économistes, Mouloud Hedir et Salah Brahimi.L’initiative devrait contribuer au renforcement des canaux de communication entre les deux pays, a déclaré le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazghi qui a assisté à la cérémonie du lancement de l’ouvrage, organisée lundi soir au Congrès, évoquant des relations bilatérales solides qui remontent loin dans l’histoire.Le livre se veut aussi "un renforcement de l’image" de l’Algérie aux Etats-Unis, dira en substance, Samy Boukaila "Nous n’avons pas voulu réaliser un livre-miroir pour nous-mêmes, Nous souhaiterions qu’il soit une fenêtre qui en ouvrira d’autres pour une connaissance objective du passé, du présent et du potentiel qui permet de se projeter dans l’avenir de l’Algérie", résume de son côté le président du FCE, Ali Haddad, dont l’organisation a apporté un soutien à l’édition de cet ouvrage.Le livre marque, en somme, "une nouvelle étape" dans le développement de la coopération transatlantique entre l'Algérie et les Etats-Unis, tel que présenté par ses auteurs. L'ouvrage de 368 pages se décline en cinq parties rassemblant une vingtaine de chapitres qui relatent l’histoire de l’Algérie en remontant jusqu’à l’époque numide tout en éclairant sur les grandes étapes historiques qu’a traversé le pays depuis l’avènement de l’Islam jusqu’à la conquête de la France et la lutte du peuple algérien pour son indépendance.La troisième partie du livre apporte, par ailleurs, un regard rétrospectif sur le début des relations entre l’Algérie indépendante et les Etats-Unis ainsi que sur la période post indépendance caractérisée par les deux révolutions économique et sociale.L’ouvrage revient sur la décennie noire et la réconciliation nationale entreprise par le président Abdelaziz Bouteflika qui a permis à l’Algérie de vaincre le terrorisme et de se consacrer au développement économique à travers un programme de réformes ambitieux ayant placé le pays dans une dynamique de transition pour rompre avec la dépendance aux hydrocarbures.La dernière partie du livre a été consacrée aux relations transatlantiques dans lequel l’expert Mouloud Hedir évoque la nécessité pour l’Algérie de trouver "un nouveau point d’ancrage", hors hydrocarbures, dans ses relations économiques avec les Etats-Unis.
15 Jan à 21:43
Le estime que l’État reste à construire : Le sévère diagnostic de Mouloud Hamrouche
Le timing est tout aussi décisif que le texte. Après un long et lourd silence politique, l’ancien chef de gouvernement, #Mouloud #Hamrouche, reprend la parole dans un moment national particulièrement chargé de doutes, cerné d’incertitudes et sur lequel planent des inquiétudes.A seulement quelques semaines d’une élection présidentielle des plus imprévisibles. A une étape charnière dans l’histoire du pays.Il est évident que si le chef de file des réformateurs sort de sa «retraite» c’est parce que le péril qui pèse sur l’#Algérie est plus que jamais sérieux. C’est sans doute cela qui l’a amené à intervenir pour mieux situer les grandes failles nationales, préciser les priorités stratégiques pour la nation et vite sortir des batailles d’arrière-gardes.C’est le sens de sa tribune sévèrement lucide qui prend la distance avec le bavardage politique immédiat. «Face à ce qui s’apparente à des débuts d’échec dans l’édification de l’Etat et dans la mise en place des conditions de l’exercice de la gouvernance, le déficit en élites politiques et en de vraies forces d’adhésion, notre pays a besoin plus que jamais de discernement pour faire face aux diverses menaces, peurs, désespoirs et résignations», prévient-il.Venant d’un Mouloud Hamrouche connu pour sa pondération, l’interpellation est lourde. Elle invite à reconsidérer le champ des priorités, à prendre la mesure de l’urgence nationale, mais surtout elle appelle à des révisions déchirantes. Il recentre ainsi le débat national sur la question de fond. Celle de parachever l’édification de l’Etat, car celui embryonnaire naissant dans la douleur de la Guerre de Libération nationale a été vite escamoté.«La crise de l’été 1962, qui changera des priorités opérées durant la guerre, a été un tournant dramatique qui causera un retard préjudiciable pour le projet de l’Etat au profit d’un système de pouvoir (…)», assure-t-il dans le diagnostic rigoureux qu’il fait de l’état du pays.C’est l’origine d’une crise historique dont les effets et méfaits ne cessent de contaminer la nation. La principale raison de l’impasse nationale. C’est la promesse non tenue de la lutte de Libération nationale. Perdues dans les féroces et interminables luttes de pouvoir, les différentes classes dirigeantes, qui ont eu à présider aux destinées du pays, ont lamentablement échoué. Une faillite historique.Plus d’un demi-siècle après le recouvrement de la souveraineté nationale, la situation de l’Algérie n’est guère rassurante. Les fragilités nationales ne cessent de se renforcer. Les luttes violentes pour le pouvoir affectent dangereusement la bataille pour la construction de l’Etat. Une œuvre existentielle pour le pays indéfiniment ajournée. Le moment n’est-il pas venu justement pour la remettre au cœur des préoccupations nationales ? C’est le moment ou jamais.Mais force est de constater que pour l’heure cette question est évacuée du débat qui doit structurer l’élection présidentielle, qui est elle-même évacuée. Mouloud Hamrouche évite soigneusement d’en parler également. Est-ce sa manière à lui d’en parler justement ? Fort probablement.En s’adressant, en filigrane, aux détenteurs de la décision politique, les alerter sur les vrais périls, les rappeler à l’ordre et à leurs devoirs dans un exercice de pédagogie politique, M. Hamrouche apparaît comme l’homme qui transcende.Il va sans dire que sa sortie sera beaucoup analysée et diversement interprétée. Le système de pouvoir en fin de parcours est en panne de solutions et en crise d’hommes.L’ancien chef de gouvernement sous Chadli cherche-t-il seulement à ouvrir des pistes de réflexions stratégiques, à aider à distance à trouver des solutions aux multiples crises qui plombent le pays ?A la lecture de son texte, on conclut que Mouloud Hamrouche n’est candidat à rien. Mais rien n’autorise non plus à affirmer qu’il ferme toutes les portes. Lui dira sans doute la solution à l’impasse du pays dépasse de loin celle d’un homme.Cependant, le contexte politique plongé dans le brouillard peut dicter d’autres conduites. L’histoire n’est jamais écrite à l’avance, sa part de l’imprévisible est importante.L’homme reste l’une des rares figures nationales à avoir encore de l’influence politique et morale. Avec sa tribune, ce réformateur revient et avec force dans le débat national au moment même où le pays se cherche et cherche des hommes et des femmes à la hauteur de ses ambitions. Il est attendu. Lui reste-t-il une ultime mission ?
13 Jan à 13:08





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Ingrédients: pour environ 28 pièces (selon la taille de l'emporte-pièce) 250 g de beurre 125 g de halwa turc 50 g de sucre glace 2 jaunes d’œufs 1 paquet de levure chimique 1 càc de vanille 80 g de cacahuètes grillées et finement moulues Farine au besoin (environ 500g) Décoration: Environ 400 g de cacahuètes grillées et moulues 1 pot de confiture d'abricot Préparation: Battre le beurre avec le sucre puis ajouter la halwa turc et bien mélanger Ajouter les jaunes d’œufs un par un ensuite les cacahuètes moulues Ajouter la vanille puis la farine avec la levure jusqu'à obtention d'une pâte souple et lisse Laisser reposer la pâte un petit peu Étaler la pâte sur un plan de travail fariné à 5mm d'épaisseur Découper les sablés à l'aide d'un emporte-pièce ou un verre puis faire une ouverture au centre à l’aide d’un petit emporte pièce Faire cuire pendant environ 15 minutes à 180° Une fois les sablés refroidies, les rassembler en les collant avec de la confiture Badigeonner les sablés de confiture à l'aide d'un pinceau puis passer aux cacahuètes et décorer avec du chocolat fondu. source : fan-decuisine