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Le siège du FFS est attaqué, Laskri pointé du doigt
Des individus cagoulés, armés de sabres et de bombes lacrymogènes ont fait irruption au #siège du Front des Forces Socialistes (#FFS) à Alger le jeudi 18 avril au environ de 19h 30 mn. Les militants ayant été présents sur les lieux ont cédé les lieux sous la menace des "baltaguias", tels que qualifiés dans un communiqué.La bande serait « conduite par Lounes Moussi, un militant de la section de Draâ Ben Khedda (dans la wilaya de Tizi Ouzou) » qui ont tenté de s’en prendre physiquement à « la personne du membre de l’instance présidentielle, madame TAIATI HAYET devant les cadres du parti qui ont pris sa défense », a ajouté la même source.Voir la vidéo sur Des individus ont attaqué le siège du FFS à Alger Après avoir détruit des documents officiels du parti, et occasionné des dégâts matériels considérables la bande de "baltaguias" ont fuit les lieux à 3h du matin, grâce aux militants qui se sont rendus que les lieux juste après que l'information ait été répondue. Dans le même communiqué le plus vieux parti d'opposition « considère que cet acte criminel est commandité par #ALI #LASKRI révoqué par le conseil national du 13 avril 2019 et lui porte toute la responsabilité ».Pour rappel, Ali Laskri est accusé par le parti, qui compte déposer plainte auprès des tribunaux compétants, de sortir de la ligne directrice du parti en d'avoir tenue des reunions secrètes avec pouvoir. Le parti du feu #Hocine #Ait #Ahmed traverse une crise sans précédente au sein de la haute instance. Quelle en serait l'issue ? 
19 Avril à 19:50
Saïd Sadi invite Gaid Salah à partir
« Il est temps de partir. Parce que vous êtes âgé, parce que le système que vous avez soutenu a échoué et, surtout, parce qu’il est condamné par l’exceptionnelle mobilisation citoyenne qui fait renaître la nation depuis le 22 février » telle est l’invitation lancée par le Docteur #Said #Sadi au général #Ahmed #Gaid #Salah dans un poste qu’il a publié ce jeudi 11 avril sur sa page Facebook, en signalant que l’#Algérie vit des  «moments décisifs pour la patrie » « ou chaque Algérien est mis face à ses responsabilités », avant de désigner son interlocuteur par  « Vous tout particulièrement ». L’ex-président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, a considéré que « Continuer de proclamer que l’armée est en phase avec le peuple qui exige un nouvel Etat à la mesure de ses espérances, de ses droits et de sa démographie renouvelée peut être louable ». Mais, enchaîne-il, « faire le contraire de ce qui est martelé depuis maintenant un mois et demi », en faisant allusion au recours à l’article 102 de la Constitution faisant perdurer le système que le peuple rejette, « ne peut pas convaincre » insiste-t-il « grand monde ni, d’ailleurs, arrêter la dynamique qui a rendu à nos concitoyens civisme et espoir ». «Continuer d’ignorer le sens profond d’un mouvement déjà inscrit dans l’Histoire du monde, c’est prendre le risque personnel » avertit-il « de rester comme l’un des sombres repères de notre mémoire et, plus grave, d’entraîner l’armée dans une aventure où elle connaîtra la pire des épreuves : affronter ses concitoyens. En outre, l’ancien maquisard que vous êtes sait que nul n’a gagné contre un peuple qui se lève» conclut-il.
11 Avril à 23:00
Le gouvernement Bedoui en place
Dans un communiqué de la Présidence de la république, Le président  Abdelaziz Bouteflika a  procédé à la nomination des 27 ministres du gouvernement #Bedoui, dont 6 de l'ancienne formation  d'Ouyahia.La surprise de ce gouvernement, consensuel entre l'armée et la présidence, est la sortie de Ramtane Lamamra et le maintien du vice-ministre de la défense la général major #Ahmed #Gaid #Salah, qui, ce dernier, s'est prononcé en faveur  du départ de #Bouteflika par l'application de l'article 102 de la Constitution.1- Le général-major Ahmed Gaid Salah vice-ministre de la défense nationale2- Salah Eddine DAHMOUN ministre de l'intérieur et des collectivité locale - Slimane BRAHIMI ministre de la justice et garde des seaux3- Sabri BOUKADOUM ministre des affaires étrangères4- TAIB Bouzid ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique5- Abdelhakim BELABED ministre de l'éducation nationale6- Imen Houda FERAOUN ministre de la poste et des technologies d'information et de télacommunication7- Youcef Belmahdi ministre des affaires religieuses et des wakfs8- Mohammed Argab ministre de l'énergie 9- Meriem MERDACI ministre de la culture10- Mohammed LOUKAL ministre des finances 11- Mohammed MERAOUI ministre de la santé12- Cherif AMARI ministre de l'agriculture 13- Raouf BERNAOUI ministre de la jeunesse et de sport14- Hassane Rabhi Ministre de la communication et porte parole du gouvernement15- Kamel BELHOUD ministre de l'habitat16- Moussa DADA ministre de la formation professionnelle 17- Mustapha KOURABA ministre des travaux publics et transport18-Ali HAMMAM ministre des ressources en eaux 19- Djamila TAMAZIRT ministre de l'industrie Liste complète des membres du gouvernement 
01 Avril à 00:58
Said Sadi l'application de l'article 102 est une « d’intervention grave en la forme et en son fond ».
L’ex-président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (#RCD) Said Sadi a réagi, dans une déclaration postée sur sa page Facebook, à la proposition faite par le vice ministre de la défense, #Ahmed #Gaid #Salah quant à l’application de l’#article #102 de la #constitution en la qualifiant « d’intervention grave en la forme et en son fond ». Said Sadi estime que la passation « du pouvoir au président du conseil de la nation » aboutira à l’enfermement de « la dynamique citoyenne qui a mobilisé des millions d’Algériens pour le changement radical » d’une part, et mettrait l’armée « en première ligne face au peuple », d’autre part. « On ne peut pas sauver le régime et l’Algérie » a-t-il souligné, avant de rappeler que la solution ne pourra venir d’un « régime moribond » avec ses conduites et « pratiques qui ont conduit à la situation actuelle ». « La transition démocratique » demeure «la formule la plus crédible et la plus viable » lit-on dans le communiqué. Le docteur es psychologie considère que la mobilisation citoyenne doit demeurer et s’accentuer pour qu’elle ait « plus de chance de réussir » et pour que nos enfants puissent vivre « libres et dignement dans leur pays » termine-t-il.
28 Mar à 08:30
AHMED BENBITOUR PARLE DU “FRONT UNIFIÉ POUR LA SAUVEGARDE DE LA PATRIE” “Ce n’est ni une structure ni une organisation”
L'initiative, qui n’est pas en lien avec l’élection présidentielle, se décline en un espace de réflexion et non d’action.L’ancien chef de #gouvernement, #Ahmed #Benbitour, a, dans une déclaration à Liberté, esquissé les contours du Front unifié pour la sauvegarde de la patrie qu’il se prépare à lancer. “Ce Front n’est ni une structure ni une organisation. C’est plus un espace de réflexion que d’action pour le moment”, précise-t-il. L’objectif, dit-il, est d’arriver  à ce que “tout le monde travaille dans l’esprit de la sauvegarde de la patrie qui est en danger en diversifiant les moyens de mobilisation. Chacun peut agir selon ses compétences et ses capacités”.  Sa démarche, qui ne s’inscrit pas dans la perspective du prochain scrutin présidentiel, découle  d’une volonté de constitution de cercles d’initiatives et de débat citoyen sur les réseaux sociaux. “C’est un travail à long terme qui demande beaucoup de réflexion et de définition de stratégies. Lorsque la mobilisation sera suffisamment  grande pour créer le rapport de force nécessaire, à ce moment-là, il y aura une réflexion déjà menée pour la meilleure façon de sauvegarder le pays”, explique Benbitour.L’un des axes de travail de ce Front est d’engager une réflexion sur ce que Benbitour appelle   les cinq maux dont souffre la société, à savoir la perte de la morale collective, la violence qui devient, estime-t-il, l’instrument privilégié de règlement de conflits entre les individus, entre les groupes d’individus et même entre les groupes d’individus et l’État, la corruption généralisée et  l’individualisme.“Le premier pas vers la sauvegarde de la patrie commence par l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme pour remédier à ces cinq maux et pour intérioriser la citoyenneté ‘mouwatana’ chez chaque citoyenne et chaque citoyen”, détaille-t-il. Et de plaider en faveur du changement de tout le système et pas seulement pour le départ de certains individus. “Nous sommes bien face à un État déliquescent se distinguant par l’autoritarisme, le patrimonialisme et le paternalisme qui affaiblissent les institutions. Nous sommes aussi  face à la généralisation de la corruption, à l’institution du culte de la personnalité, à l’ignorance, à l’inertie, à la centralisation du pouvoir de décision entre un nombre réduit d’individus au lieu et  place des institutions habilitées et à l’émiettement du pouvoir entre les différents clans à l’intérieur du système”, assène Ahmed Benbitour en guise de diagnostic. Sur le plan économique, Benbitour soutient que le pays va droit vers “des pénuries généralisées. Il faut faire en sorte de diversifier l’activité économique pour ne pas se retrouver totalement dépendant de la production et des prix des hydrocarbures”.  Il pense enfin que le changement ne peut venir de scrutins verrouillés. Pour cette raison, il refuse de se présenter à l’élection présidentielle d’avril 2019 en dépit des sollicitations de ceux qui adhèrent à son programme. 
18 Fév à 11:01
Les partisans de Bouteflika reprennent du poil de la Bree
L’initiative lancée par le #MSP n’a ni été couronnée de succès ni permis à son initiateur d’engranger de substantiels gains politiques. Elle a réussi à provoquer l’effet contraire en servant d’électrochoc pour le camp d’en face, c’est-à-dire les partisans d’un cinquième mandat pour Bouteflika, qui depuis ont bien repris du poil de la bête.Certes, depuis maintenant des mois, #Djamel #Ould #Abbes était sur la brèche en multipliant les sorties sur le terrain et les conférences de presse, en couvrant de louanges le président #Bouteflika par-ci et en appelant ce dernier à briguer une autre mandature à la tête du pays, par-là. Mais la sortie-surprise de Abderrezak Makri qui s’affaire à brasser large et à construire un consensus autour d’une personnalité autre que Bouteflika, semble avoir fortement secoué les partisans de Bouteflika qui, sentant peut-être la menace, se sont mis à la riposte.La première salve est venue, comme il fallait s’y attendre, de Djamel Ould Abbes. Comme pour faire un pied de nez au remuant patron du MSP, le chef du FLN a accueilli, le 29 juillet au siège de son parti, en grande pompe et avec des fleurs l’ancien ministre du tourisme Abdelkader Bengrina- un transfuge de la formation créée par Mahfoud Nahnah, faut-il le souligner- venu exposer son initiative baptisée « Consensus national de l’#Algérie pour tous».Le 30 juillet, Ould Abbes reçoit au siège du FLN toujours, un autre transfuge du MSP, le président du parti El Karama, Mohamed Benhamou qui, à l’occasion, s’était empressé de prendre fait et cause pour le prolongement du règne de Bouteflika. Message sibyllin d’Ould Abbes à Makri : on braconnera dans le pré-carré de l’ex-Hamas et on te poussera dans tes derniers retranchements.Et comme pour tordre définitivement le cou à l’initiative du MSP, Djamel Ould Abbes a accéléré la cadence en rencontrant, le 31 juillet et au Palais du gouvernement même, le premier ministre #Ahmed #Ouyahia et dans le Palais du gouvernement. Tout un message : « l’État c’est nous, on y et on y reste », semblait dire le secrétaire général du FLN aux opposants au #5ème #mandat de Bouteflika, non sans rappeler le statut de « première force politique du pays », voire de « colonne vertébrale de l’État » du FLN. Une occasion également de récuser l’existence d’un quelconque conflit entre lui et Ahmed Ouyahia qualifié, à l’occasion, d’« homme d’État » qui connait « les limites de la responsabilité d’un homme d’État ».Comprendre : le patron du RND que d’aucuns soupçonnent de rêver d’un destin présidentiel, ne peut se permettre de travailler contre un autre bail de Bouteflika à la tête de l’État. « Nous serons, avec d’autres forces, un soutien fort s’il (Bouteflika, ndlr) répond favorablement à cette requête (5ème mandat, ndlr) », a acquiescé le premier ministre.Les deux hommes dont l’inimitié est du domaine public ont-ils reçu une injonction de se réunir ? La dernière sortie du chef d’état-major Gaïd Salah où il a renouvelé son soutien indéfectible au président Bouteflika a-t-elle provoqué une décantation et, du coup, précipité les choses ? Une chose est sûre, la rencontre Ould Abbas-Ouyahia a valeur de message politique fort destiné à la classe politique et à l’opinion publique : un ‘’consensus’’ s’est dégagé – du moins pour le moment et en apparence – en haut lieu sur le maintien de Bouteflika à la tête du pays au-delà de 2019. Sauf bien sûr, cas de force majeure.
04 Aoû 2018 à 20:54
GUERRE DES CLANS POUR LE CONTRÔLE DU FFS Jugurtha Aït Ahmed se mobilise contre Laskri
A l’approche du congrès extraordinaire du parti, la guerre intestine fait rage au #FFS.Alors que le parti, fondé par Aït Ahmed en 1963, a tenté de montrer une relative cohésion après le décès de son zaïm en 2015, le pacte signé entre les différents groupes qui composent le FFS s’est fissuré en avril dernier lorsqu’Ali Laskri avait imposé la tenue d’un congrès extraordinaire. C’était l’occasion pour l’ancien premier secrétaire, soutenu dans les coulisses par le très influent Mohand-Amokrane Chérifi, de démontrer sa capacité à manœuvrer. L’organisation d’une élection – qui n’était pas du tout prévue – pour désigner les membres de l’instance présidentielle du parti a brouillé les pistes des cadres qui géraient le parti dans l’ombre. À commencer par des proches de l’ancien président disparu, Hocine Aït Ahmed.#Jugurtha #Aït #Ahmed, le fils aîné de l’ancien zaïm, militant de l’ombre depuis de longues années, est sorti de l’ombre au décès de son père. Lors de la crise qui a suivi la démission d’#Ali #Laskri en février dernier, ce journaliste de profession a tenté de peser dans la balance. Il s’était exprimé publiquement contre la tenue d’un congrès extraordinaire. Son avis n’a pas été pris en considération. Mais des militants n’ont pas hésité à critiquer publiquement cette intrusion. Surtout que l’homme n’a aucune responsabilité au sein du parti. “Il s’exprime en tant que militant”, défend un de ses soutiens. Quatre mois après cela, Jugurtha Aït Ahmed revient au-devant de la scène. Il publie, sur sa page facebook, un post pour déclarer publiquement son soutien à une autre figure controversée du parti, à savoir la journaliste Salima Ghezali. “(…) Salima Ghezali (…) a été une conseillère politique de mon père, choisie et appréciée par lui pour la finesse de ses analyses, jalousée par quelques apparatchiks sans envergure”, écrit Jugurtha Aït Ahmed. Jusque-là, l’adresse peut s’avérer normale. Mais il poursuit sa plaidoirie en suggérant carrément un rôle plus important à la récipiendaire du prix Sakharov. “Elle est la personnalité au sein du parti qui peut garantir et préserver, aujourd’hui, les idéaux et la ligne politiqueédifiée par Hocine Aït Ahmed”, écrit-il.Pour Jugurtha Aït Ahmed, la référence à la “ligne politique” de Hocine Aït Ahmed renvoie, en réalité, à l’évocation, dans la première partie du texte, des “apparatchiks sans envergure”. La tirade est destinée à Ali Laskri et son entourage, notamment Mohand-Amokrane Chérifi, que les militants soupçonnent d’être le véritable président du parti depuis quelques mois. “Il y a un putsch au FFS orchestré par les services et exécuté par Chérifi”, explique, sans ambages, un ancien haut cadre du parti. À la question de savoir ce que fait Jugurtha Aït Ahmed dans ce débat entre militants du FFS, notre interlocuteur soutient que le journaliste, qui réside et travaille en Suisse, est “juste un témoin” des activités du zaïm disparu. De son côté, Salima Ghezali fait profil bas. Depuis son élection députée d’Alger à l’APN, elle n’a effectué aucune intervention publique, se limitant à d’épisodiques contributions dans le journal du parti Libre Algérie. La dame a longtemps fait partie du “cabinet noir” qui entourait Hocine Aït Ahmed durant de longues années. Mais elle pèche par le manque de relation organique directe avec le parti. Autour du zaïm, elle a longtemps fait équipe avec Jugurtha Aït Ahmed et les Baloul (Aziz et Karim) qui ont un lien familial direct avec Aït Ahmed. Ce qui a procuré au groupe une influence considérable sur les structures du parti. Leur poids était tellement important qu’ils pouvaient même supplanter les décisions des secrétaires nationaux en poste à différentes périodes.En tout cas, la rentrée politique de septembre risque d’apporter une nouvelle purge au sein du parti qui connaît des purges à chaque fois qu’une échéance organique approche. Des noms qui ont marqué la vie de ce parti risquent d’être mis sur la touche.  
14 Juil 2018 à 18:26
Le FMI et la Banque Mondiale douchent l’optimisme du gouvernement algérien
Décidément l’agenda économique du printemps 2018 n’est pas très favorable à la communication du gouvernement algérien. Quelques semaines après le FMI qui, au mois de mars dernier, estimait que « les nouvelles mesures prises par le gouvernement risquent d’aggraver les déséquilibres économiques, accentuer les tensions inflationnistes et accélérer la perte de réserves de changes », c’est au tour de la Banque Mondiale d’annoncer carrément mardi 17 avril que « le pays se dirige vers une #crise #financière ».Des déclarations qui constituent une véritable douche froide et viennent contredire l’optimisme affiché encore en début de semaine par le premier ministre #Ahmed #Ouyahia.Une accélération de l’inflation dès cette annéeAhmed Ouyahia se félicitait également samedi dernier d’une baisse de l’inflation qui est passée sous la barre des 5% au cours des premiers mois de l’année en cours, selon l’ONS. Il y voyait, avec un soupçon d’ironie, un démenti infligé « aux prévisions des experts ».Le #FMI et la #BM annoncent au contraire en chœur que les premiers signes d’une accélération de l’#inflation devraient être visibles dès cette année. Le FMI relève ses prévisions pour l’inflation à 7,4% en 2018 contre une projection initiale de 4,4%. La projection pour 2019 se situe autour de 7,6%. La BM est encore plus pessimiste qui annonce 8,1% en 2019 et 9% en 2020.Comme on peut s’en douter, les explications de cette accélération de l’inflation sont les mêmes. « La persistance du déficit budgétaire pourrait provoquer une forte création de monnaie, les autorités ayant jusqu’à présent refusé de financer le déficit en procédant à des emprunts extérieurs », écrit la Banque Mondiale qui juge que « l’intention manifestée par les autorités de recourir au financement monétaire est très préoccupante ».De son côté, le FMI avait déjà averti en mars dernier sur le fait que « les expériences internationales montrent que le financement monétaire du déficit budgétaire entraîne un risque d’accélération de l’inflation ». Si l’État est forcé d’y recourir « il convient de limiter les montants empruntés et la durée de l’endettement ».La croissance en berne à partir de l’année prochaineMais en réalité, c’est surtout au-delà de l’année en cours que les institutions financières internationales prennent vraiment leur distance vis-à-vis des analyses du gouvernement algérien en dressant un tableau très sombre des perspectives de l’économie de notre pays pour les années à venir.« Il sera difficile pour le taux de croissance du PIB de dépasser le seuil de 2% sur la période 2019/2020, ce qui représente une progression anémique pour un pays à revenu intermédiaire comptant une très forte proportion de jeunes », déplore la Banque Mondiale qui ajoute sans grand risque d’erreur et pour la première fois, que les autorités algériennes auront du mal dans ce contexte à « résister à la tentation de retarder à nouveau le rééquilibrage des finances publiques » promis par le gouvernement pour l’année prochaine.Bien qu’il soit un peu plus optimiste pour la croissance l’année prochaine qu’il prévoit encore à 2,7% en 2019, le FMI annonce également une remontée du chômage à 11,8 % à partir de l’année prochaine.Une « crise financière » en perspectiveEn matière budgétaire aussi bien que pour nos équilibres extérieurs, les institutions basées à Washington n’hésitent plus désormais à évoquer les perspectives d’une « crise financière ».La Banque Mondiale prévoit une « aggravation du déficit » du budget en 2018 en raison du maintien du niveau de dépenses publiques à un niveau élevé non compensé par une hausse des recettes ». Le déficit budgétaire devrait atteindre cette année 11,4 % du PIB.Les perspectives sont encore plus mauvaises pour les réserves de change dont le montant (17 mois d’importations à la fin de 2017) pourrait ne plus représenter que cinq mois d’importation d’ici fin 2020, soit un niveau proche de 30 milliards de dollars.Même analyse du côté du FMI qui n’entrevoit pas d’amélioration sensible du déficit des paiements courants de l’Algérie qui continuera de s’élever à 9,3% du PIB en 2018 puis 9,7% en 2019.Si les réactions des institutions financières internationales au virage économique effectué par les autorités algériennes au cours de l’été dernier ont tardé à se manifester. Elles sont donc désormais sans ambiguïtés.Elles prennent acte des nouvelles orientations économiques algériennes et du nouvel agenda imposé par les échéances électorales. Dans son rapport publié hier, la BM relève que “l’adoption d’une politique monétaire non conventionnelle allège les contraintes sur les finances publiques à court terme ».Le FMI note pour sa part que « depuis la fin 2017, les autorités ont modifié leur stratégie macroéconomique à court terme. Pour stimuler la #croissance et la création d’emploiscroissancepoint de vue sur ce virage économique ne laisse cependant pas beaucoup de place au doute.Il risque purement et simplement d’aggraver les déséquilibres dont souffre déjà l’économie algérienne et il va entraîner notre pays vers une crise financière programmée désormais avec une précision croissante pour le début de la prochaine décennie.
18 Avril 2018 à 12:13
Ouyahia : un grand oral prudent et sans annonce importante
Le premier munistre Ahmed Ouyahia a animé, ce samedi 14 avril, une conférence de presse.  Les journalistes conviés à cet événement ont reçu, avant le début de la conférence, un document sur les réalisations du pays durant l’année 2017, laissant croire qu’Ouyahia est venu pour présenter le bilan du président Abdelaziz Bouteflika ou celui de son gouvernement.Ce n’était pas vraiment le cas, puisque le Premier ministre s’est contenté de quelques minutes pour présenter ce bilan, avant de donner la parole aux journalistes.Que peut-on retenir de la sortie d’Ahmed Ouyahia, dix jours après le mini remaniement ministériel opéré par le président Bouteflika ? Le Premier ministre, qui a parlé pendant deux heures, n’a pas fait d’annonce importante. Il est resté vague sur certaines questions et peu convaincant sur le chapitre économique.Une conférence pour combler un vide?La question est désormais de savoir pourquoi il a organisé cette rencontre avec la presse. D’autant que les apparitions publiques du Premier ministre se faisaient rares ces dernières semaines. L’bsence d’Ouyahia, lors de certaines activités officielles, a nourri les spéculations.  Certains observateurs n’ont pas hésité à parler de disgrâce avec le président de la république. «Je suis le coordinateur du gouvernement, et les ministres sur le terrain ont réglé beaucoup de problème», s’est-il défendu.Ouyahia a fait savoir qu’en cas de disgrâce, le président pouvait mettre fin à la fonction du premier ministre. Mais Bouteflika ne l’a pas fait. Comprendre: le premier ministre qu’il est ne peut pas être en désaccord avec la présidence et c’est le président qui décide sur tout. Ou encore : Ouyahia n’est pas en disgrâce sinon il aurait été limogé.A ses adversaires politiques dont ceux qui convoitent sa place,  Ouyahia a laissé entendre que le remaniement ministériel du 4 avril dernier avait comme objectif notamment de mettre fin aux spéculations autour de son départ. Sans toutefois se féliciter de la confiance renouvelée du président Abdelaziz Bouteflika à son égard.Défendre son bilan ou celui du président?Subtilement, Ahmed Ouyahia a  vanté son bilan économique, huit mois après avoir dressé un tableau noir de la situation de l’économie nationale. Il a assuré que l’économie algérienne se porte désormais mieux, en promettant une amélioration à la fin 2018. Tout en précisant que cette performance est surtout le résultat du recours au financement non conventionnel.Pour défendre son bilan ou celui du Président, il a cité le budget d’équipement qui a doublé par rapport à 2017, le dégel de 1500 projets, des investissements publics de 3300 milliards de dinars, la création de 563000 emplois, ainsi que le projet d’une nouvelle usine sidérurgique avec les Emiratis à El Hadjar.Le premier ministre a affirmé que contrairement aux prédictions des experts économiques qui ont mis en garde contre le danger inflationniste, l’inflation a baissé ces derniers mois.Et sur les «défaillances» de son gouvernement notamment sur la liste des produits interdits à l’importation, qui a été révisée plusieurs fois, Ouyahia a relativisé en affirmant que personne n’était parfait.Cap sur 2019Sur la présidentielle de 2019, une chose est désormais sûre: Ouyahia ne sera pas « fâché» si le président Boutefika décide de briguer un cinquième mandat.Sans imiter Ould Abbas qui a appelé ouvertement le Président à poursuivre à poursuivre son œuvre, Ouyahia a glissé qu’il “sera content si le président se représente en 2019».Mais, contrairement au chef du FLN, le premier ministre ne semble pas vouloir griller les étapes. «On est le 14 avril, le 17avril, le président entamera la cinquième année de son quatrième mandat, laissez le présider le pays», a-t-il plaidé.Une réponse à peine voilée au Secrétaire général du FLN Djamel Ould Abbas, qui au nom du parti a appelé le président «à poursuivre son œuvre». Même s’il n’a pas manqué de qualifier le patron du FLN «d’ami»,  la relation  entre les deux hommes parait de plus en plus tendue.Le premier ministre a, en effet, été pris de court par le patron du FLN qui a installé une commission chargée de recenser les réalisations du président depuis 1999.Ould Abbes ne se gène pas non plus à se substituer aux institution du pays, en faisant  parfois des annonces à la place du premier ministre et en jouant les intermédiaires pour régler les conflits sociaux comme ce fut le cas pour  la grève des enseignants du Cnapeste.Dans ses habits de premier ministre #Ahmed #Ouyahia a été globalement mesuré et prudent dans ses réponses, excepté ses attaques contre le quotidien El Khabar, à qui il a reproché d’avoir le camp de l’opposition.“Vous n’êtes plus un journal”, a-t-il lancé au journaliste du quotidien arabophone qui a voulu savoir si la dernière visite de Bouteflika à Alger était un adieu aux Algériens, ou le début de la campagne pour le 5eme mandat.
15 Avril 2018 à 09:27
Mohamed Khider : L’opposant assassiné en 1967 à Madrid
Condamnant la liquidation de son compagnon de lutte, Hocine Aït Ahmed accusait le régime de Boumediène d’avoir conçu, organisé et perpétré l’assassinat. Son destin correspondait tragiquement à celui de l’Algérie qui venait d’accéder à sa souveraineté nationale. Assassinat des artisans de la Révolution et confiscation de l’indépendance. Un des neuf chefs historiques de la lutte de Libération nationale, Mohamed Khider, n’a pas eu le temps de jouir de la liberté retrouvée au terme d’une Révolution sanglante et d’énormes sacrifices consentis. Son divorce avec le régime de #BenBella l’a conduit à l’exil et son opposition au colonel Boumediène lui a coûté la vie. Il est froidement abattu, devant sa femme, une nuit de janvier de 1967 à Madrid. Il avait alors 55 ans. Un demi-siècle après, ce crime reste impuni. Ni l’auteur ni les commanditaires n’ont été arrêtés ou poursuivis. L’assassinat a été «couvert» dans une Espagne sous Franco en entente parfaite avec le régime de Boumediène. Son compagnon de lutte et de bagne, Hocine #AïtAhmed, avait alors dénoncé un «crime monstrueux, commis de la façon la plus lâche contre un homme sans arme, en présence de sa femme, eut lieu dans une rue de Madrid, le 3 janvier 1967 à 22h». Le chef du #FFS en exil, qui était aussi un proche parent de Khider, raconte les circonstances du drame qui a emporté un des chefs historiques au long cours. «Mon beau-frère, sa femme et un de ses parents en visite à Madrid sortaient de l’immeuble dans lequel Mohamed Khider résidait depuis plus de deux ans et prirent place dans sa voiture personnelle qui était parquée près de l’entrée. A ce moment, un étranger s’approche de M. Khider, assis au volant de son auto, et demande à lui parler en privé. M. Khider, ne le connaissant pas, lui propose de fixer un rendez-vous pour plus tard. Alors, sous prétexte de lui donner son adresse, l’individu sort son pistolet et tire. L’arme s’enraie. Il tire de nouveau et la balle pénètre à travers le pare-brise sans toucher Khider. Celui-ci sort de la voiture et se dirige vers l’immeuble. L’assassin tire encore et Khider s’affale, sérieusement blessé à l’épaule. Le meurtrier s’agenouille alors aux côtés de sa victime et, froidement, sauvagement, lui tire à bout portant quatre balles, deux au cœur et deux dans la tête. La mort fut instantanée. L’assassin s’échappa vers la voiture qu’il avait louée deux heures auparavant, poursuivi par Mme Khider qui appelait au secours. L’assassin voulut même tirer sur elle, mais le chargeur était vide. Le courage de Mme #Khider l’obligea à abandonner la voiture qu’il avait louée...» Pour Aït Ahmed, le crime porte bien une signature. Celle du régime de Boumediène. «J’accuse le régime de Boumediène d’avoir conçu, organisé et perpétré l’assassinat. Cette pratique honteuse de gangsters politiques porte le sceau de ce clan d’aventuriers sans scrupules qui ont usurpé le pouvoir et détruit dans notre pays les principes de liberté, de démocratie et de justice, pour lesquels des millions d’Algériens, parmi lesquels Khider, ont donné le meilleur d’eux-mêmes», dénonçait alors l’exilé de Lausanne. Issu d’une famille modeste de Biskra, Mohamed Khider s’est engagé dans le Mouvement national dès son jeune âge, d’abord au sein de l’Etoile nord-africaine, puis au PPA et au MTLD, où il a joué un rôle actif. Arrêté durant la Seconde Guerre mondiale, puis une seconde fois lors événements de Mai 1945, après le déclenchement de la guerre, il assume le rôle de diplomate au côté de la Délégation extérieure avant de se faire arrêter en compagnie d’Aït Ahmed, Boudiaf, Lachref et Ben Bella lors du fameux détournement de leur avion, le 22 octobre 1956. Si à l’indépendance, Khider se range au côté de Ben Bella en dirigeant l’appareil du parti, il va vite déchanter. Contraint à l’exil en Suisse, le régime de #Boumediène le poursuit et fomente «l’affaire» des fonds du #FLN pour le salir avant de l’exécuter. Tout comme les autres assassinats politiques commis durant la Guerre de Libération et dans l’#Algérie indépendante. La prise du pouvoir dans la violence par ceux qu’il appelait communément le «groupe de Oujda» et l’instauration d’un ordre autoritaire et brutal ont eu comme conséquences directes l’emprisonnement et/ou le bannissement des adversaires politiques. L’élimination physique des opposants était la règle. La liquidation de #Abane #Ramdane en pleine Guerre de Libération inaugurait un cycle d’assassinats politiques qui allait atteindre d’abord le jeune ministre des Affaires étrangères Mohamed Khemisti, assassiné sur le perron de l’Assemblée nationale en 1963. Le premier maquisard de la Révolution et néanmoins figure emblématique de la lutte indépendantiste, Krim Belkacem, est assassiné en Allemagne en 1970. Ali #Mecili, militant nationaliste, assassiné à Paris le 7 avril 1987 à cause de son rôle central pour la lutte démocratique. Mohamed #Boudiaf, chef de l’Etat et rédacteur de l’Appel du 1er Novembre 1954, a été liquidé, en direct à la télévision devant des millions d’Algériens, en juin 1992. En assassinant les chefs de la Révolution, c’est l’esprit d’indépendance que l’on assassine. Source www.elwatan.com
03 Jan 2017 à 21:01





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