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Pour le ministère du Tourisme, les Berbères sont des “étrangers”
Dans une rubrique de présentation de la gastronomie algérienne sur le site du ministère du #Tourisme et de l’Artisanat, il est affirmé que les #Amazighs sont des étrangers pour l’Algérie. « La cuisine algérienne bénéficie également d’une multitude d’influences étrangères : berbères, turques, espagnoles et françaises », peut-on lire dans le texte publié sur le site officiel du ministère, sous la rubrique « Connaître l’#Algérie ».Le texte, en parlant d’influence étrangère #berbère sur la cuisine algérienne, met les Berbères sur le même pied d’égalité avec de vrais étrangers et anciens envahisseurs de l’Algérie tels que les Turcs, les Espagnols ou les Français.
25 Avril 2018 à 18:36
20 avril 1980- 20 avril 2018 : La longue marche
Les autorités mettent, sans tact, à exécution les instructions du pouvoir central pour marquer, de la façon la plus solennelle, cette date-symbole.La célébration de l’anniversaire du Printemps berbère, 20 avril 1980, prend ces deux dernières années un coup d’aiguillon qui, en Kabylie, stimule la mobilisation autour de la cause amazighe. La date mobilise toujours, alors que le pouvoir politique a cru avoir, en lâchant du lest sous la pression de la rue, soustrait la question aux milieux de la militance amazighe. Les derniers acquis arrachés, dont la constitutionnalisation de tamazight comme langue officielle et l’institutionnalisation de #Yennayer fête nationale, n’ont finalement pas produit l’effet escompté par les autorités publiques.L’anniversaire du #Printemps #berbère de cette année, le 38e, intervient à la fois dans cet esprit de continuité du combat et sur un terrain où le pouvoir ne s’avoue pas vaincu. Il tente, comme pour Yennayer, de grignoter dans la grande symbolique du 20 Avril et de s’approprier cette date en se plaçant dans l’événement.En #Kabylie, les autorités mettent, sans tact, en exécution les instructions du pouvoir central pour marquer de la façon la plus solennelle cette date-symbole. Dans la continuité des cérémonies officielles de l’année dernière, l’implication de l’Etat sonne le folklore par l’intitulé même des programmes qui donnent un cachet de fête à l’événement. A Béjaïa, les «festivités» officielles démarrent, aujourd’hui avec une «exposition folklorique sur l’esplanade de la maison de la culture».Assumé pleinement dans la littérature officielle, le cachet folklorique se prolongera avec «une fête traditionnelle et un défilé de mode», auxquels la délégation officielle assistera en passant par «une exposition d’arts». Les autorités ont décidé, cette année, de rendre hommage à certains «artistes et écrivains qui ont contribué à la promotion de l’art et de la littérature amazighs». La liste comprend Brahim Tazaghart, Yergui Mohamed, Boudjemaa Agraw, Kaci Bousaad et d’autres noms moins connus.S’il n’y a pas de doute sur l’engagement militant de ces artistes et écrivains, force est de constater que les autorités sont prudentes à mettre en exergue le statut de militants du MCB de certains d’entre eux. Cette prudence contraste avec les hommages rendus par la société civile pour les Mohamed Haroun, Matoub Lounès et bien d’autres militants symboles du combat identitaire du temps des pires bâillonnements. A Aokas, par exemple, on rendra hommage à l’un des fondateurs de l’Académie berbère, Rahmani Abdelkader.A Chemini, on jouera une pièce théâtrale en hommage aux martyrs du printemps noir 2001. A la même occasion, la fondation Matoub a produit une pièce de théâtre, Hymne à l’identité, qui rend hommage au Rebelle et qui ne sera jouée au Théâtre régional de Béjaïa que le 27 avril. Les autorités seront au TRB pour assister, aujourd’hui, à la pièce «Hzam El Ghoula» de Abdelmalek Bouguermouh, traduite en kabyle.Le programme officiel débordera même sur la journée de demain (vendredi 20 avril), en investissant, et c’est une première, la rue qui, jusque-là et pour tous les 20 Avril qui sont passés, est l’espace exclusif des seuls collectifs militants et partis. Cette fois-ci, le wali intérimaire donnera le coup d’envoi pour un défilé qui partira de la Maison de la culture vers la place Saïd Mekbel, pour clôturer des festivités qui auront été folkloriques de bout en bout.Et c’est une folklorisation qui n’a pas échappé à un collectif qui est né autour du sigle du 20 Avril 1980, re-convoqué à l’occasion. En appelant à «l’unité» et «contre l’unicité», ce collectif, qui regroupe d’anciens militants du MCB activant dans la wilaya de Béjaïa, appelle à une marche pour demain et à rejoindre celle d’aujourd’hui à laquelle a appelé un collectif d’étudiants.Qu’il y ait «pluralité d’acteurs» est pour le  Collectif tafsut 80 «autant de signes de vitalité de tamazight, de permanence du combat identitaire et de son élargissement et son adaptation aux données de l’heure jusqu’au recouvrement apaisé et irréversible de notre identité, de notre culture, de notre langue».Dans une déclaration publique, ce Collectif se dit convaincu que les manifestations de décembre 2017, en réaction à la proposition rejetée à l’APN en rapport avec tamazight, trouveront prolongement cette fois-ci, avec le même «esprit des fondamentaux» du MCB et «la maturité militante». La mobilisation dans la diversité se cristallisera «par autant de marches nécessaires dans la complémentarité des visions militantes de toutes les générations».«Conscient que rien ne nous a été donné, qu’aucun acquis n’est définitif», le Collectif commémorera ce 38e anniversaire «dans la vigilance citoyenne». «Le respect de la diversité est l’un des grands acquis du combat identitaire permanent» considère- t-il, en invitant les étudiants à marcher aussi demain. Cependant pour ce vendredi, une troisième marche est au programme, c’est celle à laquelle a appelé le MAK qui, à chaque 20 avril, arrive à mobiliser ses troupes, plus que tout autre parti ou collectif.Le MAK marchera avec ses propres mots d’ordre pour «l’indépendance de la Kabylie» dans les trois chefs-lieux de wilaya de Béjaïa, Tizi Ouzou et Bouira. Les marcheurs du MAK, du Collectif avril 80 ou des étudiants se rencontreront ou se croiseront sur le même axe qu’empruntera, dans un cadre festif, le défilé, joyeux et certainement coloré, des autorités.
20 Avril 2018 à 16:54
VIDÉO. Enseignement du berbère en France : l’engagement du premier secrétaire du PS
“Si je suis réélu à député, je prends l’engagement de défendre à l’Assemblée nationale le fait que le #berbère soit enseigné en #France“, a affirmé Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste sur Berbère TV.
01 Juin 2017 à 16:39
La question berbère, Amazighité ou Algérianité ?
« Pourtant, ce qui unit les Berbères aux Arabes et aux musulmans en général, demeure plus fort que ce que les ultras semblent appeler de tous leurs vœux des autres peuples. En tout les cas, sans les Arabes ou avec eux, l'Espagne se souviendra, toujours, de ces 1.200 cavaliers, tous berbères, commandés par Tarik Ibn Ziad (un Zénète) qui ont, les premiers, conquis l'Andalousie, l'an 711. Ce «melting pot» qui fait la fierté des arabo-amzighs. Tenter de couper donc le cordon ombilical entre Orient et Maghreb, en niant des pans entiers d'une histoire commune, s'étalant jusqu' à la période antéislamique, est tout bonnement, une tentative vouée à l'échec ». Pour les nationalistes, les Berbères représentent l'une des composantes essentielles de l'identité nationale. Il n'y a pas une région #berbère, toute l'#Algérie est leur territoire. Pour d'autres, ils ont tous les éléments requis d'un peuple à part. Les Berbères ont beaucoup donné à l'Algérie. C'est un peuple fier et combatif. Appartenant, historiquement, à une région hautement politisée, ils n'ont pas cessé de revendiquer leurs droits. Certains pensent que les Berbères ne revendiquent leur droit à la différence que pour avoir des droits différents. Ce qui est sûr ! C'est grâce, en partie, à leurs luttes incessantes, que les limites du champ démocratique et des droits de l'Homme ont été élargies, en Algérie. Il faut reconnaître, aussi, que la mouvance berbériste et à l'instar des mouvements à caractère identitaire, recèle en son sein des tendances extrémistes. Des ultras qui exhibent fièrement, le repli identitaire et le refus de l'autre, de sa #langue, de sa #culture, de son histoire et parfois même de sa religion ; une sorte de racisme inversé, disent certains. Pour les ultras, l'Algérie doit parler Amazigh, penser #Amazigh et rêver Amazigh ; toute autre langue ou culture autres que l'Amazighe sont considérées comme intruses et ne doivent pas donc être désignées d' Algériennes. Pour eux, les Arabes ne sont que des conquérants, au même titre que les Turcs, les Espagnols ou les Français. Même si la réalité nous dit : qu'en Algérie, on a affaire plutôt à des Arabo-berbères qu'à de vrais Arabes de souche qui se comptent d'ailleurs, sur les doigts de la main. Les ultras veulent donc faire table rase de 1.300 ans de vivre ensemble, de brassage et de métissage. Ils cherchent, inlassablement, à réinventer une nouvelle Algérie qui ne serait que pour eux. Cette réaction viscérale est due à une frustration culturelle et identitaire compréhensible, due, notamment, à l'oppression qu'ils ont subie, au nom de l'unité nationale, des décennies durant, et qui s'est, injustement, identifiée aux Arabes. Celle-ci a été déterminante dans leur imaginaire collectif. Ceux-ci se sentaient asphyxiés par cette culture « dominante », arabe , bédouine et indigeste que le désert d'Arabie leur a fait parvenir l'an 646. Leur esprit, et à l'instar de la géographie nationale elle-même, semble être coincé ; en bas, par ce désert frustrant qu'ils fuient plus que tout et en haut, par la rive européenne, qu'ils convoitent pour marquer le différence. Pourtant, ce qui unit les Berbères aux Arabes et aux musulmans, en général, demeure plus fort que ce que les ultras semblent appeler, de tous leurs vœux, des autres peuples. En tout les cas, sans les Arabes ou avec eux, l'Espagne se souviendra toujours de ces 1200 cavaliers, tous berbères, commandés par Tarik Ibn Ziad (un Zénète) qui ont les premiers, conquis l'Andalousie, l'an 711. Ce »melting pot » qui fait la fierté des arabo-amazighs. Tenter de couper donc le cordon ombilical entre Orient et Maghreb, en niant des pans entiers d'une histoire commune, s'étalant jusqu' à la période antéislamique, est tout bonnement, une tentative vouée à l'échec. La plupart des Kabyles se sentent Algériens avant d'être Kabyles et font partie intégrante du monde musulman, avec lequel ils ont partagé le destin. Le nombre de mosquées de zawiyats est le plus important en Kabylie que partout, ailleurs en Algérie. Certains, par contre, se sentent plus Kabyles qu'Algériens, le peu qui reste, se sentent uniquement Kabyles et non Algériens du tout. Ils ne se voient pas obligés de vivre avec des non Kabyles, qui n'ont rien à partager avec eux, disent-ils. Ce sont les ultras, un courant minoritaire qui pose vraiment problème. La majorité des ultras, postulent que cette terre est Amazighe par essence, et si on prétend être autre chose qu'Amazighe , selon eux, on devrait, tout simplement, aller vivre ailleurs, au Yémen ou en Arabie Saoudite, etc. Pour eux, il n'y a qu'une seule et unique identité nationale, l'#Amazighité, qu'ils reconnaissent plus que tout et rejettent toutes les autres dimensions. Autant que l'islamisme djihadiste, ces adeptes de la théorie de l'antériorité historique, mettent le vivre ensemble dans ce pays, dans un péril avéré. Culture dominante et culture dominée, peuple dominant et peuple dominé. C'était malheureusement, l'image simpliste que véhiculaient les ultras berbéristes, non seulement à l'endroit des leurs, mais aussi, envers une partie du monde, plus sensible aux revendications des minorités culturelles et ethniques opprimées. En Algérie, le sécuritaire était pour la plupart Amazigh. Contrairement donc à ce que prétendaient les ultras, ce sont des Amazighs qui ont le plus, opprimés les Berbères. Plus tendres étaient avec les leurs et dures avec les autres, ils étaient les héros du pays. Plus durs avec les leurs et plus tendres avec les autres, ils étaient tagués de Kabyles de service. En poste, on les critiquait pour n'avoir pas fait assez pour la cause Amazighe ; hors poste, on les défendait bec et ongles, lorsqu'ils sont attaqués. Contrairement au Maroc, où presque 60 % de la population est d'origine Amazighe, qualifiée, pourtant, de minorité culturelle et linguistique. Leur représentation au sein du pouvoir chérifien est presque symbolique. En Algérie, les Berbères et bien qu'ils ne dépassent pas les 20%, en moyenne, de la population globale, bénéficient d'un bien meilleur statut. Politiquement, ils constituent la pièce maîtresse du pouvoir algérien et ce, depuis l'indépendance du pays. S'ils ne sont pas en plein régime, ils gravitent souvent à sa périphérie la plus proche. Économiquement, ils sont en pôle position et sont solidaires. En termes d'investissement et de finance, les régions Amazighes sont des plus entreprenantes d'Algérie. Mais on les trouve aussi dans l'opposition. La logique des ultras, c'est tout simplement, la loi du tout ou rien ! Contrairement aux Kurdes du Machrek, les Amazighs du Maghreb, ne sont pas une minorité ethnique opprimée par une majorité. Surtout en Algérie ! Que revendiquent-ils alors ? Une constitutionnalisation de la Culture et une reconnaissance au niveau des médias et de l'Education, ce qui a été fait et le reste suivra sûrement. Néanmoins, les ultras berbéristes poussent le seuil des revendications culturelles à des frontières politiques des plus dangereuses. Las de n'avoir pas pu rendre toute l'Algérie à l'Amazighité, les plus ultras des berbéristes qui sont, heureusement, minoritaires, chez eux, rejoignent l'approche idéologique du MAK. L'autodétermination, d'abord, de la Kabylie, pour couper cette terre historique des Amazighs, à l'Algérie post- coloniale. Sauver d'abord la Kabylie de la dominance « arabe » et passer ensuite, aux autres territoires : Chaouis, Mozabites, et Touaregs, serait alors une stratégie logique pour libérer les frères Amazighs opprimés. C'est donc le même but qui est visé ; mais revu cette fois-ci, à minima poena. Le show diplomatique qu'entreprend Ferhat Mhenni, et bien qu'il soit banalisé par les autorités algériennes, dérange ! Ils savent que le monde a changé et que les choses vont en faveur des revendications des minorités et à l'encontre des Etat-nations qui n'ont pas achever la citoyenneté et qui n'arrivent plus à assurer l'équité et l'équilibre régional entre l'ensemble de ses composantes. Le Soudan, l'Iraq, la Syrie, le Liban, la Libye l'ont payé si cher. Ses relations avec Israël visent à taquiner ces Arabes ; qui selon lui, mettent la Kabylie sous le joug national Algérien. L'ennemi de mon ennemi est mon ami, c'est un classique de stratégie politique. Ce mouvement reste-t-il minoritaire dans ses propres contrées ou par contre, sera-t-il fomenté par les ultras, à la faveur d'un soutien français? Celle-ci qui a toujours considéré la #Kabylie comme une région mal islamisée? Outre la française, l' influence extérieure qui s'y imprègne en filigrane de la vision du #MAK, est donc évidente. La tendance mondiale vise la régionalisation pour éviter les tensions ethniques et le régionalisme parasitaire, producteur d'inégalités et d'injustices. Ceci permettra aux originaires des lieux, de gérer directement leurs propres affaires, dans le cadre de l'État-nation. Navré de le dire ! Le régime algérien, tel qu'il est conçu, ne produit que des supra et des sub-régionaux et ne fait donc qu'exacerber encore plus, les virulences régionalistes et ethniques et alimenter les arguments des plus ultras de la société, dont les revendications iront crescendo et deviendront clairement politiques. Les replis régionaux et identitaires ne sauront que booster ce processus, encore plus. Ce qui se passe au Machrek arabe en est l'exemple. Les frères d'hier s'entretuent, aujourd'hui, le ciment qui les tenait ensemble a lâché. Qu'ils soient donc arabo-berbères, berbères, Chaouis, Mozabites ou Terguis, les Amazighes forment avec la composante arabe, un seul peuple, une seule nation qui respire le même air, adore la même terre et partagent le même destin. « Mon frère, je le maudis, mais touche-le si t'es un homme ! » dit l'adage populaire. Source www.lequotidien-oran.com
06 Avril 2017 à 16:38
Manifeste pour la dignité et l’intégrité de la femme algérienne
Nous, soussignées, femmes algériennes, citoyennes accomplies, animées par une force unificatrice qui rassemble par ses aptitudes, ses opinions, ses principes et ses prises de position, largement représentées dans ce manifeste. Dignes héritières de nos ancêtres royales et princesses, contemporaines révolutionnaires et intellectuelles, telles que Dihya (Kahina), Tin Hinan, Roba la #Berbère, Lalla Fatma N’Soumer, Hassiba Ben Bouali, Malika Gaid, Louisette Ighilahriz, lalla Hniya el hourra, Amrouche Taos, Djamila Bouhired, Assia Djebar, Katia Bengana, Naima Hamouda, et bien d’autres qui ont écrit de leurs sacrifices, de leurs habiletés et de leurs capacités intrinsèques bien des légendes personnelles et la gloire de l’#Algérie. Considérons qu’il n’y a aucune ambivalence quant à nos capacités intellectuelles, morales, décisionnelles, indépendantes et résolument hautement humanistes. Nous sommes issues de tous les horizons d’activités nationales et internationale, nous sommes enseignantes, cadres, chefs d’entreprises, journalistes, étudiantes, écrivaines, poétesses, ingénieures, infirmières, médecins, #femmes au foyer. Si aujourd’hui, nous prenons la parole, c’est parce que nous estimons qu’il est temps de mettre au clair certains points. Nous déclarons ce qui suit : 1- Pente glissante Nous subissons depuis quelques années le diktat de certaines personnalités politiques et religieuses via l’espace offert par les médias lourds, presse écrite ou autres, qui se saisissent de la question de la femme, non pas dans l’objectif de discuter de ces droits, mais pour imposer à la société l’une des visions les plus humiliantes et rétrogrades qui la concerne. Ils nous affligent d’un discours sexiste, misogyne et obscurantiste. Ils critiquent nos faits et gestes, nos prises de parole et notre habillement, usant d’un discours allant jusqu’à remettre en cause notre moralité. Nous assistons également à une grande complicité dans le dénigrement sans que des voix ne s’élèvent pour recentrer les débats sur les vraies questions qui concernent la femme algérienne. Celle-ci continue de subir un « lynchage » social dans les espaces publics de la part de ces personnalités. Elles s’investissent dans le charlatanisme théologique ou dans la politique tels les imams et les prêcheurs qui prennent un malin plaisir à ridiculiser l’image de la femme dans les médias lourds. Mieux encore, la présidente d’un parti politique multiplie les sorties médiatiques, non pas pour défendre son programme, mais pour partir en guerre contre la femme algérienne la réduisant tantôt à un objet sexuel, tantôt à un morceau de viande quand ce n’est pas à une « courtisane » légitime renouvelable pour le salut du mari. Pire, elle justifie les harcèlements sexuels culpabilisant la femme, la jeune fille, l’adolescente, quant aux violences verbales et physiques subies. Ceci n’est que la pointe de l’iceberg. Le fondamentalisme réactionnaire et religieux s’affirme à travers l’Algérie sans qu’aucune solution ne soit prise en compte, d’autant que c’est la femme qui se trouve au cœur de tous ces tourbillons malsains payant comme à l’accoutumée un lourd tribut. Régression de l’image de la femme 2- Notre démarche s’inscrit pleinement dans un contexte de revendications légitimes et réalisables Nous exigeons le respect total dans notre quotidien, notre travail, notre foyer, la place publique ou l’espace intime, comme nous exigeons des pouvoirs publics d’intervenir afin que cesse la discrimination de la femme non voilée dans les lieux publics ou des gérants, propriétaires lui interdisent l’accès à leurs restaurants, hôtels, salons de coiffures…etc. Nous sommes nées libres et indépendantes, dignes et honorables, fortes d’une mémoire nourrie par les exploits de nos grand-mères, mères, sœurs, filles, cousines, tantes qui se sont battues contre le colonialisme, contre le code de la famille, contre les coutumes archaïques, les lois patriarcales et contre le terrorisme. Et aujourd’hui, nous en faisons de même contre ces voix réductrices qui s’élèvent pour nous fondre dans un moule déterré dans les dédales sablonneux du wahhabisme qui souffle sur nos têtes. Nous, femmes algériennes, pleinement conscientes qu’une société ne peut évoluer sans ses citoyennes, sans la garantie de leur droit de vivre dans un pays qui les sécurise, les préserve et les protège, un pays de progrès, de modernité et d’égalité, un pays aux acquis chèrement obtenus et qui doivent être consolidés au lieu de les voir se rétrécir comme des peaux de chagrin, nous ne pouvons accepter un tel affront, celui d’encourager des personnages loufoques, radicaux et obscurantistes à ternir davantage l’image de la femme lui ôtant toute dignité et l’exposant à toutes les formes de dérives et de violences. Comment peut-on éduquer les générations futures à la haine de l’autre moitié de la société ? Comment leur offrir un fallacieux regard sur les possibles solutions à des problèmes sociaux ? Comment les réconforter alors que les violences verbale, mentale et physique accablent la femme algérienne de tous les maux sociaux, entre autres le chômage ? Comment peut-on excuser les viols, les harcèlements sexuels, les coups et blessures sur les fiancées, les sœurs et les épouses sous prétexte qu’une jambe ou un cou est dénudé ? Comment justifier la violence, polygamie et le voile imposés par la force aux adultes et, pis encore, aux filles en très bas âge ? Est-ce la société dont on a rêvé et pour laquelle nos ainés ont sacrifié leur vie ? Un pays se bâtit, se construit, s’édifie avec un citoyen et une citoyenne épanouis, équilibrés, soucieux du bien-être de leur pays dans la complicité et le respect mutuel. 3- À quand une réelle prise de conscience ? Nous sommes conscientes du droit que chacun a de s’exprimer, mais ne faut-il pas au préalable informer, instruire, construire un débat fructueux ? Nous n’avons délégué personne pour parler en notre nom, mais si une discussion doit avoir lieu pour apporter des solutions à la dégradation de l’image de la femme, ce n’est certainement pas avec des discours misogynes. Nous souhaitons que nos doléances soient prises en charge, sans que nous ne soyons renvoyées à la religion, aux coutumes, aux discours machistes. Nous voulons que le statut de la femme citoyenne soit respecté et que de vrais efforts soient déployés pour la mise en place d’une batterie juridique réellement protectrice de toutes les femmes et non pas d’une hypothétique loi où tout violeur sur mineure écope de quatre ans de prison tout au plus sans autre sanction pénale. Nous demandons à ce que les médias lourds contribuent à valoriser l’image, le travail, le vécu de la femme et d’arrêter de stigmatiser les veuves, les divorcées, les étudiantes, les femmes non voilées, les femmes voilées, les femmes célibataires vivant seules, ouvrant la porte à toutes les dérives. Signataires Fareh Ouarda, enseignante Fadhila Belbahri, professeure Fareh Ouarda, enseignante Noura Semar, infirmière Karima Daoudi, enseignante Fadhila Belbahri, professeure Nassira Belloula, écrivaine Hanifi Nassima Amina, membre sos femmes en détresse Larkem chahida sociologue Wahiba Khiari, Gamoudi ecrivaine khaoula mallem, chef d’entreprise Benameur Samia » Maissa Bey », écrivaine Samira Bendriss, éditrice Rosa Mansouri, journaliste Majda Bouheraoua, étudiante en pharmacie Lahouel Amel, libraire Hakima zaidi, pharmacienne Zakia Taabache, professeure d’allemand retraitée, oeuvrant pour l’UNICEF Zahia Zahou Benabid Enseignante Hamida Ferroukhi Enseignante Tassaadit Bendris, enseignante Benkhaoula Amina, médecin géneraliste Aicha boudrâa adjoint administratif Hanane Aksas, enseignante Ouarda Bala,sans profession zora sahraoui, bibliothécaire Benziadi Ghozlane, enseignante Faouzia Kerouaz, cadre dans une entreprise nationale. Nora Chenane Fouzia Foukroun Dalila Sekhri, chef d’entreprise Awicha Kahouadji Zoulikha Mahari L. fonctionnaire Taous Ait Mesghat , chirurgien dentiste Assia Land, mère Imen Abdelmalek, sans profession Djedouani Boutheina General Manager Nalia Hamiche, psychologue Clinicienne. Meriem Sator, architecte Atika Boutaleb Malika Belhadj Malika Makhlouf Zahia Bouzenad F.Z Daikha, retraitée. Farida Chemmakh, fonctionnaire Djazia Abdoun, Roza Nahi, éducatrice Zahira Driss, Juriste Annissa Kahla Belbahri leila Belaloui souhila Asma Zinai, retraitée, ancienne syndicaliste et élue Abla Guerrout Asma Mechakra, chercheuse Lilas Saadi Samira Gouaref Hanifi Samia professeur de français. Dr Sabrina Rahimi. Dahbia Chater, retraitée Nadia Chabat, fonctionnaire. Hamida Ait El Hadj, metteur en scène Myriam Aitelhadj lyceenne Djamila Abdelli-Labiod, écrivaine Samira Boualem , Kinésitherapeute Sadia NAHI, étudiante en linguistique Aicha Bouabaci, poétesse, écrivaine, enseignante de lettres retraitée. Ouahiba Mahamdioua Anissa Bouslama, enseignante Saïda Rahal-Sidhoum, Universitaire retraitée (Alger), économiste et anthropologue. Nacera Chekchak , femme au foyer . Zohra Saidi, retraitée société nationale Khedidja Bouderda, professeure université Imen Bessah Nacera Rabouhi Nadia Boudiaf, laborantine Source www.tsa-algerie.com
08 Mar 2017 à 10:47
20 avril : la Kabylie se mobilise
Le 36e anniversaire du #Printemps #berbère sera célébré cette année dans plusieurs localités de la kabylie dans un esprit commémoratif mais aussi revendicatif et combatif. La célébration du 36e anniversaire du Printemps berbère a déjà commencé depuis plusieurs jours à Tizi Ouzou, chef-lieu de wilaya, et dans de nombreuses localités de Kabylie avec des activités politiques et culturelles à l’initiative du mouvement associatif, du secteur de la culture ainsi que du RCD, qui a initié une série de conférences-débats animées par des pionniers du Mouvement culturel berbère (MCB) et des détenus d’Avril 80. Les conférences sont animées par des cadres du parti. À travers ces rencontres, le RCD réaffirme sa détermination à maintenir cet esprit revendicatif au moment où le pouvoir décrète et “fête” cette année de manière officielle le 20 Avril qu’il place sous le thème “Hier, un combat, aujourd’hui, une consécration”. Si l’État, à travers la direction de la culture, essaye de normaliser l’événement en lui octroyant un caractère officiel, le RCD compte, quant à lui, continuer dans la lancée de cette date symbolique qui est un “repère dans l’histoire des luttes démocratiques”. Pour le RCD : “Les tentatives de commémorations officielles du 20 Avril à travers la mobilisation des relais du pouvoir dans la région de Kabylie, inféodés aux milieux maffieux, n’est que la partie visible d’une volonté de dévoyer le sens des revendications à la liberté et à la démocratie qui sont aux antipodes des orientations et pratiques de ce même pouvoir.” Le RCD a, par ailleurs, appelé la population à rejoindre massivement les habituelles marches du #20Avril prévues dans les principales villes de la #Kabylie. “La #célébration de cette date repère dans l’histoire des luttes démocratiques menées depuis l’Indépendance n’a de sens que si on fait une halte pour faire le bilan des luttes avec leurs acquis et leurs insuffisances”, note le #RCD. Par ailleurs, il est à signaler que le #MAK a appelé à une autre marche le 20 Avril au chef-lieu de wilaya de #TiziOuzou. De son côté, la maison de la culture #Mouloud_Mammeri a lancé officiellement, depuis samedi, ses propres activités qui entrent dans le cadre de la célébration du 20 Avril en dévoilant son programme varié de festivités prévues au chef-lieu de wilaya et dans les autres localités. Dans un communiqué, la direction de la culture a souligné que “la célébration du 36e anniversaire du printemps amazigh, 20 Avril 1980, se veut cette année un moment historique car marquée par la consécration de tamazight comme langue nationale et officielle. Un fondement pour lequel des générations se sont consacrées et ont lutté pour l’aboutissement d’aujourd’hui qui constitue un parachèvement de construction de l’identité algérienne. C’est aussi des moments festifs, de débat et de rencontre à partager entre la société civile, les acteurs du mouvement amazigh et les chercheurs dans le domaine linguistique, historique et culturel”. Et de conclure que “le 20 Avril 1980 est une date très importante dans l'histoire de la revendication amazighe. Sa commémoration, cette année, revêt un caractère particulier du fait du passage de notre identité du stade de la revendication à celui de la consécration”. Riche programme à Béjaïa Le trente-sixième anniversaire du Printemps berbère sera célébré sous le thème de la consécration de tamazight comme langue nationale et officielle. Des activités riches et variées toucheront la majorité des localités de la wilaya de Béjaïa. Des conférences-débats sur la thématique du combat identitaire, le patrimoine, la projection de films en tamazight et des pièces théâtrales, des expositions (bijouterie, costumes traditionnels, poterie, vannerie, arts culinaires, tapis), les arts plastiques et la chronologie des événements du Printemps amazigh sont également prévus au titre de cette célébration qui se poursuivra jusqu’au 25 avril. L’Étoile culturelle d’Akbou commémore le Printemps berbère et organise, à cet effet, des portes ouvertes sur le département de tamazight de l’université de Batna qui auront lieu les 22 et 23 avril 2016 à la salle de délibérations et de l’esplanade de la mairie avec au programme : performance artistique, expositions et conférences-débats. À Béjaïa, plusieurs conférences sont également au menu de la Maison de la culture Taos-Amrouche les 21, 22 et 23 avril. Elles seront animées par quatre écrivains de la région : Tarek Djerroud, Djamel Arezki, Rachid Oulebsir et Abderrahmane Amara. Les conférenciers traiteront respectivement des thèmes suivants : “Un livre : un lieu de mémoire”, “L’évolution de la littérature amazighe”, “La quête identitaire dans la littérature algérienne d’expression française”. À Sidi-Aïch, la salle de cinéma abritera plusieurs activités organisées par le mouvement associatif. Le comité des fêtes de la commune de Souk El-Tenine, sous le patronage du P/APC et en collaboration avec les associations sportives, a prévu, de son côté, l’organisation du “Semi-marathon du 20 Avril 1980”. Source LIBERTÉ
18 Avril 2016 à 15:03
La statue de Hocine Ait Ahmed inaugurée à Ath Ouacif
La statue de feu Hocine #Aît_Ahmed a été inaugurée ce vendredi 15 avril dans la commune de Ath Ouacif, dans la wilaya de Tizi Ouzou, ont rapporté hier des sources locales sur les réseaux sociaux. Plusieurs cadres et militants du parti du Front des Forces Socialistes (FFS) ainsi que des habitants de la commune Ath #Ouacif ont assisté à la cérémonie d’inauguration de cette statue. Cette oeuvre composée de résine représente le fondateur du #FFS debout, son imperméable sur son avant-bras gauche et tenant un livre de la même main. Cette représentation du militant pour l’indépendance et la démocratie en Algérie, initiative de l’APC et financée également par l’#APW, a été réalisée par trois jeunes artistes. Il s’agit de Ahcène Blibek, Hamid Ferdi et Salmi Samir, trois “beaux-aristes”, diplômés de l’École Régionale des Beaux Arts d’Azazga (ERBAA). L’oeuvre de ces trois sculpteurs a ainsi été inaugurée quelques jours avant celle de l’écrivain et anthropologue Mouloud #Mammeri, programmée pour le #20avril prochain à #Ath_Yenni, à l’occasion du 36e anniversaire du #Printemps #berbère. Source HUFFPOSTE ALGÉRIE
16 Avril 2016 à 09:33
Saïd Sadi : « L’arabisation a été une véritable prison intellectuelle pour la jeunesse »
Saïd Sadi est revenu, ce jeudi 14 avril, sur l’arabisation en #Algérie, évoquant « un problème » auquel est confrontée la jeunesse mais « dont on ne veut pas parler ». « L’essentiel des grandes propositions novatrices, innovantes et libératrices sont produites en français », avance l’ex-président du #RCD lors d’une conférence organisée dans le cadre de la célébration du 36e anniversaire du #Printemps #berbère à la maison de la culture de #TiziOuzou, Mouloud #Mammeri. « Il se trouve que l’arabisation a été une véritable prison intellectuelle pour la jeunesse et nous devons libérer, enlever, contourner cette contrainte pour permettre à notre jeunesse d’accéder à l’information comme nous avons pu y accéder », a-t-il assuré. Pour lui, ce qui a permis aux jeunes d’échapper à la « peine d’emprisonnement à perpétuité est la révolution numérique, c’est-à-dire Internet ». Durant près d’une demi-heure, Saïd #Sadi a abordé la question liée à l’émergence et la raison d’être du mouvement d’avril 80 qui marque la naissance du pluralisme et de l’ouverture en Algérie. « La génération d’#avril 80 a assumé sur la place publique les vérités interdites. Le défi de l’heure c’est d’en faire les leviers de notre libération. Le régime est chancelant », a-t-il estimé. « Il est capital et urgent de comprendre un enchaînement stratégique de portée historique : le combat d’avril 80 est le seul viatique de sauvegarde de la Kabylie, cette sauvegarde conditionne l’avenir de la #démocratie en #Algérie, la démocratie algérienne est le postulat de l’émancipation nord-africaine dont l’amazighité représente le ferment libérateur », a affirmé M. Sadi. Said Sadi a également appelé à restaurer la notion de solidarité en revenant sur l’interdiction d’une conférence à l’université de Mouloud Mammeri à Tizi Ouzou sans la citer. « Lorsqu’une conférence est interdite, si elle n’appelle pas à prendre des armes, il faut que la société apprenne à se mobiliser et à défendre ses acquis. Il ne faut pas marchander le droit à la liberté d’expression », a-t-il lâché. Source TSA
14 Avril 2016 à 17:10
Mohcine Belabbas, président du RCD : « La France est privilégiée en Algérie sur un certain nombre d’intérêts »
Vous n’avez pas pris part au dernier sommet de l’opposition. Pourquoi ? Le RCD a été très bien représenté au dernier sommet de l’Icso. La délégation du RCD était de haut niveau, constituée de secrétaires nationaux qui représentaient bien le parti. D’ailleurs, le RCD n’était pas le seul à ne pas être représenté par son président. Cela n’a jamais été le plus important. Pourquoi n’étiez-vous pas personnellement présent ? Je ne suis pas venu parce que j’avais d’autres engagements. Mais nous avons fait en sorte à ce que le RCD soit représenté et à ce qu’il communique. Si on voulait manifester un recul, on aurait procédé autrement. Le RCD reste engagé dans cette instance puisqu’il est l’un des principaux initiateurs de ces deux structures, la CNLTD et l’Icso. Le RCD croit-il toujours à ce mouvement ? Le RCD croit toujours que l’opposition a intérêt à discuter entre ses différentes composantes et à agir ensemble. Il faut reconnaître que l’opposition algérienne a réussi pour une fois à maintenir une structure comme celle-ci durant plus de deux ans. Évidemment, dès le départ, il était très clair qu’on allait arriver à un moment où ça sera très difficile d’avancer. Peut-être qu’il fallait discuter un peu plus entre nous sur la manière d’agir et les thématiques à aborder. Êtes-vous donc arrivé à ce moment où il est très difficile d’avancer ? Oui, il est très clair qu’on est arrivé à ce moment. Dans ses communications, le RCD n’aime pas brosser dans le sens du poil parce qu’il veut que l’initiative réussisse. On essaie d’aborder les questions de manière sérieuse et objective pour faire avancer les choses. À chaque fois qu’on a communiqué au cours de ces différentes réunions, on a fait en sorte à ce qu’on zoome sur les vrais problèmes qu’on doit aborder. Depuis une année, le RCD évoque au niveau de cette instance l’importance d’aller vers des actions d’envergure telles que des meetings, des sit-in, des actions de rue. Croyez-vous toujours que l’Icso, qui regroupe des tendances et des personnalités hétéroclites, peut toujours constituer une alternative sérieuse ? L’Icso n’a pas été créée pour constituer une alternative mais pour faire en sorte à ce que des partis politiques et des personnalités analysent et réfléchissent ensemble à une alternative. La dernière image de Bouteflika montre un président malade. Appelez-vous à sa démission ou à l’application de l’article 102 (article 88 dans l’ancienne version de la Constitution) ? Au niveau du RCD, il y a toujours eu de l’anticipation. Si nous avons été écoutés lors du viol de la Constitution en 2008, on ne serait pas arrivé à cette situation. En 2009, le RCD a été jusqu’à hisser un drapeau noir pour dire que ce mandat va mener l’Algérie vers la catastrophe. En décembre 2012, nous étions les premiers à appeler à l’application de l’article 88. Nous n’avons pas attendu que la situation s’aggrave. Depuis 2014, nous sommes passés à une autre étape. Nous parlons de transition. Désormais, le problème ne se limite pas au chef de L’État mais tout le système politique qui doit changer. Concrètement, êtes-vous encore pour l’application de cet article ? Le RCD pense que l’application de cet article aujourd’hui est très insuffisante. D’abord, appeler à l’application de l’article 102 est reconnaître de façon tacite la nouvelle Constitution alors que nous avons précisé, dès le départ, qu’elle ne nous engage pas. Nous avons dit qu’elle n’est pas crédible et pas consensuelle. Ensuite, l’article en question prévoit l’organisation d’une élection dans un maximum de trois mois. Donc une élection sans instance indépendante alors qu’au RCD nous préconisons une instance indépendante de gestion de toutes les élections. Est-ce que l’application de l’article 102 de la Constitution ne pourrait pas être un début pour une période de transition ? Une période de transition est plus importante que l’application de l’article 102 (ex-art.88) de la Constitution. Au niveau du RCD, de la CNLTD et de l’Icso, nous avons une plateforme que nous avons élaborée le 10 juin 2014 et où nous avons défini ce que devrait être cette période de transition. Nous avons également parlé d’un gouvernement d’union nationale, de Constitution consensuelle, de présidentielle anticipée. La gravité de la situation appelle une décision politique forte. Appelez-vous toujours à son départ ? On demande le départ de tout le système dont Abdelaziz #Bouteflika. Au RCD, nous n’avons jamais parlé d’un président de la République mais d’un chef d’État qui a été désigné comme ses prédécesseurs. Pensez-vous que la France apporte sa caution à Bouteflika ? Plusieurs États étrangers apportent leur caution parce que la situation de l’Algérie les arrange et leur permet de garantir un certain nombre d’intérêts et d’avantages. Mais le plus important est de savoir ce que font les Algériens (les partis politiques d’opposition, les citoyens algériens, les institutions tels le Parlement, le Conseil constitutionnel, la justice…) dans ce genre de situation. La France a toujours cautionné les différents pouvoirs algériens. Elle a toujours été la première à saluer les fraudes électorales surtout au lendemain des élections présidentielles. La France est-elle privilégiée en Algérie, dans le domaine de l’économie ? La France est privilégiée sur un certain nombre d’intérêts. Sauf qu’elle n’a jamais été convaincue de l’utilité d’investir dans un pays comme le nôtre puisque le climat ne s’y prête pas. L’exemple de l’usine de Renault et le projet Peugeot qui est en souffrance sont révélateurs. À chaque fois qu’elle a voulu investir de manière sérieuse dans un pays du Maghreb, la France a choisi le Maroc. Et on ne peut pas parler de privilèges à long terme. Les Français essaient de profiter d’une situation tout en sachant qu’elle ne va pas durer trop longtemps À son retour, Chakib Khelil a été accueilli chaleureusement et a même été honoré par une zaouïa. Qu’en pensez-vous ? Sur Chakib #Khelil, le RCD a toujours été clair : le minimum est qu’il soit entendu par la justice, au moins comme témoin. Cela est dans l’intérêt de l’État algérien de faire en sorte à ce que la justice entende cet ex-ministre et c’est dans son propre intérêt s’il considère qu’il n’a rien à se reprocher. Quelles pourraient être les raisons de son retour ? Je ne peux pas répondre à cette question même si dans la pratique du pouvoir algérien, ce genre de retour prépare toujours des surprises. La mise en scène qu’on a eu à constater notamment son passage par une zaouïa suggère qu’il y a quelque chose en préparation. Cela ne veut pas dire que le plan va réussir. Le traitement fait par Le Monde du scandale Panama Papers par rapport à l’Algérie a suscité des tensions entre les deux pays. Comprenez-vous la colère d’Alger ? Je ne comprends pas la colère du pouvoir algérien. Évidemment, il est tout à fait normal que l’État tente de défendre son image quand celle-ci est écornée par la presse étrangère. Sauf qu’il y a une autre manière de faire que celle de refuser des visas aux journalistes pour venir couvrir un événement aussi important pour leur pays. Je ne comprends surtout pas cette colère parce que le pouvoir algérien a toujours usé de ce genre de pratiques, notamment contre l’opposition algérienne. Le RCD a toujours été victime des pratiques de la presse notamment de l’#ENTV qui a fait pire que Le #Monde. Une conférence programmée dans le cadre de la célébration du 36e anniversaire du #Printemps #berbère a été interdite par les autorités. Comment interprétez-vous cela ? Durant 2016, il y a un certain nombre de conférences interdites en #Kabylie et ailleurs. Ces interdictions prennent à chaque fois une certaine forme. En tant que parti, on n’a pas obtenu l’autorisation pour faire une conférence dans une salle publique à Boghni par exemple. Nous avons été confrontés au même problème dans une commune à Béjaïa. La dernière conférence interdite n’est pas une activité du RCD. À l’université, il y a toujours eu des collectifs d’étudiants structurés dans des associations ou bien des clubs scientifiques ou autres qui organisent des activités dont les animateurs sont des acteurs politiques. Et ces activités prennent de l’ampleur à l’occasion du 20 avril. Elles n’ont jamais été interdites de manière ferme malgré les tentatives. Que s’est-il passé cette année ? Cette fois-ci, il y a une décision ferme d’interdire cette conférence. On se pose justement la question : quel est l’objectif de cette interdiction quand on sait qu’à l’origine d’#avril #1980 était l’interdiction d’une conférence. On se pose également la question puisque la conférence devait avoir lieu au niveau de l’#université qui est censée être un lieu de débat et que le sujet de cette rencontre était la place de la #langue #amazigh dans la nouvelle Constitution. On se pose aussi la question parce que d’autres conférences ont été autorisées dans l’université algérienne. Dans un premier temps, il appartient d’abord aux étudiants de réfléchir à la manière de répondre à cette interdiction. Est-ce que votre marche prévue le 20 avril est toujours maintenue ? Chaque année, le #RCD organise des #marches autour de cette #célébration. Le RCD est le seul parti politique à avoir été constant sur cette question de la revendication du tamazight comme langue nationale et officielle. Ce rendez-vous est encore plus important en 2016 parce qu’on a vu le sort réservé au tamazight dans la #Constitution algérienne qui n’était qu’une manœuvre de plus contre tamazight. Le slogan principal de ces marches qui se tiendront à Bouira, Béjaïa et Tizi Ouzou sera : « Pour l’officialisation effective de la langue amazigh » parce que ce n’est pas le cas pour l’instant. Source TSA
14 Avril 2016 à 00:23
Interdiction de la célébration du 20 avril : Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur, s’explique
La conférence de l’avocat et ex-député du #RCD Hakim #Saheb, prévue le 18 avril prochain dans le cadre de la célébration du 36e anniversaire du #printemps #berbère d’#avril #1980, a été interdite par des responsables d’une résidence universitaire rattachée à l’université Mouloud #Mammeri de #Tizi_Ouzou. Interrogé par TSA, Tahar Hadjar, ministre de l’#Enseignement #supérieur, confirme. Il rappelle que « l’interdiction des activités politiques partisanes » au sein des établissements universitaires est « universelle » comme elle est également « très ancienne » en #Algérie. « C’est très ancien et elle n’a rien à voir avec le 20 avril. Cela concerne toute activité politique (partisane) au sein des établissements scolaires et universitaires. Le 20 avril peut être célébré, mais l’activité ne doit pas être partisane », insiste le ministre. D’ailleurs, cette interdiction concerne tous les partis politiques et pas seulement ceux de l’opposition, selon lui. « Nous n’avons jamais interdit aux étudiants de faire des activités au sein de l’université. Un politicien par exemple a d’autres lieux pour faire ça », estime M. Hadjar. La décision portant interdiction de cette conférence relève des responsables de l’université de Tizi-Ouzou. « L’université n’a pas besoin de revenir vers nous pour quelque chose qui est logique. Ce n’est pas nouveau. On n’intervient pas dans tous les détails », assure-t-il. Source TSA
12 Avril 2016 à 22:18





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